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 Le conte de Rick pour Noël 1456.

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Korydwen
Baronne
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Date d'inscription : 28/04/2008

MessageSujet: Le conte de Rick pour Noël 1456.   Jeu 18 Déc - 12:56

Il était une fois, dans un petit village, niché au cœur de la forêt, deux jeunes garçons d’une dizaine d’années. Ils n’étaient pas frères mais étaient nés presque en même temps, à quelques jours près. Ils avaient donc grandi plus ou moins ensemble. Dans ce village forestier, ils avaient une ambition secrète, devenir écuyers d’un chevalier. Et pour cela, ils devaient montrer leur courage et leur détermination.

On leur avait souvent fait peur dans le village, en leur disant de ne jamais s’aventurer dans la forêt. Elle était peuplée de méchants animaux, prêts à les dévorer crus. Combien de fois avaient-ils entendus cela dans leur vie ? De nombreuses, certainement. D’ailleurs, trop souvent, ils pourraient dire. Aujourd’hui, ils avaient décidé de montrer leur vaillance, en y allant. On disait aussi que la forêt était magique pour celui ou celle qui savait l’écouter. Les deux jeunes garçons étaient bien enclins à voir ce qui était vrai et pas. Ils prirent donc dans leur sacoche de cuir plusieurs objets. Il y avait dedans leurs trésors de petits garçons, mais aussi une corde et quelques gâteaux. Chacun d’entre eux avait aussi une épée en bois avec laquelle, ils s’amusaient l’un contre l’autre. Après une profonde inspiration et un regard vers l’autre pour s’encourager, les deux compères avancèrent dans le bois.

Quelle ne fut pas leur surprise de voir que ce n’était pas si terrible que ça, finalement. On entendait moins, le marteau du forgeron ou les raclements des lavandières au lavoir ou encore les sabots des chevaux. Par contre, on entendait plus les bruits différents, le vent dans les feuilles. Croyez-vous que les garçons eurent peur de cela ? Eh bien non… Peut-être qu’ils étaient tout simplement plus attentifs à la nature que les garçons de leur âge… Toujours est-il qu’ils continuèrent d’avancer, vaillamment et le cœur léger. Et soudain un cri plaintif déchira le silence de la forêt. Les deux garçons se regardèrent, ne sachant s’ils devaient rebrousser chemin et prendre leurs jambes à leurs cous ou si alors, ils devaient aller dans la direction des cris. Qu’est ce que cela pouvait être ? Un animal blessé ? Ils étaient là pour en apprendre plus sur la forêt, ils choisirent donc, après concertation d’aller voir doucement ce qui se passait.

Ils avancèrent prudemment car ils étaient plus curieux que téméraires. Et soudain, ils virent ce qui avait provoqué ce bruit. Là, dans un piège, il y avait un animal blessé. Le fer était en train de broyer la patte du faon. Ils regardèrent autour de lui, pour vérifier qu’il n’y avait pas de danger. Il ne fallait pas tomber nez à nez avec le chasseur, car il n’apprécierait sûrement pas de se faire voler son repas par deux jeunes enfants. Il ne fallait pas non plus qu’il y ait le parent du jeune imprudent, car ils auraient été alors en grand danger, surtout si c’était le cerf, son père. Le plus grand s’avança donc doucement, la main tendue devant lui pour faire renifler son odeur. L’animal prit peur et tenta de s’enfuir mais plus il tentait de reculer et plus le fer broyait sa patte blessée. Le garçon lui parla doucement pour l’apaiser tout en continuant sa progression lente et il arriva jusqu’à lui. Le second enfant avait lui aussi suivit le mouvement. Il tenta une première fois de libérer le piège à mains nues, mais l’un comme l’autre, virent que cela n’était pas possible. Le temps pressait. A tout moment, le chasseur ou un animal dangereux pouvait venir. Il fallait trouver une idée et rapidement/

Le plus grand des deux décida de faire levier avec son épée de bois, pendant que l’autre se chargerait de caresser l’animal pour le calmer. Il se mit donc à lui murmurer des petits mots à son oreille pour le rassurer. Après plusieurs minutes d’effort, il réussit à libérer le piège. Malgré cela, l’animal ne pouvait pas encore bouger. Délicatement, les deux garçons libèrent le jeune faon qui partit sur ses trois jambes. Arrivé au bout de l’orée, il se retourna vers ses deux sauveurs, comme pour les remercier. Mais, alors qu’ils pensaient pouvoir terminer leur expédition tranquillement, ils aperçurent une brute épaisse. Le genre de personne qu’on n’oublie pas de sitôt quand on a croisé son chemin. Ils auraient pu faire comme si de rien n’était, sauf que le plus petit était encore à proximité du piège à moitié cassé.

Le chasseur commença à brailler en leur demandant ce qu’ils avaient fait et de quel droit ils avaient osé lui voler son repas. Ils commencèrent à déglutirent en se regardant. La diplomatie n’était pas de mise avec ce genre d’individus. Ils décidèrent alors de courir à toutes jambes pour échapper à ce tas de graisse. Ils pensaient pouvoir le semer rapidement mais furent plus qu’étonnés par sa vitesse. Une folle course poursuite s’ensuivit dans les bois. Les deux enfants courraient droit devant eux, sans se retourner, percevant de temps en temps le souffle de leur agresseur. Après de longues minutes, ils osèrent enfin regarder derrière et s’aperçurent qu’ils n’étaient plus poursuivis. Ils s’arrêtèrent donc pour souffler un peu. Mais ils étaient bien embêtés en s’apercevant qu’ils ne connaissaient pas du tout l’endroit. Sur leur droite, ils entendirent le clapotis de l’eau. Ils se dirigèrent donc dans ce sens, en se disant qu’en suivant le cours du ruisseau, ils atteindraient leur maison plus rapidement. Malheureusement, ce n’était pas une rivière mais seulement un petit lac, caché par des buissons et une grande montagne. Dans cette eau magnifique, une femme à demi-nue se baignait.

Les deux enfants, bien que préadolescents, furent émerveillés par ce corps magnifique. Et lorsqu’elle se retourna, ils furent comme envoûtés. La magicienne, puisque cela en était une, venait de les ensorceler. Personne n’avait jamais évoqué, dans le village, l’existence d’une fée ou d’une sorcière. Aussi à son invite, s’approchèrent-ils sans aucune crainte.


Je suis Animalisia, la reine des animaux. Je lis en vous, comme dans un livre ouvert et j’ai pu sonder votre cœur qui est bon. Si vous me voyez aujourd’hui, sous cette apparence, c’est que vous avez été bon pour un de mes sujets.

La magicienne leur expliqua qu’elle prenait différentes formes selon le cas et qu’elle vengeait le mal fait aux animaux. Aussi n’hésitait-elle pas à envoûter les chasseurs pour les punir par la suite, et à les garder emprisonnés dans un coin secret. Mais elle savait aussi récompenser les valeureux aux cœurs purs.

Je vais vous offrir un présent pour vous remercier de ce geste que vous avez eu dans la forêt, avec le jeune faon. Vous lui avez permis de retrouver ses parents, je vais donc, à mon tour, vous aidez à retrouver votre chemin.

La femme s’approcha des deux jeunes garçons et fit apparaître deux objets, un dans chacune de ses mains. Elle tendit au plus grand une sorte de lasso.

Cette corde est magique et a plusieurs pouvoirs. Elle peut faire plusieurs choses, il suffit juste que tu lui parles pour cela. Elle ne craint rien ni personne mais utilise-la à bon escient sinon, elle se retournera contre toi.

Le jeune garçon sourit et remercia la femme. Un objet magique c’était merveilleux ! La sorcière s’approcha de l’autre enfant.

Tu me sembles bien timide et ne parles presque pas. Je vais donc t’offrir un sifflet magique. Il a comme don de te permettre de communiquer avec n’importe lequel de mes sujets. Il te suffit pour cela de penser à ce que tu vas dire et de souffler dans ce morceau de bois en même temps. Mais attention aussi à ne l’utiliser que pour des nobles causes, sinon cet appeau pourrait bien se faire retourner contre toi, n’importe lequel de mes sujets.
La fée se recula de quelques pas et leur dit qu’il était temps pour eux de partir. Puis dans un volute de fumée, elle disparût. Les garçons se regardèrent incrédules et se demandèrent si ce n’était pas un rêve. Un petit haussement d’épaule du plus grand et il prit la corde dans ses mains.

Essayons, nous verrons bien ! Prends la corde avec moi et demandons lui de nous montrer le chemin !

Aussitôt dit, aussitôt fait et la cordelette qui semblait si petite entre les mains des deux enfants, commencèrent à s’agrandir et à onduler tel un serpent à travers la forêt. Les deux garçons se regardèrent et ils décidèrent d’un commun accord de la suivre. Et quelle ne fut pas leur surprise, en voyant qu’en moins de temps qu’il ne faut pour le dire, ils se retrouvèrent aux portes du village. La corde magique leur avait permis de se déplacer aussi vite que leurs petites jambes leur permettaient mais aussi sans la moindre hésitation. A l’entrée du village, se trouvait le chien du forgeron. Un gros canidé noir qui montrait les dents et aboyait à chaque fois que quelqu’un passait devant l’échoppe de son maître. Le fils de ce dernier aimait terroriser les autres enfants qu’il détestait par dessus-tout. Le plus jeune des deux aventuriers décida donc d’essayer son présent magique. Il demanda à l’animal de se taire et de s’asseoir tout en sifflant dans son morceau de bois. Et croyez-moi si vous le voulez, l’animal obéit malgré les ordres belliqueux de son jeune maître. Il lui montra même les dents ce qui fit partir le méchant garçon en hurlant.

Depuis ce jour, les deux enfants utilisèrent leurs objets magiques, sans oublier les sages conseils de la forêt. Mais, peut-être qu’un jour, nous les retrouverons dans d’autres aventures.
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