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 Quand la peste s'abat sur le Bourbonnais-Auvergne (16 Janvier 1457)

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Aiguemarine
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MessageSujet: Re: Quand la peste s'abat sur le Bourbonnais-Auvergne (16 Janvier 1457)   Mar 20 Jan - 22:37

Anselme


[ Mairie de Montpensier - Quand un Intendant se laisse dépasser par les évènements... attention...Danger ]


Anselme n'avait pas entendu le Diacre Rick entrer.
Il tourna la tête et le salua poliment.
Ah, enfin... il pourrait peut-être enfin avoir des nouvelles de Messire Nictail, et de son épouse.

Le jeune homme s'adressa tout d'abord à Elea, lui expliquant pour sa mère. Il lui sortait une belle épine du pied.
Anselme n'avait pas encore trop l'habitude de toutes ces questions d'enfants.
Il attendit donc plus ou moins patiemment.
Ses doigts tapotaient légèrement le bureau, signe de grande nervosité chez Anselme. Bref, pas bon signe.

Puis Rick s'adressa à lui...


Anselme, au nom de ma soeur et de mon beau-frère, je vous remercie d'être venu chercher leurs enfants.

Pas d'quoi ! lui répondit'il...

Pourriez-vous passer à Lépi Lami pour vérifier que mon épouse a déjà pris le départ ? Je lui ai demandé de vous rejoindre là-bas avec notre fils. Vous veillerez aussi sur eux ?

Gné ? Quoi, comment ? Plaît'il ?
Pas qu'il ne voulait pas ce brave Anselme, mais...il n'avait pas encore inventé la charrette-balai.
Regard sur le Diacre.
Rhaaaaaaa, qu'il avait mauvaise mine le gars.
Anselme soupira, puis se mit à bougonner...


Humpfff... Oui, sauf que c'est où Lepi Lami ?
Oui, ne vous inquiétez pas. Child...ahem...nous veillerons sur eux.
Et hop, encore un peu plus de boulot pour celui qui s'prenait pour le "Big Boss" de la Baronnie de Cournon. Anselme ne peut réprimer un léger rictus.
Vous savez, moi j'connais pas Montpensier, et j'suis pas là pour faire du tourisme ! C'est que j'ai des ordres moi Mooooooooosieur...

Ben, oui. Les ordres du Seigneur étaient clairs comme de l'eau de roche.
Ne pas trop traîner et ramener les enfants pour les mettre en lieu sûr.
Et, tout à coup, au moment où il s'y attendait le moins, Rick lui fit comprendre qu'il était de trop et devait s'occuper de la petite Elea.

Mais, mais, mais...C'est qu'il allait rater les dernières nouvelles quant à la santé de ses Seigneurs.
Mine renfrognée, l'Intendant obéit.
Il sait que Messire Rick serait capable de balancer et il n'a pas envie de perdre sa place.

Il prit la main de la petite, et tous 2 partirent rejoindre les autres enfants dans la pièce attenante.
Mais, l'Intendant n'a pas dit son dernier mot.
Un coup d'oeil aux enfants qui jouent calmement. Leur fait un signe avec la main de continuer silencieusement.
Anselme colle son oreille contre la porte et essaie d'écouter ce qui se dit de l'autre côté.
Erfff...Mais c'est qu'elle est épaisse cette #*{#*}# porte !
Entend quelques bribes de la conversation entre Sun et Rick.
A priori, Messire Nictail est bien arrivé à Clermont. Déjà ça de pris comme info.
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Aiguemarine
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MessageSujet: Re: Quand la peste s'abat sur le Bourbonnais-Auvergne (16 Janvier 1457)   Dim 1 Fév - 10:30

Aiguemarine


[ Clermont - Vieux moulin - Une femme tiraillée...Un homme déterminé ]


Oui, elle est vivante. Mais dans quel état ! Fatiguée aussi bien moralement que physiquement.
Transie de froid et sa virée en forêt n'a rien arrangé, bien au contraire.

Nic est là, il lui parle. Sa voix semble plus que déterminée.
Elle sait qu'elle aura du mal à le faire partir d'ici.
Relever la tête, le regarder, même si Aiguemarine a du mal à soutenir son regard.

Un pardon ?! entend'elle bien à ce moment là ?!
Secouer la tête en signe de désaccord à ses propos.
Lui montrer, toujours par le regard, qu'elle ne lui en veut pas d'être parti faire son devoir de Seigneur et Médecin.
Pas la force de parler...

Le voit décharger quelques affaires.
Et lui donner des "ordres".
Aiguemarine sait que c'est pour sa survie, et qu'il ne veut que son bien...mais...
Que peut'elle faire seule ?!
Il lui faut bien admettre qu'elle a besoin d'une aide extérieure même si Aiguemarine a peur.
Ne pas savoir si elle est atteinte ou pas de la Peste est insupportable.
Mais le pire des calvaires est tout autre.
Il est là, à quelques mètres.
Folle envie de lui tomber dans les bras, mais Aiguemarine ne le peut pas !

Murmurer difficilement...


Merci. Oui, j'ai de quoi allumer un feu, mais pas eue le temps ni la force de chercher du bois encore.

Aiguemarine se relève et va jeter un oeil à ce qui se trouve dans le chaudron.
Et de déchirer une nouvelle fois sa houppelande afin de le vider sans que ses mains ne soient en contact avec les objets.

Silencieusement, elle vide les outres.
Etape 1 accomplie. Etape 2...à faire. Trouver du bois, des branchages pour rallumer un feu afin de pouvoir faire chauffer de l'eau pour se laver. Chose qu'elle s'est refusée à faire un peu plus tôt... là-bas, au ruisseau...
Regard vers son époux installé un peu plus loin qui lit son livre de médecine.

Légère grimace.
Ses pieds lui font mal.
Aiguemarine se rassoit. Trouver une idée pour élaborer des chausses de "remplacement".
Se creuse la tête, tout en regardant sa robe qui tombe en gueunille.
Bah, un peu plus ou un peu moins.

Elle déchire de nouveau sa houppelande.
A ce rythme là, il ne va plus rien lui rester, mais tant pis.
Prépare 2 bouts de tissus qu'elle noue difficilement à ses pieds.

Aiguemarine prend un fruit et le mange goulûment.
Une fois fait, elle se relève...


Je... Je vais essayer de trouver du bois pour faire du feu.

Et sans mettre attendre de réponse ou l'assentiment de son époux, la voilà qui repart.

[ Quelques heures plus tard ]

Après plusieurs voyages à ramener branchages, petit bois, foin, enfin tout ce qui peut être brûlé, Aiguemarine s'attèle à tout préparer.
Sort sa pierre à silex.
Espérons que le feu démarre....

Les quelques minutes d'attente lui paraissent, une fois de plus, une éternité.
La patience n'est pas son fort.
Et enfin la libération.
Quelques flameches commencent à prendre.
Pousser un soupir de soulagement.

Etape 3. Oter ce qui lui reste de vêtements, c'est à dire pas grand chose en fait .
Puis se laver de fond en comble.
Apprécie le pain de savon en cet instant comme jamais auparavant.

Puis, enfiler le mantel dict"tout moche" de son époux.
Ca lui arrache un maigre sourire. De vieux souvenirs. Une "bagarre" avec Nic pour lui dire de s'en débarasser. Remercier intérieurement le ciel qu'il ne l'ai pas fait. La preuve : ledit mantel est d'une grande utilité.
Qui l'aurait cru ?! sûrement pas Aiguemarine.

Etape 4. Vider le chaudron, y remettre de l'eau pour enfin laver ses vêtements.
Les mettre dans le chaudron posé sur le brasier et s'escrimer à les laver.
Puis, trouver un arbre disposant de nombreuses branches pour les faire sêcher.

Entre son lavage à elle et celui de ses affaires, le pain de savon n'aura pas fait long feu.

Bon, voilà...Tout ce qu'il lui a demandé, Aiguemarine l'a fait.
Il n'y a plus qu'à attendre.
Elle se rassoit, gardant toujours ses distances.
Beaucoup de questions lui trottent dans la tête.
S'aventure à les poser. Ca fera passer le temps comme ça...


Je suppose que nos enfants sont en sécurité ?!
Question bête. Elle sait qu'il est un père exemplaire.

Et puis, arrivent les questions plus terre à terre...
La mort, Aiguemarine y a songée...depuis 2 jours.
Sûrement que Nic aussi.


L'on...enfin...je...je ne peux pas rester là.
Il me faut trouver un toit pour m'abriter...au cas où...
Si jamais je devais mourir, promets moi de toujours veiller sur nos enfants.
Déglutit doucement...les larmes au bord des yeux. Vite, changer de sujet.
Je dois écrire au Bourgmestre de Clermont. C'est elle qui m'a indiquée ce lieu. Il doit bien y en avoir un autre.
Aurais tu pris, par hasard un parchemin et un peu d'encre ?!


Regard triste.
Pensées sombres.
Son destin n'est plus entre ses mains.
Peut-être qu'Aristote, sur ce coup là, sera clément et lui laissera la vie sauve... Peut-être pas.

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Aiguemarine
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MessageSujet: Re: Quand la peste s'abat sur le Bourbonnais-Auvergne (16 Janvier 1457)   Dim 1 Fév - 10:32

Elea


Mairie de Montpensier

Eléa attendait tapotant du pied, son oncle finit par ouvrir la bouche, ce n'était pas trop tôt. Elle l'écouta attentivement, sauf que sa réponse ne lui convenait absolument pas.

Eléa, tu es une grande fille alors je vais rien te cacher... Ta maman va bien, enfin aux dernières nouvelles. Elle se trouve dans son bureau de la Chancellerie et elle a beaucoup de travail à régler avec un problème dans le Limousin. Elle m'a écrit cette nuit et peut-être que je vais avoir une réponse dans la journée.

Pourquoi aux dernières nouvelles ?! La fillette se gratta la tête, tonton ou comment noyer le poisson en essayant de s'en sortir. Du travail encore. La petite fille rentra la tête, tendit les bras le long de son corps et lâcha un :

Pfffffffffffffffffffffffffffff ! M'énervent Papa et Maman ! Toujours du travail ! Papa il était prévôt et pis maintenant il est malade et Maman à la chancellerie ! Mais pfffffffff ! Faudrait interdire à eux le travail !!

Eléa bougonnait et quand Eléa bougonnait, c'était comme sa mère, peut-être même en pire...

Eléa, la peste ce n'est pas seulement une petite fille pas sage... C'est aussi une maladie... Une maladie très grave où il est très difficile de s'en sortir. Et pour l'instant, il n'y a pas beaucoup de médecins qui connaissent comment la soigner. Nic est l'un des rares et il est parti là-bas.

Et encore un :

Pffffffffffffffffff !

Eléa en avait marre, marre, marre de ces histoires de grands, de maladie, qu'on pouvait pas soigner. Encore une histoire pour faire peur aux enfants. Eléa le regarda, affichant une légère moue, comme sa mère savait si bien faire et que son père détestait tant, parce que ça le faisait toujours plier.

Faut s'habiller pour pas être malade ! Après Nic il a trop de travail !

Eléa donnait des leçons aux grands maintenant, ils n'avaient qu'à bien se tenir pour rester en bonne santé.

Tu sais ce que tu vas faire, ma puce ? J'aimerais que tu pries un instant avec moi. Tu veux bien réciter le credo à mes côtés pour toutes les personnes qui sont malades ?

Nan mais toi tu vas dire à moi !! Prier ? Mais je connais pas le credo ! Pis d'abord on est pas à l'Église ici ! Alors je peux pas prier ! Je peux faire ça que dans les Églises !!

Eléa ne savait pas vraiment que l'on pouvait prier dans n'importe quel lieu, pour elle, l'Église restait l'endroit où l'on priait, mais en voyant son oncle prié, elle l'imita. Qu'est-ce que c'était pas drôle !

Amen !!

Ca on l'avait entendu bien fort contrairement aux restes de la prière.

Et si maintenant, tu retournais avec Anselme. Il doit vous conduire dans votre château pour que vous n'attrapiez pas la maladie. Et puis j'aimerais que tu me rendes un service. J'aimerais que tu fasses un bisou pour moi à Taty Tia et à Cousin Georges. Tu veux bien ? Je vais bientôt vous rejoindre, d'accord ?

Et voilà on la refilait encore à Anselme, ces adultes alors, même pas fichus de respecter la volonté des enfants. Elle voulait voir sa mère, ils n'avaient pas compris le message... Reviens donc en deuxième semaine Eléa.

D'accord...

Eléa s'approcha d'Anselme et regarda son oncle qui lui parlait, comment ça il parlait au nom de sa Maman et de son Papa, ils ne lui avaient rien demandé. Eléa le regarda d'un air étrange. Et voilà qu'ils allaient encore devoir attendre. Elle sortit de la pièce avec Anselme, elle voyait bien que l'Intendant voulait écouter, sauf qu'à travers la porte on ne devait pas entendre grand chose. Eléa le regarda mettant son doigt devant sa bouche et chuchotant...

Attendez...

Eléa se hissa sur la pointe des pieds et tourna doucement la poignée de la porte. Elle avait l'habitude quand elle espionnait son frère... Elle entrouvrit la porte et prit l'Intendant par la main l'approchant de la légère ouverture.

Voilà vous pouvez entendre et un petit peu voir, mais pas de bruit, sinon vont vous voir...

Eléa était bien contente d'avoir aider l'Intendant, maintenant fallait rejoindre les autres enfants, elle s'approcha de ses frères.

C'est bon Maman pas morte !
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MessageSujet: Re: Quand la peste s'abat sur le Bourbonnais-Auvergne (16 Janvier 1457)   Dim 1 Fév - 10:34

Nictail


[Aux abords d'un moulin, quand Nic comprend que penser à tout ... c'est plus dur qu'il n'y parait.]

Son épouse commence à s'activer doucement.
Elle n'a pas de bois pour le moment ... Et Nic qui s'est assis au lieu de partir en chercher. Elle n'a plus rien aux pieds, et Nic qui n'a pas pensé à lui ramener des affaires et des chausses de rechange.
Sa houppelande qui tombe petit à petit en miettes, et juste un mantel surnommé "le moche" pour la couvrir.
Pfffff, tant de choses oubliées ...

Alors que son épouse part à la recherche de petit bois de son côté, Nic va remplir les outres ... Enfin, essaie de trouver un endroit pour les remplir, après avoir attaché ses chevaux aux côtés d'Altair.
Tiens, des bouts de houppelande sont attachés, apparemment volontairement aux arbres. Suivre la "piste" d'Aigue ... Cella-ci mène à une source.
Nic remplit donc les outres, nombreux allers et retours. Il irait jusqu'au bout du monde pour son épouse ... A enfin fini ... et en profite pour amener un peu de bois qu'il ajoute à la récolte de son épouse.

Puis, elle revient, il reprend sa place ... et sa lecture.
Le feu prend enfin ... Grand lavage ! Vidage d'eau, remplissage du chaudron. Arffff, déjà re-vides ces fichues outres ... ira les remplir plus tard.
Nic se demande s'il a bien pensé à tout ... Faut croire que oui ...
Le livre semble d'accord avec lui ... Mais, pour une première confrontation ...
Il faudra aussi faire à manger après ... Elle a besoin de forces.

Mais d'abord, c'est le temps des questions.
Léger sourire. Bonheur de l'entendre à nouveau parler ...


Je suppose que nos enfants sont en sécurité ?!

Ne t'inquiète pas. En partant, j'ai demandé à Anselme de passer prendre tout le monde et de les amener à Cournon. Ils seront en sécurité, sois-en sûre.


Mais, la suite de la conversation est bien moins plaisante ...

L'on...enfin...je...je ne peux pas rester là.
Il me faut trouver un toit pour m'abriter...au cas où...
Si jamais je devais mourir, promets moi de toujours veiller sur nos enfants.


A ses mots, Nic serre les poings ... Elle ne mourra pas, il ne peut pas ... non, ne PEUT pas vivre sans elle. Se contente d'acquiescer de la tête, ne peut en faire plus. Rien que d'en parler, ce serait admettre que l'impossible puisse se produire ...

Je dois écrire au Bourgmestre de Clermont. C'est elle qui m'a indiquée ce lieu. Il doit bien y en avoir un autre.
Aurais tu pris, par hasard un parchemin et un peu d'encre ?!


Ah, tiens, voilà encore autre chose qu'il a oublié ...
Parchemin et encre. Quelle incompétence !!


Non, je ... je n'ai pas pris de quoi écrire ... je, suis désolé ...
Mais ... ne bouge pas ...


File vers Blitz et récupère la petite couverture qui va sous la selle.
Pour ne pas s'approcher, il la lance à son épouse.


Pour l'instant, repose-toi et mange un peu ...
Je vais te ramener de l'eau et encore du bois. Reste près du feu, bien au chaud ... Surtout, n'hésite pas à dormir ... Tu as besoin de forces par dessus tout.
Couvre-toi avec ce que je t'ai donné.

Je file rapidement à Clermont ... Tu auras un abri de fortune ce soir, je te le promets !


Aimerait tant l'embrasser avant de partir.
Lui envoie des baisers de la main, et une sourire qui se veut rassurant ...
Puis, après avoir rempli quelques outres et ramener un peu de bois, il reprit Blitz et l'autre bête, et file doucement, puis un peu plus vite vers Clermont ... Surtout éviter la peste et trouver ce qu'il est venu chercher !!
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Aiguemarine
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MessageSujet: Re: Quand la peste s'abat sur le Bourbonnais-Auvergne (16 Janvier 1457)   Dim 1 Fév - 10:34

Thomas


[A Montpensier ...]

Thomas était tranquillement à la petite maison de Montpensier.
L'avait plein d'autres enfants : C'était marrant ... Même si papa et maman n'étaient pas là pour le coup.

Et soudain, plein d'événements.
D'abord, Anselme le ronchon qui arrive en trombe ... Bah, même s'il a sale caractère, Thomas, il l'aime bien Anselme ... Il le trouve rigolo.
Et pis, ils se disputent à deux avec *Ma* et enfin, elle fait leurs bagages ...

Chouette, on va retrouver Papa et Maman ...
C'est bizarre, les grands semblent tout inquiet dans la charrette, et sa soeur prend bien soin de lui. Il l'aime très fort sa soeur, elle est gentille !! Et il en profite bien quand elle le cajole ...

Et v'là qu'on s'arrête à un endroit inconnu ...
Anselme les laisse là ... Mais la petite fille ronchon réussit à les faire entrer ... Cool, on va visiter un peu ... Et puis on joue, tranquillement, pendant que les grands enfants et les grands tout court s'affairent ...

Mais, qu'est-ce qu'il se passe pour qu'ils soient tous aussi inquiet ?!


Taaliaaaaa ... Quoi qui pace ?!

Ben hey, c'est bien le digne fils de ses parents ... Curieux et intéressé !
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Aiguemarine
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MessageSujet: Re: Quand la peste s'abat sur le Bourbonnais-Auvergne (16 Janvier 1457)   Dim 1 Fév - 10:37

Matthis


Montpensier, chez les dingues de la tête.

Matthis avait suivi le mouvement, de toute façon il n'avait pas le choix. Il ne comprenait rien à ces histoires de grand, m'enfin peut-être qu'ils auraient besoin d'un petit chevalier. Il fallait donc récupérer son épée en bois et son magnifique bouclier rouge.

Matthis alla donc dans la charrette avec son frère et sa soeur, Eléa n'étais pas rassurée, le frère et la soeur discutèrent tous les deux, et Matthis finit par être lui aussi de mauvaise humeur. Son petit coeur se serrait dans sa poitrine. Il reniflait et retenait ses larmes.

Puis sa soeur finit par les faire descendre de la charrette pour se rendre dans la mairie de Montpensier. Matthis portait avec quelques difficultés son petit frère, mais il faisait du mieux qu'il pouvait. En ces temps de trouble il ne fallait pas se séparer et casser la fratrie, ça serait bien dommage.

Sa soeur avait demandé des explications et était revenue toute contente. Matthis tenait Timothée dans ses bras et sourit à sa soeur.


Oh ça l'êtes supe' to 'ien ! Maman pas mouhu ! T'sais Papa ? Où ? Sateau ?

'Gade Timothée aussi l'êtes tontent ! Fais z'un souhihe !


Matthis savait bien que son frère ne savait pas parler encore et qu'il n'avait presque pas de voix. C'était triste pour lui, mais Maman avait donné une couverture avec un grelot pour lui, pour pouvoir l'entendre quand même. Mais Matthis ne savait pas trop où était la couverture, alors il scrutait le visage de son cher petit frère.

Thomas était allé voir sa soeur lui, il demandait aussi ce qu'il se passait. Matthis décida d'attendre, en plus sa princesse était occupée...

Les grands étaient longs parfois, il fallait les attendre des heures, alors que lui il était bien pressé de retrouver sa chambre et ses jouets au domaine de ses parents. Il faut aussi avouer qu'il voulait retrouver les animaux, Idriss devait bien s'en occuper.
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MessageSujet: Re: Quand la peste s'abat sur le Bourbonnais-Auvergne (16 Janvier 1457)   Dim 1 Fév - 10:38

Athalia


[ Mairie de Montpensier - Quand la progéniture s'interroge...]

Athalia, ne comprenant pas grand chose aux histoires de grands avait suivie.
Une seule chose lui manquait : ses parents réunis.
Sa mère s'était rendue à Clermont pour une soirée.
Son père avait été appelé pour soigner un paysan à Sarlieve.

Du coup, ils étaient restés à Montpensier avec *Ma*.
Bon, jusque là ça ne la dérangeait pas plus que ça... D'autant qu'Elea, Matthis et Timothée étaient en vacances chez eux.

Mais lorsqu'elle vit arriver Anselme...Tout devint différent. Voire inquiétant même.
En plus, les 2 grands s'étaient chamaillés.
Ils devaient suivre Anselme et rentrer à Cournon. Mais pourquoi ?
En plus, ils chuchotaient souvent... Que leur cachaient les grandes personnes ?

Une fois arrivé à la mairie, Athalia se fit discrête, jouant tranquillement dans la pièce attenante au bureau de Sunburn, et surveillant son petit frère Thomas.

Quand soudain...



Taaliaaaaa ... Quoi qui pace ?!

Qu'est ce qu'elle en savait, Athalia ?
Elle se mit à réfléchir.
Peut-être que leurs parents en avaient assez d'eux ?
Après tout... C'était plausible.
Thomas n'avait pas bien pris l'annonce de l'arrivée d'un nouveau bébé dans quelques mois...

Questionner Anselme. Pfffffff...Non...Même pas y penser.
Il répondrait sûrement pas. Ou bien, comme souvent, à côté.

Quoi qu'il en soi, cela devenait inquiétant.
Sa Maman ne devait pas être absente longtemps, d'après ses dires... tout comme celle d'Elea, Matthis et Timothée.
Mais là, ça commençait à faire long quand même.

En guise de réponse, elle s'approcha de son frère, le serra fort dans ses bras et lui murmura...


Ze sé pas Thomas !
Mé suis sur' que Maman et Papa reviende bento !


Athalia lui donna un baiser sur la joue puis s'en retourna jouer.
Elle avait bien vue l'Intendant écouter contre la porte et bougonner parce qu'il n'entendait pas grand-chose.
Mais Elea était venue à sa rescousse.

La petite fille détourna son regard vers la fenètre, et soupira légèrement.
Où donc pouvaient être ses parents ?
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MessageSujet: Re: Quand la peste s'abat sur le Bourbonnais-Auvergne (16 Janvier 1457)   Dim 1 Fév - 10:39

RoséeDuMatin


[Ruelles de Clermont, lorsqu'il faut agir ...]


Sortie de l'immense Château de Clermont après avoir informé le Conseil Ducal du risque que courrait le Bourbonnais-Auvergne... Certaines personnes doutait encore des symptômes des cas retrouvés, d'autres priaient Aristote enfermés dans les églises et pensaient déjà à leurs proches, famille, enfants, parents, amis ... La Porte-Parole soupira longuement, plongée dans ses pensées, pensant à ce qu'elle doit faire et que faire pour aider. Il fallait agir et au plus vite. Mais que faire ? Elle n'était guère médecin, mais avait tout de même quelques bases de médecine suite aux cours qu'elle suivaient au Castel des Dames Blanches, enseignés par un Chevalier de France, on finit toujours par réaliser que tout chose qu'on apprend finit par nous être utile d'une manière ou d'une autre. La Peste ... Misère !

Une Blanche qui marchait lentement entre les ruelles marchandes, ayant terminé ses tâches ducales quotidiennes habituelles. Elle se dirigea vers une auberge ou elle y séjournait depuis que les charges ducales l'occupaient. Soleil quittait petit à petit l'immense ciel afin de laisser place à sa sœur Lune. Soudain, son regard se posa et fixa une femme allongée sur terre, souffrante dans un coin. Visage pâle, elle était dans l'agonie. La Dame de Montmorillon scruta les gens autour d'elle, éloignés de la femme. Mais comment peuvent-ils être aussi cruels ?! Sans hésitation, elle se dirigea vers la femme et essaya de la relever.... Non, mais ....

Rosée la lâcha subitement, effarée de ce qu'elle vient de voir... Son corps d'une blancheur extrême... Quelques tâches noires... Elle porta ses mains sur sa tête, traumatisée. Que pouvait-elle faire maintenant ? Qui contacter ? Y avait-ils des risques qu'elle soit à présent atteinte de la peste? De grosses gouttes de larmes inondèrent ses yeux bleus... Elle commença à penser à sa famille, son immense famille, les Montbazon-Navailles. Elle ne les connaissaient que très peu et avait à peine appris leur existence il y a quelques semaines. Contacter son frère ainé au Rouergue ? Ses deux sœurs une au Poitou et l'autre au Dauphiné ? Sa grande cousine en Guyenne ou son cousin Normand ?Une seule chose lui vient à l'esprit, contacter l'Azayes, son amie. Lady... Elle était peut-être au courant de tout ce qui se passe à Clermont, peut être qu'elle n'est déjà plus à la Douce, à Montpensier, et est avec l'équipe des médecins de l'Auvergne, en plein travail. Main tremblante, elle s'assit nul part et commença à écrire à la Montpensieroise.



Citation:
Lady... Très chère Lady,

Je ne sais ce qu'....

Plus la force et le courage d'écrire, plus le courage de se relever. Réflexion ... Il faut tout de même réagir à cela, affronter cette terrible situation. La Blanche se leva et commença à réfléchir. Les propos de la Sénéchale Sofio suite à l'alerte donnée... Suivre les consignes, oui. Il y a quelques chances qu'elle ne soit pas atteinte... Rosée, après s'être rendue à sa chambre dans l'auberge de la capitale, se déshabilla et jeta au feu l'ensemble de ses vêtements, ensuite se lava et s'habilla avec de nouveaux habits, protèga son visage avec un tissu, et commença sa lutte contre la peste. Il n'est jamais trop tard...

La peur s'était estompée, une envie forte d'éliminer ce fléau et d'aider au maximum... Elle leva difficilement le corps de la femme contaminée et le jeta au feu, c'était la première chose à faire.

Des citoyens affolés entourés d'une foule, le travail ne manquera point. La Montbazon-Navailles courut voir les cas de plus près et qu'Aristote l'aide à surmonter cela...
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Aiguemarine
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MessageSujet: Re: Quand la peste s'abat sur le Bourbonnais-Auvergne (16 Janvier 1457)   Dim 1 Fév - 10:40

Liloote


Liloote errait dans les rues de clermont songeant à ce qu'il pourrait arriver aux villageois si la peste sevissait.
Elle leva la tête au bruit du galop d'un cheval. Un jeune homme se tenait dessus, il avait l'air perdu, désespéré. Il avait l'air de chercher quelqu'un.

Elle l'interpella

eh oh messire vous cherchez quelque chose
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MessageSujet: Re: Quand la peste s'abat sur le Bourbonnais-Auvergne (16 Janvier 1457)   Dim 1 Fév - 10:41

Nictail


[Quand le temps presse, encore et encore, toujours se dépêcher ...]

Nic s'était pressé au maximum, Clermont n'étant pas loin.
Les portes de la ville étaient toujours grandes ouvertes ! Mais que fichait le conseil ?! Il avait forcément été prévenu. Aigue avait prévenu la bourgmestre de la capitale ... Cette dernière avait fait passer le message, c'était évident.
mais pourquoi personne ne lui avait dit de faire surveiller plus encore les portes. Voire de les fermer et d'aménager des bâtiments extérieurs pour les gens qui voulaient entrer en ville .. Mais le conseil ferait surement sont travail !!

Alors qu'il avançait toujours d'un bon pas dans les rues Clermontoises, il entendit quelques mots ...


eh oh messire vous cherchez quelque chose

Nic se tourna vers la gente Dame ...
Na sachant si c'était bien à lui qu'elle s'adressait, il se contenta de lui sourire fort aimablement et de continuer son chemin. Il n'avait hélas guère le temps de s'arrêter. Il se souvenait avoir repéré la veille ce qu'il cherchait ce jour.

Et voilà donc la fameuse échoppe de tisserands.
Après une courte discussion, sans marchandages, Nic resortit avec ce dont il avait besoin de chez son collègue. Une courte explication de la situation et tout s'était bien passé. mais Dieu que l'argent partait en cas d'urgence !

Le temps de chercher autre chose ?! Oui, vite, des plumes, de l'encre et du parchemin ... Son épouse avait besoin de ce matériel. Bon vite trouvé, il y en avait dans pas mal de petites boutiques, surtout quand on se fichait bien de la qualité.

Et puis, le retour aux abords du moulin...


[Quand il faut bricoler ...]

Le voilà de retour, enfin, aux côtés de sa compagne.
On rattache doucement les chevaux, longe assez longue qu'ils puissent brouter. Puis, leur donner un peu à boire, ils l'ont mérité.
Son épouse se repose ... Dort-elle ?! Cela m'étonnerait.
Nic part à la rechercher de grandes branches mortes ... Solides ...
Oula, long à trouver ... Mais l'hiver aide la recherche, quitte à grimper un peu aux arbres.

Mais Nic est loin d'être le champion du bricolage. Il a les idées, mais de là à les réaliser ...
Bon, tailler un peu les bouts larges pour les planter dans la terre. Les planter de telle manière à ce que les branches se rejoignent au sommet. Sortir le gros fil et les attacher ensemble au sommet.
Récupérer les peaux ...
Entre les branches, fixer les peaux, les attacher solidement. Tâcher que ça protège bien du froid, il serait trop risquer de laisser le feu trop près ...
Sur le dernier "espace inter-branches", ne fixer la peau que jusque mi-hauteur pour laisser une ouverture ...

Voilà un abri de fortune pour son épouse ... Mais que de temps ça lui a prit.
Le soleil commence déjà à décliner ... Son épouse s'est réveillée et l'observe avec un léger sourire ...


Coucou mon ange ... C'est tout ce que j'ai réussi à faire en si peu de temps ...
J'espère que ça te tiendra chaud cette nuit, tu pourras prendre le dernière peau comme couverture ...

Je dormirai avec les chevaux, pas trop loin du feu ...


Lui sourit tendrement et reprend avant qu'elle ne rétorque ...

Et ne râle pas, c'est ainsi et c'est tout ! Tu as besoin de chaleur et de repos, je veillerai sur toi jusqu'à ce qu'on soit sûr que tu sois sortie d'affaire.

Allez, je vais nous préparer à manger ...
Je continuerai à chercher un potentiel remède dans mon livre tout à l'heure ... Je crois me souvenir qu'il existe une plante qui peut aider ...


Lui envoie un doux baiser de la main ...
Remet quelques branches dans le feu ... Remet un peu d'eux à bouillir et leur prépare une petite soupe de légumes avec ce qu'il a récupéré ...
Ca suffira pour cette fois ...

Donnerait sa vie pour son épouse s'il le fallait ... Alors ce qu'il fait aujourd'hui pour elle, ce n'est pas grand chose !
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MessageSujet: Re: Quand la peste s'abat sur le Bourbonnais-Auvergne (16 Janvier 1457)   Dim 1 Fév - 10:42

Aiguemarine


[ Vieux moulins ou le début d'une quarantaine... ]

Son époux était reparti à Clermont chercher quelques affaires.
Il s'était mis en tête de lui construire un abri de fortune.
Avant de la laisser, il lui avait lancé une couverture.
Aiguemarine la déplia et s'enroula dedans.
Avec le mantel tout moche et ça, et en se rapprochant du feu, elle se réchaufferait vite...

Elle suivit des yeux Nic le plus longtemps possible.
Fait une courte prière pour lui.
Un sentiment de culpabilité l'envahit.
Soupire...puis finit par somnoler.
N'a pas envie de s'endormir...ne sachant pas si elle se réveillera.
Cligne des yeux, ses paupières se font lourdes, et finalement...Morphée prend le dessus.

Rêves entrecoupés de cauchemars.
Sent des gouttes de sueur sur son front, mais n'a pas la force d'ouvrir les yeux.
"Visualise" les personnes chères à son coeur, Nic, ses enfants, Guitail, sa future épouse...ses ami(e)s...Kory, Al', Rick, Tia, Ptit, Sun, Sindbad, Kindjal, Fantik, Archibaldane...et de nombreux autres encore...

Tous semblent lui sourire...et lui dire de continuer à se battre.
Ses tempes lui font mal.
Se passe machinalement la main sur son front brûlant, et s'éveille en sursaut.

Nic est revenu...et a construit un abri de fortune.
Mais quelle heure peut'il être ?!
Relève la tête vers le ciel. Le soleil décline doucement...
Esquisse un léger sourire, et l'écoute...


Coucou mon ange ... C'est tout ce que j'ai réussi à faire en si peu de temps ...
J'espère que ça te tiendra chaud cette nuit, tu pourras prendre le dernière peau comme couverture ...

Je dormirai avec les chevaux, pas trop loin du feu ...


Son regard bleu se pose sur la cabane. Laisse échapper un "Merci mon Amour"
Sommaire mais c'est mieux que rien.
Légère grimace quand il lui dit qu'il va dormir près du feu.
Espère que le temps sera clément, et qu'il ne fera pas trop froid.
Manquerait plus qu'il soit malade...


Et ne râle pas, c'est ainsi et c'est tout ! Tu as besoin de chaleur et de repos, je veillerai sur toi jusqu'à ce qu'on soit sûr que tu sois sortie d'affaire.

Lève les yeux au ciel...
Comme si c'était son genre de râler à longueur de temps.
Quoique...


Allez, je vais nous préparer à manger ...
Je continuerai à chercher un potentiel remède dans mon livre tout à l'heure ... Je crois me souvenir qu'il existe une plante qui peut aider ...


Ah...
Première nouvelle.
Nic aurait'il une "piste" pour un remède ?!
A une folle envie de le questionner là-dessus, mais aucun son n'arrive à sortir de sa bouche, tellement la "surprise" est de taille.
Se sent si lasse...
Le regarde s'activer à préparer un frugal repas.
Comme elle voudrait l'aider.
Doit se faire violence et garder ses distances... Pour le bien de son époux.

Mange en silence.
Aiguemarine sait que le plus dur est encore devant elle.
Que les prochains jours vont être difficiles à gérer.
La patience n'a jamais été son fort. Elle se sent si inutile...
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MessageSujet: Re: Quand la peste s'abat sur le Bourbonnais-Auvergne (16 Janvier 1457)   Dim 1 Fév - 10:43

LeVieuxDeLaVieille


Le vieux observait l'agitation, le bruissement débordant des édiles et des lettrés, qui croyaient pouvoir faire face au fléau noir.

Dans peu de jours, la noblesse allait se replier sur ses chateaux, le clergé au fond des sacristies noyées de vinaigre. Le peuple aurait alors le champ libre pour crever salement, n'étant plus obligé de se tenir un tant soit peu. Il savait, le vieux. Il savait que les mires, voilés sous leurs masques, étaient impuissants, qu'ils n'étaient bons qu'à compter les morts. Il savait que la garce pourrissante ne leur laisserait pas choisir ses victimes, qu'elle ne repartirait qu'une fois gavée de cadavres.

Mais il savait aussi, le vieux, que le beau linge creverait aussi, que les remparts, les courtines et les échauguettes n'arreteraient pas la peste.

Réfugiées devant les cheminées des manoirs, enfouies sous les draps de soie, les riches oisives couronnées allaient voir, elles aussi, les traces noires s'étendre sur leur peau si blanche, le jus des bubons s'épandre sur les couvertures de fourrure. Elles sentiraient la puanteur gagner les moindres salons, imprégnant de son odeur de mort les tapisseries et les velours.

Il ricana, le vieux. Pas de différences face à l'épidemie. Les puissants comme les gueux en creveraient en hurlant, les religieux pisseraient de peur dans leurs soutanes, en voyant les rues s'emplir de cadavres à demi liquéfiés. Leur dieu allait avoir de l'ouvrage, à trier les convois d'âmes tordues qui s'eleveraient vers lui.

Il secoua la tete, cracha par terre, et lacha un rot gourmand. Puis, s'administra son médicament. Une bonne lampée d'alcool frelaté. Il se soignait, le vieux, il désinfectait. Il ne risquait rien, lui.
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MessageSujet: Re: Quand la peste s'abat sur le Bourbonnais-Auvergne (16 Janvier 1457)   Dim 1 Fév - 10:44

Galswinthe


[Mairie de Clermont]

Suite à la missive de Gypsie, Galswinthe s'était rendue à la mairie de Clermont afin d'y rencontrer Liloote, qui certainement saurait la tenir au courant et lui indiquer où se trouvait Aiguemarine. Elle espérait qu'il ne lui était rien arrivé de fâcheux, au contact de cet homme dont on ne savait toujours pas avec certitude de quoi il souffrait. Nictail certainement aurait cherché à la rejoindre et aurait pu avec ses indications établir un diagnostic.
Jusqu'à présent, on n'avait signalé aucune autre personne souffrant de ce mal, d'ailleurs s'agissait-il vraiment de la peste ? Cependant il fallait veiller et agir si un quelconque danger menaçait.
Elle entra dans la mairie et frappa à la porte du bureau de Liloote, mais aucune réponse... Elle frappa à nouveau, pas de réponse non plus.
Elle repartit alors, traversant la grand place de Clermont où se dressait, majestueuse, la cathédrale de lave. Elle se rendit ensuite au marché, allant d'étal en étal afin de tenter de trouver Liloote, demandant aux marchand s'ils ne l'avaient point vue, mais sans succès. Elle demanda à l'un d'entre eux de lui indiquer alors où se trouvait sa maison, puis elle commença à arpenter d'un pas pressé les ruelles de Clermont, demandant aux badauds :


Bonjour Dame, je cherche Dame Liloote votre maire, savez vous où je peux la trouver?

Puis un peu plus loin :

Bonjour Messire, avez-vous vu Dame Liloote?

Demandes répétées mais personne ne pouvait lui répondre. Elle se dirigea alors vers la demeure du maire.
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MessageSujet: Re: Quand la peste s'abat sur le Bourbonnais-Auvergne (16 Janvier 1457)   Dim 1 Fév - 10:45

Kory


Caserne.

Elle était dans les couloirs et n'avait pas réussi à croiser un seul militaire. Elle se demandait bien où ils pouvaient tous être, peut-être des réunions, des trucs comme ça. Après tout la Baronne, elle ne connaît rien à l'armée, alors elle ne peut pas se douter de ce qu'ils faisaient. Son page Partout finit par arriver en courant derrière elle une pile de vêtements dans les bras.

Il l'appela et Korydwen se tourna, il lui tendit les vêtements lui baragouinant que c'était sa tenue de Capitaine, oust les belles robes, dehors. La Baronne n'était pas franchement heureuse, mais bon, elle devait s'y plier, elle avait reçu là un merveilleux cadeau. Il fallait assumer jusqu'au bout. Soit pendant une trentaine de jours. Il avait tout à apprendre et espérait ne pas mettre trop longtemps...

Demi-tour pour retrouver son bureau et se changer. Sauf qu'avant d'arriver, un coursier arriva en courant dans la caserne. D'ailleurs comment était-il entré lui. La caserne n'était pas facile d'accès. Elle attrapa la missive que l'homme lui tendait. Elle reconnu le sceaux du comté du Limousin. Sans attendre, ses vêtements sous le bras, elle la décacheta. Elle la parcouru rapidement, le Comte Trokinas lui expliqua ce que le gouvernement avait mis en place en Limousin contre une épidémie.

Elle replia la missive et envoya le page la porter au Conseil Ducal, au moins ils seraient au courant de ce qu'il se passait au Limousin, comme ils souhaitaient savoir. Libre au Duc ensuite d'imposer ou non.

Elle ferma sa porte à clé, la caserne semblait être un moulin. Elle enfila sa tenue et se regarda, rien à faire, elle ne s'y ferait jamais. Mais bon, elle se réjouissait de travailler avec Thibantik, le prévôt, elle avait toujours bien discuté avec elle et plus d'une fois elle l'avait aidé. Nan ce qui l'angoissait c'était donné des ordres. Cela pourrait paraître étonnant pour ceux qui la connaissait. Mais l'armée et elle, ça ne faisait pas un et cela ne ferait pas un. Mais il fallait assumer.

Elle descendit dans la salle et se présenta et au malheur, remercia certain qui lui souhaitait la bienvenue et là... Un déluge de gentillesse s'abattit sur elle. Cela commençait merveilleusement bien. Elle avait beau tourné sur elle même, regarder partout, elle ne le voyait pas LUI, normal il n'étais pas là, pas à la caserne. Elle n'avait qu'une hâte retrouver la chaleur de ses bras...

Elle ne se laissa pas démonter, enfin essaya ce n'était pas facile. Jariane avait été une bonne capitaine, avant d'avoir quelques petits problèmes et elle, elle ne connaissait rien. C'était normal comme réaction, vu d'un certain angle, mais elle s'en serait bien passée... Première proposition, premier ordre, mission chasse aux rongeurs sauf que... Bein niveau répondant, elle avait vu mieux.

Elle s'arma donc de son épée, d'une pelle, d'une pierre à silex, un foulard sur son visage ne laissant dépasser que ses yeux et la voilà partit exterminer les rats. Soit ils ne suivaient pas, tant pis, elle le ferait elle-même... Pas en tant que Capitaine, en tant que simple citoyenne qui ne veut que le bien de son duché...
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MessageSujet: Re: Quand la peste s'abat sur le Bourbonnais-Auvergne (16 Janvier 1457)   Dim 1 Fév - 10:46

Nictail


[Près d'un moulin, quand les difficultés s'enchainent ...]

Le repas avait été pris, chacun de son côté ... Nic tenait à ce que son épouse mange "convenablement" pour résister !
Nic était inquiet pour son aimée ... Comment ne pas l'être en de telles conditions ?! Il espérait juste qu'elle n'était pas contaminée ... et essayait de cacher sa détresse du mieux qu'il pouvait. Elle avait assez de soucis comme ça !

Après qu'ils aient eu fini, Nic tendit du parchemin, une des deux plumes et de l'encre à son épouse.


Tiens, je t'ai ramené de quoi écrire, tu me l'avais demandé.
J'espère que ça suffira ... On s'arrangera pour acheminer les missives !


Un délicat sourire comme il sait lui faire ... Rassurant, autant que possible.

Allez, il commence à faire frisquet ... Je préférerais que tu ailles dans ton ... abri. Repose-toi, je veille sur toi, sois rassurée.
Tu auras le temps d'écrire demain quand tu auras repris des forces ...
On se revoit demain matin mon Amour ... Je ne suis pas loin ...


Lui envoie de doux baisers de la main ... A si peur !!
Remet quelques branches dans le feu pour ne pas qu'il meure ...
Retourne enfin près des chevaux ... Les caresse doucement, les rassure ...
S'assoit au pied d'un arbre, veillant sur son épouse ...

Prie longuement avant de reprendre son ouvrage de médecine ...
Lecture attentive et enfin, il la trouve ! Cette fameuse page ! la thériaque ... Bon, bien sûr, ce n'est pas un remède miracle, loin de là, mais, il paraitrait que ça peut vraiment aider à lutter contre la peste ...

Mais où trouver ça ?! Dans une bonne herboristerie ... Espérons que oui !
Il ira voir dès la lendemain matin ... Il fallait agir vite ... Et rien de mieux que la Capitale pour trouver ce genre de plante assez rare ...
Les chevaux se sont couchés ... Nic s'allonge près de Blitz ... Au moins, il n'aura pas trop froid ...

Et épuisé, par les soucis, par son inquiétude mais aussi par sa chevauchée et son manque de sommeil, Nic s'endormit comme une masse ...
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MessageSujet: Re: Quand la peste s'abat sur le Bourbonnais-Auvergne (16 Janvier 1457)   Dim 1 Fév - 10:47

Theodorina


Brasier en grande place de Clermont:

FSSSHHHHH!!

FSSSHHHH!!

FSSSSSSH!!

FSSHHH!!

FFSSH!!

FSSH!!

FSH...


faisait le corps qui brûlait.
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MessageSujet: Re: Quand la peste s'abat sur le Bourbonnais-Auvergne (16 Janvier 1457)   Dim 1 Fév - 10:48

Aiguemarine



[ Dans un moulin à l'extérieur de Clermont - Début d'une nouvelle et longue nuit...]

Le repas avait été pris en silence des 2 côtés.
Aiguemarine observait discrêtement, à la dérobée, son époux.
Elle voyait qu'il prenait sur lui, se forçant à sourire, espérant sûrement des jours meilleurs.
Et elle ne pouvait nullement lui promettre quoi que ce soit.
Que c'était frustant...


Tiens, je t'ai ramené de quoi écrire, tu me l'avais demandé.
J'espère que ça suffira ... On s'arrangera pour acheminer les missives !


Hochement de la tête en guise de remerciement.

Allez, il commence à faire frisquet ... Je préférerais que tu ailles dans ton ... abri. Repose-toi, je veille sur toi, sois rassurée.
Tu auras le temps d'écrire demain quand tu auras repris des forces ...
On se revoit demain matin mon Amour ... Je ne suis pas loin ...


Oui, il a raison...mais...et lui ?!
Aiguemarine resserre le mantel ainsi que la couverture qui la couvrent.
Laisse échapper un soupir, relève la tête et fixe de son regard bleu Nic.
S'imprègne des traits de son visage, même si elle les connait par coeur.
Au moins, si elle n'y réchappe pas...Aiguemarine l'aura vue une dernière fois.

Après une discussion qui ne regarde qu'eux, elle se réfugie dans son abri de fortune.
Elle sait que cette nuit va être déterminante pour la suite des choses.
Aiguemarine, à l'abri des regards, s'examine le corps.
Point de traces noires.
Elle s'allonge...et se laisse aller dans les bras de morphée...


[ Le lendemain ]

Elle qui ne dort jamais plus de 5 ou 6 heures par nuit s'éveille doucement.
Du "bruit" dehors.
Aiguemarine passe la tête hors de son abri et aperçoit Nic qui ravive le feu.
Une folle envie de le rejoindre, de se serrer tout contre lui.
Mais toujours cette barrière mentale qui l'en empêche. Et si, et si ?!
Avant de sortir, Aiguemarine s'examine de nouveau la peau.
Compte et recompte mentalement dans sa tête.
Cela fait maintenant 2 jours...
Si ce vieil homme l'avait contaminée, elle aurait déjà des stygmates.

Et hormis une grosse fatigue, rien de particulier.

Méticuleusement, Aiguemarine se recouvre et sort de son abri.
Tout en gardant ses distances, elle s'adresse à son époux...
Mais dilemme ! lui dire maintenant ou attendre encore un peu ?!
En même temps, elle n'a pas de secrets pour lui... Alors...

S'installe près du feu.
Regarde quelques instants les flammes.
Ses mains jouant avec quelques brindilles tant elle est nerveuse.

Et se lance enfin...
Mais les mots ont toujours autant de mal à sortir.


Mon Amour... Je...je ne veux pas te laisser croire que...souffle doucement... mais, je me suis examinée.
Hormis quelques traces de boue, je...je n'ai pas de stygmates.


Regard perdu...

Tu crois que ?... Peut-être n'ai-je pas été contaminée ?!
Cela fait... 2 jours...et rien...


Un espoir ?! Peut-être, même si elle n'ose réellement y croire.
C'est alors que le temps suspend son vol.
Aiguemarine attend fébrilement les conclusions de son médecin d'époux.
Lui doit savoir... Du moins, elle l'espère... Non, elle le sait.
Unis pour le meilleur... comme le pire.
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MessageSujet: Re: Quand la peste s'abat sur le Bourbonnais-Auvergne (16 Janvier 1457)   Lun 9 Fév - 12:10

Sunburn


Mairie de Montpensier . Calme revenu et relatif

Comme elle l'avait espéré , Rick rassura Elea avec les mots qu'il fallait .
Elle enviait sa patience en cet instant ... pourtant elle l'était suffisamment d'après elle .
Fût soulagée d'apprendre que Kory allait bien , au moins une qui était à l'abris de cette Peste , saleté de maladie !
Elle écouta le crédo sans rien dire , n'était pas une férue des prières .
Se resservit un fond de cognac pendant qu'Elea reprenait celui-ci après son oncle .
Courageuse fillette , digne de ses parents songea-t-elle .
Rick donna ses ordres à l'Intendant qui avait tapoté la table avec ses doigts pendant tout ce temps , il était nerveux , assurément .
Celui-ci s'exécuta en bougonnant , ce qui lui amena un bref sourire puis soupirant , reporta son attention sur Rick .
Elle l'écouta avec un calme feint , réprimant de nombreux soupirs .
Aigue avait été imprudente , mais n'aurait-elle pas fait comme elle ?
Il ne servait à rien de ressasser tout celà , elle se devait d'agir et vite .
Les messages envoyés n'allaient pas tarder à arriver à leurs destinataires .
Plissant les lèvres , elle réfléchit rapidement .


Merci Rick de m'avoir révélé tout ceci .
Je ne suis pas soulagée , ce serait mentir que te le dire mais ...
Anselme va emmener les enfants dès maintenant à Cournon , en ce qui concerne Aeryn , nous aviserons ... je ne peux prendre la décision sans l'accord de Ptit ...
Je vais réfléchir à un lieu isolé ou nous pourrons transporter les éventuels malades ...
Et hum ... tu devrais rentrer chez toi , rassurer Tia , elle en sera heureuse et prendre du repos .
Dans ton état de fatigue , tu ne nous aideras pas beaucoup et si j'ai besoin de ton aide , il vaudra mieux que tu sois en forme ...
Celà te convient ?
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MessageSujet: Re: Quand la peste s'abat sur le Bourbonnais-Auvergne (16 Janvier 1457)   Lun 9 Fév - 12:11

Nictail


[Aux abords du moulin en ruine - Au petit matin.]

Comme il fallait s'y attendre, Nic avait très mal dormi.
Des cauchemars, de la peur, de l'inquiétude ...
Enième réveil, le jour pointe. Alors, hop debout ...

Le feu se meurt, Nic va chercher un peu de bois sec pour le raviver. Il ne faudrait pas qu'Aigue prenne froid en plus, elle a besoin de toutes ses forces.
Repasse mentalement ce qu'il sait sur la peste ...
Fichu vain espoir ... Le "remède" indiqué par le livre était si rare ...
Il n'avait finalement que peu de chance d'en trouver à Clermont.

Ne pas désespérer ! Se battre, pour elle !
La voilà qui sort de son abri, elle a l'air d'aller ... Se réchauffe près du feu.
Tiens, elle a l'air nerveuse ... Inquiétude croissante, que va-t-elle lui annoncer ?!


Mon Amour... Je...je ne veux pas te laisser croire que...
... mais, je me suis examinée.
Hormis quelques traces de boue, je...je n'ai pas de stygmates.


Léger soupir de soulagement. c'est plus une bonne nouvelle qu'une mauvaise !
Bon, faudra encore attendre un peu, mais c'est bon signe ...


Tu crois que ?... Peut-être n'ai-je pas été contaminée ?!
Cela fait... 2 jours...et rien...


Je ne sais pas ... Rien n'est sûr ...
Mais si tu n'as rien repéré, ni stigmate, ni ganglions, ni rien ...
Et tu n'as pas l'air d'avoir de fièvre ni de vertiges ou de frissons ...

Je ne voudrais pas te donner de fausses certitudes ...
Il va falloir attendre un peu ... Mais c'est ... en bonne voie ...


Lui parler du remède inaccessible ?! Il le faut !

Et le remède dont je t'avais parlé ... Je risque de ne pas réussir à le trouver ...

Petite moue ... S'affaire en silence à préparer quelque chose pour le petit déjeuner. Aimerait tant pouvoir en faire plus pour elle !

On s'en sortira ... Il ne peut en être autrement ...
Prends quelques fruits, ça te donnera des forces !
Et après, on pourra écrire pour donner des nouvelles ...


Lui sourit doucement et va bichonner ses "couvertures vivantes" ...
Eux aussi doivent prendre des forces pour se préserver.

Réfléchi en même temps à ce qu'il aurait pu oublié, puis revient près de sa compagne ... Enfin, aussi près que la prudence l'autorise ...
A tellement envie de la serrer contre lui pour la réconforter ...
Encore une longue journée devant eux ...
Et surement une ou deux identiques avant d'être sûrs ... Même si c'est déjà une bonne nouvelle, Mère Prudence ne peut autoriser les amoureux à prendre des risques inconsidérés ...

Après un petit déjeuner très fruitier, vitaminé avec un peu de pain, il fallait se mettre au travail ...
Pendant qu'Aigue écrivait, Nic ramena bois et eau ... C'était déjà ça !
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MessageSujet: Re: Quand la peste s'abat sur le Bourbonnais-Auvergne (16 Janvier 1457)   Lun 9 Fév - 12:11

Aiguemarine


[ Aux abords d'un moulin en ruine - Une longueeeeeee journée d'attente ]

Le verdict de Nic tomba rapidement...


Je ne sais pas ... Rien n'est sûr ...
Mais si tu n'as rien repéré, ni stigmate, ni ganglions, ni rien ...
Et tu n'as pas l'air d'avoir de fièvre ni de vertiges ou de frissons ...

Je ne voudrais pas te donner de fausses certitudes ...
Il va falloir attendre un peu ... Mais c'est ... en bonne voie ...


Quelque peu rassurant... Quelque peu déroutant aussi.
Aiguemarine grimaça lorsqu'il parla d'attendre... Encore et toujours...
La patience n'était pas une de ses principales qualités...
Léger soupir et elle écoute la suite...


Et le remède dont je t'avais parlé ... Je risque de ne pas réussir à le trouver ...
On s'en sortira ... Il ne peut en être autrement ...
Prends quelques fruits, ça te donnera des forces !
Et après, on pourra écrire pour donner des nouvelles ...


Un espoir qui s'envole. Célavie.
Puis quelques paroles réconfortantes..."ON s'en sortira"...
Ca l'aide moralement à se sentir moins seule, c'est déjà ça.

Aiguemarine prend une pomme et la grignote, mais l'appétit n'est pas là.
D'ailleurs, rien n'est là.
Ce qui lui avait paru la veille de première nécessité, c'est à dire, plumes et parchemins se retrouve relégué aux oubliettes.
Ecrire à qui ?! A ses enfants pour leur dire qu'elle ne reviendra peut-être jamais ?! Nonnnn, hors de question... C'est au-dessus de ses forces.

Alors, pour la première fois de sa vie, Aiguemarine fait semblant...
Elle fait semblant d'écrire, sachant que Nic le découvrira bientôt.
Elle gribouille, dessine... tandis qu'il s'affaire à ramener du bois et de l'eau.

Mais la fatigue se fait sentir...
Aiguemarine s'assoupit un long moment près du feu.
Le réveil est quelque peu difficile...surtout plein de courbatures...

Elle se lève et fait quelques pas...seule...
Se sent sale... Peut-être qu'une toilette, même sommaire, lui ferait du bien et la détendrait...
Aiguemarine récupère sa robe sur la branche. Bon, pas tout à fait sêche, mais "à la guerre comme à la guerre"...

Après s'être lavée, elle se rasseoit non loin du feu...face à son époux.
La journée touche à sa fin, le soleil commence à décliner doucement...
Elle l'écoute plus qu'elle ne parle.
Le baptème prochain des enfants, les gens qu'il aimerait inviter, l'arrivée du futur bébé, Sarlieve...
Toute femme s'en serait réjouie, mais pas Aiguemarine...Enfin, du moins...pas là, pas aujourd'hui, pas dans ces circonstances...
Fichu destin.

Péniblement, lui murmurer juste 2 mots...


Pardonne moi...

Détourner le regard.
Envie de se lever, de crier sa colère...
Mais elle ne le fera pas. Elle se sent si lasse...
Et de retourner dans son abri de fortune pour attaquer une nouvelle nuit...
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MessageSujet: Re: Quand la peste s'abat sur le Bourbonnais-Auvergne (16 Janvier 1457)   Lun 9 Fév - 12:12

Nictail


[Près d'un "moulin" ... Comment redonner la force à son épouse ?!]

Nic sentait que son épouse était lasse, très lasse.
Il se demandait comment lui redonner la force de se battre.
Il se sent si inutile, si "loin" d'elle, incapable de la soutenir.
Aller récupérer bois et eau ... Et réfléchir.

A son retour, Aigue est assoupie. Nic la laisse dormir, et s'approche d'elle, récupérant ce qu'il pensait être ses missives, voulant les envoyer ...
Elle avait seulement dessiner et gribouiller ... Un léger sourire, une idée.
Elle se réveille, s'éloigne ... seule. Ne sait trop que faire.
Puis, se laver, elle a raison, ça ne peut que lui faire du bien.

Elle revint enfin s'asseoir près de lui.
Lui parler, fermement, mais pas trop, tendrement, juste assez.
Mais il faut le faire ...


Mon Ange ! On a ensemble, on se bat ensemble !
Les enfants, moi aussi, nous avons besoin de toi.
Je t'en prie, parce que je ne peux te l'ordonner, mais bats-toi ! Ne te laisse pas aller, mange, tu as besoin de force. Tu es une battante, tu peux le faire !
On s'en sortira, mais, je veux bien lutter avec toi, pas à ta place ...


Puis, beaucoup plus calmement, tendrement ...

J'ai vu que tu avais dessiné ...
Et si tu laissais s'exprimer tes "talents" artistiques en faisant quelques dessins à donner aux enfants en rentrant, ça leur fera très certainement plaisir.
Et puis, ça te passera un peu le temps ...

Si demain, tu n'as toujours rien, nous prendrons doucement la route vers Montpensier. En y allant tranquillement, nous serons sûrs qu'il n'y a plus de risques une fois rentrés.


Et puis, diverses autres discussions ...
Il sent qu'elle ne se réjouit pas spécialement, elle a la tête ailleurs.
Espère qu'elle réfléchit à ce qu'il lui a dit ...
Perdu, il ne sait plus quoi faire ... Il a besoin d'elle, il l'aime tant !
Aimerait tant pouvoir la serrer dans ses bras ...

La regarde tristement alors qu'elle s'excuse ... Elle n'a rien à se faire pardonner. Il l'a quelque peu forcer à manger, il s'en veut ...
La regarde filer ... Espère qu'elle se battra, qu'elle sera en forme le lendemain qu'ils prennent doucement la route ...

S'affaire encore longuement avant d'entamer une courte nuit ...
L'inquiétude le ronge, il en perdrait l'appétit s'il ne se devait de montrer l'exemple. Espère être à la hauteur ... même s'il n'en a pas l'impression.
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Aiguemarine
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MessageSujet: Re: Quand la peste s'abat sur le Bourbonnais-Auvergne (16 Janvier 1457)   Lun 9 Fév - 12:12

Aiguemarine


Aiguemarine avait longuement écoutée son époux et ses sages paroles.
Se battre ensemble, oui... Mais il ne pouvait pas faire sa part à elle du contrat.
Et il avait trouvé les arguments qui avaient fait mouche.
Même si Aiguemarine ne laissait rien transparaître à cet instant là.

Tiens, il a regardé ses gribouillages et...il aime.
Aiguemarine ticqua légèrement.
Soit son époux n'avait aucun goût en matière "d'art", soit il voulait être gentil avec elle. Ou peut-être les 2...?!
Chose à creuser si elle en réchappait.

Elle dormit peu cette nuit là.
Entendant intérieurement les derniers mots de Nic..."Les enfants et moi avons besoin de toi"...
Aiguemarine pria longuement intérieurement afin de trouver la force de continuer à se battre.
Puisse la foi la guider, même si elle n'est pas très adepte des messes.

Les heures semblaient s'écouler lentement...
Enfin, le jour pointa le bout de son nez.

Aiguemarine sortit de son abri.
Au loin, Nic dormait toujours.
Elle s'occupa de raviver le feu et de se préparer quelque chose à boire.
Rien à faire...elle ne pouvait rien avaler.
Trop prise de nausées. Sûrement dû à son état de femme enceinte...

Tandis que l'eau chauffait dans l'énorme marmite, Aiguemarine s'examina de nouveau.
Cherchant quelques traces, quelques stygmates de cette fichue maladie...
Rien, toujours rien !
Aristote aurait'il été clément avec elle ?!
Elle attendit là plus ou moins patiemment que son époux se réveille...

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MessageSujet: Re: Quand la peste s'abat sur le Bourbonnais-Auvergne (16 Janvier 1457)   Ven 13 Fév - 7:23

Nictail


Une nuit agitée une nouvelle fois ...
Cauchemar, moins oppressants, mais fort présents ...
Inquiétude, remords, peur, colère, courage, volonté ...
Tant de sentiments mêlés en une seule épreuve ...

Le soleil éclaire le village de Nic ... Déjà ?! Se lever ...
Son épouse l'attend "patiemment" ... Elle semble un peu reposée ...
Et son visage un peu moins crispé laisse deviner un mieux sur son état.
Lui sourit alors qu'il vient s'installer non loin d'elle.
Petit-déjeuner frugal et bref, en silence ...
Son épouse lui dit enfin qu'elle n'a toujours aucune trace ...

Comme convenu, le moment du départ sonne ...
Ranger chacun ses affaires ... Eviter encore tout contact, avec Altair aussi.
Balancer l'eau chaude sur l'abri. Le démonter et le "ranger".
Le retour ne se fera guère en une journée, Aigue en aura besoin.
Et le temps de rentrer permettra de s'assurer que tout est en ordre ...

Et voilà le couple en route ...
Passage près de Clermont, guère beaucoup d'agitation ...
Nic se réjouit que la peste n'ait pas durement frappé le duché, les mesures ont dû être prises assez vite pour bloquer l'épidémie potentielle ...

Et tranquillement, cheminent les amoureux vers leur chez eux ...
D'abord Montpensier pour rhabiller Aigue décemment, puis Sarliève.
Le voyage sera encore long, mais ils ont de quoi tenir ... et à deux, ils sont plus forts !
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MessageSujet: Re: Quand la peste s'abat sur le Bourbonnais-Auvergne (16 Janvier 1457)   

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Quand la peste s'abat sur le Bourbonnais-Auvergne (16 Janvier 1457)
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