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 Funérailles d'Apolonie - 13 avril 1457

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namaycush
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MessageSujet: Re: Funérailles d'Apolonie - 13 avril 1457   Sam 9 Mai - 12:47

Il l'a sous-estimée, bien fait pour lui....

Coin de baie dans coin de pierre, sous les mèches brunes l'esprit gamberge. Elle, mauvaise joueuse de ramponneau certainement, mais lui mauvais analyste sur le coup...

Sourcil qui s'arque, soigneusement épilé à l'extrémité, il devine le mouvement de son nez...

Union digitale, mains immobilisées dans ou sur les siennes c'est selon, situation bloquée en apparence, peau du front qui se détache, grand stratège utilisant diversion avec finesse par une question se répétant,elle concrétise son action, lui se déconcentre et ne voit pas partir l'assaut finement mené d'un pied et d'une jambe pour le moins habiles le déstabilisant sans force exagérèe.

Là où trois hommes de front n'auraient pas réussi, seule et en douceur elle mène campagne triomphante....

Il chancelle, vacille, se sent chuter, comme un chien tenant son os, il ne lâche pas sa partenaire de....de jeu.

De l'épaule droite, il imprime un mouvement sec, la calant sur ce côté, pour tomber lourdement sur la gauche, sa joue et sa tempe gauches faisant connaissance rapprochée avec les gravillons de l'allée du cimetière de Moulins, contact nettement moins agréable que celui de son front...son bras et sa main sur la sienne leur ont évité cette présentation avec le sol moulinois.

Il mord la poussière l'officier, mais éclate de rire....


Ce sourire, de vos propres paroles est caché, s'il est caché il existe,s'il existe je l'ai gagné un peu......reprend son souffle.....
Il n'apparaît pas parce que il est maîtrisé par l'esprit....

Mais voyez-vous , un visage comme le vôtre, c'est un porte-sourire...et la beauté, par nature, se doit d'être souriante...vous l'arrachez ....rendrait le monde déjà un peu plus beau....

Savante démonstration d'une Vicomtesse et d'un Baron du vivre noble en procédure funéraire....enfin le lieu semble désert, tout au plus un fantôme risque de bien se marrer....
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MarieAlice
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MessageSujet: Re: Funérailles d'Apolonie - 13 avril 1457   Dim 10 Mai - 3:10

Elle croyait ne l'avoir que pensé, échaffaudant diverses stratégies mais, sans qu'elle s'en rendit compte, sa jambe s'était mue de son propre chef, enlaçant la sienne, pesant et déstabilisant.

Et vu qu'elle ne l'avait point prévu, elle se retrouva à basculer avec lui, point le réflexe de tenter de se dégager. Cela aurait-il marché d'ailleurs puisqu'il avait raffermi sa prise, décalant même la jeune femme, sans doute pour éviter qu'elle ne se blessa en saluant d'un peu trop près le sol.

Regard rapide pour voir s'il ne s'était point fait mal mais à l'entendre rire, tout allait bien. Au moins il ne prenait pas mal sa défaite.

Sourcil levé, oui encore, à l'écouter discourrir.


Gagné un peu? Moui.. Je ne suis pas sûre que cela me convienne. La vie est bien souvent faite de tant de nuance de gris, parfois j'aime qu'elle tranche et vire au noir ou au blanc. C'est assez rare pour qu'alors je l'apprécie.

Froncement de nez cette fois, dents venant mordiller la lèvre pour ne pas grincer, léger grognement s'échappant de sa gorge.

Un visage comme le mien c'est un visage voilà tout. Il n'a pas plus à porter un sourire qu'à laisser couler des larmes puisque comme les autres il est miroir de mon âme et de mes souffrances et joies. Il est beau? Peut-être. Non, sans doute devrais-je dire puisqu'on me le répète bien assez. Mais
j'avoue n'en avoir cure et douter qu'il ajoute quelque chose à la nature ou au monde.


Toujours coincée, dans une position qui ferait jasée certainement, ce dont elle se fichait de plus en plus.

M'arracher un sourire donc.. La question reste entière puisque je ne sais toujours point comment vous comptez vous y prendre.

Et de tirer doucement sur sa main gauche pour se libérer et se redresser.
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namaycush
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MessageSujet: Re: Funérailles d'Apolonie - 13 avril 1457   Dim 10 Mai - 11:33

Le Vicomté tient l'avantage sur la Baronnie, sans discussion possible.

Entière, complète, la demi-mesure ne la satisfait pas. Apanage de la femme de tête, exigeante, intransigeante, dur à combler certainement....L'était-elle ailleurs aussi ?

Sourire, à la carnasse bien sûr, à cette pensée....

Elle toujours sur son dos, il mettrait sa main au feu, son âme c'est déjà fait, qu'en ce moment elle plisse du nez et hausse du sourcil.

Dépression légère sous sa main gauche, il écarte les doigts, libérant les siens et, par analogie, elle, qui sans attendre se relève...

Se retourne, assis, brûlure légère sur l'arcade sourcillière gauche, y passe son bras, premier sang sur la vareuse, duel terminé....
Avant-bras sur les genoux, vision imprévue du relief de la royale, tête à hauteur du haut des bottes, penchant sur la droite, yeux à la charmante...se disant toutefois qu'il a de ces idées aussi...

Honnêtement, je pensais l'arracher par spontanéité naturelle et vous avoue....que vous me contraignez à revoir ma stratégie .....

Et puis quoi de plus innocent qu'un sourire ?

Tend la main droite, paume retournée, rit , sachant que la probabilité qu'elle lui donne le coup de "main" pour se relever est infime...regard taquin...
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MarieAlice
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MessageSujet: Re: Funérailles d'Apolonie - 13 avril 1457   Dim 10 Mai - 20:15

Elle se releva enfin, époussetant sa tenue, souffla sur une boucle qui venait chatouiller son nez. Pour un peu elle rirait de la situation, même si c'était quelque peu déplacé dans un cimetière. Mais voilà, ce serait le laisser gagner et Marie n'avait aucune envie qu'il obtienne si facile victoire.

Caractère compliqué que le sien, bourrée de contradictions, exigeante pour elle au-delà des limites, parfois pour les autres également, n'aimant pas perdre mais éducation oblige. Plutôt la mort que de faillir...

Noisettes posées sur l'homme et sourcils froncés à la vue du sang. Non pas qu'elle le craigne mais parce qu'un étrange jeu aurait pu faire plus mal qu'une simple coupure.

Vous aurez au moins appris une chose sur moi en ce cas. Je ne fais pas toujours ce que l'on prévoit.

Innocent... J'en connais bien qui ne le sont point mais fait dans un but précis. Endormir l'adversaire, se moquer, se montrer mordant, ironique, condescendant. Non vraiment pas le mot que j'emploierai pour le définir. D'ailleurs un seul mot ne suffit jamais.

Faites-moi voir cette coupure, sans doute rien de bien méchant mais autant s'en assurer.


Main tendue vers elle, sans réfléchir main qu'elle saisit et tira vers elle pour l'aider, oublieuse d'être sur le qui vive.
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namaycush
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MessageSujet: Re: Funérailles d'Apolonie - 13 avril 1457   Lun 11 Mai - 4:15

Boucle rebelle sur son nez, étrange il bouge pas...

Depuis longtemps, il provoque toujours pour juger, se faire une idée...Elle l'impressionne, façade dure mais pas impassible....regard à la renarde, il gamberge vite....

Je constate que l'on ne fait pas de vous ce que l'on veut, j'en attendais pas moins d'ailleurs. J'ai été présomptueux, force de l'habitude sans doute.

Un sourire peut signifier beaucoup de choses, il est vrai...mais néanmoins quoi de plus innocent que le sourire d'un enfant. Mais je reconnais aussi qu'un seul mot suffit jamais...

Lui sourit....

Elle fixe le coin de son oeil, d'où s'écoule tiède un filet léger de sang qu'il sent perler sur sa joue.

Ils ne se ressemblent guère, un monde d'usages ou de convenances aurait dû les rendre étrangers l'un à l'autre. Mais voilà qu'elle s'inquiète de cette coupure bien méritée....

Etonné qu'elle saisisse sa main, il se laisse tirer vers elle, geste purement symbolique d'ailleurs, s'il s'y était raccroché elle aurait certainement basculé....mais sans méfiance inutile et naturellement, elle l'a tendue...
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MessageSujet: Re: Funérailles d'Apolonie - 13 avril 1457   Lun 11 Mai - 6:35

Il suivit son mouvement, se redressa à son tour pour se retrouver face à elle. Le gascon était plus grand qu'elle et elle se mit donc sur la pointe des pieds pour examiner de plus près la coupure. De l'index elle tâta la peau autour.

Il faudrait la nettoyer pour en ôter la terre et les petits gravillons s'y étaient fait une place mais ce n'est rien. Vous avez connu largement pire.

Pas une question, juste une affirmation. Savoir qui il était signifiait savoir quelques menus détails sur sa vie, notamment quelques batailles. Des détails? Non, elle n'y était pas alors connaissance de certaines choses mais évidemment pas de toutes. Pas diseuse de bonne aventure la dame ni cliente pour le prochain bucher.

Retour sur les talons, regard levé vers lui avant de glisser sur son bras puis sa main, rapide inspection pour voir s'il n'y avait pas plus de dégât.


Il y a longtemps que j'ai quitté l'enfance, laissant derrière moi bien des choses, tout ce qui était moi... Alors cette innocence là, j'ai peur de en plus me souvenir de ce qu'elle est.

Regard vague, un instant perdu entre passé révolu et présent mouvant. Images trop nombreuses se surimpressionnant les unes sur les autres. Montagnes enneigées, demeure chaleureuse au grand foyer diffusant une douceur qu'aucune flamme n'aurait pu délivrer. La famille. Partie la Vicomtesse, rendue loin en esprit, corps ne bougeant point si ce n'était pour soulever une poitrine, respirer..
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namaycush
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MessageSujet: Re: Funérailles d'Apolonie - 13 avril 1457   Lun 11 Mai - 10:59

Pas le meilleur, pas le pire....pas le plus grand, pas le plus petit, juste une tête en moins qu'Eikorc...sufisant pour qu'elle se hausse... voir la noisette de près, de face...contact aérien au contour de l'arcade brûlante...y refrotte son bras rapidement, célérité démontrant quelle importance il y donne, se sensibilise à son attention...en est reconnaissant à sa manière, d'un regard se baissant, suivant ses yeux...

Pire, croyez-vous ? peu importe, dans la victoire comme dans la défaite, il suffit de l'accepter avec honneur mais surtout ne point s'habituer à perdre...rire, longtemps qu'il n'a pas ri de bon coeur aussi souvent que là....une rincée d'armagnac sur ce premier sang l'effacera aussi vite qu'il est venu.

Examen rapide des yeux de biche, il remet son ceinturon à l'heure, par martial réflexe...

Inconsciemment, il a touché corde sensible, elle perd ses yeux dans le vague et son esprit ...dans le passé....il reste attentif, respecte ce blanc....un moment...

Marie...n'oubliez jamais qui vous êtes, d'où vous venez et ...l'innocence d'un sourire ....vous éviterez de vous perdre !

Par la moitié de son prénom il a osé la nommer, ce gascon-là n'a vraiment pas le sens du protocole...

Décidé, il reprend les rennes, la contourne par la droite, pour mieux embarquer son bras gauche.

Je vais arriver à vous escorter à votre coche, vous verrez...
Savez-vous que il est bien connu que les cimetières auvergnats sont dangereux en journée ?

Qui saura, entre hommes et femmes, inventer une relation qui ne s'use pas ?
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MessageSujet: Re: Funérailles d'Apolonie - 13 avril 1457   Lun 11 Mai - 20:33

Elle fronça le nez légèrement en le voyant passer son bras sur l'arcade qu'elle venait de tâter du bout du doigt. Lui aurait-elle fait mal involontairement? Non, à son regard c'était autre chose mais difficile de savoir quoi.

L'alcool nettoiera oui, mais vérifiez quand même que rien ne reste dans la plaie.

Ceinturon remis en place, geste du soldat, sourire en coin à le voir faire, craignait-il un quelconque combat en ce lieu?

Regard étonné à l'entendre l'appeler comme ses proches le faisaient mais elle ne releva pas plus. Nulle offense à le faire et puis c'était bien Marie et non la PSE qui était venue ce jour faire un dernier adieu à une amie.


Même si j'ai bonne mémoire, les visages et les voix s'effacent avec le temps. Je sais d'où je viens, qui je suis c'est déjà plus compliquée. Ne dit-on pas que les femmes le sont?

La voici à nouveau mener en direction du coche, plus de défi visiblement.

Si je vous disais que je le sais depuis un moment déjà seriez-vous surpris? Même si celui que j'ai visité alors se situe à Bourbon. Il est des dangers plus cachés que d'autres, et comme souvent, les plus grands périls ne sont pas ceux auxquels on s'attend et contre lesquels on se croit parés.


Dieu que d'un coup elle se sentait vieille à se souvenir de tant de coups portés et affrontés.

Le coche attendait, non loin devant eux.
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MessageSujet: Re: Funérailles d'Apolonie - 13 avril 1457   Mar 12 Mai - 3:03

Son nez, infatigable voyageur, ne tenait jamais en place. Curieux, vif et agile, il révélait plein de choses de sa pensée. Un intime comprendrait à chaque mouvement.

Elle s'amuse de son geste à sa ceinture et Ò surprise, en commissures des lèvres, léger, sorti naturellement, il se dessine légèrement...

Votre sourire, même en coin révèle tout votre charme....on vous l'a déjà dit.

Affirmation nette. Il a la victoire discrète le gascon, il est vrai qu'avec les femmes il a peu perdu....mais se réjouit tout de même. Il ne fait plus attention à la plaie, égratignure infime de son corps.

Oui, les femmes sont compliquées, complication qui leur donne tout leur charme et envie de conquête chez l'homme, à croire que plus celle-ci est grande, plus l'envie de partager de brûlantes étapes d'histoires commençant sur la peau et se prolongeant dans le coeur, croît.

Et ensuite, de par cette complication, qui saura, malgré le temps qui passe, préserver les belles amours de leurs disgrâces quotidiennes ?

Il s'est laissé aller sous la passion du coup, femme et vin, rien de tel pour l'aiguiser ...

Elle se laisse mener vers son attelage....encore quelques mètres...
Surpris à nouveau, émeraudes à l'interrogation...

Je suis surpris oui que vous le sachiez. Décidément, vous me donnez une autre image de certaines autorités. Les grands dangers souvent on ne les voit pas, et sournoisement ils apparaissent ...j'en sais quelque chose mais n'oublie pas qu'on ne sait jamais ...

Trop vite disparu ce petit sourire presque espiègle, mauvais souvenirs provoquant un certain affaisement en elle....
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MessageSujet: Re: Funérailles d'Apolonie - 13 avril 1457   Mar 12 Mai - 6:37

Soupir quelque peu exaspéré, comme à chaque fois, les noisettes se levèrent au ciel à la suite du compliment.

Oui, puisqu'on arrive à me trouver belle même lorsque je fais une tête de trois pieds de long. Et autant vous le dire tout de suite, j'ai horreur des compliments.

Grognement discret, pour un peu elle mordrait à force mais elle continuait à marcher et à écouter.

Je me disais aussi. Plus les femmes ont du caractère et se montrent difficiles et plus elles vous séduisent. Vous étant la gente masculine au complet. Je dirais même que plus elles vous en font baver et plus vous y revenez. Ce serait donc parce que leur conquête s'en révèle ardue?

Hum.. La peau d'abord le coeur ensuite.. Mais savez-vous que parfois c'est bien le second qui est conquis bien avant le premier? Ou bien l'esprit même. Tout dépend de la personne sans doute.

Pour les disgrâces quotidiennes, peut-être le plus simple est de ne jamais en faire un quotidien.

Plus que quelques pas avant d'atteindre son coche alors que son regard se faisait interrogateur et que celui de Marie se faisait réponse.

N'oubliez donc pas cette simple leçon. Les autorités comme vous dites sont des êtres humains et pas plus que les rebelles ne sont fait d'un seul bois. C'est cela qui fait l'intérêt des hommes et des femmes de part notre monde, la richesse de celui-ci. Mais qui peut aussi créer sa perte ou la notre. Moi j'ai appris deux choses: ne jamais sous estimer la personne en face et ne jamais présager de ce qu'elle peut faire ou penser.

Rappelez-vous en la prochaine fois que vous croiserez le chemin d'une autorité.

Elle appuya légèrement sur le dernier mot tout autant de la voix que du regard, y ajoutant un nouveau sourire en coin, comprendrait-il ce qu'elle voulait dire?
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MessageSujet: Re: Funérailles d'Apolonie - 13 avril 1457   Mar 12 Mai - 8:34

Elle se méprend, là elle le connaît pas....

Je ne suis point officier de salon ou de cour, mais capitaine de talus et de noeuds, je ne complimente ni ne flatte jamais ! Je ne fais qu'exprimer ce que je ressens vraiment, sans diplomatie aucune..

Carnasse et sourire, chez lui, souvent ne font qu'un, mais émeraudes dures signifient sérieux....

Elle ronchonne, lui se demande comment elle ronronne.

Quoi de plus beau que de séduire femme déjà courtisée et comblée.
Dans la facilité seuls les médiocres se complaisent.

Coeur et esprit, oui, mais tout est question de contact et de toucher, grain de peau et odeur se complètent ou se refoulent.

Par contre vrai que chaque jour se doit d'en être un autre plein de découverte, de surprise et de complément.

Auroritaire du coup sur la réponse....accentuant son dernier mot de conviction intime...il a noté second sourire...

L'autorité se doit d'être irréprochable et lorsque elle ne l'est pas le rebelle se trouve légitime....quoique au-delà des apparences, parfois les rebelles ne le sont point mais au contraire exécutent basses oeuvres ....

Il sourit dur, mais sourit, il a compris, mais apprécie beaucoup l'"autorité "à ses côtés.
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MessageSujet: Re: Funérailles d'Apolonie - 13 avril 1457   Mar 12 Mai - 9:06

Et voici réponse du tac au tac, noisettes qui ne cillaient pas sous le regard plus dur, répondre à son tour, tout aussi directement.

Et bien ce que vous ressentez pour l'heure sonne comme des compliments ne vous en déplaise Capitaine Talus.

Et toc, un surnom tout trouvé, il n'avait qu'à pas tendre la perche, elle ne l'aurait point saisie. Au jeu de la réplique, elle avait de la répartie aussi.

Déjà courtisée et comblée.. Mais vous demandez-vous avant que de séduire si elle en a seulement envie ou besoin? Ou bien n'est-ce qu'un trophée de plus, de ceux qu'on met au-dessus de l'âtre pour montrer qu'à la chasse nulle proie ne nous échappe?

Nouveau sourire en coin, lueur taquine aux fonds des prunelles.

Plus l'attente est longue et plus le moindre contact devient tension, monopolisant muscles et cerveau, faisant battre le coeur tel destrier au galop. N'est-ce pas d'ailleurs cette partie qui est la plus intéressante? Quand on joue à cache cache? Sans savoir qui du gibier ou du chasseur pourra remporter la partie?

Haussement de sourcils comme pour mieux souligner l'interrogation du regard qui faisait suite à celle de ses mots.

L'autorité étant faite d'humains, tout comme le rebelle, elle ne pourra donc jamais être aux yeux de tous irréprochable. Les basses oeuvres, bien sûr que cela existe, et dans ce cas, les commanditaires n'ont aucune grâce à mes yeux. Et certains le savent parfaitement.

Dieu qu'elle avait horreur de ceux qui se pavanaient, se disant blancs comme neige, alors que dans l'ombre ils tiraient les ficelles. Pas même le courage de le faire au grand jour.
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MessageSujet: Re: Funérailles d'Apolonie - 13 avril 1457   Mar 12 Mai - 12:54

Mais qu'est-ce que c'est pour une espèce cette femme-là, des comme ça il en a pas vues beaucoup, même pas du tout, Lo Capitan do Talu, fraîchement baptisé...

Alors je suis ravi d'avoir fait preuve de ...savoir-vivre pour une fois, il y a un début à tout !

Elle passe à l'offensive, sans plus attendre renvoie, coup pour coup...mais là il éclate de rire...

Ne confondez pas chasse et braconne, le sport est différent !
Ma foi à ce jeu-là, si elle se laisse séduire, elle en a bien envie ou besoin....non ?

Et les grands braconniers parfois, cherchent quelque chose au fond d'eux-même ou au fond de l'autre...

Emeraudes toute douces dans noisettes brillantes et joyeuses du coup...

Tout ce qui est voulu et qui se fait désirer est ...palpitant...
On sait comment ça commence, jamais comme ça finit, certains s'y brûlent, d'autres se perdent...ou se font attraper, parfois avec bonheur.

Visage vivant et expressif en face de lui ....

L'autorité se doit d'être irréprochable pour se faire respecter.
Quant aux commanditaires, j'en ai un bon, un de ceux que l'on respecte, un de ceux pour lequel on envoie ses hommes à l'abattage s'il l'ordonne...et avec honneur. Le poids de sa charge le lie plus qu'autre chose. Vous le connaissez très bien d'ailleurs...mais peu importe...nous nous reverrons bientôt plus au nord...

Les voici arrivés au coche...se retourne vers elle, décidément séduit, de son bras sa main passe sous la sienne, s'incline, arrête ses lèvres à quelques centimètres de ses doigts, comme le veut la bienséance du baisemain....se remémore celui du baiselèvres du coup, redresse le torse, regard trouble...
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MessageSujet: Re: Funérailles d'Apolonie - 13 avril 1457   Mar 12 Mai - 21:43

Nez qui se fronça, moue plus que dubitative aux explications.

Je ne braconne point et ne peux donc point faire la comparaison. Croyez-vous que la biche qui finit à genoux d'épuisement en ait envie ou que trop lasse elle abandonne et qu'alors peu lui importe le reste?

Souvenir d'une chasse, une vraie à travers les bois et non de celles dont ils parlaient alors, de l'absence d'éclat dans les yeux de la bête qui s'était résignée, couchée là, tandis que les chiens devaient être retenus pour ne pas la dévorer vivante, frisson rétrospectif. Elle même s'était sentie acculée ainsi, sentant le sang s'écouler, emportant une vie qui n'aurait jamais le temps de voir le jour...

Noisettes voilées, geste comme pour en ôter ce qui les ternissait, lot de souvenirs trop lourds à porter.


Oui on peut s'y perdre, et finir par brûler, feu salvateur emportant tout en lui, laissant cendres froides de ce qui fût foyer ardent et qui pourtant n'apaise en rien les lésions.

Commanditaire que je connais? Un rapport avec feu un oiseau noir? Non celui-ci ne se cache point.

Haussement d'épaules.

Plus au nord? Pour ma part un voyage s'annonce bientôt, pour le sud...

Baisemain donné, dans les règles de l'art, certains touchant la peau alors qu'il ne fallait qu'à peine l'effleurer.

Face à face, les émeraudes de son vis à vis semblait soudain troubles, tout comme l'homme, une certaine tension peut-être.

Signe de tête au valet pour qu'il ouvrit la portière avant de reporter son regard sur le Capitaine des Talus.


Il est temps que je rentre, vous comme moi avons lieues à parcourir, choses à faire.

Pensées voletant, voix à son oreille lui chuchotant intérieurement qu'en plus elles devaient être opposées, nouveau geste de la main pour éloigner murmures.


Je vous remercie pour l'aide, vous souhaite bon retour et oui sans doute nous reverrons-nous quelque part, ici ou là, mais je ne sais si la conversation sera de mise ni si la joute ne sera point plus incisive et pointue.


Main reposant toujours sur la sienne, l'autre sur le tissu de sa robe pour le remonter un peu et éviter de tomber en montant dans le coche.
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MessageSujet: Re: Funérailles d'Apolonie - 13 avril 1457   Mer 13 Mai - 6:56

Pas à dire, ce nez-là est un voltigeur...

Drôle de métaphore que la sienne...

Meute de chiens à l'agressivité aiguisée par leurs maîtres n'est pas méthode digne de noblesse malgré les lettres que certains lui donnent...

Image soudaine d'ordres royaux et de cinq armées traquant celui qui était encore le plus haut officier que la Gascogne ait connu...sourire mauvais vite effacé...

La braconne ne ressemble pas à la chasse à courre, elle se termine souvent par un affrontement final dont aucun ne connaît le final...

Souvenir d'une autre traque, au sanglier, où une femelle de 750 livres l'avait chargé suivant une sente sciemment tracée dans un champs de maïs. Epilogue imposé par carreau d'arbalète justement tiré en pleine tête à une dizaine de mètres avant le choc....

Non, je ne travaille pas pour les oiseaux de mauvais augure, je préfère de loin les roses, la mienne n'a pas d'épée mais s'allie au chardon...

L'été, au nord comme au sud, risque d'être chaud...

Baisemain apprécié en connaisseuse...portière de voiture servilement ouverte...regard sur lui, hésitation dans ses yeux vite éloignée par un mouvement de la main...De sa main il l'accompagne dans le coche, laissant glisser ses doigts sur les siens....à regrets...

Torse bombé, tête droite, maintien d'officier à la parade, il saisit d'autorité la portière, la referme, épilogue de cette rencontre improbable.

Main encore sur l'embrasure de la porte, regard sincère...

A bientôt Marie. Bonne route !
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MessageSujet: Re: Funérailles d'Apolonie - 13 avril 1457   Mer 13 Mai - 10:31

Froncement de sourcils cette fois à l'évocation du soit-disant commanditaire. Parce que oui, l'évocation était transparente pour elle, et oui, elle connaissait bien la personne dont il parlait par images.

Et justement parce qu'elle la connaissait bien, la surprise et l'incompréhension mêlées durent se lire facilement dans les noisettes.

Je n'ai jamais connu par avance le final, de quoi que ce soit d'ailleurs. Sinon certaines choses seraient différentes ou du moins...

Elle haussa les épaules, était-ce si utile de s'appesantir là dessus.Doigts glissant des siens, elle prit place, portière close, nouveau sourire en coin lorsqu'il prit la pose, amusant de le voir ainsi.

L'été sera comme il sera et je le prendrai alors comme tel. Guère le choix.

Merci, bon voyage à vous aussi. Au revoir Capitaine Talus.


Ses yeux se plongèrent dans les siens, bref instant à le sonder, à bientôt avait-il dit. Etait-ce à espérer ou redouter?

A bientôt.


Deux coups au plafond du coche et il s'ébranla en direction du nord. Il y ferait aussi chaud que dans le sud avait-il dit... Elle verrait bien en tant et en heure.
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MessageSujet: Re: Funérailles d'Apolonie - 13 avril 1457   Mer 13 Mai - 12:31

Franchement surprise, elle n'avait pu le dissimuler à l'évocation des épineux....surtout que pas tout le monde pouvait mettre un nom sur cette image...heureusement qu'elle ne sait pas tout...heureusement...

Troisième sourire...oh il est gâté, il n'en voulait qu'un...regard profond...elle s'interroge avant que son attelage s'ébranle en direction du nord....

Coup de sifflet, le canasson bâtard surgit, l'enfourche, rince la plaie et le gosier à l'armagnac...déjà il n'est plus qu'une ombre, chevauchant nonchalamment vers l'ouest, dans le soleil couchant, bouffarde en coin de lèvres entonnant..."Je ne suis qu'un pauvre capitaine de talus solitaire...".
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MessageSujet: Re: Funérailles d'Apolonie - 13 avril 1457   

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Funérailles d'Apolonie - 13 avril 1457
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