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 Aux portes de l'auvergne (24 Octobre...)

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Aiguemarine
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MessageSujet: Aux portes de l'auvergne (24 Octobre...)   Mar 27 Oct - 11:23

Gmat




Il y a trois jours encore, le Cadre Noir avait pénétré les terres auvergnates, contournant le Berry par la Bourgogne.
Une Bourgogne faible certes, mais une Bourgogne désireuse de voir tomber l’Auvergne...


Mercenaires !!!!!
Nous voilà désormais en terres ennemies !
Nous ne sommes qu’une armée détachée de tous et vous comme moi savons que nos chances sont limitées face à un duché tel que celui-là...
Mais ici, nous sommes un groupe soudé, des frères d’armes et chacun sait veiller sur son voisin !
Rappelez-vous les terres brûlantes et fumantes de cadavres Berrichons !!!!!
Ont-ils trouvé une quelconque pitié face à ces braves gens ?!
Alors même si nos jours sont à présent comptés, montrons-leur que nous avons un honneur à défaut d’être reniés de la courtoisie !

! CADRE NOIR !
! POUR LA GLOIRE !


Le lendemain, l’armée de mercenaires était arrivée aux portes de la ville.
Une ville morte, éteinte, dépourvue de toute vie active.....rien.


SOLDATS !
Dirigez-vous vers la ville, mais ne vous ébruitez pas de trop, évitons d’ameuter du monde, cela nous permettra de gagner un maximum de temps...


C’est alors que les sabots des chevaux claquaient sur le dallage de la ville.
Les cavaliers du Cadre Noir se suivaient comme pour une parade de Royauté avec pour destination la mairie de Bourbon... quand bruit sourd retenti suivi de quelques cris...


ATTENTION !!! DES BRIGANDS !!! DES VOLEURS!!!!


Hop hop hop l’alerte était alors lancée ; des cris, des pleurs, des volets et portes qui se claquaient brusquement. Les villageois s’enfermaient dans leur bâtisse...


Drôle de réaction....drôle de village... m'enfin, nous sommes en Auvergne rappelons-le !

CAMARADERIE !?!?
Bande de voleurs que nous sommes ?!
Chargez la mairie sur-le-champ !
Détrônez la ville !
Brisez leur gloire !
AHHHHHHHHHHHHHHHHHH !!!!!!


Le cri lourd des soldats se fit entendre jusqu’à l’autre bout de la ville.
Des coups de talons dans les flancs des étalons et la cavalerie chargea, entrant dans les remparts de Bourbon et pénétrant à cheval même à l’intérieur de la mairie...

Gmat, voleur présent à la tête de l’armée, restait en retrait, les regardant de défouler sur les biens Auvergnats...
Il en descendit même de « Bubuche » son âne de combat afin d’aller se rassasier après ce long périple et se débarbouiller un peu...


- Hey Capitaine ???? Captitaine ???? Gmat ????
- Oula.... On se calme soldat.... Que se passe-t-il ?
- Et bien disons que....heu.... ben....
- Parle l’ami, je n’ai pas de temps à perdre, je vous ai dit de vous servir, alors ne perds pas de temps. Et je ne veux pas régler de chamailleries entre vous pour qui a quoi !!!!
- Oui Capitaine, je veux bien, mais à notre grande surprise, le bourgmestre était dans son bureau, endormi.... On en fait quoi ?
- Hum.... plissant les yeux, laissant entrevoir le fond de ses pupilles noires...
TUEZ-LE !
-Bien Sir !
- ...................................
Attendez !


Le soldat s’arrêta dans sa lancée avant de se retourner vers l’voleur

- Est-ce un maire ou une mairesse ?
- C’est une Dame, Sir
- Hum....... Alors, bâillonnez-la ! On l’emmène avec nous sur Moulins !
Elle poncera nos pourritures et s’occupera de nos breuvages !
Elle sera en charge de ma chambrée ! Une Auvergnate dans mes besoins quotidiens me donnera l’amertume qui accompagne mes journées !
Hum.... je pourrais même par la suite en tirer un bon prix.... héhéhéhé

- Parfait Capitaine !

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Aiguemarine
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MessageSujet: Re: Aux portes de l'auvergne (24 Octobre...)   Mar 27 Oct - 11:24

Celeste.


( Berry quelques jours précédent)

Le Berry avait eut certes des pertes mais les assaillants aussi, dont la Zoko, ce fut un réel plaisir que de combattre cette bande de mercenaires.
Accompagnés de ses comparses et de l’amour de sa vie, elle avait attendu, les ordres et différentes missions. Leurs armes étaient à la disposition de Poilu, homme qui savait respecter les gens et loin d’être un lèche-bottes, cela changeait des dirigeants du BA.

Elle était sur les remparts à protéger la ville, le manque d’inaction leur pesait à tous.Les ordres étant les ordres, ils ne bougèrent pendant plusieurs jours assurant la sécurité.
Ils se reliaient sur les remparts, la nuit tombait lentement, aux côtés d’Aet, tous deux échangeaient sur l’avenir, un corbeau virevoltait dans le crépuscule, de prime abord, elle ne lui prêta aucune attention. Un homme non loin d’eux tentait de l’intercepter,
* une missive disait-il*, c’est alors qu’elle eut un long frémissement, elle se rua sur la petite bête, plus de doute, * laissez, cette missive est pour moi*.

Main fébrile délivrant le corbeau de son message, regard vide d’émotions parcourant les quelques lignes, petit soupir. Il était non loin, une mission suicide, un au revoir si …
Battements de cœur qui s’accélèrent, le passé ressurgit quand on s’y attend le moins, la missive se froisse dans sa main, son regard se pose sur la silhouette blanche tant aimé.
Dilemme ! Choix ! Le cœur à ses raisons, certes mais sa raison, lui dictait qu’elle devait être auprès de lui dans cet ultime instant. Il ne voulut pas comprendre, c’est les bras croisées et la mâchoire crispée, figée comme une statue, qu’il la laissa prendre la route, au risque de ne jamais la revoir, au risque de ne plus jamais mais … ils savaient tous deux que où qu’ils soient, ils seraient ensemble toujours, la distance n’est rien.
Armes et paquetage prêt, elle se faufila au travers le Berry est passa les armées ennemies avec moult ruses.


( le BA, Bourbon, retour aux sources)


Elle détestait ce Duché d’arriviste, de pervertis, de faux semblants, et pourtant c’est bien à Bourbon qu’elle rejoignait son ancien comparse.
Que de chemins parcourus, que d’aventures et mésaventures, c’est ici, que s’était terminée leur péripétie, le lien qui autrefois les liait tous deux. Après toutes ces années, elle revenait pour être auprès de lui une dernière fois.

Nulles balivernes ou vils flatteries, ils se connaissaient, elle savait, elle le suivrait par delà l’anathème même.
Les ordres furent simples, montrer à ce peuple ce que veut dire l’honneur.
Ils entrèrent à Bourbon, déjà des cris retentirent et nombres de sobriquets.
Eux, Brigands ??? Voleurs ??? Ressemblaient-ils à ceux qui régnaient en leur duché pour être ainsi confondus ???? Probablement.

Aussi se répandirent-ils tel un nuage de poussière sur Bourbon qui ne fut pas long à prendre, aucune résistance pour se divertir, rien. Elle guida sa monture au travers le village, regardant ci et là, les villageois apeurés.


Nous ne sommes pas de vos soldats ! Nous ne tuons ni femmes, ni enfants, aucun sang d’innocents ne coulent sur nos lames. Vaquer braves gens, vous êtes en sécurité !

Elle rejoignit Mat, non loin, regard et sourire entendus.

Un divertissement Cap’tain, petite rire amusé, clin d’œil complice.

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Aiguemarine
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MessageSujet: Re: Aux portes de l'auvergne (24 Octobre...)   Mar 27 Oct - 11:25

Ecustiod


Des jours et des jours de marche, de la campagne à perte de vue et des villes traversés de loin. Voila leur quotidien, le Berry était en mauvaise posture et il fallait se faire discret, ravaler sa fierté et se préparer. Se préparer oui, mais à quoi? On ne disait pas grand chose aux hommes de la troupe, si ce n'est de marcher, encore.

Finalement un beau matin, ou frais matin plutôt vu la période, une ville en vue, des remparts, peut être la fin? Les ordres tombent, leur commandant leur donne du courage. C'est nécessaire, le cœur n'y était pas ces derniers jours, ni la paye.

Citation :

-Dirigez-vous vers la ville, mais ne vous ébruitez pas de trop, évitons d’ameuter du monde, cela nous permettra de gagner un maximum de temps...

Ecustiod n'est pas le meilleur des hommes de la troupe mais si la force n'est pas son point fort, la discrétion l'est déjà plus. Au moins une qualité qui lui sera utile ce soir.

Première campagne pour lui, il regarde si son amie est dans le coin, si elle va bien et suit toujours. Pas de soucis elle est là. Ils approchent, tous, pas de réaction, le jeune homme n' a pas une grande expérience de la guerre mais l'absence de guet le laisse perplexe, et puis finalement, si, l'alarme est donnée et la surprise.

Alors qu'Ecustiod pense qu'il va falloir se battre, l'alerte a l'effet inverse, personne ne se précipite pour se battre, tout le monde se sauve. Gmat presse le pas, prudent. Un coup de talon sur les flancs et le cheval accélère. Le paysage défile plus rapidement, les portes sont ouvertes, personnes ne les garde, personne ne s'est approché pour les fermer ou essayer, dans les rues, pas âme qui vivent, les volets sont clos et les lumières éteintes. Qu'est ce que c'est que cette guerre...

La mairie en face, là encore personne, les quelques miliciens et maréchaux ont fuit devant la cavalerie chargeant; Un peu trop d'ailleurs, le bâtiment devient une écurie plutôt qu'une mairie. Tant pis. La ville est prise, victoire sans gloire, mais victoire quand même. Un petit coup d'oeil vers leur commandant.


C'est toujours aussi simple avec vous commandant ou c'est les auvergnats qui ne savent pas se battre ?

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MessageSujet: Re: Aux portes de l'auvergne (24 Octobre...)   Mar 27 Oct - 11:27

Giovanni666


Giovanni avait suivit son fiston Gmat et sa belle fille Grenat pour faire la guerre contre l'Auvergne bien que le maire de Troyes lui avait dit qu'il n'avait aucune chance de survivre. Il rigola à sa parole, ils étaient maintenant en territoire ennemi. Giovanni n'avait plus rien à perdre et peur de rien. Il tuerait si il devait tuer. Il y avait un beau couple dans leur armée peut être plus mais il savait pas qu'il y avait exactement. Le beau couple c'est Grenat sa belle fille avec son fiston Gmat.

Ou sont les ennemis? demanda-t-il.

Je n'en vois aucun.

Voyant que la maire était assommé. Il rigola doucement.

Dommage que ça soit une dame, j'aurai bien voulu étriper un homme tient.

Giovanni était avant un homme honnête mais il en avait marre de Troyes qui était en Champagne, de tous les ragots qu'on disait sur lui, il irait faire sa vengeance un jour et tuerais ceux qui lui avait dit du mal sur lui. Il avait prit dans les caves des tavernes, des fus de bière pour boire à leur première victoire

Venez ici amis. Venez boire à noter première victoire contre l'Auvergne.

Giovanni sourit doucement et prit une chope et la but doucement.
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MessageSujet: Re: Aux portes de l'auvergne (24 Octobre...)   Mar 27 Oct - 11:28

Androlyne


Mairie de Bourbon


Avec la guerre contre le Berry qui fait râge aux portes de la ville, Androlyne et Thibantik doivent prendre des mesures de sécurité demandées par le Duché.

Thibantik est appelée en renfort à Montluçon et des groupes de maréchaux supplémentaires doivent assurer la défense du village.

Elle sait que Balian, son père, maintient l'alerte avec son groupe d'anciens, ce qui la rassure un peu mais l'inquiétude la gagne à mesure que la journée avance et que les rumeurs d'armée de bandits approchant se précisent.

Elle fait appeler sa fille et son fidèle valet Barnabé et s'adresse à ce dernier en premier


Barnabé, les nouvelles ne sont pas rassurantes, la guerre arrive à nos portes, renvoie tout le personnel de la mairie chez lui en famille et que personne ne vienne avant de recevoir un contre-ordre de ma part.

Kénane ma chérie, te savoir en vadrouille toute la journée m'inquiète, je veux que tu restes avec Barnabé et que tu ne le quittes pas d'une semelle.
Tu as bien compris, cette décision est non discutable, il y a trop de danger qui rode aux alentours


Androlyne serre sa fille dans ses bras et la regarde partir avec Barnabé le coeur lourd, mais pour sa sécurité, elle sait que c'est la meilleure solution.

Elle se remet à son bureau et continue à lire le courrier et y répondre en guettant les bruits, se souvenant de ce fou qui l'avait poignardé dans son bureau un soir .... bercée par le silence environnant, la mairesse s'endort ....


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MessageSujet: Re: Aux portes de l'auvergne (24 Octobre...)   Mar 27 Oct - 11:31

Nectaryne


des jours et des jours de marche aux cotés d'escu. le visage plein de pousiere le corps completement fourbu, mangeant que du mais, c'est dans un piteuse etat que nectaryne arrive bourdon. mais la fierté la fait tenir l'envie de faire plier cette mairie, pour venger, lui donne la force d'avancer.
l'armée avance doucement , en silence pas un bruit ne sort des rangs, on entend que les bruit des sabots.
enfin, enfin apres avoir vu que des champs a perte de vu, des remparts sortent de terre devant ses yeux. son coeur bat, elle sert son epée un peu plus fort. regarde a coté d'elle, croise le regard d'escu lui faisant signe que tout va bien. en position elle attend les ordres d'attaque.

le commandant hurle les ordres donnant du courage aux soldats, un peu décourager par tant de marche et épuisés de fatigue.
attendre attendre encore, attendre l heure de l'attaque.... les minutes, les secondes sont longues tres longues. puis..... la surprise... pas de garde pas de maire pas de defense. une prise de mairie sans bataille.

nectaryne lance un regard inquiet a son ami.


ben tu vois escu c'est tres facile finalement une prise de mairie

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MessageSujet: Re: Aux portes de l'auvergne (24 Octobre...)   Mar 27 Oct - 11:37

Grenat


[ Plusieurs jours avant au Berry]

Elle avait parcouru les routes du royaume depuis un moment, apprenant tardivement que ses terres en Artois étaient menacés par les royalistes, trois duchés contre un, que des laches qui les dirigaient évidement. Elle se dirigeait vers l' Artois prête à prendre les armes et défendre ses terres ainsi que celles de son suzerain lorsque son ami lui dit se passa en Berry.

La jeune femme prit la direction du Berry, elle avait déjà prit les armes par le passé et combattu les Lucioles ainsi qu'une armée franche venant du BA, de vils traitres, sans remords ses hommes avaient tués des civils en Berry, la jeune femme se rappellait que trop bien cette époque, elle était l'épouse d'un Vicomte Bérrichon au moment des faits, depuis son mari était mort, paix à son âme comme on disait.

Arriver au Berry sans encombre, elle avait donner des ordres à sa suite, ses hommes et elle même avait rejoint les rangs de Gmat, plusieurs jours a garder la ville contre l'invasion de ses étrangers, pilleurs et badits qui portaient les couleurs de l' ADC.

La jeune femme avait fait aiguiser son épée, s'était procurer une hache au cas ou, fallait jamais être trop prudent de nos jours. Ses armes prêtent, son armure prête également, manquait plus que l'alarme soit sonner et hop tout commencerait.

Enfin l'ordre de marche fut donner, sous sa robe de voyage elle avait mit une cotte de mailles, toujours le même paysage, des champs... Des soupirs de consternation s'échapper des lèvres de la jeune femme, elle était pleine de poussière et rêvait enfin d'arriver en vile et de prendre un bain pour se nettoyer et être présentable...


[ Bourbon et ses alentours ]

Encore et toujours des champs, de la poussière.. Enfin le regard d'émeraude se posa sur ce qui semblait être des remparts, dans peu de temps ils entreraient en ville. Durant tout le voyage les routes avaient peu fréquenter, les campagnes étaient désertent les hommes étaient partit en guerre contre le Berry...

Ils entrèrent, l'acceuil laissa à désirer, on les traiter de bandits ou de voleurs elle ne pu s'empêcher de faire une remarque.


Tient donc c'est nous les voleurs et les pilleurs, c'est l'hospice qui se moque de la charité en plus. Lorsque ces auvergnats sont venu aux côtés des lucioles y a quelques années pillés le Berry là ils fesaient les fier et trouver cela normal. A présent que le Berry vient à eux ils nous insultes, du grand n'importe quoi.

Elle continua de suivre la troupe, elle était proche du Capitaine sa monture non loin de la sienne, elle souria en entendant Escudio.

Citation :
C'est toujours aussi simple avec vous commandant ou c'est les auvergnats qui ne savent pas se battre ?

Faut croire l'ami qu'ils savent pas se battre quand on vient chez eux.

Les hommes s'occupaient de la mairie, du regard elle chercha une auberge, en trouva une, son regard croisa, elle descendit de cheval avec l'aide d'un des soldats, s'approcha de lui et lui murmura:

Je vais à l'auberge nous prendre une chambre, je t'y attend..

Elle prit la direction de l'auberge, s'arrêta prés de beau papa, lui sourit, tout en venant prendre une choppe avec lui.

Santé beau papa!
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MessageSujet: Re: Aux portes de l'auvergne (24 Octobre...)   Mar 27 Oct - 11:38

Jimmycassas


[ l'arrivée à Bourbon... balade pittoresque]

Lorsque Jimmycasas d'Aragon, épée à la main aux côtés de sa belle Sandy, entendit enfin le cri de guerre de leur chef :

! CADRE NOIR !
! POUR LA GLOIRE !


il s'était attendu à une forte résistance de la part des bourbonnais...
Mais, tudieu ! Seuls quelques glapissements de chiens fuyant le raffut de l'armée "le Cadre Noir" et quelques hurlements éplorés et cloîtrés à l'intérieur des habitations les avaient accueillis...

Etait-ce là tout l'honneur des habitants de Bourbons ! Ils avaient montré plus de courage à brûler la campagne berrichonne et à prendre Châteauroux... A croire qu'il ne restait ici que lâches, enfants et anciens tremblotants de peur...

Lui qui désirait tant venger la mort de ses pairs et amis, il se retrouvait bien déçu... Il entendit Giovanni rameuter pour aller en tav', il ne se fit pas prier deux fois, que faire d'autre ?
Il prit sa douce par la taille et l'aida à monter sur Rayo...prit les rênes et suivit ses compagnons...


— Viens, ma belle ! Allons fêter tout cela... Et festoyons avant que l'armée du COBA ne se rende compte de son erreur... Vive le berryyyy !!! Vive Gmat !!!!

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MessageSujet: Re: Aux portes de l'auvergne (24 Octobre...)   Mar 27 Oct - 11:40

Yliade


Yliade, debout dans un coin de la rue, les regarda entrer sans grandes difficultés. Elle les scruta tous pendant un instant, et remarqua qu'ils avaient tous l'air surpris. Bien sur, ils étaient entés comme si la porte leur était grande ouverte ! Elle qui avait monté la garde toute la journée du dimanche .. elle cracha pour marquer son dégout et, son fils dans ses bras, s'en alla sans se faire prier, espèrant leur départ de tout coeur.
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MessageSujet: Re: Aux portes de l'auvergne (24 Octobre...)   Mar 27 Oct - 11:41

Giovanni666


Giovanni avait servi une bière à sa belle fille qui la buvait avec lui. Elle resta près de lui ce qui le fit sourire.

Santé à toi ma belle fille chérie.

Vive le Berry. Mort à l'Auvergne.


Giovanni souriait et pris un verre de rhum qu'il faisait lui même. Il le but doucement et était près à se battre quoiqu'il arrivait.
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MessageSujet: Re: Aux portes de l'auvergne (24 Octobre...)   Mar 27 Oct - 11:42

Aiguemarine


Sur les remparts de Bourbon...

Déjà 3 semaines qu'ils étaient là...
3 semaines où, il faut bien l'avouer, ils n'avaient pas fait grand-chose.
La Bourgmestre Androlyne et toute son équipe municipale avaient les choses bien en main. Enfin, ça...c'est ce qu'elle croyait.
Leur groupe était là en renfort, juste au cas où...

La rumeur enfle. Ah ben, non, à ce niveau là, ce n'est, hélas, plus une rumeur, mais une certitude.
Une armée à la solde du Poilu, avec à sa tête un brigand de la pire espèce est aux portes de la ville, depuis la veille. Un nom qui résonne mauvais dans sa tête : Gmat.

Le tocsin résonne dans Bourbon. Nous sommes le dimanche...
Jour de trêve, et de recueil... pour le commun des mortels.
Ce mercenaire sans foi ni loi osera t'il franchir les portes de la ville ?!
Sans nul doûte pour elle. Ces gens là ne respectent rien.
Quoi qu'il en soit, ils seront là encore cette nuit à veiller, faire des rondes afin d'assurer la sécurité du village.
Sauf que... par un concours de circonstances inexplicables et inexpliquées...l'armée "Le cadre Noir" pénétra dans l'enceinte de Bourbon.

Et, c'est impuissante qu'Aiguemarine assiste à ce qui n'aurait jamais dû se produire...


Citation :
Aujourd'hui, en chemin, vous avez croisé Grmy, Jemy, l'armée "Le cadre Noir" dirigée par Gmat, Corentin76, un groupe composé de GuilhaindeDebrinskadeKorighan et de Samarel, Xenonphie, et Rafm.
Aujourd'hui, en chemin, vous avez croisé l'armée "Le cadre Noir" dirigée par Gmat et Constancedesbaux.

Sa main se serre sur le pommeau de son épée.
Une rage sourde s'insinue en elle...
Rapidement, la mairie tombe. Androlyne est délogée...
Tout bascule en quelques heures.
Le pavillon du "cadre Noir" flotte désormais sur Bourbon.
Un goût de déjà vécu lorsque Fauville a pénétré Agen. Long soupir...
La suite des évènements, Aiguemarine ne la connait que trop bien pour l'avoir déjà vécue, ailleurs... Annexion, pillage en règle...

Le constat est amer.
Mais, au fond d'elle-même, Aiguemarine garde espoir. Infime, certes...mais il est là, ancré au plus profond d'elle-même.
Le BA a toujours été solidaire.
Le BA a été meurtri là, humilié.
Mais le BA se battra et se relèvera... comme toujours.

"A vaincre sans péril, l'on triomphe sans gloire".

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MessageSujet: Re: Aux portes de l'auvergne (24 Octobre...)   Mar 27 Oct - 11:43

Androlyne


de la mairie de Bourbon .... sur le dos d'un bandit

Une douce brise lui caresse les cheveux, Androlyne court dans un grand champs de blé.... dans le soleil du printemps ....

Une odeur acre lui arrive aux narines et la fait grimacer... puis une vive lumière .... elle ouvre les yeux et l'horreur de la situation la saisit brutalement.

Elle n'est pas dans un champs de blé ensoleillé mais dans son bureau de la mairie.

Une haute silhouette noire est penchée sur elle, le bras levé et avant qu'elle ait pu faire le moindre mouvement lui assène un coup sur la temps qui la renvoie dans son champs de blé instantanément.

Un gout de sang dans la bouche et une forte douleur à la tête la sort de son étourdissement.
Elle ouvre les yeux et comme dans un brouillard voit des ombres noires tourner autour d'elle en riant.

Elle voudrait crier mais ne peut pas ouvrir la bouche, un chiffon au gout amer l'en empêche, ses bras sont entravés dans son dos par des liens trop serrés.

Passé sa première sensation de peur, une froide colère monte en elle.

Androlyne fixe le premier visage devant elle avec toute la rage qu'elle peut y mettre.

L'homme est sombre, une barbe de plusieurs jours lui mange le visage, sale et émacié.

Il la regarde en ricanant et se retourne vers ses compagnons pour les inviter au spectacle



Venez voir, la dame se réveille .... oh mais c'est qu'elle n'a pas l'air commode la bourgmestre ....

Alors ma pt'tite dame, la sieste était bonne


Elle s'attend à ce qu'il ponctue sa phrase d'un rire gras et tonitruant, mais il ne fait qu'un petit gloussement discret que ses camarades reprennent en s'approchant d'elle.

Malgré l'encerclement de toutes ses paires d'yeux ennemis et scrutateurs, elle essaye de garder toute sa colère transparaitre mais la peur la reprend.....

il ne faut pas ... il ne faut pas qu'ils voient que tu as peur .... se répète-t-elle dans sa tête en tentant de chercher une issue à cette situation humiliante.

Des bottes claquent bruyamment et font se retourner tous ses spectateurs, et une voix qui lui glace le sang s'élève de derrière la troupe.


Alors où est donc ma nouvelle femme de chambre,

vous ne l'avez pas trop abimée, parce qu'elle va avoir du boulot avec toute nos bottes à décrotter

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MessageSujet: Re: Aux portes de l'auvergne (24 Octobre...)   Mar 27 Oct - 11:46

Althiof


Bourbon, sur les remparts, la veille.


Depuis combien de temps étaient-ils à Bourbon déjà ? Plus de deux semaines en tout cas et pendant ce temps ils n'avaient défendu que deux malheureuses journées. Les journées pouvaient sembler longues sur les remparts mais il avait de quoi faire et sa journée était bien reglée. Elle commençait littéralement aux aurores quand les premiers rayons de soleil venaient éclairer la ville aux abords de la grande porte. Un rapport de douane qu'il faisait pour aider son amie Androlyne, rapidement envoyé à Clermont avant de prendre des nouvelles du front situé à quelques lieux de là autour des murailles de Bourges et Chateauroux. Et puis ensuite récupérer les ordres auprès de l'Etat Major et trouver une occupation pour la soirée avant de prendre quelques heures de sommeil.

Cela ne le dérangeait pas, il avait l'habitude de patrouiller depuis près de trois ans mais il savait que ce rythme pouvait en user plus d'un. L'attente n'est jamais très bonne surtout quand peu d'informations filtrent. Ce dimanche serait sans doute une journée comme les autres... Il ne pouvait davantage se tromper...

A peine levé, bien avant le champ du coq, il avait été informé de la présence d'une armée là bas au dehors dans la plaine en direction de la Bourgogne, menée par Gmat, bandit bien connu depuis le temps qu'il sévissait. Il avait fait son rapport tachant de noter toutes les informations supplémentaires et qui permettraient d'identifier le nombre de personnes dans cette armée. Selon lui une quizaine... une vingtaine tout au plus. A peine son rapport envoyé avec un mot adressé au prévôt pour prendre les mesures à la hauteur de la situation il se dirigea vers la mairie pour accrocher une note à l'attention des Bourbonnais. Le mot d'ordre : rejoignez les défenses.

La matinée passa bien rapidement et lorsqu'il entendit les cloches il se rappela qu'il était dimanche, jour du seigneur. Les Berrichons oseraient-ils rompre la trêve dominicale pour entrer dans la ville ? Il ne se posa pas la question bien longtemps. Rome... ils devaient s'en moquer comme de leurs premières chausses et il n'était pas question de prendre se risque. Ce soir il serait sur les remparts de toute façon. L'ordre allait tomber, ce ne serait que simple formalité. Mais combien seraient-ils ?

Balian en bon responsable de la sécurité avait contacté le maximum de personnes et alors que la nuit tombait Althiof put constater trois groupes de maréchaux complets, sa lance composée de nobles et une lance de civils. Sans compter les miliciens qui protégeaient la ville. Bien plus de défenseurs que d'attaquants. Etaient-ils pour autant en sécurité ? L'espace d'un isntant il avait douté car si sa lance était lourdement armée il y avait en dehors des chefs maréchaux bon nombre de villageois qui n'avaient pour armes qui pioches et bêches, leur courage et la volonté de protéger leurs familles pour les mener sur les remparts par cette nuit sombre. Mais il se faisait souvent trop de souci. Et puis on l'avait confirmé dans son idée qu'ils étaient suffisament protégés... Les maisons avaient été barricadées et chacun se préparer à affronter l'ennemi.



Bourbon, dans la nuit de dimanche à lundi.


Les personnes les plus aguéries au combat avaient été placées aux abords de la grande porte au nord de la ville. Les heures défilaient et toujours rien. Avaient-ils disparus ou se cachaient-ils pour mieux les surprendre ? La nuit était sombre rendant difficile le travail des sentinelles malgré les torches qui brulaient sur les remparts réchauffant par moment l'atmosphère dans le froid de la nuit. La tension était palpable mais la réponse à ses question ne tarda pas à tomber quand des cris subvinrent de l'intérieur du village. Comment ? Ce ne pouvait... c'étiat impossible... Comment avaient-ils pu rentrer dans l'enceinte. Il sauta de son rempart pour se diriger avec ses comapgnons Nic, Aigue, Kory, Marty, Balian et les autres vers la source des cris et des bruits... la mairie. Ce qui ne laissait guère planer le doute.

Les miliciens avaient disparu sans doute effrayés par des mercenaires et soldats lourdement armés. Mais par où étaient ils passés ? Pour l'heure ils s'étaient regroupés dans une bicoque isolée du village, bien à l'écart des rues d'ordinaires animées et qui avait autrefois été une taverne. Il fallait faire le point rapidement, réunir le plus de monde et prendre une décision. Les cris avaient cessés et les villageois n'avaient plus apperçu d'ennemi dans les rues. Peut-être étaient-ils tous dans la mairie. Il avait fait l'erreur de les sous estimer cela ne se reproduirait plus. Certains patrouillaient peut etre et il faudrait se montrer prudent et appliqués cette fois ci. Ils avaient l'avantage de connaître les moindres recoins de la ville pour se cacher et préparer l'offensive.



Boubon, au coeur de la journée, lorsque la résistance s'organise.


Les missives partirent vers Clermont dans une envolée de pigeons, hiboux et volatils en tout genre. Après un certain flou, l'ordre qu'ils attendaient était tombé : "se révolter" ! Comment aurait-il pu en être autrement. Mais combien seraient-ils ce soir ? Sans doute pas assez. Balian avait encore fait un travail colossal pour faire passer l'information aux villageois malgré la présence de l'ennemi mais certains travaillaient déjà chez eux. La journée avait déjà bien avancé. Ce soir ils sortiraient mais pour quel résultat ? Peu importe ils le devaient pour montrer à leur amie Andro prisonnière dans la mairie que jamais ils ne la laisseraient tomber et que jamais ils ne laisseraient ces Berrichons en paix. Ne pas leur laisser de répis et leur montrer que les Auvergnats savaient se défendre. Et que jamais ils ne les laisseraient profiter tranquillement de leur mairie.

Dans le silence et le calme tout relatif de son lieu de vilégiature du jour Althiof repensait à cette journée et maudissait ce qu'il s'était passé. Ils étaient nombrreux mais bien trop n'avait jamais combattu. Et puis des soldats regroupés et les chefs maréchaux avaient dû gérer leurs comapgnons du jour. Une erreur avaie été commise, une brèche s'était ouverte, un accès coupé de toute surveillance... Où ? Comment ? Quand ? Cela n'avait aucune importance ils n'avaient pas su répartir leur force. La nuit allait bientôt tomber et avec elle les Bourbonnais seraient de sortie et chaque soir ils seraient plus nombreux jusqu'au dernier souffle de ces suppots du Poilu.

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Aiguemarine
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MessageSujet: Re: Aux portes de l'auvergne (24 Octobre...)   Mar 27 Oct - 11:48

Fathertom


Bourbon, la veille.

Il était encore tôt, le soleil pointait à peine son nez à l'horizon et Father Tom sortait de son moulin pour prendre une bonne bouffée d'air matinal, non sans frissonner. Le froid s'était installé et sa journée sur les murailles ne s'annonçait pas des plus chaleureuses.

Après être rentré et avoir ravivé le feu dans l'âtre de la cheminée, il se prépara une bonne collation: son ventre ne devait pas se manifester de la journée par des gargouillements intempestifs aussi lui fallait-il quelque chose qui lui tienne au corps. Machinalement, son regard se porta sur tout ce qui pouvait l'attirer et en particulier les sacs de blé entreposés depuis un certains temps. Il n'avait pas eu l'occasion de s'en occuper dernièrement et ça serait encore le cas aujourd'hui...
Du moins c'est ce qu'il croyait avant d'apercevoir que certains sacs avaient pris l'humidité:


-Nom de D... Qu'est-ce qui s'est passé?

Fort heureusement le blé n'était pas trop abîmé mais il fallait en faire de la farine dès aujourd'hui s'il ne souhaitait pas en perdre. Voila qui modifiait ses plans.

-Tant pis, pensa-t-il, je donnerai un coup de main sur les murailles demain...


________________

Bourbon, le jour même.

Une nouvelle journée mais toujours le même rituel. Une bouffée d'air et un coup d'œil sur le panorama, sur Bourbon et ses alentours. Pourtant, quelque chose d'inhabituel sauta aux yeux du médecin: des cavaliers entraient dans le village et ils ne semblaient pas là pour se promener. L'explication logique à ce spectacle était évidente.

-Bravo, tu trouves le moyen de travailler dans ton moulin le jour où il fallait défendre... De mieux en mieux.

Dans un soupir, il tourna nonchalamment les talons. Pourtant, en dépit de son apparente lassitude, son cerveau fonctionnait déjà à plein régime: il devait se rendre dans le bourg pour en savoir plus, essayer de savoir ce qui était arrivé aux défenseurs de Bourbon et à Androlyne. Après tout, c'est le bourgmestre qui intéresserait ces brigands... elle et piller toutes les richesses.

Sa main s'était saisie de la garde de son épée mais il se ravisa bien vite. Se promener avec une épée au beau milieu d'une troupe ennemie, quelle idée! Pourquoi ne pas sonner le tocsin et annoncer ses envies belliqueuses pendant qu'il y était! Il lui fallait être discret et en apparence inoffensif. Son cabinet recèlerait certainement d'avantage d'objets utiles. Précautionneusement, il sélectionna ses meilleurs outils: principalement des lames courtes et discrètes mais non moins effilées, le genre dont il se servait entre autres pour des saignées. Une à une il les glissa un peu partout dans ses vêtements tout en évitant de se couper quelque chose.

Calmement, il prit le chemin de la sortie mais s'arrêta sur le pas de la porte. Une pensée venait de lui traverser l'esprit: et s'il était repéré? Certes il connaissait les ruelles et les recoins de Bourbon mieux que ces pendards mais le risque était réel... Il lui fallait quelque chose... Quelque chose qui le rendrait insignifiant aux yeux des autres...

Un bref regard aux alentours qui s'arrêta sur une bouteille entamée. Le voila cet alibi! Qui pourrait se méfier d'un ivrogne encore imbibé de la veille! Au pire il risquait quelques coups et de se faire voler son picrate... Picrate qui serait bien meilleur assaisonné!

Father Tom ne put s'empêcher de rire: qui aurait cru qu'il déborderait d'idées à cette heure-ci. Un petit mélange alcool-purgatif calmera les ardeurs des curieux ou des soiffards! Mais peut-être devrait-il en boire pour dissiper les doutes... Au cas où, il dévora une bonne quantité de basilic, cela pourrait lui éviter une bonne diarrhée.

La situation était grave mais il prit la direction du bourg, toujours riant.

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Aiguemarine
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MessageSujet: Re: Aux portes de l'auvergne (24 Octobre...)   Mar 27 Oct - 11:50

Debrinska


Le jour ou l’on surprend le maire au lit et ce qui s’en suit !

Sur les toits et dans le bureau du Maire :¨

Deb et son acolyte « Ellimac » font discrètement irruption par les toits lors de la prise de la Mairie…ramper sur les tuiles vernissées…descendre le long de la façade en s’aidant des aspérités fut chose aisée….les gambissons de cuir aident à la reptation !

D’autres camarades font diversion dans les couloirs et les escaliers de la place…. On se bouscule quelque peu le rares Auvergnats à être rester a leur poste… !
Facile, trop facile…même songe Deb en pénétrant dans la pièce ou se trouve le Maire !

Ellimac et elle voient avec surprise la personne qui occupe le bureau ! Une femme…son camarade exécuteur des basses œuvres s’approche sans bruit, un fin lacet de cuir à la main…
La jeune femme se souvient d’avoir entendu la conversation du Capitaine avec un homme de troupe :


Citation :
- Est-ce un maire ou une mairesse ?
- C’est une Dame, Sir
- Hum....... Alors, bâillonnez-la ! On l’emmène avec nous sur Moulins !
Elle poncera nos pourritures et s’occupera de nos breuvages !
Elle sera en charge de ma chambrée ! Une Auvergnate dans mes besoins quotidiens me donnera l’amertume qui accompagne mes journées !
Hum.... je pourrais même par la suite en tirer un bon prix.... héhéhéhé

- Parfait Capitaine !
-
Alors elle saisit la manche de son camarade et lui fait signe de frapper à la tempe, de ne surtout pas tuer la dame, mais de l’endormir seulement !
Bon prince, mais avec l’incompréhension des âmes très simple le rufian frappe un coup et tend les bras !

La Dame se retourne comme au ralenti. Les yeux agrandis par la peur fixent et impriment à jamais l’image du diable moustachu qui s’apprête à la recevoir entre ses bras !
Bon, il faut dire que ce n’est pas seulement l’image, mais aussi l’odeur de l’homme dont la Mairesse va se souvenir.
Deb soupire à part elle….
Comment convaincre Elli que l’eau n’a jamais tué, personne sauf si c’est l’inquisition qui te l’a fait ingurgité ! Mais, on en est pas là… va falloir demander aux autres hommes de foutre le satané bonhomme dans l’abreuvoir d’une taverne avant de repartir !

Deb se penche sur le corps de la Mairesse. Empêtré dans ses chemises de nuit, ses attifiaux remontés a mi-cuisses dévoilent des jambes fort belles ma foi…que le diable d’Elli lorgne avec envie !
« Pas touche mon vieux, c’est pas du lard pour ta couenne ! Tu pues trop pour une Commère de ce genre. Tu m’aide à la porter dans les appartements que Gmat s’est octroyer et pour le reste ….Interdit ou je te les tranche à vif et te les fais bouffer--- tu me comprends espèce de brute ! »

La jeune femme passe un bâillon sur la bouche rouge , encore de colère, de la responsable de la ville et lui attache les main derrière le dos,,on est jamais trop prudent avec ces donzelles ..la vie dans les guerres et les camps au côté de
Fablitos, el Toro, Libertad pour Lui, le lui appris
Deb veut s’emparer des épaules de la Bourgmestre, mais Elli la charge sur son épaule comme un vulgaire sac de farine et commence à descendre et à enfiler les couloirs à la recherche du logement du Capitaine !

« Toi, mon vieux je vais t’avoir à l’œil »

Dans les appartements du Prince Noir de Saumur :

Elli et elle arrive devant la porte de la chambre du Seigneur de Guerre… elle frappe… elle entend des rires…

La porte s’ouvre devant leur équipage et leur chargement. Sans ménagement, son camarade jette la femme sur un divan.

Les hommes font cercle autour d’elle…. Elli s’approche à nouveau dangereusement, fort cette fois que la camaraderie masculine va jouer en sa faveur…il ricane :

Citation :
Venez voir, la dame se réveille .... oh mais c'est qu'elle n'a pas l'air commode la bourgmestre ....

Alors ma pt'tite dame, la sieste était bonne
!

Le cercle se referme sur la femme…Le sang de deb ne fait qu’un tour, jouant des coudes et de la pointe de sa miséricorde… elle fonce dans le tas obligeant les autres à s’écarter… elle sait trop ce que c’est que d’être la cible de regards concupiscents, de mains qui frôlent pour permettre que l’on traite comme cela une prisonnière…il y a des filles dehors pour ce style d’amusement !

Reculez…gronde-t-elle entre ses dents de manière à n’être entendue que des hommes …pas besoin que la garce ( HRP féminin de garçon au Moyen-Âge) sache qu’une femme est présente en ci-lieux…Reculez ou je vous troue la panse. Sacs à c….es que vous êtes tous. La dame est réservée… elle est au Capitaine Gmat !

A cet instant, des bottes claquent derrière elle ! Deb, le reconnaîtrai entre tous ! Il n’y a que lui pour marcher de cette manière !...Sa voix retentit dans la chambre :

Citation :
Alors où est donc ma nouvelle femme de chambre,

vous ne l'avez pas trop abîmée, parce qu'elle va avoir du boulot avec toutes nos bottes à décrotter

Deb se retourne, heureuse de le voir :
Le Bonjour mon Prince, dit-elle en s’inclinant, voila, votre nouvelle femme de chambre puisqu’il vous plaît de l’appeler ainsi ! Permettez moi de vous présenter Anrdrolyne de Castellane, maire de Bourbon !
Mais je suis certaine qu’elle vous dira mieux que moi qui elle est si vous me permettez de lui enlever ce chiffon qui l’empêche de parler !


Puis elle lui fait signe qu’elle désire lui parler et l’entraîne un peu à l’écart !

« Mylord, je vous prie empêcher les hommes de la troupe de s’approcher des femmes prisonnières….Elles souffrent assez comme cela ! »
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Aiguemarine
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MessageSujet: Re: Aux portes de l'auvergne (24 Octobre...)   Mar 27 Oct - 11:53

Gmat


Le voleur avait pris possession d’une bâtisse d’un conseiller, simple mais bien disposée.
Celle-ci se situé au rez-de-chaussée d’une vieille tour surplombant la mairie.


Les soldats avaient profité de la journée pour se rassasier de bières et de prunes, de viandes et de poissons...
Ils en avaient bien besoin. Même si chacun d’eux en restait étonné de la facilité à contourner la garde auvergnate, le parcours à travers champs n’en restait pas des moins fatigant. Ne rien voir à perte de vu durant des jours entiers, fouler des terres étrangères sans même savoir pourquoi on est là, pour qui on se bat ou même dans quel but ?!
Le moral des troupes ne devait pas flancher ...


Profitez mes amis ! Festoyez dans les ruelles, mais ne vous éloignez pas de trop, n’oublions pas que cette gloire ne sera infinie...

Il entra dans sa chambrée, retirant armes et parures afin de profiter d’un point d’eau pour enlever la crasse qui le dominait depuis des mois.



[ Dans la même journée, quelques heures plus tard ]



Du bruit se fit entendre aux abords de la bâtisse, un semblant de surexcitation masculine raisonnait au-dehors.
Le voleur renfila alors son habillage noir et encore humide de sueur puis sorti de sa masure.
L’attroupement des hommes le laissait curieux à entendre


Citation :
Venez voir, la dame se réveille .... oh, mais c'est qu'elle n'a pas l'air commode la bourgmestre ....

Alors ma pt'tite dame, la sieste était bonne !

La bourgmestre était donc arrivée ?
Hum... je comprends mieux le plaisir des hommes du Cadre Noir...
Il ne leur manquait plus que ça pour se divertir...


Citation :
Reculez !! ou je vous troue la panse. Sacs à c….es que vous êtes tous. La dame est réservée… elle est au Capitaine Gmat !

Mouarf ! un grognement d’une donzelle loin d’être des plus bégueules calma un peu l’ambiance...
Gmat s’avança à la perception de son nom.


Plait-il ?
Dois-je croire que vous m’aviez ramené mon gain ?


Tous les yeux se tournèrent vers celui-ci

« Alors où est donc ma nouvelle femme de chambre,

vous ne l'avez pas trop abîmée, parce qu'elle va avoir du boulot avec toutes nos bottes à décrotter »


La jeune prisonnière leva difficilement les yeux en sa direction, elle semblait complètement abrutie par les événements et laissait apparaître une marque rougeâtre sur sa tempe.

Il déposa alors le regard sur Debrinska


Bonjour ma chère et toutes mes félicitations pour m’avoir ramené cette Dame.... Androlyne de Castellane dites-vous ? Une noble Dame ? Mouarf, j’adore ça !
Ôtez-lui se qui lui obstrue la bouche, mais si elle crie de trop, je serais obligé de lui en arracher la langue...


La Damoiselle le prit un peu à part et lui adressa une confidence des plus étonnantes...

Chère Dame ?! Me voilà bien surpris par votre requête...
La trouvez-vous apeurée ? Tant que ça ? Elle est pourtant ici avec les plus beaux hommes d’Auvergne !
Et les pucelles berrichonnes sous les armes ennemies ! Pensez-vous qu’elles sont tranquillement en taverne en train de faire un concours de levé de coude ?!!!
Je serais curieux de savoir si les Auvergnats, les Périgourdins, et toute l’alliance du centre réunie financent des couches à toutes nos Damoiselles ?!

Pour votre plaisir, je ne vais pas la donner à mes hommes....
En revanche, elle restera avec moi jusqu’à ce que j’en décide autrement !


Se retournant alors vers la bourgmestre.

Allez la mettre dans ma chambre s’il vous plait !

Maintenant, allez vous reposer, cette nuit les villageois vont se révolter pour reprendre leurs biens.
Désertez la municipalité et sortez les armes...

Deb’ ! vous aurez votre récompense pour me l’avoir ramené !
500 pièces et une confession....




[ Durant la nuit ]



La révolte sonnait !
Les villageois se révoltèrent comme prévu.

Des bruits sourds venant de la municipalité se faisaient entendre de sa bâtisse.
Espérons simplement qu’il n’y ai pas de soldats du Cadre Noir qui y soient restés... ces paysans les assommeraient à coups de gourdin !

Le cadre noir avait alors perdu la mairie sans même attaquer les assaillants, mais pourquoi cela ? Les actions se dérouleraient comme on l’imaginait?....

Il jeta un oeil à la bourgmestre, recroquevillée dans le coin de la chambre et lui lança un sourire narquois

Et bien chère maire ?! On dirait que vos amis suivent nos projets

Profitez-en pour vous nettoyez, faites comme chez vous ici ! héhéhé même si vous êtes chez moi !


Dit-il en éclatant de rire


Citation :
27-10-2009 04:09 : La mairie a été saccagée. Vous avez été destitué.

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Aiguemarine
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MessageSujet: Re: Aux portes de l'auvergne (24 Octobre...)   Mar 27 Oct - 11:56

Androlyne

Dans une chambre inconnue avec un bandit ...

L’odeur acre de sueurs et de poussière s’était imprégnée en elle et elle faisait un effort pour contenir la nausée qui lui venait.

L’homme qui venait d’entrer suscitait indéniablement le respect de sa troupe car le silence fut immédiat et à la surprise d’Androlyne, ce fut une voix de femme qui le brisa :


Citation :

Le Bonjour mon Prince,
voila, votre nouvelle femme de chambre puisqu’il vous plaît de l’appeler ainsi ! Permettez moi de vous présenter Anrdrolyne de Castellane, maire de Bourbon !
Mais je suis certaine qu’elle vous dira mieux que moi qui elle est si vous me permettez de lui enlever ce chiffon qui l’empêche de parler !

[i]Androlyne entrevit une lueur d’espoir qu’une femme fasse partie de ses assaillants … mais son espoir fut de courte durée …


Citation :

Bonjour ma chère et toutes mes félicitations pour m’avoir ramené cette Dame.... Androlyne de Castellane dites-vous ? Une noble Dame ? Mouarf, j’adore ça !
Ôtez-lui se qui lui obstrue la bouche, mais si elle crie de trop, je serais obligé de lui en arracher la langue...

La jeune femme lui avait détaché les mains et ôtée le bâillon sans aucune douceur puis avait rejoint le groupe, laissant Androlyne recroquevillée dans un coin de la chambre.

Elle se frottait les poignets endoloris et faisait pression sur sa tempe pour tenter d’enrayer la douleur tout en surveillant les bruits de révolte qui venait de la rue.
Elle priait pour que les valeureux villageois et ceux qui étaient venus de tous les villages alentour pour leur prêter main forte soient épargnés par ses bandits sanguinaires.

Les clameurs de battaille se calmèrent et la peur gagna à nouveau la maire déchue en entendant le bruit des bottes de son tortionnaire se rapprocher.

Son odeur puissante lui arriva en premier et faillit la faire défaillir, mais il ne fallait pas qu’elle lui montre sa peur, il n’aurait pas ce double plaisir de l’asservir et de la terrifier.


Citation :
Et bien chère maire ?! On dirait que vos amis suivent nos projets

Profitez-en pour vous nettoyez, faites comme chez vous ici ! héhéhé même si vous êtes chez moi !

Sa haute silhouette noire secouée d’un rire narquois la toisait et faisait monter en elle une vague de dégoût insupportable

Ne gravez pas tout de suite votre nom sur le mur de la mairie,
vous ne serez pas ici chez vous assez longtemps pour le lire …


lui cracha-t-elle avec dédain, tout en se levant pour s’approcher de la table de toilette.

Lui tournant ostensiblement le dos elle entreprit de rafraîchir ses meurtrissures et laver la crasse de son visage, ruminant ce qu’elle pourrait encore lui lancer à la face pour calmer sa rage mais surtout gagner du temps.

Car au fond d’elle-même, elle sentait que cette promiscuité pour l’instant encore cordiale allait bientôt se transformer en affrontement d’asservissement.

Le souvenir du fou qui l’avait poignardé lui revint en pleine figure, mais ce jour là, elle n’avait pas eu le temps d’avoir peur, le coup avait été porté rapidement et sauvagement…. Alors qu’aujourd’hui, le bandit voulait jouer avec elle pour mieux la regarder tomber et la faire plier à ses désirs.


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MessageSujet: Re: Aux portes de l'auvergne (24 Octobre...)   Mar 27 Oct - 12:01

Kory


Bourbon, dimanche 25, en journée.

D’une humeur maussade, tout ce qui pouvait tourner autour d’elle l’énervait, elle n’avait pas grand-chose à faire d’autres qu’à attendre, seul problème, elle s’était levée du pied gauche, donnant des coups de bras et des coups de mains dans chaque objets, chaque parchemins, portes et autres qui se trouvaient sur son chemin, besoin de repos, à n’en point douter, mais cela faisait maintenant plusieurs nuits que le sommeil était difficile à trouver… En manque de sommeil plus cette armée, oui parce qu’en ce dimanche matin, l’on découvrait une armée de Berrichons tête de cochons comme elle disait. Elle n’était pas allée vérifier, mais elle aurait sans doute l’occasion de le faire plus tard. Mais pour l’heure, elle avait l’amer impression de ne pas être utile, depuis qu’elle devait se rendre très régulièrement chez les sœurs, elle avait perdu le goût à certaine chose, heureusement que son époux, ses enfants, son frère Rick, ses amis étaient là pour lui rappeler que finalement ça valait le coup de vivre et de subir ces douloureuses séparations. Sans doute cela qui l’avait rendu de méchante humeur ce dimanche. Elle n’avait pas croisé son époux de la journée, le soir, elle lui avait cependant fait parvenir une courte missive, lui expliquant le pourquoi du comment et qu’elle allait se reposer un court instant avant d’aller patrouiller sur les remparts.

Son court, très court repos passé, elle se leva, banda ce qu’elle devait bander pour éviter les coups d’épée, elle s’approcha d’un coffre et en sortit une tenue, celle d’une maréchale, elle était dans la réserve depuis quelques semaines maintenant, mais elle ne pouvait se résoudre à aller combattre en robe. Elle enfila sa tenue, serra sa ceinture, vérifia le fourreau et son épée, de toute façon si elle cassait, elle en avait encore d’autres en réserve dans le coffre, elle attrapa également son bouclier, là aussi elle en avait plusieurs, celui-là datait de la Bretagne, il y avait fort à parier que quelques coups suffiraient à le transpercer, son épée était plus solide, son frère Kenrui lui avait forgé, l’épée qui avait servi en Bretagne se trouvait maintenant dans le cercueil d’Apolonie.

Elle partit en courant, ses bottes claquaient sur les pavées, il n’y avait presque plus personne dans les rues du village, il y avait bien eu des cris, des hurlements pendant qu’elle se préparait, mais là, plus rien, ils avaient fermé les volets, elle savait son époux fort occupé dans la défense de Bourbon avec Balian, Androlyne et même peut-être Thibantik, même si cette dernière ne se trouvait pas à Bourbon, elle n’avait pas osé le déranger, surtout qu’elle était de mauvaise compagnie. Elle espérait juste qu’il trouve sa missive et qu’il comprenne, sinon elle lui expliquerait sans problème plus tard. Pour l’heure, elle se concentrait et avançait pour rejoindre ses compagnons de lance.


Bourbon nuit du dimanche 25 au lundi 26 Octobre.

C’était certes la trêve, mais Kory se doutait fort bien qu’un brigand ne la respecterait pas, depuis quand un brigand était il respectueux d’Aristote ? Depuis quand une armée ennemie n’attaquait pas un dimanche, il ne fallait pas être devin non plus pour le coup. Déglutissant, elle se tourna vers sa vassale, elle savait que cette dernière avait vécu pareille chose à Agen, après tout n’avait-elle pas été une des premières à le savoir ? Elle soupira en y repensant, un sourire chaleureux à son amie-vassale, se donner du courage, c’était ce qu’il y avait d’essentiel pour le moment. Se tourner et se retourner, les oreilles grandes ouvertes, elle attendait, un cri, un bruit de brindille quelque chose mais rien. Sa main se crispait sur le pommeau de son épée, elle savait qu’elle devait faire attention à elle, sinon Althiof ne lui pardonnerait jamais et elle ne tenait pas à recommencer comme à la Rochelle ou bien en Bretagne, rester près de lui, ne pas le quitter sans le vouloir, pas comme en Bretagne, ne pas le laisser fouiller les cadavres pour la retrouver parce qu’ils s’étaient perdus pendant l’attaque, ne pas taper sur un auvergnat non plus, Apolonie ça avait déjà été de trop, elle grimaça en y repensant, un véritable combat que celui-là et quand il fallut donner des explications à Sallaberry duc du BA à ce moment là… Elle soupira fortement, frottant le sol avec son pied, envoyant un caillou au loin. Qu’est-ce qu’il se passait ? Tendue ? Un peu, drôle d’ambiance que voilà, bien loin les rires du samedi soir avec Aigue, elle était partie, songeant et resongeant à cette drôle de soirée…

La Kory n’était là plus que physiquement, ses pensées étaient tournées quelque part ailleurs, parfois un sourire était visible au gré d’une lueur d’une torche. La façon de s’occuper avec un ramponneau et deux versions, une en couple à se retirer les feuilles, une en quatuor à se rajouter des feuilles, des jeux de mots aussi pourris les uns que les autres. « J’ai dit à Ptit de ne pas sacrifier Nic, mais Rick à la place » disait l’une, « Ah ouais t’as bien fait, Rick pourra toujours faire « chauve qui peut » » répondait l’autres et de rire en rire. « Tiens regarde celui-là il a un drôle de nom, miam » disait l’une, « ah ouais, ça aurait été fort en chocolat si il avait épousé celle-là » répondait l’autre ou bien encore « tu sais je sais où tu peux aller si tu veux me faire un cadeau » ; « ah oui ? » ; « aux galeries lafayotte, c’est nouveau à Paris » ; « Ah ouais, vraiment ? » ; « Y a même un messire Irma » ; « Oohhh ça c’est terrible ! » ; « Je vais y aller » ; « Attends j’viens aussi ! Pis r’garde y a des tarifs de groupe ! A partir de deux on est bien un groupe dans la logique ? » ; « Ouais c’est logique » ; « sinon on amène les enfants on sera encore plus un groupe » ; « ils font des poupées vaudous aussi ! » ; « ah ouais, ils en font en forme de dinde ? » et encore une crise de rire et ce jusqu’à une heure tardive dans la nuit. Les jeunes femmes n’avaient rien bu, pas de taverne, mais elles avaient passé un très bon moment en attendant le retour de leurs époux. Elle aurait voulu l’attendre un peu plus longtemps éveillé, mais elle était tombée de fatigue, elle s’était endormie sur le lit avant même qu’il ne franchisse la porte, il avait du la trouver plus que souriante, riant sans doute dans son sommeil…

Des cris, des bruits la sortir de ses pensées.


Hein quoi ?! Quoi qui s’passe ? On s’fait attaquer ?! Haaaaan nan j’dormais pas !! Promis, juré, craché !!

Elle suivit le pas en se grattant la tête, tâchant d’essayer de comprendre par elle-même et surtout de ne pas montrer que pendant une bonne partie de la garde, elle était occupée avec elle-même et les conneries qu’elle avait pu sortir la veille. Les bruits provenaient de la mairie, il n’y avait plus les miliciens, ils avaient du avoir peur, ou alors il s’était fait prendre par derrière et poignardés. D’ailleurs poignardé dans l’dos on n’crie pas, on n’fait pas d’bruit, c’est l’truc idéal pour tuer sans s’faire avoir, sauf que là pas de corps. Elle n’osait pas quitter le groupe, si elle se retrouvait encore dans un piège, là c’est sur, elle finirait par achever son époux qui devait déjà être très soucieux… Il fallait maintenant repartir, du moins aller voir ailleurs s’ils y étaient. Et Andro dans tout cela ? Elle les entendait déjà les voix de ceux qui ne s’avaient pas autre chose qu’être des moralisateurs, ils ne devaient pas se douter de ce que pouvait vivre la pauvre Andro dans tout cela, la « cheffe » du village.


Lundi 27 Octobre

Après une bonne matinée de repos, elle trouva deux missives pour elle, le cœur battant, elle les ouvrit, pensant que c’était une réponse à sa missive d’hier à son époux, mais non, ce n’était pas grave, la défense était plus urgente. Cela ne la dérangeait et elle ne lui en voulait absolument pas, même mieux elle comprenait, il y a quelques mois, elle se serait sans doute énervée, mais là, elle devenait compréhensible et sage, elle attendrait donc sagement, sans se prendre la tête pour rien, les deux venaient de Balian et avait les mêmes propos, elle éclata de rire, il devait vraiment l’aimer pour lui écrire deux fois. Sauf que tout ceci allait en contradiction avec les ordres de la COBA, l’on pouvait travailler, d’un côté travailler et de l’autre se révolter. Et bien elle se révolterait, dans le pire des cas, elle se prendrait un procès, mais point grave, elle ne pouvait pas se permettre d’attendre encore des heures durant que le prévôt les autorise à se révolter. Ca la fichait un peu mal comme son époux était Grand Prévôt de France, ex-prévôt du duché de nombreuse fois, maréchal depuis presque toujours, douanier aussi, bref… Mais après tout, elle assumerait comme elle avait toujours fait, dans l’pire des cas on lui reprendrait sa Seigneurie, ça c’était un bonus, elle le savait pas comme ceux qui cherchaient par tous les moyens possibles à avoir une couronne sur la tête. Elle voulut également envoyer une missive de félicitations à son vassal Nic qui était nanti depuis quelques jours, mais l’oiseau lui revenait systématiquement dans la tête, pourtant il s’appelait Free cet oiseau de malheur, liberté chez les anglois, mais il voulait rester enfermer, pareil, un petit mot d’amour réconfortant à son époux qui devait s’en vouloir comme la défense avait raté, il s’était époumoné dans les rues pour rater au final, sauf que là aussi, l’oiseau lui était revenu dans la tête, et bien tant pis, elle écrirait plus tard…

Elle se prépara donc pour la révolte, elle rejoignit la zone de rendez-vous… Avant que la nuit ne tombe…


On y va ? Et je sais, je dois rester près de toi, toujours… C’est une promesse.

Et de lui tendre la main et de le regarder dans les yeux, à deux ils sont plus forts, ensemble ils sont forts, séparés, l’on a que trop pu constater qu’il y avait quelques faiblesses…

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Aiguemarine
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MessageSujet: Re: Aux portes de l'auvergne (24 Octobre...)   Mar 27 Oct - 12:04

Celeste.


(Bourbon jour de prise de mairie)

Le tour joué avait fait balle de match !
Les défenseurs en étaient restés sur le séant. La mairie fut prise d’assaut sans aucun heurt.
Trop facile, trop vite et rapide. Un petit corps à corps n’était jamais pour déplaire. Il avait fallu surprendre, c’est ce qu’ils avaient faits. L’affrontement viendrait tôt ou tard.
Certains des comparses s’étaient vautrés en taverne, d’autres s’étaient occupées de la mairie et de sa mairesse. Cohue, brouhaha, voilà qui était pour lui déplaire. Le bruit des rires, des voix résonnaient dans sa tête, venant heurter son esprit. Insupportable ! Le front se bute, la chair se hérisse, la mâchoire se crispe et né le dégout, aversion. L’ouïe de sa douleur se ravive, fuir, chercher l’exutoire. Chercher l’air, le silence, le calme.

Abandonner la mairie, en sortir, chercher refuge, le regard erre sans apercevoir, seul la conscience trouve l’endroit. Se hisser sur un toit, s’y asseoir, s’y fondre, s’incorporer dans la masse, s’oublier. Combattre cet esprit en déroute, qui s’affronte encore et toujours. Retrouver la paix dans le méandre. Allongée sur cet abri de fortune, elle laisse son regard se promener au hasard, à l’affut de toutes informations. Les lances de défenses. Distinguer les visages, les corpulences, de simple villageois aux guerriers aguerris. S’absorber, s’imprégner de ce qui l’entoure, connaître l’ennemi. Oublier le mal qui serpente en sa raison, qui gronde et s’enfonce dans l’inconscience.


( Bourbon, nuit de lundi à mardi)

Vautrée sur son petit sommet, le crépuscule jette un dernier rayon, monte et blanchit déjà les bords de l’horizon. Les villageois, les défenseurs, les assaillants, se sont mués d’ombres. Aux derniers bruits du jour se mêle l’effervescence de la nuit. A ce tableau son âme s’indiffère.
Elle contemple ce village, ces remparts, n’éprouvant rien devant eux. D’un œil indifférent, elle parcourt ce fourmillement.


(Journée de mardi, l’attente .. )


La mairie est reprise comme souhaité par le cap’. Elle est restée sur ce petit toit de fortune, ne l’abandonnant que pour se fondre dans la nuit, le temps d’une ronde ou elle ne fera que rencontrer une ou deux personnes.
Le tour du soleil commence et s’achève peu à peu. Elle est à l’écart, non point des autres, juste d’elle-même. Ne rendant compte qu’au Cap’tain. Lui seul, aura droit au son de sa voix, par de courte phrases formulées sur un ton monocorde. Et de lui seul, elle recevra ses ordres. Son besoin d’isolement, il le connaît, l’accepte. Puisque derrière l’horizon de ses prunelles grises, il est difficile de l’atteindre et de trouver écho en sa raison. Il fait partie des rares qui arrivent à franchir la barrière de son esprit en déroute. Etre là, présente, armes en main, au prix de sa vie, voila, l’accord qui les unit aujourd’hui. Advienne que pourra ..

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MessageSujet: Re: Aux portes de l'auvergne (24 Octobre...)   Mar 27 Oct - 12:07

Gmat


[ pleine révolte Auvergnates, chambre Gmat vs Androlyne ]



Citation :
Ne gravez pas tout de suite votre nom sur le mur de la mairie,
vous ne serez pas ici chez vous assez longtemps pour le lire …

Le voleur se retourna brusquement vers elle après ces quelques mots...
Elle avait de la répartie la donzelle !
Il plissa les yeux et ses pupilles noires brûlaient de haine...
Il se rapprocha de la bougresse, l’empoignant fermement par le bras et lui décrochant une gifle sèche et puissante la faisant tomber à recul sur les fesses...

La pression en lui montait, la haine en sortait...


Ne me manquez jamais de respect !
Est-ce assez compréhensif ainsi ou dois-je encore le démontrer ?!


La bourgmestre chuta, glissant son visage à l’intérieur de ses mains.

Vous êtes ici CHEZ MOI !

Le bruit de la révolte auvergnate qui retentissait dehors faisait d’autant plus monter le stress et la hargne en lui !

Vous vous croyez encore chez vous ici ? !!!!!
N’oubliez pas qui nous sommes ! Loin d’être auvergnat !
Croyez-vous qu’en laissant votre mairie à vos villageois vous en gagnez la bataille ?!!!!
Détrompez-vous jeune luronne !

Nous avons le contrôle de la ville ! Nous contrôlons tout de cette ville !
Et si cela ne vous convint pas, je vais vous le prouver!!!!
!

D’un coup de pied il ouvrit sa porte et criant à grande voix dans la rue...

Soldat !
Cavaliers du Cadre Noir !!!!
Encerclez-moi cette ville !
Coupons-leur tout accès direct à l’Auvergne !
Ils se croient chez eux ces paysans ! Montrons-leur qu’ils n’en restent que nos invités !
À cheval ! En monture !
Isolons Bourbon et donnons-lui le plaisir d’une ville Franche !


Il se retourna alors vers l’intérieur de la bâtisse, y voyant au fond de la pièce la mairesse bouche bée, sans voix...

Alors ma chère ?
Je vais vous montrer que vous n’êtes pas la seule à avoir de la répartie !
Tremblez ! tremblez ! tremblez !
Les créatures faibles et décevantes que nous sommes, que vous êtes ! vont se rencontrer ce soir !


Il en claqua la porte l’enfermant alors à l’intérieur et alla chercher « Bubuche » son âne de combat afin de le préparer à tenir les frontières !
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MessageSujet: Re: Aux portes de l'auvergne (24 Octobre...)   Jeu 29 Oct - 13:09

Androlyne


Toujours dans une chambre inconnue ....

Avant même qu'elle ne le sente arriver, le chef des bandits avait fondu sur elle, lui avait empoigner le bras violemment et lui assena une gifle si forte qu'elle en tomba sur son séant quelques mètres plus loin.

La soudaineté du coup avait surprise Androlyne, mais elle avait eu le temps de voir le regard empli de haine la transpercer.

Et cette voix mauvaise, hargneuse ...


Citation :
Ne me manquez jamais de respect !
Est-ce assez compréhensif ainsi ou dois-je encore le démontrer ?!
Vous êtes ici CHEZ MOI !
Vous vous croyez encore chez vous ici ? !!!!!
N’oubliez pas qui nous sommes ! Loin d’être auvergnat !
Croyez-vous qu’en laissant votre mairie à vos villageois vous en gagnez la bataille ?!!!!
Détrompez-vous jeune luronne !
Nous avons le contrôle de la ville ! Nous contrôlons tout de cette ville !
Et si cela ne vous convint pas, je vais vous le prouver!!!!!

La tête dans les mains, elle essayait de calmer les tremblements qui l'avaient saisie et la sourde colère qui la consumait.

Mais pour qui se prenait-il ce bandit de grand chemin, est-ce qu'il se croyait au dessus des lois ?
Elle connait trop bien ses villageois pour savoir qu'ils ne se laisseront pas impressionner par une horde de pillards sans foi ni loi.

Les bruits qui lui parvenaient de la rue en était bien le signe... jamais les Bourbonnais ne laisseront leur village aux mains de ces ... racailles ...

La haine qu'elle ressentait à l'instant la ferait presque devenir grossière.

Il venait de donner un violent coup dans la porte, elle sursauta... allait-il chercher des renforts ou partait-il en découdre avec les villageois ?

Elle releva la tête pour le regarder gesticuler et hurler à l'intention de ses hommes ... mais elle sentait bien que ce spectacle n'était destinée qu'à la faire trembler... ce qu'il lui confirma ....



Citation :
Alors ma chère ?
Je vais vous montrer que vous n’êtes pas la seule à avoir de la répartie !
Tremblez ! tremblez ! tremblez !
Les créatures faibles et décevantes que nous sommes, que vous êtes ! vont se rencontrer ce soir !

Sa dernière phrase pleine de sombres promesses lui fit froid dans le dos et elle se recroquevilla sur elle-même et sursauta encore quand la porte claqua brutalement et que la clé tourna dans la serrure.

Il fallait qu'elle se reprenne, qu'elle s'échappe ....

Encore étourdie par la gifle, Androlyne se leva péniblement et s'approcha de la fenêtre et là, elle crut défaillir... se retenant au rebord et elle vit toute l'horreur de sa situation...

Elle se trouvait dans la tour près de la mairie, qu'elle apercevait de loin et tout autour il régnait une grande agitation.

Elle soupira en levant les yeux au ciel; implorant Aristote de venir en aide à son village qu'elle aimait tant qu'il protège les habitants.

De loin dans l'ombre elle aperçut une silhouette qui lui sembla familière, mais hélas hors de portée de sa voix.... L'homme avançait d'un pas lourd une bouteille à la main ... mais à qui lui faisait-il penser ....

De l'autre côté de la rue un bruit de cavalcade se rapprochait, elle frémit.

Il fallait qu'elle se tienne prête, si il revenait avec des comparses, elle n'aurait aucune chance... mais seul... elle avait appris à se battre à la maréchaussée, et elle n'était pas si empotée, même les jambes entravées par sa lourde jupe.

Elle reprit courage et se prit même à espérer qu'il revenait déjà et qu'à la faveur d'un moment d'inattention, elle pourrait lui asséner un coup de genou bien placé .... un pâle sourire se dessinait sur ses lèvres


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MessageSujet: Re: Aux portes de l'auvergne (24 Octobre...)   Jeu 29 Oct - 13:10

Althiof


Bourbon, dans la nuit de lundi à mardi.


Toutes la journée ils avaient attendu, cachés et tapis dans l'ombre, laissant penser que le village était désert mais même si'l ne l'avait jusqu'à présent que croiser il connaissait Gmat de réputation et il savait très bien ce qu'il allait se passer. Rien n'est plus facile remonté qu'un paysan qui défend ce qu'il a de plus cher et qui à part le courage n'a pas grand chose à brandir. Les plus valeureux ne sont souvent pas les plus grassements payés... rarement même. Cela ne remplace par une armée de soldats bien entrainés et lourdement armés même pour une révolte de mairie c'est au moins aussi efficace. Et le nombre remplace souvent les qualités de combat. Heureusement ils étaient quelques personnes bien armées avec lui. Ses vassaux, Aigue, Nic et Marty, Balian, le roy déchu, sa belle Kory qui ne s'éloignait jamais beaucoup et d'uatres villageois qu'il apprenait à connaître. Dans l'adversité les liens se créent et les gens se rapprochent. Enfin ceux qui descendent de leur tour d'ivoire pour défendre leurs terres.

Ils avaient parlé stratégie mais ils ignoraient combien ils seraient. Qu'importe ils devaient se séparer pour faire plusieurs fronts et obliger l'enemi à se séparer. Balian avait fait transmettre par réseau secret bon nombre de courriers. Nombre de Bourbonnais cachés ailleurs seraient là. Il essayait de coordonner les forces. Il n'avait guère de notions de stratégies mais il avait étudié les rudiments. Il aurait presque sourit à la remarque d'Aigue si elle n'avait pas été au plus haut point inquiétée par cet état de fait...


- Bon clairement si on prend la mairie, le plus vieux c'est Nic donc le fauteuil lui reviend. Qui sait combien nous serons mais nous sommes les plus lourdement armés et les plus aguéris au combat. Quoi qu'il arrive il faut rester ensemble et percer jusqu'au bureau du maire.

Surtout n'hésitez pas à tuer ! Pas de pitié pour les suppots du félon poilu. Qu'ils tatent tous le froid de nos lames. Qu'ils se sentent pris au piège comme des lapins dans un terrier.


A la tombée de la nuit le signal fut donné. Des corps retentirent et ils se lanèrent à l'assaut de la mairie. La nuit était presque aussi noire que la précédente. Et pas franchement plus rassurante mais cette fois c'étaient eux qui attaquaient et leur objectif était clair. Kory était toujours non loin de lui. Il lui avait juste fait un clin d'oeil pour lui répondre et avait tenu sa main pour la rassurer. Il savait que les révoltes de mairie étaient rarement sanglantes mais s'il croisait un de ces vils Bérrichons son sang ne ferait qu'un tour et il se jetterait sur eux. Il avait été meurtri dans son âme de maréchal de voir ainsi une ville du duché tomber et même s'il n'avait guère d'illusion sur l'état dans laquelle il la récupèrerait, pas un jour de plus ils ne pourraient y séjourner.

Des flots de villageois arrivèrent de toutes les directions et s'il avait cru un moment qu'ils pourraient être trop peu nombreux, cela lui donna un coup de fouet supplémentaire. Rapidement ils pénétrèrent dans la mairie par les portes de devant et de derrière. Mais quelque chose clochait... Les ennemis étaient certes peu nombreux d'après les informations mais la mairie n'était pas grande et ils n'en avaient pas croisés. C'était presque aussi rapide que d'avoir perdu la mairie. Nictail se retrouva à la mairie. Les villageois gardaient les portes et après avoir fait le tour pour vérifier il constata que la mairie était vide. Pas de Berrichons et pas d'Androlyne surtout...

Il fut rapidement informé par certains villageois effrayés. Ils aveient vu l'ennemi s'enfuir. S'enfuir... il en doutait. Courir prévenir c'était plus que probable car la mairie avait été laissée vide et les Berrichons se terraient autre part. La raison il la connaissait... il la devinait... la suite logique d'une prise de mairie par une armée mais il préféra se taire. Que savaient les paysans des affaires politiques de toute façon. Il ne servait à rien de les effrayer davantage et cela n'aurait guère d'influence sur leur vie. Il retourna dans la mairie, pour être là au cas où et fit un rapide bilan pour la prévôté. Il était très tard... ou très tôt selon comment on voit les choses. Dans deux ou trois heures le soleil pointerait le bout de son nez et une longue journée se profilaient à l'horizon car maintenant ils ne pouvaient qu'attendre.

Il s'endormit assis contre un mur mais comme la nuit précédente il dorma à peine quelques minutes... un sommeil par alternance fortement perturbé....



Bourbon, au coeur de la journée.


Lorsqu'il se réveilla il ne put que constater ce qu'il avait pensé la veille. Les drapeaux auvergnats ne flottaient plus sur Bourbon. Ils étaient désormais isolé du duché, enfin plutôt du conseil car les mines étaient toujours accessibles. Combien de villageois s'appercevraient de la différence ? Beaucoup reprendraient leur vie comme si de rien n'était alors que l'ennemi était toujours là, quelque part, aux aguets et sans doute plus fort que la veille.

Ils étaient coupés du duché mais à voir les pigeons qui arrivaient même les communications étaient coupées. Pourtant la situation était on ne peut plus clair... "Bourbon est ville franche, Nictail est maire. Que fait-on aujourd'hui ?" Cela ne semblait pourtant pas bien sorcier. Balian toujours aussi efficace et aidé de Fathertom avaient fait passé le mot d'attendre et de ne pas suivre le meneur. Il n'y avait pas de milicien et pas de maréchaussée. Il n'y avait plus grand à protéger de toute façon. Mais les heures défilaient et toujours rien. Nic avait fini par sombrer d'épuisement dans la mairie après avoir tenté d'y voir clair dans le capharnaüm. Avec Aigue ils avaient passé la journée à faire l'état des lieux, compter et recompter pour voir ce qui avait été pris. Toutes les liquidités bien sûr et le stock mais il y avait peut etre un espoir pour plus tard... La caisse noire de Bourbon que recherchaient tant le Roy Balian ? Non c'était sans doute un mythe mais la prudence d'Androlyne ne l'était pas et au moins une fois cette histoire derrière eux Bourbon pourrait subvenir aux besoins de sa population sans trop d'assistance.

Nic et Aigue resteraient donc à défendre la mairie, quoi qu'il arrive et quoi qu'il se passe. Qui sait si Gmat ne reviendrait pas pour continuer son oeuvre de destruction. Depuis les ordres étaient enfin tomber... ne pas se révolter et ne pas défendre. En d'autres termes y'a plus qu'à attendre que les grands stratèges leur pondent un plan et se bougent pour venir les aider. Ils avaient reçu plusieurs mots de soutien les félicitant pour la reprise de la mairie et ce qu'il restait maintenant c'est l'idée que de toute façon ils sont impuissants et que l'aide va arriver. Mais quand ça peut-être qu'Aristote lui même l'ignore.

Au moins la journée n'était pas complètement pourrie. Quand on a touché le fond soit s'enfonce et on creuse encore soit on essaye de trouver dans ce qui peut l'être des raisons d'espérer. Les nouvelles de Paris et Dijon hier et Bourges aujourd'hui étaient de ce genre. Le félon Poliu était grièvement blessé et acculé dans son château de Bourges et la Bourgogne ne viendrait plus jamais aidé son allié de toujours.

Il était tard très tard et Althiof marchait dans les rues à la recherche d'une activité, enfin autre que celle de garder les rues. Cela il le ferait bénévolement ce soir. Mais comment prendre un travail quand l'ennemi est là quelque part et qu'à tout moment il peut surgir pour changer la donne ? La nuit était tombé et que se passerait-il demain. Ah demain... 28 octobre... Il s'arrêta pour griffoner un mot pour Kory qui avait du rejoindre le couvent pour ce soir. Quelle saveur aurait ce 28ème jour d'octobre. Bien difficile à dire car les cartes n'étaient plus entre leurs mains...

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MessageSujet: Re: Aux portes de l'auvergne (24 Octobre...)   Jeu 29 Oct - 13:11

FatherTom

Bourbon, en pleine révolte.

Father Tom s'était faufilé dans les ruelles étroites de Bourbon pour en savoir plus mais jusqu'à présent les résultats de ses recherches n'avaient pas été des plus probants. Il avait aperçu de nombreuses personnages à la mine patibulaire totalement inconnus au bataillon et c'était un véritable exploit s'il n'avait croisé la route d'aucun d'entre eux jusqu'à présent.

Le grondement des villageois s'était fait entendre et l'affrontement avait fini par se déclencher. Dans un premier temps, il avait regretté de ne pas avoir emporté son épée: qu'espérait-il dans un combat rangé, armé d'une simple bouteille? Mais il s'était vite rendu compte que les brigands ne souhaitaient pas combattre: un homme avait crié d'une voix forte et tous étaient partis dans diverses directions.

Poussé par la curiosité, le médecin s'était dirigé vers la tour d'où était provenu les ordres. Si le chef s'était cantonné là-bas, il était probable d'y trouver des informations utiles. Discrètement, très discrètement, il se faufila entre les maisons, rasant les murs tel un félin jusqu'à atteindre une fenêtre. Petit coup d'œil jeté aux alentours pour vérifier s'il n'y avait personne, il tendit l'oreille dans l'espoir d'y entendre une quelconque conversation mais le silence le plus complet régnait dans la bâtisse. De nouveau, un petit coup d'œil pour être sûr de ne pas être surpris avant de scruter rapidement l'intérieur de la pièce... Il faisait beaucoup trop sombre pour y distinguer quoique ce soit, surtout par des regards furtifs.

Agacé par une journée passée à marcher lentement pour ne pas se faire repérer il abandonna ses désirs de discrétion et finit par y aller plus franchement. Après tout, c'est ce que pouvaient faire certains ivrognes, non?


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MessageSujet: Re: Aux portes de l'auvergne (24 Octobre...)   Jeu 29 Oct - 13:12

Aiguemarine


[ Bourbon - Dans la nuit de lundi à mardi ]

L'attente fût longue... très ou trop longue pour elle.
Patience ne fait pas partie de son vocabulaire.
Pourtant, Aiguemarine, depuis qu'elle est mariée à Nic essaie de s'améliorer.
Elle est le feu, lui, plus posé, est l'eau...
Complémentaires et si différents à la fois.

Tous étaient tombés d'accord sur la stratégie à adopter.
Il leur fallait coûte que coûte récupérer Bourbon. Même si...
Même si ils se doûtaient que la mairie serait bien...vide, et ce, dans tous les sens du terme.

Légère moue pour se mettre d'accord sur qui s'assierait sur le fauteuil succédant à Gmat.
Nic, son âme-soeur avait été désigné à l'unanimité...ou presque.
Pas qu'elle était contre ; s'il le fallait, ils le feraient. Mais ce petit intermède allait sérieusement rallonger leur séjour à Bourbon.

Consignes données.
Ils longèrent les ruelles essayant de se faire les plus discrêts possibles.
La mairie n'était pas éclairée. Bizarre ça. Avait'elle déjà été pillée et désertée ?!
Fort probable connaissant de réputation le loustic qui ne semait que terreur et désolation sur son passage...
Ils forcèrent la porte sans trop de difficultés.


Citation :
27-10-2009 04:09 : Votre révolte a abouti ! Vous étiez un groupe nombreux contre un escadron de gardes.

Long soupir...
C'était comme elle l'avait imaginée, voire pire.
Tout était sens dessus-dessous.
Aiguemarine aida Nictail à faire un peu de rangement. Puis, ils retournèrent se reposer quelques heures...


[ Journée du Mardi ]

Se donner du courage, y retourner.
Affronter ensembles comme ils l'ont toujours fait les épreuves.
Le grenier était presque vide.
Dans sa grande mansuétude, Gmat avait laissé quelques écus, 1 miche de pain, 1 manche...

En fouillant bien, Nic retrouva trace du magot tant de fois convoité par Balian.
Faible sourire... Alors, il disait vrai.
Pas si fou que ça le Roy de Bourbon.
Mais déjà de nombreuses missives affluaient...
Aiguemarine dressa l'inventaire, ce qui fût vite fait, et aida Nic à répondre.
Elle envoya le rapport au Conseil Ducal.
Nul doûte que la solidarité se mettrait en place rapidement...
Mais déjà de nombreux villageois se pressaient pour voir le nouveau Bourgmestre.
Déjà des doléances ?!
Froncement de sourcils. Ils écoutèrent attentivement.


La rectrice ne veut plus me donner de cours à dispenser parce que elle dit que je ne suis plus Bourbonnais !
Je reviens de la foire, ils ne veulent plus me vendre d'animaux ! Pourquoi ?

Le couple se regarda... soucieux.
Et tandis que Nic tentait tant bien que mal de les calmer, Aiguemarine, intriguée, sortit sur le pas de la porte.
Là, à sa grande stupeur, elle découvrit la triste vérité.
Bourbon ... ville franche !
Le plan de Gmat se déroulait à la perfection. Ou presque...
Pillage en règle, passage en ville franche. La prochaine étape était l'annexion. Sauf que... Il ne le ferait pas. Aiguemarine en restait persuadée.

Elle tourna les talons et alla retrouver son époux, lui expliquant la situation.
Après de longues heures de concertation, de tergiversations, la décision était tombée, sans appel...
Et tant pis pour les "bien-pensants" de l'Etat-Major.
Ce soir, quoiqu'il arrive, Aiguemarine & Nic se révolterait... de nouveau...pour le meilleur, ou pour le pire...

Quoique ... Pouvait'il exister pire situation ?!



Dernière édition par Aiguemarine le Jeu 29 Oct - 13:14, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Aux portes de l'auvergne (24 Octobre...)   Jeu 29 Oct - 13:14

Martymcfly


[Bourbon, un dimanche bien particulier]

Blasonner sur des remparts... Si un jour on lui avait dit qu'il s'adonnerait à sa passion devenue métier assis sur un siège de fortune, lançant de temps à autres des regards puis des soupirs en direction du nord-ouest, jamais il ne l'aurait pensé.

Depuis maintenant plusieurs jours, peut-être bien deux semaines même, il était arrivé à Bourbon avec ses voisins de Sarliève. Une nouvelle fois il avait du quitter sa moitié qui devait rentrer à Thiers pour assurer la défense la bas aussi. Ses suzerains l'avaient rejoint et il leur était arrivé de monter sur les remparts, peu souvent cependant. Du coup, le Duc de Billy envoyait son valet travailler à la mine de fer et il passait ses journées à lire ses grimoires, à dessiner des blasons, à tracer des cartes de fiefs, un projet qui aurait bien du mal à voir le jour pour le moment cette fichue carte, tellement les frontières n'étaient pas à jour... Les frontières... elles étaient mouvantes justement... Celle avec le Berry paraissait s'éloigner vers Bourges. Bourges qui semblait de plus en plus proche de Bourbon.

Bien sûr il était passé près de l'église ce matin là, assistant à l'office de Patrocle. Bien sûr il était passé au cimetière, son lieu de pèlerinage, passer saluer la mémoire des disparus. Sa première épouse et ses enfants, ses anciens beaux frères également, de vieux amis... dont il portait aujourd'hui les armes. Villemontée...

Mais ce dimanche n'était pas comme les autres. Les rumeurs les plus folles circulaient dans les allées du marché. Déjà la bourgmestre avait fait remballé toutes les denrées de sa mairie. Les anciens du village faisaient des provisions, plus que d'habitude.

Une armée était aux portes de la ville, venant de Bourgogne. C'était tellement invraisemblable que Marty en avait renversé son pot de guède toulousain quand son valet lui avait appris la nouvelle.


Zut ! Barbelivien, file à la mine de fer aujourd'hui ! Ca t'apprendra !

Plus de bleu pour aujourd'hui... Tant pis. Il fallait sortir de cette auberge où il résidait pour se rendre compte de l'effervescence dans le village. Ce soir, la noblesse présente défendrait les remparts. Kory et Al, Nic et Aigue, et Marty. Leur petit groupe était bien formé et observait la nuit noire à l'extérieur du village. Pas un bruit jusqu'à ce qu'on en entende... dans Bourbon ?? Les défenseurs, nombreux ce soir là, se dévisageaient. Comment avait on pu entrer ?

Androlyne avait été capturé et avait disparue de sa mairie. Les fourbes qui tenaient le village avaient du l'emmener dans une maison, cachée. Peut-être une base arrière, la cache d'un éventuel espion qui leur avait fait découvrir un passage pour entrer sans se faire voir dans Bourbon. Maintenant Bourbon était aux mains de vils faquins qui devaient festoyer des écus auvergnats entreposés dans les caisses de la mairie. Qu'ils profitent ces gredins... Impuissants, les défenseurs ne pouvaient que s'organiser pour une révolte le lendemain.




[Un lundi de résistance]

Rangés les pinceaux.
Rangés les écus.
Sorties les plumes.
Envolés les pigeons.

Direction Clermont où les missives allaient et venaient. A Bourbon, les villageois attendaient les ordres, cherchant toute la journée la bonne parole et Androlyne dans les innombrables masures bourbonnaises. Certains espéraient une possible déclaration du duc régnant, mais rien de cela. Non, la communication avait du mal à passer... Les annonces étaient essentiellement dans le village, avec toujours le même mot d'ordre : Révoltez vous !

Que devait-il faire... Devait-il prendre les armes pour attaquer la mairie ? Ils seraient nombreux ce soir là armés d'épées et de faux, sa présence était-elle vraiment nécessaire ? En début de soirée, ce n'est pas une déclaration ducale mais royale qui le fit se décider. Le duc Georges était devenu félon à la Couronne. Ainsi soit il... et pas de pitié...

Et ce fut chose aisée... Bourbon redevint auvergnate. Ils avaient pu tous entrer dans la mairie et constater les vols : écus et mairesse. On s'en doutait pour les richesses, et on le savait déjà pour Andro. Où pouvait-elle bien être....

Les vils avaient quitté les lieux et Nictail s'affairait déjà à rendre compte des ignominies. Pour sûr qu'il ne dormirait guère...




[Mardi... coupés du monde...]

Nictail et Aiguemarine passaient leur journée à compter et recompter les écus... enfin le peu qu'il devait rester. Lire et relire les lignes de transactions...

C'était une journée où les nouvelles semblaient aller au ralenti. Que se passait-il ? On ne pouvait plus accéder à quoi que ce soit... Les rapports du Tribunal, qui jusque là étaient retranscrit dans les villages, ne se trouvaient plus comme à l'accoutumée, près de la sortie du village. Mais ??

Bourbon était devenue ville franche, l'armée de Gmat était toujours à l'intérieur. Et toujours pas l'ombre d'une armée alliée à l'horizon. Mais que faisait-on pour venir les aider ? Le village ne resterait dans un tel état jamais longtemps, c'était certain, mais depuis deux jours maintenant que l'armée de brigands avait été aperçue non loin de là, les soldats du Bourbonnais-Auvergne ne devraient plus tarder... Sans doute demain une armée amie sera aux portes de la ville. Marty l'espérait, tout comme il espérait qu'à la fin de la semaine Bourbon redevienne pleinement auvergnate.

Sa seule crainte était que la menace s'étende jusqu'à Moulins. Que son Moulins lui paraissait loin... Il prierait ce mardi soir pour Leg, qu'elle ne connaisse pas le même sort que son amie Andro. Et en attendant, Marty préférait se rendre sur les remparts pour observer l'arrivée prochaine d'amis... C'était peut-être ce qu'il y avait de mieux à faire...

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