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 [Archives]La Rencontre {près du Fleuve l'Adour de Tarbes - Chez William Auditore}

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Carmen_Esmée.
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MessageSujet: Re: [Archives]La Rencontre {près du Fleuve l'Adour de Tarbes - Chez William Auditore}   Jeu 1 Juil - 10:13

Carmen_esmee. a écrit:
Carmen, débout face à lui, si près, ne se rendit pas compte tout de suite qu'il était torse nu... Trop concentrée sur ses pensées, tour à tour, son regard se posait sur le sien puis sur ses lèvres. Ces dernières ne se mouvèrent pas aussitôt que sa main imposée sur ses lèvres se retira.
Sa main se posa un court instant sur son torse, son intention était de le faire réagir, ses doigts effleurèrent sa peau, ce n'est qu'à cet instant qu'elle posa ses yeux sur son buste, elle recula d'un pas, horriblement gênée.
William la sermonna, elle avait osé entrer sans frapper dans ce qui devait être sa chambre... Elle détourna alors son regard de lui pour constater qu'elle était effectivement dans le lieu d'intimité de son hôte.
Ses joues s'empourprèrent, elle était à la fois confuse mais aussi gênée de voir un homme a demi nu, elle avait beau se contraindre à regarder ailleurs, ses yeux revenaient régulièrement sur lui... Surtout lorsqu'il s'énerva, Elle eut envie de partir, mais William semblait se calmer... Elle se rapprochait tout de même de la porte par précaution.

Sur un ton plus posé et calme, il lui demanda si elle était sure que ces personnes dans le salon étaient là pour elle. Elle aurait voulu lui crier "ben oui sinon je ne vous demanderez pas de l'aide !" Mais elle se retint, acquiesçant simplement de la tête, afin de rester polie.
Surtout qu'il ajouta qu'il l'appréciait... enfin il l'avoua dans une formule très détournée... Mais qu'importe, elle aimait assez savoir qu'il avait une quelconque affection pour elle, ainsi que les compliments qui lui fit. Elle n'en comprit pas un néanmoins, qu'avait elle volé et à qui ? Elle l'avait assez assailli de question comme cela, elle la lui poserait donc plus tard.

Il allait l'aider à en savoir plus, il continua de s'habiller avant de se diriger vers la porte... Assise sur le lit, elle se rinça l'oeil a son tour... Après tout lui ne s'était pas gêné pour l'épiait au bord du fleuve ! Elle n'avait bien entendu jamais vu d'homme torse nu de sa vie... ils ne courraient pas les couloirs du couvent... Carmen n'était pas indifférente au charme de William, mais elle se défendait de l'apprécier plus qu'un hôte. Sa peau était marqué de quelques cicatrices... d'où venait elle ? De combat comme celui qu'elle avait suivit plus tôt dans la matinée.

Carmen suivit... ou presque ses recommandations... Elle ?! Se tapir dans une pièce attendant qu'un preux chevalier la libère de sa cellule... plutôt agréable comme cellule d'ailleurs. Elle ne resterait pas là à l'attendre et puis quoi encore !
Elle se leva, lui emboitant le pas, elle ferma la porte derrière lui, tourna la clé... patienta un instant...puis elle déverrouilla la porte et l'ouvrit dans le plus grand silence, elle rejoignit sa chambre longeant calmement les murs.
Dans sa chambre elle rassembla ses affaires, les engouffrant sans ménagement dans sa besace, elle glissa sa lame à sa ceinture.

Puis c'est dans le même silence qu'elle rejoignit la chambre de William, comme prévu, elle verrouilla la porte, elle soupira, qu'allait elle pouvoir faire en l'attendant... Elle laissa courir ses doigts sur le mobilier, admira les tapisseries et les divers objets... Elle s'allongea finalement sur le lit, laissant ses jambes pendre en dehors de celui ci... sa besace près d'elle.

Elle priait silencieusement pour que ces deux personnes soient des connaissances de sa mère venant la chercher... quelques minutes plus tard, elle ne tenait déjà plus en place, elle faisait les cent pas dans la pièce... S'attardant tantôt à la porte pour percevoir quelques brides de conversation en vain et tantôt à la fenêtre, réfléchissant déjà à comment elle pourrait s'enfuir par cette issu...

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Carmen_Esmée.
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MessageSujet: Re: [Archives]La Rencontre {près du Fleuve l'Adour de Tarbes - Chez William Auditore}   Jeu 1 Juil - 10:13

--Soeur.Toinette a écrit:



Les deux compères sursautèrent à l'arrivée d'un jeune homme dans le salon, cessant ainsi leurs messes basses.

Heu... mais qu'est-ce que vous faites icelieu vous ? Et vous l'alcoolique, de quel droit vous osez vous inviter ainsi chez nous ?

Où cela l'alcoolique ?


Toinette s'approchait du jeune homme, doucement mais surement. Tandis que la gentille servante rencontrée plutôt les prévenait de l'arrivée de la maitresse de maison, Camillotto et Toinette sourirent ravie... du moins jusqu'à ce que William prenne a part la dite servante.

Heu, vous pouvez lui dire que cela ne sera pas nécessaire et que je me charge de tout, vous voulez bien ?

Comment cela jeune homme tu te charges de tout !? Nous voulons parler aux maitres des lieux, et je doute que par ton jeune age tu le soi !

Toinette n'avait jamais vu le jeune homme de sa vie... Mais Camillotto lui avait eu vent du jeune Auditore, tant pour les combats avec les hommes de son âge tant avec les jeunes femmes !

Toinette enfin à sa hauteur, du se dévisser le cou pour lui faire face,


Jeune homme, je te prierai de laisser les grandes personnes discuter de cette affaire qui ne regarde que nous ! Allons mon fils va donc vaquer à tes occupations d'accord.

Elle lui donna une petite tape sur le buste, comme si elle venait de remercier un animal d'avoir été calme et docile.
Camillotto lui s'approcha, il avait des soupçons sur la colère déjà très prononcée du jeune homme,


Dis moi toi, Tu ne serais pas où l'on pourrait trouver... Relisant une fois de plus le vélin... les lignes se mélangeaient devant ses pauvres yeux... Alors euh... Ah oui Voila, posant son index sur la ligne, Ca'men Esmée !

Car vois tu c'est une petite fugueuse ! Sa famille la recherche activement car elle est parti sans escorte et sans chaperon ! C'est imprudent et intolérable, elle doit être sévèrement puni par ordre de sa famille !


Toinette ajoute, tout en se déplaçant encore dans la maison,

Elle a une quinzaine d'année, les cheveux brun... un marchant à dit qu'elle était vêtu comme un homme, ça ne court pas les rues, Aristote Merci... !

Oh tu sais Toinette le jeune Auditore ne s'intéresse qu'aux jolies femmes me semble t-il,
un regard à William, N'est ce pas mon fils, qu'irais tu faire avec une fille si peu féminine hein ?

Quand bien même elle s'habille tel un homme, elle n'en reste pas moins femme, sa vertu est en péril, allons Camillotto, pressons ! Va donc redemander à la gentille demoiselle de nous conduire à la maitresse des lieux, cette affaire ne regarde point les enfants.

Le sacristain s'exécuta essayant de rejoindre le couloir qu'avait emprunter la servante, il ne se déplaçait pas rapidement avec sa canne.

Toinette revint faire face au garçon
, Tu ne l'aurai pas vu toi ?

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Carmen_Esmée.
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MessageSujet: Re: [Archives]La Rencontre {près du Fleuve l'Adour de Tarbes - Chez William Auditore}   Lun 5 Juil - 9:34

Auditore a écrit:




Les deux vieux pecnos prirent peur de l'arrivée furtive du jeune Auditore. La servante était repartis, et la vieille grosse mégère s'approcha de lui comme une sorcière qui cherchait des misères à quelqu'un. Elle avait un regard... on aurait dit un stupide volatile en quête d'une caresse. Les deux personnages étaient certes des gens du clergé, mais... ils étaient repoussant ! Contrairement à une certaine Princesse, ceux ci étaient laids et probablement puant. Mais c'est certainement le fait de rester enfermer en une église ou un presbytaire qui donne cet effet. William aurait voulu s'enfuit quand la none s'approcha de lui. Sa répugnance le fit presque tourné, ce n'était pas elle même en soit qui lui faisait peur, mais sa tenue et son horrible corps grassouillet et ridé.

La grosse a écrit:
Comment cela jeune homme tu te charges de tout !? Nous voulons parler aux maitres des lieux, et je doute que par ton jeune age tu le soi !

Mon jeune âge fait de moi une personne majeure, vous vous en contenterez ma gro... gracieuse mère !

Elle s'approcha encore un peu plus de lui. A ce moment là, il ressentit une envie de... il ressentait un sentiment de dégout. il se contenta de retenir sa respiration afin de ne plus supporter l'odeur fétide qui servait de parfum à la religieuse. Ses yeux manquaient de le faire rire, ils étaient ronds et inspiraient pitié et lui donnait un air pathétique. Elle essayait de se mettre à sa hauteur en se tirant vers le ciel, il voulait pouffer de rire en la voyant faire, en la voyant transporter toute cette masse de graisse cachée sous sa robe.

La laide a écrit:
Jeune homme, je te prierai de laisser les grandes personnes discuter de cette affaire qui ne regarde que nous ! Allons mon fils va donc vaquer à tes occupations d'accord.

Les grandes personnes ? Ces personnes là n'ont pas de temps à perdre avec vous me semble t'il. Vous n'avez qu'à me dire ce que vous voulez, et soit je vous viendrai en aide, soit j'irai chercher la Maîtresse des lieux, c'est tout.

Maintenant, l'autre mort vivant aussi s'approchait de lui, c'était vraiment l'enfer, en plus il empestait l'alcool à 153 lieux, avec son hoquet de fénéant. En tout cas, il avait prit un bon coup dans le nez le clerc, il n'avait vraiment pas l'air net du tout, on dirait qu'il dormait debout en fait, et qu'il était guidé comme une marionette désarticulée. La scène faisait peine à voir...
Et alors le pire, c'est qu'en plus de s'approcher, il se mit à ouvrir la ouche. A ce moment la, une vague nauséabonde vint s'engouffrer dans ses narines, le rendant complètement inconscient de la situation. Quelle puanteur ! Ils sont vraiment fait l'un pour l'autre ces deux là...


L'alcoolique a écrit:
Dis moi toi, Tu ne serais pas où l'on pourrait trouver... Alors euh... Ah oui Voila, Ca'men Esmée !

Car vois tu c'est une petite fugueuse ! Sa famille la recherche activement car elle est parti sans escorte et sans chaperon ! C'est imprudent et intolérable, elle doit être sévèrement puni par ordre de sa famille !

La grosse à son tour ne lui laissa pas le temps de réfléchir qu'elle rajouta sa description physique et peut-être morale.

Citation :
Elle a une quinzaine d'année, les cheveux brun... un marchant à dit qu'elle était vêtu comme un homme, ça ne court pas les rues, Aristote Merci... !

Tout s'expliquait en fait, elle avait fugué. Le jeune homme comprenait mieux maintenant pourquoi elle se dissimulait en s'habillant pratiquement comme un homme. Elle ne voulait pas qu'on la remarque et ne voulait pas non plus qu'on l'attrape ou que sa famille l'aperçoit. Elle avait parlé de sa mère ? De Rick ? Il ne savait pas vraiment ce qu'il se passait en fait. Il ne connaissait ni sa mère, ni ce Rick. En fait, il ne connaissait personne qui avait quelque chose à voir avec elle. Même la mégère en face de lui il ne la connaissait pas, par contre le clerc, il l'avait déjà vu quelques fois. Il se demandait pourquoi elle était partit de chez elle, mais il ne s'attarda pas à réfléchir, qu'importe qu'elle ait fugué ou non, il préférait que cette très charmante demoiselle reste à ses côtés, afin de la mirer au bord du fleuve, ou alors l'observer l'injurer ou plongé dans son regard quand elle était "instable" dans son comportement.

Juste après la description de la religieuse, il allait commencer à parler.


Donc v...

Les deux religieux a écrit:
Oh tu sais Toinette le jeune Auditore ne s'intéresse qu'aux jolies femmes me semble t-il. N'est ce pas mon fils, qu'irais tu faire avec une fille si peu féminine hein ?

Quand bien même elle s'habille tel un homme, elle n'en reste pas moins femme, sa vertu est en péril, allons Camillotto, pressons ! Va donc redemander à la gentille demoiselle de nous conduire à la maitresse des lieux, cette affaire ne regarde point les enfants.

Attendez...

Vous voulez que je vous dise, si j'aurai vu, ou connu, une jeune demoiselle d'une quinzaine d'années, qui est brune, qui s'habille comme un homme, qui n'a pas de chaperon ni d'escorte, mais qui reste quand même une femme dont la vertu est en danger ?

C'est bien ça ?


Il les regardait. Ils se regardaient tous les deux et lui firent en même temps un oui de la tête comme deux morfals. Il soupira longuement, levant les yeux aux ciel pour leur montrer qu'il n'étaient pas interessant avec leur histoire.

Excusez moi... vous sortez de l'église ou d'une salle de théâtre ?

Parce que rien au monde ne puis ressembler à... à cette chose que vous me décrivez...


Il se mordit la langue en disant le mot chose à contrecoeur.

En tout cas, je peux vous assurer que vous êtes de piètres comédiens, et non des prêtres.

Un sourire moqueur se dessina sur son visage qui avait plutôt une allure angélique et innocente.

Bon venez.

William se plaça derrière les deux compères, et attrapa le haut de leur robe, près de la nuque, en les tirant un peu vers le haut pour les emmener dehors. A la limite, il était même en train de les pousser vers la sortie. la vieille faillit se manger le sol de la demeure et le vieux qui tenait à peine debout aurait pu s'emmeler avec sa charmante collaboratrice. William les envoya avec force degors, un par un parce qu'avec leur tour de taile... Il se moquait qu'ils tombent ou fassent quelques tonneaux.

La prochaine fois, vous attendrez que la maîtresse des lieux vous autorise à entrer ! Pezzo di m€rda !

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Carmen_Esmée.
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MessageSujet: Re: [Archives]La Rencontre {près du Fleuve l'Adour de Tarbes - Chez William Auditore}   Lun 5 Juil - 9:35

Carmen_esmee. a écrit:
La porte du rez de chaussée claqua, Carmen se rua sur la porte elle y colla son oreille, elle n'entendait plus aucun mot, aucun bruit... Peu de temps après, elle entendit des cris dehors, la jeune fille s'approcha de la fenêtre, prenant garde de n'être vu. Elle se dissimulait derrière les épais rideaux.
Elle put apercevoir deux personnes, des religieux a première vu, ils discutaient bruyamment.


"Non mais tu as vu comment il a osé nous jeté dehors !

- C'est inadmissible Toinette, je suis bien d'accord... Mais soyons franc, il a de larges épaules et des jambes solides, qu'aurions nous donc pu faire, même a deux...
Tu nous a bien regardé ?


- Passons, il ne doit pas nous écarter de notre mission, de toute évidence il ne sais pas où est notre fugueuse.


- Je n'en suis pas si sur, je le connais un peu tu sais, enfin indirectement... De plus il y a un cheval blanc aux écuries, la piste est faible mais reste exploitable.

- Écrivons à ce Rick, Si il a eu des nouvelles de cette jeune fille, il nous le dira."


Toinette relu le pli de ce dernier,
"Tu as dis qu'il était châtelain ? C'est écris Chapelain triple andouille !"

Les deux compères s'éloignèrent continuant d'importuner le voisinage.

Carmen avait tout entendu... cette fois, plus aucun doute, ils la cherchaient et ils reviendraient surement bientôt. L'heure du départ avait donc sonné.

Elle s'installa un instant derrière ce qui devait être le secrétaire de William, elle griffonna sur un bout de parchemin quelques mots à son attention.

Citation :
William,

C'est avec regret que je vous quitte sans même un au revoir.
Je ne voulais vous attirer des ennuis, et pourtant par ma faute c'est chose faite.
Je ne mérite pas votre pardon, ayant abusé de votre hospitalité, je suis navrée de ne pouvoir réparer les désagréments causés.
Je m'en veux de partir, mais c'est mieux ainsi.
Merci pour tout ce que vous avez fait. Si nos chemins se recroisent, je vous remercierai comme il se doit.

Cordialement,
La Bella Signora

Toujours aussi prudente, elle n'avait pas signé la lettre de son nom mais avait utilisé les mots qu'il employait lorsqu'il parlait d'elle.
Elle déposa le parchemin sur le lit, bien en évidence.
Carmen attrapa sa besace et sans plus tarder ouvrit la fenêtre, elle se hissa sur le rebord de celle ci, elle était morte de peur... Mais comment avait il put la veille sauter comme il l'avait fait sur l'autre toit... Elle arrivait à peine à se mettre debout..

Elle le fit pourtant, elle se cramponna au rebord du toit, s'y prenant à deux fois pour se hisser sur le toit, elle laissait s'échapper un cri de douleur, une fois que cela fut fait elle prit le temps de réfléchir à la suite. Elle se contenta de s'allonger au maximum sur les tuiles et s'agrippant tant bien que mal à celles ci, quelques pas chassés lui permirent de rejoindre un toit, un demi étage plus bas. Son épaule la freinait affreusement... Elle sauta sur ce toit avec précaution, elle s'asseyait ensuite sur le bord de celui ci, avant de se laisser glisser sur le mur sous-jacent. Bien plus près du sol qu'auparavant, elle se laissa tomber au sol.
Elle fut elle même étonnée de retomber sur ses jambes avec élégance. Carmen ne perdit pas plus de temps. Elle rejoignit au plus vite les écuries et sa jument.

Elle la sella, l'enfourcha après l'avoir détachée, puis partit au galop dans la direction opposée au bourg. Carmen arriva dans ce qui ressemblait à un bosquet. Le fleuve passait non loin, elle pouvait en entendre le ruissèlement, ce son mélodieux qu'elle affectionnait la guida jusqu'à l'Adour.
Elle s'y arrêta un instant, les récents évènements, lui avait donné des sueurs froides, elle descendit de cheval, elle lui permit de s'abreuver pendant qu'elle se rafraichissait, humidifiant son visage et sa nuque.


Allons ma belle, il faut partir au plus vite,
Carmen caressait sa jument avant de remonter sur le dos de celle ci, elle continua sa route au pas.
Tout se déroulait à merveille, du moins en apparence, elle aurait aimé prendre le temps de connaitre un peu mieux William, il l'avait protégé, elle ignorait ce qu'il avait bien pu dire aux religieux mais elle savait en son coeur qu'il ne l'avait pas trahi.
Il lui manquerait surement, elle avait sans doute bien fait de partir avant de s'attacher à cette inconnu.

Alors qu'elle pensait au jeune Auditore, elle ne s'aperçut pas qu'elle s'éloignait du chemin... Rêveuse, elle ne sortit de ses songes que lorsqu'un buisson frémit au loin, Zingara, coucha ses oreilles en arrière, ce qui alerta la cavalière, elle se pencha sur l'encolure, et caressa la jument.


Là Chuut ma douce...

Sa voix se voulait calme mais trahissait sa peur, Zingara ne tarda pas à sentir le malaise de Carmen, elle martela le sol de ses puissants sabots lorsqu'un animal des plus sombre sortit du dit buisson, un simple sanglier apeuré de loin , mais lorsqu'il chargea dans leur direction, Zingara se cabra, projetant sa cavalière, et au galop revint sur leur pas... Laissant derrière elle la jeune Carmen, évanouie.

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Carmen_Esmée.
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MessageSujet: Re: [Archives]La Rencontre {près du Fleuve l'Adour de Tarbes - Chez William Auditore}   Lun 5 Juil - 9:37

--Leandro a écrit:


Un jeune chasseur non loin guettait sa proie, agenouillé dans les hautes herbes, de la pointe de sa flèche il suivait le cervidé qui se déplaçait avec élégance. Il se tenait prêt à la décocher... Quand soudain le gibier prit la fuite.
Un hennissement se fit entendre, le chasseur se redressa apercevant un cheval se cabrer se déchargeant de son cavalier et partir au galop vers l'orée de la forêt. Il se dirigea avec prudence et avec curiosité vers le dit cavalier...


Messire ? l'interpella t-il.

Le cavalier ne répondit pas, le visage enfoui dans sa chevelure brune, il s'agenouilla près de lui le désarmant de sa lame avant de poser sa main sur son épaule.

Messire ! Rien de cassé ?

Toujours pas de réponse... Il lança la lame du cavalier dans un buisson.

Sa main libre à présent, il dégagea brievement la chevelure du cavalier de son visage. Il semblait endormi, paisiblement. Il réaligna sa tête dans l'axe de son corps, se pencha au dessus de celui ci pour constatait qu'il respirait. Déconcerté par la tenue du cavalier, il s'asseyait un instant sur ses talons pour l'observer avec un peu plus d'attention...

Ses vêtements étaient richement brodés, le chasseur pensa un instant qu'il pourrait le détrousser sans que personne ne s'en aperçoive, il fouilla à la ceinture de la victime en vain puis ouvrit le gilet... sa bourse devait bien se trouver quelque part.

Un cri de stupeur se fit entendre lorsqu'il découvrit le corset.


Une femme ! Non !?

Il prit cette fois soin de dégager totalement le visage de la jeune femme, ce qui vérifia son hypothèse. Les traits fin, ses lèvres pleine, cette gorge... il s'agissait bien d'une femme détroussée semble t-il. Car malgré sa récente découverte, cela n'arrêta pas le chasseur dans ses recherches d'écus dissimulés.

Ses recherches furent vaine, il glissa un bras sous le dos de la jeune cavalière et l'autre sous ses genoux, la rapprochant de lui, il l'a souleva... il ne pouvait dignement pas la laisser là. Il laissa derrière lui son arc rejoignant à travers la forêt le dispensaire de Tarbes.

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MessageSujet: Re: [Archives]La Rencontre {près du Fleuve l'Adour de Tarbes - Chez William Auditore}   Lun 5 Juil - 9:38

--Soeur.toinette a écrit:



        [Dispensaire du Bearn]

Le dispensaire était sous la responsabilité de la Mère supérieure Antoinette, celle ci s'était absentée dans la matinée avec le frère Camillotto. C'est donc une jeune Sœur qui prit sa place auprès des malades.
Cette même jeune Sœur accueilli Léandro dans les murs du Dispensaire, les bras chargée d'une future patiente semble t-il.


Bien le bonjour ma Sœur , j'ai trouvé cette jeune femme inanimée dans la forêt, elle ne s'est pas éveillée une seule fois durant le voyage. Elle a fait une chute de cheval, pensez vous pouvoir faire quelque chose ?

- Je vais m'y efforcer mon fils.

- Et pensez vous que sa famille me dotera d'une quelconque somme pour avoir sauvé leur fille ?

- Votre Avarice vous perdra ! Vous devriez avoir honte de vos paroles. C'est donc dans le silence complet que je vais vous demander de me suivre jusqu'à la future chambre de cette jeune personne puis vous prendrez congé.


        [...Plus tard en début de soirée...]


La Sœur relayée au rôle d'infirmière examina le corps de la jeune femme dans sa cellule, elle n'avait rien si ce n'est une récente blessure à l'épaule, qu'elle pansa de nouveau. Laissant la jeune victime se reposer et reprendre connaissance, elle se retira.

Mère Antoinette rentra dans la soirée, elle râlait sur le pauvre Camillotto.


"Rien ! On n'a rien trouvé ! Personne ne correspond à la description donné par ce frère Rick ! Allez lui écrire qu'elle a du poursuivre sa route ! Qu'il se débrouille ! On a fait ce qu'on a pu !

Je m'en vais prendre soin des futurs défunts du Béarn...
Soupira t-elle déjà lasse.

Camillotto prit donc le chemin du bureau de la Mère Sup' mais il fit un petit crochet vers les cuisines avant cela... La soif se faisait ressentir...

La jeune Sœur fut prévenu de l'arrivée de la Mère Sup', elle courut à sa rencontre,


Ma mère ! Enfin vous voilà ! La jeune fille que vous cherchez... La pauvre Sœur reprenait son souffle.

- Plait il ? Allons parlez !

- Elle est au second étage, inconsciente suite à une chute de cheval.. Nous devrions prévenir sa famille.

- Oh que oui ma fille, nous allons le faire immédiatement ! "


        [ Bureau de la Mère Sup' ]


"Mon Frère ! N'envoyez point le courrier !


La Mère était entrée en trombe, elle put constater que la lettre n'avait point était encore écrite.. Camillotto s'hydrater d'une bonne bouteille de vin à même le goulot !

- Mais enfin vous ne frappez jamais avant d'entrer ?

- Si aux portes que je ne connais pas !

- Soit... Je n'ai pas entamé la lettre, alors je considère que j'ai bien fait.

Antoinette souleva la bouteille pour mirer le niveau du liquide, Oui mais vous avez bien entamé cette bouteille !
Poussez vous que je m'y mette !


La Mère Supérieure s'installa derrière le secrétaire,

Citation :

Frère Rick,

Vostre jeune cousine est en sécurité en nos murs, au dispensaire du couvent du Béarn.
Nous nous chargeons de sa santé et de sa vertu n'ayez crainte. Elle a fait une chute de cheval.
Pensez vous pouvoir venir la chercher où désirez vous que l'on lui inflige la punition qu'elle mérite soit isolement et quelques coup de bâton pour avoir oser désobéir.

Soyez béni Frère Rick,
Au plaisir de vous rendre service,
Mère Antoinette, Mère Supérieur et Médecin du Couvent du Béarn.


Tenez Camillotto, envoyez cela si vous vous en sentez capable
, dit elle en humant son collègue, il empestait l'alcool...
Camillotto s'exécuta se rendant au pigeonnier afin de trouver un messager qui pourrait se rendre à Montpensier.

Antoinette échangea quelques paroles dans la cour avec la Sœur qui jusque là s'était occupé de Carmen.


"Bien ma fille, vous êtes responsable de Carmen Esmée, demain si elle ne s'éveille toujours pas, c'est que le mal refuse de sortir d'elle, vous la saignerai donc jusqu'à ce que le Mal s'en aille et que l'équilibre de ses humeurs revienne. Vous entendez ?

- Oui j'entends ma Mère"

La Sœur veilla au chevet de la jeune cavalière.

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Rick
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MessageSujet: Re: [Archives]La Rencontre {près du Fleuve l'Adour de Tarbes - Chez William Auditore}   Mer 7 Juil - 9:29

[Montpensier - Duché du Bourbonnais-Auvergne]

Cela faisait plusieurs jours que Rick attendait avec impatience une réponse du curé de Tarbes. Il avait hâte de savoir si sa cousine était encore dans ce village et aussi ce qu’elle y faisait. Et un jour, sa patience fut enfin récompensée. Un pigeon vint se poser sur sa fenêtre. Le jeune homme se précipita pour lire la missive.
 
Citation :
Frère Rick,

Vostre jeune cousine est en sécurité en nos murs, au dispensaire du couvent du Béarn.
Nous nous chargeons de sa santé et de sa vertu n'ayez crainte. Elle a fait une chute de cheval.
Pensez vous pouvoir venir la chercher où désirez vous que l'on lui inflige la punition qu'elle mérite soit isolement et quelques coup de bâton pour avoir oser désobéir.

Soyez béni Frère Rick,
Au plaisir de vous rendre service,
Mère Antoinette, Mère Supérieur et Médecin du Couvent du Béarn.

Rick était partagé entre la colère et le soulagement, l’inquiétude sur sa santé physique et sur sa santé mentale. Quelle idée avait-elle eu de se diriger vers l’Espagne ? Sans cette chute de cheval providentielle, ne serait-elle pas arrivée de l’autre côté de la frontière avec tous les risques que cela pouvait entraîner ? Rien que pour cela, le jeune homme lui aurait fait réciter plusieurs prières, à genoux, un livre des Vertus sur la tête, pour lui apprendre le maintien. Le jeune père de famille qu’il était espérait qu’aucun de ses enfants lui ferait autant de bêtises que Carmen. Pour l’instant, il touchait du bois, mais grâce à Tia, les enfants grandissaient sans soucis.
Pour l’heure, le plus urgent était d’aller récupérer l’enfant terrible dans un duché très éloigné. Le jeune homme ne pouvait envisager de se rendre lui-même là-bas car sa colère contre sa cousine était telle qu’il pourrait lui faire regretter amèrement son escapade. De plus, la santé de Tia n’était pas au mieux de sa forme. Elle devait se rendre de temps en temps au couvent et le jeune père de famille ne pouvait envisager de laisser son épouse seule avec les quatre enfants. Il pouvait éventuellement envoyer quelqu’un d’autre mais il commençait à connaître sa cousine. Il savait que Carmen chercherait à fuir si elle n’était pas en confiance. Il fallait donc trouver une personne susceptible de la ramener dans le B.A., sans éveiller les soupçons de la jeune fille. Et en y réfléchissant bien, la seule personne qui pourrait faire cela c’était Kory. Il savait que sa sœur avait prévu un voyage avec son mari. Peut-être pouvait-elle envisager de faire un détour pour la récupérer... Pour cela, il fallait qu’il lui écrive.

Citation :
Coucou ch’tite sœur,


Je ne sais pas où tu te trouves pour le moment, je suppose que ton intendant fera suivre cette missive jusqu’à toi. Si je t’écris aujourd’hui, c’est pour te faire part des dernières facéties de notre cousine Carmen. Je ne sais si tu es au courant, mais elle s’est enfuit du duché pour tenter de rejoindre le Béarn. Grâce à mes relations ecclésiastiques, j’ai réussi à la retrouver. Elle se trouve en ce moment au couvent de Tarbes. Pour le moment, la santé de Tia ne me permet pas d’envisager un voyage dans le Sud avec mon épouse et les enfants. Du coup, je pensais que tu pourrais peut-être faire un crochet durant ton voyage pour la récupérer. Il va falloir que je songe à préparer de manière sérieuse son mariage. Peux-tu me donner confirmation de ton passage dans ce duché pour la ramener jusqu’ici ?

J’espère en tout cas que ton voyage se passe bien et que les deux Al et tes trois enfants vont bien.

Je t’embrasse et attend ton courrier avec impatience.


Rick prit un pigeon et envoya la missive en direction de sa sœur. Il lui restait maintenant à écrire à la Mère Supérieure pour donner de ses nouvelles.

Citation :
Bonjour Ma Mère,


Je vous remercie de votre missive qui me soulage quant à la présence de ma cousine en vos murs. Méfiez-vous d’elle car elle est très espiègle. J’ai bon espoir de trouver quelqu’un pour vous délivrer de ce fardeau, mais en attendant ce soulagement, je vous laisse la punir, mais nous éviterons les coups de bâton. En effet, j’ai espoir de la marier auprès d’un bourgeois auvergnat que je connais. Et si elle se trouve défigurer le jour de ses épousailles, cela risque de faire mauvais effet. Je pencherais plutôt sur une préparation à la pastorale que je vais lui faire faire, dès son retour. Et plutôt que le cachot où elle risque d’avoir un teint blafard, j’aimerais plutôt l’isolement dans une cellule personnelle.

Qu’Aristote vous protège et surtout vous donne la force de la supporter !

Rick
Chapelain de Cournon, dans le duché du Bourbonnais

Rick attendrait maintenant une réponse des deux missives envoyées.

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MessageSujet: Re: [Archives]La Rencontre {près du Fleuve l'Adour de Tarbes - Chez William Auditore}   Jeu 8 Juil - 8:07

Auditore a écrit:




Les deux vieux religieux avaient été jetés en dehors de la maison, presque avec un coup de pied dans le derrière. Il n'avait même pas prit la peine de voir si l'un des deux était tombé ou avait trébuché qu'il les avait insulté de façon à ce qu'il ne comprenne pas de quoi il s'agit. C'était encore de l'Italien, d'ailleurs, la plupart des insultes qu'il mentionnait venaient de cette langue. C'était loin qu'il avait peur de représailles ou d'une bagarre, mais il trouvait que cela donnait plus de charme à son égard et surtout qu'il se rendait plus unique ainsi. Mais quand il voulait faire comprendre quelque chose à quelqu'un qui ne comprenait pas un mot d'Italien, il lui envoyait tout à la figure en Français. Puis la plupart des insultes Italiennes sont compréhensibles par des Françoys. Juste après les avoir injurier publiquement, il n'avait pas du tout fait attention à la population qui devait se trouver autour, ni même si sa mère son frère ou sa soeur avait entendu. Carmen avait probablement entendu si elle était près de la fenêtre qui donnait sur un autre côté de la maison, il l'avait crié tellement fort, les passant devaient tous être interloqué. D'autant plus, qu'il avait claqué la porte avec force et élan quand il était retourné dans sa demeure que les deux abrutis avaient lachement entaché de leurs sales pattes pleines d'eau bénite. Cela leur apprendra, il n'aimait pas spécialement les religieux, il n'allait pas être déçu vu ce que l'avenir lui réservait... Il était assez en colère, ce n'était pas spécialement pour éviter qu'ils voient la jeune demoiselle qui était chez lui qu'il les avait jeté à la porte, c'était surtout parce qu'ils apprennent la politesse et la bonne tenue alors qu'il n'en font eux qu'à leur tête. Pas question de laisser ce genre de personnes, ce genre d'hypocrites entrer dans la demeure des Auditore, jamais de la vie.

Finalement, il était assez fier et content de lui, c'était la première fois qu'il s'en prenait à des religieux qui venait chez lui. D'habitude c'était sa mère qui s'en chargeait, avec plus de douceur bien evidemment, ou encore mieux son père, qui les envoyait balader avec plus de politesse et de justice. Cependant, il ne savait pas comment sa mère réagirait cette fois ci en apprenant que la jeune invitée était une fugueuse. William s'en contre-foutait royalement, tant qu'elle était en sécurité et qu'elle allait bien, il n'y avait aucun soucis à se faire. Puis c'est surtout parce qu'il la trouvait très mignone qu'il comptait la garder chez lui, et à lui seul bien sûr. Pas question de partager, ni de la laisser partir, que ce soit à pied ou a cheval, ni de la laisser entre les mains de ces créatures religieuses diaboliquement puantes et repoussantes. Maintenant, la seule chose qu'il se reprochait, c'était avoir donné le mauvais exemple à sa petite soeur et à son petit frère si ceux ci l'avait entendu insulté et vu jeté ces moines.


Ahhh... voilà bonne chose de faite ! Je ne penses pas qu'ils reviendront de si tôt ces bougres. Anneta ! Si vous revoyez ces voyous portant le crucifix ne leur ouvrez plus la porte de grâce ! Voyez vous comment ils se comporte icelieu ?

Au fait, m'accorderiez vous le plaisir d'aller voir si Claudia et son frère étaient à l'abri des mauvaises paroles ? Je ne voudrai pas qu'ilsa apprennent ce genre de chose de par moi même. Vous comprenez, je suis tout de même responsable d'eux étant l'aîné pour l'instant.


la jeune servante partit en directions des chambrées afin de voir si les deux jeunes enfants n'avait rien entendu de tout ce qu'il s'était passé. William s'en mordait la langue il avait crier bien trop fort par sa colère et son désire de convoitise de la belle petite princesse. Enfin, convoitise, c'était elle qui était venu à lui, en attisant sa curiosité par son comportement sur sa jument et de par ses vêtements qui ne correspondait pas à son allure. Et surtout sa voix qui une fois changée ne ressemblait en rien à celle d'un cavalier masculin. William était très protecteurs de sa famille, surtout quand il s'agissait de montrer l'exemple et de regler quelques soucis. Puis il ne voulait surtout et certainement pas que son petit frère devienne comme lui ! Il était trop petit et adhèrerai bien vite à ce qu'il fait et dit. Par contre, William lui interdisait de faire de l'escalade comme lui le faisait très souvent. C'était trop dangereux et il était bien trop jeune et fragile. Ce petit là deviendrait certainement la grosse tête de cette génération. Federico, le grand frère de William, était un peu comme ce dernier mais un peu plus sérieux tout de même. Il travaillait souvent avec son père, mais William n'en savait jamais rien. On lui disait que cela arriverait un jour qu'il aille avec son père, mais c'était peut être de la jalousie fraternelle et l'impatience qui fit qu'il devint aussi... perturbateur et encombrant pour certain.

***Bon, on va gentiment retourner voir la donzella pour lui informer que son sauveur a expulser l'ennemi !***

Pile au moment où il comptait monter les escaliers, sa mère apparut et elle ne semblait pas des meilleures humeurs possible. Elle avait même l'air très en colère et l'attraperait bien par une oreille pour le traîner en salle des bains pour passer le savon sur sa langue. Elle s'approchait de loin, et lui était en bas des escaliers, il se mit à éviter son regard et commença à poser son premier pied sur la marche de l'escalier. Il lacha un soupire de soulagement vu qu'elle ne disait rien. Il ne s'arrêtait pas, il monta sur la deuxième marche, puis la troisième. Il se demandait vraiment pourquoi elle ne lui disait rien, peut être qu'elle s'en fichait après tout. Puis il était assez grand, du haut de ses dix-sept ans pour se débrouiller tout seul et sortir de ses problèmes comme il le faisait tant de fois. Puis ce n'était sûrement pas une meute de curé empestant l'alcool qui allait lui faire la morale ou venir se venger.

-William ! Per amor del cielo, reviens ici !

-Madre........

-Immediatamente !


Il se mit à soupirer, non elle n'allait pas le laisser tranquille après ce qui venait de se passer. C'est sûr qu'on ne renvoi pas de chez sois des religieux aussi violement que ça en les insultant en public en plus. Il se dit qu'il allait avoir des problème et espérait que son père n'apprendrai pas cette mésaventure. Enfin, cette aventure de mauvais augure... Il redescendit les quelques marches de l'escalier qu'il avait monté pour retrouver la belle Carmen pour arriver tout juste devant le nez de sa mère. Il ne se sentait pas très fier d'un seul coup, et bien petit face à sa mère qui avait l'air très autoritaire et stricte.

-Alors maintenant tu renvois les moines en les jetant dehors et en les insultants...

-Mère, mais...

-Il n'y a pas de "mais" qui tienne ! Tu n'avais pas à faire ceci, devant tout le monde en plus ! Imagines un peu si ton frère et ta soeur étaient juste derrière toi. Qu'est-ce qu'ils auraient pensés de ça ?

-Mère... ils savent très bien que ce n'est pas le pire...

-Ce n'est pas une raison ! Ils ne savent pas, il sont trop jeunes !


Le jeune William regardait le sol, sans ne pouvoir rien dire. Lui qui était pourtant content de son acte de rejet et de dégout. Tout le monde ne le prenait pas de la même façon apparement. Mais ce n'était pas une histoire de famille en fait, ce n'est pas parce que les plus jeunes de la famille pouvaient voir que sa mère n'était pas très contente. Elle savait très bien que ceux ci connaissaient bien les aventures de leur grand frère. Le problème était surtout qu'en jetant les deux religieux qui cherchaient apprement quelque chose d'important, il risquait d'attirer des ennuis à sa famille. Ils pourraient revenir avec des gardes. Par contre si c'était le cas, il faudrait trouver un endroit où cacher la bella signora.

-Bene... maintenant que c'est fait, retournes à tes occupations, mais la prochaine fois, laisses moi m'occuper des personnes qui viennent ici. Ils seront certainement renvoyés avec plus de politesse et de respect.

William se contenta d'acquiesser de la tête, sans rien dire de plus, pour ensuite monter lentement les marches des escaliers sans dire mot, ni même sans rien penser, de peur que sa mère puisse lire dans son esprit. Une fois arrivé à l'angle de l'escalier tournant, sans que sa mère ne puisse le voir, il accélera le rythme pour monter plus vite tout en évitant de faire trop de bruit. Là il se mit à penser à la princesse blessée ainsi qu'à son sauvetage. Dans le couloir, il repensait à la scène qui s'était produite avant qu'il ne descende les escaliers pour rencontrer les gêneurs. Elle lui avait sauté dessus comme si il était son dernier espoir de vie. Il ne retenait que le meilleur evidemment. Pourquoi pas. Sa peau était douce, d'autant plus qu'il ne pouvait que la sentir puisqu'il était torse nu et une main sur sa bouche. William arriva devant la porte de sa chambrée et attrapa la poigner pour la tourner et ouvrir la porte normalement, sans précipitation. Qu'elle fut sa surprise quand il ne vit personne à l'horizon. Il se dit qu'elle s'était cachée quelques part. Il ouvrit quelques armoires afin de la chercher, il regarda dans les coins de la pièce, sous la couverture de son lit, ainsi qu'en dessous ! Mais il n'y avait personne, même pas une mouche. Bêtement il se mit à regarder dans les tirroirs au cas où, on ne sait jamais ce qu'un étranger peut nous réserver. Non apparement elle n'était dans aucun tirroir non plus, bizarre tout ça. Il prit sa sacoche pour regarder dedans aussi. Tout était là, sauf elle malheureusement. Ben elle est où ? Il avait lu un livre étrange sur des personne qui se cachait dans les mirroir. Il se rendit à la tablée contre un des murs de la chambre pour regarder dans un grand miroir ovale avec le cadre large en bois. Ah enfin ! Il voyait bien quelqu'un ! Mais ce n'était que lui même. Il devait être désespéré pour avoir de telle pensées sur où elle pouvait se cacher. Il serait prêt à inventer n'importe quoi pour dire qu'elle s'est caché quelques part. D'un coup, en courant doucement, il sortit de sa chambre et ouvrit toutes les autres portes du couloirs, entrant dans presque toutes les pièces de la maison au premier étages. C'était impossible, elle ne pouvait pas s'être envolé sans sortir par la porte d'entrée. Il retourna dans sa chambre, et vit la fenêtre ouverte. Il commença à courir vers celle ci quand il se rendit compte qu'il y avait un mot sur son lit, tellement en évidence qu'il ne l'avait pas vu. Il prit le parchemin pour le lire.

Carmen a écrit:
William,

C'est avec regret que je vous quitte sans même un au revoir.
Je ne voulais vous attirer des ennuis, et pourtant par ma faute c'est chose faite.
Je ne mérite pas votre pardon, ayant abusé de votre hospitalité, je suis navrée de ne pouvoir réparer les désagréments causés.
Je m'en veux de partir, mais c'est mieux ainsi.
Merci pour tout ce que vous avez fait. Si nos chemins se recroisent, je vous remercierai comme il se doit.

Cordialement,
La Bella Signora

Quoi !?

Le jeune Auditore ne cachait pas sa stupéfaction, il haussait les sourcils tellement il était surprit. Il s'était donné du mal pour la sauver et elle, elle s'en allait ? En ne laissant qu'un simple mot ?! Quoiqu'elle avait écrit à la fin qu'elle le remercierai comme il se devait. Il se demandait ce qu'elle voulait vraiment dire. Mais en fait il devrait se demander si c'est elle qui voulait dire quelque chose, ou si c'était lui qui voulait qu'elle dise quelque chose. Ses yeux se rivèrent sur la fenêtre ouverte, il s'y approcha et posa ses mains sur l'encadrement du bas. Plus de jument, plus de Carmen, plus rien. Si juste un morceau de parchemin sur lequel on avait affreusement griffoner quelques lignes non justifiées. Il eut un soupire de soulagement quand il vit que la jument n'était plus là, cela signifiait que la belle princesse ne s'était pas tuée en descendant, ou alors blessée. Il se demandait quand même comment avait elle pû rejoindre sa jument sans passer par le rez de chaussé et surtout sans mourir.

Mais ?! Elle est complêtement folle ! Elle aurait pû s'écraser sur le sol en faisant ça !!

Tout à coup, il recula de la fenêtre, il prit une bourse avec lui qui remplit à trois quarts en faisant tomber quelques pièces par terre, pas grave, Anneta ramassera le tout. Ce n'était pas une voleuse de toute façon, elle vivait ici et n'en fera rien bien evidemment. William sortit de sa chambrée en fermant la fenêtre sans la vérouiller, puis ferma sa porte à triple tour afin que personne n'y rentre. Il déchira un morceau du parchemin où il n'y avait rien d'écrit dessus et l'enfonça dans le trou de la serrure. Ainsi, personne ne pouvait entrer dans la chambre ni de voir ce qu'il y a l'intérieur. C'est l'esprit complêtement tourmenté que le jeune homme se lança dans le couloir avec une rapidité pas trop exagérer, mais suffisante pour renverser quelqu'un, comme l'avait fait au paravent la peste qui s'était enfui de chez elle, et de chez lui ! Il faisait attention de ne croiser personne dans les angles des couloirs pour ne pas éveiller de soupçons ou blesser quelqu'un. Ce serait encore pire s'il croisait sa mère...
En arrivant au escaliers, il descendit trois marches par trois marches sans faire trop de bruit, comme il avait l'habitude. Il partait jamais armé, il préférait se servir de ses poings pour se battre, c'était d'autant plus élégant qu'utile. A mains nu, il est facile de prendre l'arme de l'adversaire, ou de s'adonner à des mouvements plus agiles et vivaces. Comme par hazard, au moment exact où il allait sortir de la villa, il entendit une voix. Plutôt calme cette voix, et très facilement reconnaissable. D'ailleurs, il ne s'y attendait pas du tout, voir il aurait préféré ne pas entendre.


-William ? Où te rends tu comme ça ?

C'était encore sa mère ! Elle était assise dans un des fauteuil du salon non loin de l'entrée. Le jeune à l'accent Italien se retourna en se grattant la tête tellement il était embêté.

-Heu... je vais faire un tour en ville. Et je vais m'excuser auprès des gens qui sont venus...

La maternelle se permit de rire quelque peu en l'écoutant.

-Toi t'excuser ? C'est probablement la meilleure plaisanterie que tu m'ai faites. Et tu laisses notre invitée seule icelieu ?

William se mordit la langue une nouvelle fois mais fit bien de réagir en vitesse pour ne pas que sa mère se rende compte de quoi que ce soit. Elle ne savait pas pourquoi les religieux étaient venus, et il espérait qu'elle ne lui demanderai pas.

-Heu... Carmen est en train de se reposer de son voyage, elle fait heu... une sieste, dans ma chambrée.

Carolina leva les yeux au ciel. Une sieste dans la chambre de son fils, ben voyons. Elle se disait surtout qu'elle devait se reposer d'autres chose, n'étant pas au courant de la situation. William savait très bien mentir, surtout quand il se servait de faits déjà passés, ce n'était pas la première fille qui venait chez lui, pour une raison ou pour une autre de toute façon. Au moins, il avait certainement convaincu sa mère de ne pas entrer dans la chambre où devrait se trouver la jeune fille, qui devrait d'après les dires de William et la conscience maternelle, ne pas être vétue ou en état de répondre. Soit, elle haussa les épaules et se remit à sa lecture.

Après toute cette petite conversation très enrichissante pour la mère une fois de plus concernant son très cher fils, William prit la poignée de la porte d'entrée pour l'ouvrir et sortir sans trop se presser tant que sa mère l'avait dans son champs de vision. C'était un garçon bien trop nerveux et trop rapide. Il n'aimait pas être trop brusque et vivace devant sa mère, elle qui prenait le temps de le suivre, il fallait qu'elle court derrière lui dès fois pour le rattraper. Déjà quand il était petit il courrait beaucoup, et c'était un vrai calvaire d'essayer de le rattraper à bras ouverts. le soleil frappait plutôt fort aujourd'hui, et le jeune Auditore sortit comme à son habitude, vétu d'une chemise blanche par dessus laquelle il avait un gilet noir aux riches motifs gris argentés. Ses braies et ses bottes noirs, ainsi que son bien joli minois. Il sortit donc de la demeure, et rejoignit les écuries, pour voir si dans la précipitation de la jeune fille, elle n'avait rien fait tombé. Il s'approcha du garde des montures afin de lui demander où avait elle bien pû se rendre. Sa direction lui donnerai ainsi une bonne réponse, la route vers l'espagne, ou il ne savait où ailleurs.


-Garde ! Pouvez vous me dire où est partit notre invitée avec sa jument ?

-Hein ? Mais je n'ai vu personne partir moi
, dit-il d'un air ingénu et complêtement rêveur.

-Comment ça vous n'avez vu personne partir ? Vous servez à quoi ici ? On ne vous paie pas pour mirrer les mouches voler !
Allons bon, vous avez intérêt à faire plus attention.


Quel idiot ce garde. Il passera un mauvais quart d'heure si William ne retrouve pas la belle inconsciente qui venait de fuir. Du coup, il ne savait pas du tout par où commencer. Il prit n'importe quelle rue afin de demander aux passants et aux marchands s'ils n'avaient pas vu un cavalier passer par là. Malheureusement, il n'eut aucune réponse à sa question. A croire que personne ne servait à rien ici, c'est fou quand même, on ne voit pas souvent de cavalier sortir de l'écurie des Auditore seul s'il ne fait pas partie de la famille ou des amis connus proches ! Le jeune homme tenta de rejoindre une autre rue en passant par une ruelle sombre pour éviter le soleil. Il rencontra une courtisane qui venait de s'occuper chaleureusement de son très cher client. William posa sa main sur l'épaule de celui ci qui était à moitié ivre de plaisir pour le pousser de son chemin. Il connaissait la dame, à qui il posa la question. Elle non plus n'avait pas de bonne réponse à lui apporter, mais néanmoins, elle lui proposa tout de même de ses services comme quelques fois. William n'avait cependant plus le temps de s'amuser, il prit son bras et la conduit dans la rue, elle avait bien la démarche d'une catin avec sa robe qui faisait vu sur ses cuisses et ses jambes, ainsi que sur le dessus de sa poitrine et ses bras. William lui demanda que si elle voyait une jument, avec un cavalier féminin, qui est blessé à l'épaule, de faire peur à sa monture et de la retenir prisonnière le temps qu'il puisse la retrouver. Après quoi, il lui offrirait récompenses en écus. Il lui demanda cela car il connaissait plusieurs courtisanes et savait qu'elles se disaient tout. La nouvelle serait vite répendu. Après quoi Wlliam la laissa en déposant un baiser sur sa joue en guise d'acompte, puis il repartit. Il croisa nombreux de ses amis, à qui il demanda, mais personne n'avait rien vu. Mais c'est qu'elle était donc en dehors des rues peuplées et habitées !

William se rendit donc le long du fleuve, qu'il longea dans les rues pour se rendre au bout de la ville, là où il avait rencontré la rescapée disparue. Il ne vit rien à l'horizon. Ni dans le fleuve, car on ne sait jamais, les gens peuvent être de grands plaisantins, ni sur la terre. Au moment ou il voulait se retourner, il aperçu une monture familière et sans cavalier. Tien tien, ce n'est pas fréquent non plus de voir un cheval sans personne dessus, sauf chez la belle Princesse ! Il s'approche du cheval et remarqua que c'était bien la jument de Carmen. Il posa doucement sa main sur le dos de la jument qui commençait à bien connaître William. Il attrapa sa bride pour la tenir quand il aperçu un arc. Bizarre ça, un cheval, et un arc, sans personne. Il se dirigea ensuite vers les arbres pour se mettre à l'ombre et réfléchir quand il vit un objet tranchant. Une dague, et il s'agissait de celle de Carmen, elle avait même passé cette lame sous son cou il la reconnaîtrait entre mille. Même si il savait qu'elle ne lui ferait pas de mal. Par contre, il n'y avait pas de Carmen, elle n'était pas du genre à laisser ce qui lui appartenait en pleine nature. Mais que faisait cet arc par terre ? Cela ne laissait présager rien de bon d'après le jeune adonis. Il prit le tout, mit l'arc à son dos tant bien que mal, la dague à sa ceinture et s'imposa sur la jument bien décidée à ne pas rester plantée là. William se lança à sa recherche, tout d'abord, il continua de longer le fleuve, voir si elle n'était pas plus loin ou dans les bois, puis il retourna sur ses pas une fois trop éloigné. Il regardait aussi à l'autre bord de la rive. Mais il ne vit rien qui pouvait l'interesser. William revient trois quarts d'heure plus tard à l'endroit où il avait trouvé la jument seule et délaissée, ainsi que quelques affaires. Un homme arriva, et le vit avec l'arc dans le dos.


-Hey ! Mon arc !

Sans se poser de question, William posa ses deux pieds sur la selle avec une rapidité folle, pieds joints, en tenant le pommeau de la selle, pour sauter sur l'incconu qui venait de se dénoncer à lui. Il lui tomba dessus, l'homme se trouvait à terre et le jeune Auditore se tenait au dessus de lui en le maintenant immobile, le poing droit levé comme pour le frapper au visage et la main gauche tenant son col à en arracher le tissu. Il était en colère d'un seul coup, il était persuadé qu'il avait enlevé la belle étrangère et qu'il venait chercher le reste du butin.

Où est elle !!?? Lui cria t'il au visage.

-Qui ça ? La fille ? Je l'ai amené au dispensaire du couvent de Tarbes ! Laissez moi partir !

William en pleine rage se releva tout en le tenant par le col, le relevant également de force. il s'approcha du fleuve tout en le tenant, manquant de déchirer son col, puis il le jeta violemment à l'eau. Il plongea la tête la première et remonta à la surface en recevant son arc en pleine figure. Le cheval avec le nouveau cavalier était maintenant partit, le pauvre chasseur aurait mieux fait de ne pas toucher à la pauvre donzelle. Il ne pouvait s'empêcher de penser à la belle, celle qu'il convoitait depuis qu'il l'avait vu au fleuve pour la première fois. Il se rendit au dit dispensaire, il se guidait grâce au petit clôché qui surmontait le bâtiment, plus haut que celui de l'église de par les étages réservés au différents blessés. Il était à une dizaine de mètres du couvent, dague à la ceinture, sur la jument. Il voyait l'entrée mais ne voyait pas plus d'activité que cela. La jument et son cavalier s'approchèrent d'un des murs du couvent. Cependant, aucun des trois mur, ni l'entrée, n'était à l'abri des regard en plein jour. Il ne savait pas comment faire. Certainement pas rentrer par la porte principale, comme d'habitude, si un des deux religieux le voyait, il se ferait jetéaussi vite qu'il l'avait fait. Quoique non ce n'était aps des costaux, mais il préférait tout de même la discrétion cette fois ci. Il regardait la bâtisse, et certains passants se demandait bien ce qu'il faisait, était il un voleur ou un brigand ? Une personne qui le voyait entra dans le couvent. William avait vu que ce dernier le regardait de travers, il partit alors de cet endroit pour se rendre à sa villa. La jument fut attacher aux écuries par le cavalier qui repartit discrêtement vers les ruelles sombres. Il annonça à quelques courtisanes que ce n'était plus la peine de répondre à sa demande. Toujours dans la même ruelle, il s'aggripa à quelques encoches existantes, escaladant ainsi la façade pour monter sur le toît.

***Comment je vais entrer..? Par le clôcher ?***

On ne pouvait pas rejoindre le toît du couvent par l'intermédiaire d'un autre toît ou bâtiment élevé. Il fallait agir en public alors. Ou sinon, attendre la nuit. Mais il doit y avoir des rondes dans le couvent, il faudra trouver un habit de moine alors. William, en attendant que la nuit tombe, se mit à faire la garde, du haut de son toît pour voir si elle ne sortait pas, comme ça, il ne s'y rendrait pas pour rien...

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Carmen_Esmée.
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MessageSujet: Re: [Archives]La Rencontre {près du Fleuve l'Adour de Tarbes - Chez William Auditore}   Ven 9 Juil - 10:39

Carmen_esmee. a écrit:
Carmen encore inconsciente rêvait, elle se sentait flotter doucement... Elle vit dans ses rêves le visage de sa mère mais aussi celui de l'imposteur le nouveau surnom qu'elle donnait à son père adoptif. Il l'avait laissé l'appeler "Papa" alors qu'il n'était rien d'autre que son beau père et encore, sans doute qu'un des nombreux prétendants de sa mère !
Carmen Esmée savait que sa mère avait décidé que Léovigild agirait pour elle en qualité de père, si elle avait fait entièrement confiance à cet homme, elle n'aurai pas exiger que sa fille soit envoyée au couvent âgée de seulement cinq ans...? Une évidence persistait, Léo avait aimé sa mère, il avait respecté toutes les volontés qu'elle avait exprimé pour l'avenir de Carmen avant sa mystérieuse disparition en mer, près d'Honfleur. Là où repose sa grand mère Esmée de La Serna.
Carmen soupçonnait sa mère d'avoir su à l'avance qu'elle allait disparaître ou bien elle a disparu d'elle même, mais qu'avait elle fuit ? Peut-être fuit elle encore ?

La jeune fille se rappelait du visage de sa mère grâce aux portraits d'elle, il est vrai qu'elle était très belle et il était évident qu'elle fit tourner de nombreuses têtes... Rick lui avait avoué qu'elle ressemblait en beauté à sa mère... Mais un détail, une différence la taraudait sur chaque portrait sa mère avait les yeux d'un brun sombre... Alors que Carmen avait deux ravissantes petites émeraudes si elle ne le tenait de sa mère, son père, le véritable, les lui avait cédé !
En rêve, elle l'imaginait à la hauteur de la beauté hispanique de sa mère, bienveillant et courageux..mais il restait sans visage défini, il changeait dans chacun de ses rêves. Elle espérait le rencontrer également mais cet espoir était minime comparé a son envie de revoir Eldarwenn, sa mère.

Elle s'éveilla un court instant, la jeune sœur humidifiait son visage pour rafraichir la jeune fille qui semblait soudain fiévreuse et arrosait ses lèvres de quelques gouttes pour l'hydrater avant de quitter la pièce. Elle bredouilla quelques mots avant de replonger dans ses rêves d'un tout autre genre, le jeune adonis était présent il lui parlait mais elle n'entendait rien, trop concentrée sur ses lèvres qui se mouvaient. Carmen avait déjà prêté attention à la beauté et au charme de William, elle n'y était pas indifférente mais elle ne pensait pas qu'elle y avait succombé a ce point sans s'en rendre compte. Il y avait bien une raison au fait qu'elle rêvait de lui, Non ?
Elle posait une main sur sa joue, ils se regardèrent un loin instant, la main de William vint passer dans ses cheveux et enfin leurs lèvres s'effleurèrent seulement... Quand soudain des bras les séparèrent violemment et le visage furibond de Rick apparu dans une brume des plus inquiétante.

Carmen s'agitait dans son sommeil, criant le prénom de son cousin suivit de plusieurs "Non" sur un ton effrayé. Quand elle s'éveilla c'est le nom de William qu'elle cria, en se redressant vivement dans son lit.
Apeurée ses yeux firent le tour de la pièce, elle ne reconnaissait guère l'endroit. en nage elle haletait, tentant désespérément de reprendre son souffle, elle se leva et fit le tour de la pièce, elle tourna la poignée de la porte, celle ci était verrouillée... Elle se pencha à la fenêtre, elle se trouvait au second étage d'un immense bâtiment semble t-il. Comment s'était elle retrouvée ici ?
Sa main droite vint dessiner le contour de son nouveau pansement sur son épaule gauche. Qui l'avait dévêtu pour changer ce dernier ? Cette ignorance la mettait mal à l'aise.
La nuit était tombée et elle ignorait où elle se trouvait... Elle enfila son gilet puis ses bottes et renversa le lit et autres meubles afin de retrouver sa dague... en vain ! Désarmée... Elle se sentait à présent vulnérable.

Elle tambourina aussi fort qu'elle put à la porte,
Laissez moi sortir ! Qui êtes vous ? Je vous ordonne de m'ouvrir !
Carmen n'eut aucune réponse, elle inspecta les gonds de la porte, leur état lui indiqua qu'ils cèderaient facilement. Elle prit de l'élan et vint frapper la porte avec son épaule droite... La porte s'ébranla, mais ne tomba pas néanmoins, blessée, agacée et frustrée devant cette porte qui ne faiblissait pas. Carmen fit un pas en arrière et lui affligea un grand coup de pied.
La porte s'effondra provoquant un bruit bien supérieure aux deux coups précédents, qui n'étant pas passé inaperçu avait alerté quelques religieux.
Carmen sortit de la cellule longeant les couloirs lorsqu'elle entendit des voix non loin l'interpeller.


"Damoiselle ! Non !

- Attrapez la ! Elle s'enfuit !

- Ne la laissez pas partir ! "
cria la Mère Supérieure qui de part son vieil âge ne pouvait suivre les sœurs et les rares hommes qui vivaient au couvent, occupant les postes de garde et d'administrateur.

La jeune fille stoppa sa course dans le couloir lorsqu'elle aperçu en face d'elle deux gardes, elle s'apprêtait à faire demi tour, empruntant le couloir dans l'autre sens, mais de nombreuses religieuses lui barraient la route à son issu. Elle songea un instant à retourner dans la chambre et à s'enfuir par la fenêtre mais sa cellule était bien trop loin d'elle à présent... Le couloir donné sur les cellules des sœurs et celle des nombreuses pensionnaires, mais aussi sur la cour intérieure. Elle se rua sur la balustrade, elle jeta un coup d'œil puis enjamba celle ci. Un sourire se dessina sur ses lèvres, ce n'est pas aujourd'hui qu'elle rejoindrai le couvent de nouveau, les religieux comprirent enfin ce qu'elle s'apprêtait à faire et tentèrent de l'en empêcher, lui criant les risques qu'elle encourait.

Peu importe... Elle n'avait plus rien à perdre, elle était très certainement orpheline, son cousin comptait la marier pour atténuait le fort caractère de la jeune sauvageonne. Elle n'avait pas de passé... et donc pas d'avenir... Plutôt mourir que d'être enfermée, privée de toute liberté jusqu'à sa mort !
Elle passa sa seconde jambe de l'autre côté de la balustrade, elle paniquait légèrement... Préférer mourir ne voulait pas dire qu'elle voulait se tuer pour autant, elle avait déjà sauté d'aussi haut, d'un couvent également... Décidément elle et les couvent...
Elle s'était cassé le bras... cette fois elle savait comment si prendre pour que cela ne se reproduise pas. Elle prit son courage a deux mains et sauta. Elle tomba lourdement sur les pavés de la cour du couvent, Rien de cassé en apparence mais son genou avait tout de même souffert dans cette chute et la plaie de son épaule s'était de nouveau ouverte, elle laissa s'échapper un cri de douleur.

Les religieux ne prirent pas le risque de sauter par dessus la balustrade, ils interpellèrent les religieux du rez de chaussée qui ne se firent pas connaitre immédiatement et ils empruntèrent les escaliers.
Carmen se redressa avec difficulté, la chute n'avait pas été fatale mais restait douloureuse. Elle pénétra dans la première pièce qu'elle vit et s'y enferma à clé, elle passa d'une pièce a une autre par les portes communicantes, courant aussi vite qu'elle le pouvait. Carmen se munissait d'un couteau, d'une houppelande et d'une pèlerine.
Cachée dans ce qui devait être une sorte de sacristie, elle s'habilla des vêtements qu'elle avait trouvé, par dessus ses propres vêtements, elle dissimula ses cheveux dans la capuche dont elle recouvrit au maximum son visage puis elle sortit d'un pas calme. Carmen longeait les murs, elle ne connaissait ce lieu et ne savait où se trouver la sortie, elle errait dans les couloirs fuyant du regard les religieux qui s'agitaient autour d'elle afin de retrouver la fugueuse, elle fit à son tour semblant de chercher quelque chose ou quelqu'un. La scène l'amusait, l'excitait même, elle était en danger parmi eux mais elle ne pouvait pas faire autrement... Un sourire malicieux ne quittait plus ses lèvres...

Elle s'écarta des religieux discrètement, au centre de la cour elle tourna sur elle même afin de balayer du regard l'ensemble de la bâtisse, elle discerna bien plus haut que tout le reste un clocher, elle devina alors que l'entrée du couvent se trouvait sous celui ci, elle se dirigea vers celui ci, elle arpenta un couloir, réajustant gauchement sa capuche avant de s'y engouffrer. Elle boitait légèrement...

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MessageSujet: Re: [Archives]La Rencontre {près du Fleuve l'Adour de Tarbes - Chez William Auditore}   Sam 10 Juil - 4:43

--Frere_jacques. a écrit:
Le Frère Jacques faisait le guet dans la grande cour intérieure puis vérifier chaque pièce, d'abord au rez de chaussée, puis continuait sa garde aux deux étages du couvent. Frère Jacques était méticuleux, il profiter de son tour de garde pour vérifier que les sœurs nettoyaient bien chaque pièce et veillaient à ce que les malades et pensionnaires ne manque de rien.
Il avait un air sévère qui ne le quittait jamais, les sœurs et la Mère Supérieure ne l'avaient jamais vu sourire ! Quand il était satisfait ou essayait de faire un compliment sur le travail d'une religieuse il hochait la tête... ce qui était bien entendu très rare.

Il gravit les dernières marches du couvent pour se rendre au clocher, il était l'heure de sonner l'heure du souper. Du haut de celui ci, il aperçu un homme sur un cheval blanc, il semblait richement vêtu, et ne semblait être blessé, qu'est ce qui l'amenait ici ? Une lueur lui parvint directement dans l'œil... un reflet, le frère Jacques devina grâce à ce reflet étincelant qu'il s'agissait certainement d'une lame puisqu'il venait de la ceinture du cavalier. Il le fixa un instant pour évaluer le danger qu'il représentait.

Le cavalier s'approchait du couvent, un garde qui venait prendre le relai entra dans le couvent, il posa un regard sur le cavalier, le Frère se demandait si ils avaient échangé des mots, il s'apprêtait à descendre pour en avoir le cœur net quand le cavalier prit le départ de lui même.

Frère Jacques sonna l'heure du repas, il alla frapper à la porte de leur nouvelle pensionnaire, il entra sans attendre de réponse, Carmen s'agitait pendant son sommeil,


Elle a le diable au corps vous ne croyez pas, quand la saignerez vous ?

Demain mon frère... Demain,
dit la sœur épongeant une dernière fois le visage de la jeune fille avant de sortir de la cellule, le Frère Jacques verrouilla la porte,

Ne prenons pas de risque, chuchota t-il en accrochant son trousseau de clés à sa ceinture.

Les deux religieux se rendirent au réfectoire.

[... Plus Tard...]

Durant le repas, des bruits faibles parvinrent aux oreilles des religieux qui soupaient, que quelques uns y firent attention, puis voilà qu'un bruit à en faire trembler les mur se fit entendre, comme si une cloison venait de s'effondrer. Tous se levèrent et se rendirent à la source de ce bruit inattendu. là il virent une jeune fille prendre la fuite. Le frère Jacques interpella des gardes qui descendirent du clocher pour arrêter la pensionnaire.

Camillotto sortit enfin du pigeonnier, non pas qu'il avait mis du temps a envoyer le courrier mais il y était monté avec une de ses fidèles amies... une bonne bouteille de vin rouge... Lorsqu'il avait aidé le pigeon à s'envoler, il avait aperçu un homme sur le toit du couvent, mais pensant que ce n'était qu'une hallucination il détourna le regard un court instant puis y revint ensuite clignant rapidement des yeux... Non non y'avait bien quelqu'un ! Il lui sembla même reconnaitre le jeune Auditore.
Si c'était bien lui, il était évident qu'il venait rendre visite à une pensionnaire... la réputation de William le précédait.

C'est donc en criant qu'il sortit du pigeonnier,
Garde ! Vite ! Archer ! A vos arcs !

Il tomba nez a nez avec des gardes... enfin plutôt dans leur dos...

Euh les gars ?! C'est de l'autre *hips* côté que ça se passe ! Enfin vous êtes rapide c'est déjà ça !

Il attendit un court instant, les gardes ne se retournèrent même pas vers lui...

Camillotto agacé, leur tapa sur l'épaule.

Les gardes se ruèrent vers la balustrade, suite à la chute de Carmen. Camillotto incrédule restait immobile. Il attrapa un garde par le col voyant que tous se rendaient au rez de chaussée,

Ah non ! Toi tu restes là, viens voir !

Il le conduisit jusqu'au pigeonnier, Tiens là regarde !

Il pointa du doigts le jeune Auditore.


Lui, là il cherche a entrer j'en suis sur ! Fais ton affaire, moi je vais voir ce qui se trame en bas.

L'archer attrapa une flèche et se prépara à tirer, il décocha sa flèche tout près du jeune homme mais ne l'atteignit pas, Il décocha ainsi toutes les flèches qu'il avait en vain, il voulait le faire tomber de son toit. A court de flèche il se munissait de tous les projectile qu'il trouva dans le pigeonnier et les lança dans la direction de l'homme.

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MessageSujet: Re: [Archives]La Rencontre {près du Fleuve l'Adour de Tarbes - Chez William Auditore}   Lun 19 Juil - 11:52

Auditore a écrit:




Le temps passait lentement à une vitesse tellement lassante que le jeune homme s'était pratiquement endormit sur le toit ou il avait élu domicile clandestinement pour l'après midi. Il rêvait du sauvetage de Carmen qui le couvrait de baisers en guise de remerciement pour l'avoir sortit du couvent en risquant lui même d'avoir des ennuis ou encore même de se blesser ou se tuer. C'est une Carmen complètement sous le charme qu'il voyait dans son rêve, et cela ne le dérangeait nullement, il était même fier. Le beau chevalier délivrant sa princesse éplorée dans sa triste et terrible geôle de fortune. Les monstres et les opposants étaient le camp des vieux religieux, il voyait même le pape courir derrière eux avec son sceptre d'or et sa carure plutôt euh... "musclée". Il aimait bien voir cette image où il triomphait comme le héros de ce conte avec une princesse aimante. Mais bon bien sûr c'était un rêve et il le savait bien lui même car le pape venir icelieu pour courir après deux mômes c'était quasiment impossible. Même le pape courir tout court était impossible. De par la carure qu'il l'imaginait. Il de demandait d'ailleurs pourquoi tous les religieux étaient gros et la plupart alcoolique. Dans sa tête il se disait qu'il n'entrerait donc jamais dans la religion en temps que serviteur de Dieu et d'Aristote si c'est pour finir dans le même état que Camilloto ou la grosse mégère de mère supérieur. Elle son ventre pourrait servir de couveuse et Camilloto son halaine pourrait agir telle un désinfectant ou encore même de la mort aux rats. Le jeune William avait vraiment une image négative de tous les hommes et de toutes les femmes servants la religion. 

Puis dans son rêve, il vit un objet au loin, il avait une forme bizarre et approchait de lui à grande vitesse. On aurait dit un manche avec quelque chose au bout. Mais, c'était un balai ? Il arriva et le percuta. Ce coup dans son esprit le fit sortir brutalement de son rêve et en fait, il s'agissait de la vieille bique de la maison sur laquelle il dormait qui venait le réveiller en lui adressant des coups de balai au visage. Elle gueulait telle une histerique à qui on était en train de dérober ses bijoux de vieilles grand mère après qu'on l'ai attaché à une des chaises sur le point de craquer de par son poids. Elle était aussi laide que la mère supérieure du couvent de Tarbes qui était venu avec son compagnon chez les Auditore pour retrouver la petite fugueuse qu'était la bella signora vêtu telle un homme. William se réveilla donc d'un seul coup en bondissant et sursautant suite aux attaques lancées par la grand mère.
Elle aussi était sur le toit, c'est à peine si elle tenait debout, elle devait elle aussi avoir un bon coup dans le nez à cette heure de la journée. Les tuiles des toits c'était dangereux, il ne faut pas s'y promener quand on a pas l'habitude de toit. Sinon la tuile peut se barrer et la grosse qui a posé son pied dessus peut trébucher et se fracturer tous les os du dos ou encore même tomber tout court du toit et mourir en atterissant sur la tête. Histoire de faire un joli cratère en plein milieu de la rue, utile pour creuser des trous finalement et réduire le taux de populasse encombrante.


"Je vais vous apprendre moi à squatter mon toit petit chenapan !"

Ohh, mais arrêter sinon vous le regreterez !


Il avait employé le ton de la rigolade et cela s'entendait très bien. Il paraissait ainsi très amicale et pas méchant comme pourrait le prétendre le sens de la phrase en la prononçant d'une voix grave et cruelle. Il sauta de son toit qui n'était pas trop haut et amortit sa chute en fléchissant ses jambes et posant ses mains au sol en atterissant. Grace à cette technique d'attérissage, il pouvait arriver au sol sans se faire mal ni même se blesser ou se casser quelque chose. Pour les plus hautes corniches l'accroupisdement et la roulade vers l'avant pouvait permettre également de sortir indemne d'une chute comme celle ci. Arrivé en bas de la maison, dans la rue il se mît à regarder vers le toit et à crier à la vieille folle qui l'avait forcé à quitter son domicile passager.

Espèce de vieille folle !

Peu après qu'il se soit fait virer de son toît, il entendit son nom. Et quand il regarda autour de lui, il ne vit personne, et encore moins la personne qu'il aimerait voir bien sûr. Il avait pourtant entendu son nom par une voix femininement reconnaissable puisqu'il se serait jurer avoir entendu la voix de la douce princesse félone Carmen. Quoi que ça lui arrivait souvent d'entendre son nom venant de la bouche d'une femme. Mais qu'il ne voyait pas ensuite cela ne lui arrivait pas souvent, voir pas du tout. En tout cas on entend souvent son nom alors que personne ne le prononce.

Le jeune homme regardait en direction du couvent, il commençait à faire nuit à ce moment la, le soleil finissait de se coucher laissait les ombres et l'obscurité prendre place dans le ciel qui était souvent bleue à cette période chaude. Les étoiles voulaient commencer à prendre place dans la voute céleste mais lui avait déjà choisi son étoile qui était venu elle même vers le jeune adonis. Cependant cette étoile était retenue prisonnière dans un couvent pour le moins horriblement entouré et fréquenté par des alcooliques. Autrement dit on pourrait qualifier l'endroit tel un asile ou les patients sont entre autre les religieux comme Camilloto. La pauvre Carmen, SA pauvre Carmen, elle se trouvait entre les mains de viles créatures. Mais de toute façon, il comptait bien la sortir de là en la faisant s'évader de sa cellule, ou plutôt de sa geôle. Le couvent était cependant assez en hauteur, et il ne pouvait pa se permettre de rentrer par la grande porte de devant. Il se ferait vite jeté par les nones et les fou de l'asile. Il fallait donc escalader la façade pour pouvoir infiltrer ce lieux tenu secret par les robes volumineuses et l'halaine venant de mille lieux. Le jeune Auditore se plaça face au mur où il ne se trouvait que quelques fenêtres à barreaux. Il fallait être fou pour donner de telles épreuves au jeune homme qui ferait tout pour récupérer son bien, sauf que ça dépend du point de vue. En tout cas, tout cela ne dérangeait nullement William, car les moines ne faisaient que le rapprocher de la belle et charmante Carmen. Et en plus c'était le genre d'épreuves qu'il préférait.


Allons y...

Il fit quelques pas sur le murs très serrés pour prendre un peu de hauteur et attraper le bord d'une première fenêtre à barreau qui était plus haute qu'il ne pensait. Puis il faufila sa main dans une dorsale entre deux gravats de façade pour s'élever un peu plus et trouver appui avec ses pieds sur le bord de la fenêtre sur laquelle il était déjà monté. A son grand damne, la façade de ce couvent ne comportait pas beaucoup de solutions miraculeuse pour l'escalader. Au bout d'un moment, il entendit un grand bruit qui venait de l'intérieur du couvent, comme si une lourde table venait de se renverser ou alors une porte qui se fracassait. Quoi que cela pouvait bien évidemment être une chaise brisée par le poid de la grosse religieuse se disant être la mère supérieur. C'était une possibilité. Toujours est il, on entendait maintenant des cris et des ordres venant du couvent. Comme si quelqu'un était entré tel un voleur, en effraction ou alors comme si un fou s'échappait du couvent. Il préférait la deuxième possibilité car si on l'avait déjà repéré alors qu'il ne se trouve que sur le façade de ce même couvent, cela n'était pas bon pour lui, ni pour sa belle princesse. Il attendit un instant tout en réfléchissait à comment s'agripper à quelque chose sur le relief un peu plus haut. William se mît en arrière et tira sur ses bras pour s'élancer vers le haut. Il ne fit pas un bond de géant mais d'une main il attrapa un relief dur. Il nattendit pas de savoir si cela tiendrait, il continua à monter jusqu'à ce qu'il atteigne les tuiles. Ses doigts touchèrent la surface des tuiles et un soulagement vint à son esprit. En tirant sur ses bras et s'aidant de ses pieds, il se hissa sur le toît du couvent qui avait une forme particulière. Il y avait une cour et donc un grand vide au milieu du toît. Le jeune William prit la direction du clocher en marchant rapidement sur les tuiles en faisant attention à où il mettait les pieds.

C'était étrange, il y avait du mouvement dans la cour et dans les couloirs du couvent. Il entendait du monde parler à voix haute mais il ne comprenait pas ce qu'ils disaient ni même quelle était la cause de tout ce chahut. Il s'en fichait à priori, il ne pensait pas Carmen capable en tant que princesse prisonnière de s'échapper ou de causer même des ennuis aux religieux. Il continuait son chemin sur le toît du couvent se croyant à l'abri des regards malveillants. Cependant, il vit des projectiles arriver en sa direction, des fleches ? Mais ils sont fous ces moines ! William s'arrangea pour que toutes les flèches ne l'atteigne pas en évitant d'être dans des lieux trop ouverts. Il reprit son chemin quand ce fut des pierres qui vinrent frapper les tuiles. Décidemment, ils étaient vraiment décider à le faire descendre du couvent, ou alors ils voulaient le tuer ! Il arriva près du clocher qui était sa principale destination quand une pierre vint s'écraser sur le côté gauche de son crâne qui se mît à saigner quelque peu. Sur le coup, il se déséquilibra et chuta du toît en posant sa main là où il avait été touché par le projectile rocheux. Il tombait dans le vide puis il s'agrippa à un rebord de fenêtre qui donnait sur l'interieur de la cour au premier étage. Mais l'élan de sa chute continua de le tirer vers le bas ce qui fit qu'il lâcha le rebord et tomba sur le sol de la cour, en plein milieu. Les moines n'était pas proches de lui à ce moment là.
          

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MessageSujet: Re: [Archives]La Rencontre {près du Fleuve l'Adour de Tarbes - Chez William Auditore}   Lun 19 Juil - 12:52

Carmen_esmee. a écrit:
Carmen arpentait prudemment le couloir qu'elle avait trouvé sous le clocher, sa jambe droite se trainait légèrement à cause de sa chute, son regard se posait furtivement et souvent derrière elle s'assurant qu'on ne la suivait pas.
Elle aperçut des torches non loin qui semblaient danser dans la pénombre. Tel un papillon elle fut attirée par cette rassurante lumière la menant à la fin de ce couloir interminable, mais quand elle fut assez proche pour discerner les porteurs de ses torches elle se ravisa et fit demi tour, elle ne pourrait emprunter cette issue dans l'immédiat, il faudra attendre que ses gardes achèvent leur ronde ou qu'ils s'éloignent...

C'est donc le dos plaqué contre l'un des murs du couloir, à l'abri des regards dans ce qui était le palier des escaliers en colimaçon menant au beffroi, qu'elle attendit silencieuse. Elle jouait avec sa chevalière toujours à son index, quand elle entendit et vit des pierres tomber du toit, elle fit quelques pas vers la source du bruit et manqua de prendre une pierre qui semblait venir d'une tour sentinelle, elle ne discernait pas grand chose par cette nuit noire. Surprise et apeurée c'est donc en courant du mieux qu'elle put qu'elle retourna se cacher. L'avait on remarqué ? Est elle déjà démasquée dans cet habit qui lui ressemblait si peu... enfin pas tant que ça, au couvent elle avait déjà été contrainte de porter ce genre de vêtements, trop longtemps pour pouvoir détester étouffer à juste terme dans ses corsets trop serrés et sous ses couches de tissus totalement superflu !

Elle eut une pensée pour William, elle repensait à son rêve un bref instant, au bonheur qu'elle avait ressenti lorsque son visage lui était apparu... Mais ce soir il n'était pas là... il n'avait peut-être pas vu sa lettre ou bien si au contraire et il s'en fichait... « Bon débarra » a t-il du se dire, elle lui avait apporté bien des soucis... Mais elle était sur d'avoir vu dans son regard et son sourire, quelque chose de similaire a ce qu'exprimait les yeux et les lèvres de Carmen.
Mais la visite des deux religieux lui avait sans doute apprit des choses sur elle.. Mais il ne l'avait pas dénoncé, Pourquoi ?

Un bruit bien différent des autres se fit entendre, elle faisait à cet instant presque dos à la cour intérieure, elle ne voulait se retourner, c'était bien trop dangereux et pourtant elle ne put s'en empêcher, sa curiosité fut trop forte... là elle vit sur le sol une silhouette familière ! Elle rehaussa sa houppelande afin de pouvoir courir, laissant apparaitre ses braies. Son cœur s'emballait, elle espérait qu'il ne s'agisse pas de lui mais d'un rôdeur qui lui ressemblait, mais même de loin elle reconnaitrait entre mille cette silhouette et les broderies si peu communes de ce gilet qu'il ne quittait jamais semble t-il.

S'approchant elle le reconnu, son cœur cessa de battre un court instant, mais assez longtemps pour lui couper le souffle, elle niait de la tête. Ses yeux étaient clos qu'est ce que cela voulait dire ? Respirait il ? Carmen s'agenouilla près de son visage. Tout se déroula très vite...
Elle se pencha au dessus de son visage, elle put sentir son souffle sur son visage, elle fut rassurée, elle déposa sa tête sur ses genou caressa sa joue, laissant à deux reprises sa mains glisser dans ses cheveux, elle y descella un liquide, du sang certainement, elle porta à ses yeux ses doigts ensanglantés. Sa tête toujours encapuchonnée, restait au dessus de celle de William, à l'affut d'un moindre signe de vie.


S'il vous plait, revenez moi, je vous en prie, il faut partir au plus vite ! M'entendez vous !
le supplia t-elle chuchotant, la voix troublée.

De son autre main, elle tenait la sienne fermement espérant qu'il la serre. Ses yeux ne quittait plus son visage, elle espérait tant qu'il les ouvre, qu'elle puisse voir ses ravissants yeux bleus, comparable à deux saphirs.
Le jeune homme reprit ses esprits rapidement, il avait certainement fermé les yeux suite à sa lourde chute, d'ailleurs de quelle hauteur était il tombé ? Ou bien avait il peut-être fait exprès de laisser Carmen s'inquiéter pour lui, Qui sait ?
Carmen l'aida à se lever et plaça le bras de ce dernier autour de son cou elle le soutenait à la taille,


Allons nous cacher avant que la sentinelle ne parviennent à nous rejoindre et à donner l'alarme.


Une chance le beffroi et le pigeonnier ne communiquait par aucun couloir, le vil garde qui avait osé s'en prendre à son sauveur, devrait descendre dans la cour puis rejoindre le clocher pour donner l'alerte
.

Carmen le conduisit dans une pièce voisine à la sacristie, visitée un peu plus tôt par la jeune fille, elle l'aida à s'asseoir sur une chaise puis elle alla fermer la porte à double tour.


On ne peut pas rester ici, il faut que l'on parvienne à s'enfuir ! C'est le buché qui nous attend ! Les gardes sont devant l'entrée, ils font leur rondes, Comment êtes vous entré vous ? Comment va votre tête ?


Elle s'approcha de lui, passant de nouveau sa main dans ses cheveux pour évaluer la gravité de sa blessure, geste idiot bien entendu, elle allait certainement lui faire mal.

C'est la sentinelle qui vous a fait cela ou est lors de votre chute ?

Je suis désolée...
ajouta t-elle, encore une fois elle le mettait dans de beaux draps.

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MessageSujet: Re: [Archives]La Rencontre {près du Fleuve l'Adour de Tarbes - Chez William Auditore}   Sam 24 Juil - 2:24

Auditore a écrit:




Il était tombé au sol sur le dos, le crane ayant subit une collision avec une pierre qu'il le fit chuter en plus d'ouvrir une brèche dans sa peau au dessus de sa tête, laissant couler un petit filet de sang sur les pavés du sol frais de la cour. Ses yeux s'étaient fermés, non pas parce qu'il avait mal, ni même pour attirer et inquiéter la pauvre Carmen, il ne savait même pas qu'elle se trouvait dans la cour. Il demeurait dans l'inconscience en fait, il avait un aperçu de la mort, il n'y avait rien autour de lui, tout était noir. Il n'y avait aucun son, aucune odeur, ni même rien à sentir. Même pas de douleur sur son crâne.

Bien sûr, pour la personne qui est victime de tout ceci, le temps ne compte pas, et c'est directement au réveil qu'il se retrouva. Il ouvrit légèrement les yeux et sa vue était sombre et brouillée, il voyait certaine chose mais pas correctement. Puis il se rendit compte qu'il y avait quelqu'un qui portait un capuchon au dessus de sa tête, il ne comprenait rien à ce que cette personne disait. Il entendait sa voix au ralentit, et ne comprenait du coup absolument rien. Sa vue revenait peu à peu, passant des couleurs sombres à des couleurs normales en un temps plutôt long. Long pour lui en fait.

Le jeune homme était sonné, et cette même personne l'aida à se relever, il ne savait pas encore de qui il s'agissait, il ne penserai même pas que ce soit Carmen, que ferait elle ici ? Son bras passa au dessus du cou de la demoiselle, car il avait reconnu quelques formes fines de son visage et il se demandait de plus en plus si ce n'était pas elle, au point qu'il serait capable de retirer sa capuche en pleine milieu de la cour. Mais il était encore un peu à l'ouest, suite au choc de la pierre et à sa dure chute. Malheur, les religieux avait prit une bonne revanche, mais s'il parvenait à faire sortir celle qu'il... celle qui venait d'être enfermée, il aurait remporté une bien meilleure victoire. Quoiqu'il serait forcé à se cacher à partir de maintenant, il espérait qu'il n'attirerait pas trop de problème à sa famille.

les deux fuyards arrivèrent dans une salle, à moins que c'était une salle de torture et que la personne était une religieuse. Pas la grosse mégère de la matinée en tout cas. Il fut assis sur une chaise et observa la femme qui l'avait secouru. Elle ferma la porte pour se séquestrer, elle n'était donc pas l'une des leurs. Elle devait donc être de son côté. Puis quand elle se mit à parler, il reconnu sa voix. Carmen ?! Non mais...!


-On ne peut pas rester ici, il faut que l'on parvienne à s'enfuir ! C'est le buché qui nous attend ! Les gardes sont devant l'entrée, ils font leur rondes, Comment êtes vous entré vous ? Comment va votre tête ?

C'est la sentinelle qui vous a fait cela ou est lors de votre chute ?

Je suis désolée...


Cela commençait à l'énerver, c'était quoi cette manie à chaque fois de poser une dizaine de questions en quelques secondes sans laisser le temps au questionné de répondre ou même d'analyser la première question. Il avait déjà oublié la question de départ, sa tête lui faisait mal, et il fallait qu'elle y mettent ses doigts pour constater l'étendue des dégâts, il serra les dents car il y avait une belle brêche dans sa peau. Cela lui aurait peut être remis les idées en place au jeune homme, si ça se trouve il va se rendre ou alors il va apporter l'accusée à la vielle religieuse.

Attendez mais vous faites quoi icelieu ?!

Moi je suis entré par le toît, arghh ma tête...

Un malade m'a tiré des flèches dessus, et après il m'a lancé des pierres et je m'en suis pris une sur la tête je crois, et je suis tombé. J'était presque arrivé au clocher...


Il tenait sa tête dans ses mains puis il se mit à la regarder.

Merci de... ne pas m'avoir laisser là... Maintenant il faut qu'on sorte... Mais même aux fenêtres il y a des barreaux.

On doit sortir par l'entrée principale... ou alors par le toît.

Non c'est trop dangereux...


Il plongea son regard dans le sien, comme s'il trouvait refuge et comme s'il allait trouver une réponse à ses questions ainsi que le moyen de s'en sortir. Il lui fit signe de s'approcher, puis il prit sa main, regardant cette dernière en réfléchissant.

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MessageSujet: Re: [Archives]La Rencontre {près du Fleuve l'Adour de Tarbes - Chez William Auditore}   Sam 24 Juil - 11:52

Carmen_esmee. a écrit:
Alors que ses doigts plongeaient dans les cheveux de William, la mâchoire de ce dernier semblait se contracter lors de son discours. Elle retira sa main encore une fois avec sa petite moue penaude... Baissant la tête, la capuche cachait son visage jusqu'à ses lèvres carminées. Elle s'en voulait atrocement, elle était la cause de cette plaie béante à la tête de son nouvel ami... du moins c'est ainsi qu'elle le considérait à cet instant, il était venu la chercher, la sauver, l'enlever à ses ravisseurs prenant le risque de rentrer en passant par le toit du couvent !

C'est sérieux... Vous continuez de saigner... Tout cela est de ma faute !

Il tenait sa tête un instant tandis qu'elle cherchait de quoi le soulager quelque peu, elle ne trouva qu'une aiguière et sa vasque, elle déchira un pan de sa robe, qu'elle imbiba d'eau...

Je ne sais pas comment je suis arrivée là, mais j'ai une sainte horreur des couvents et je hais que l'on m'enferme, je me suis donc libérée de ma cellule un peu avant que je ne vous trouve dans la cour tout à l'heure...
Si nous croisons l'homme qui vous a fait cela, vous serez aimable de me le présenter...
Sur ses mots elle nettoya le sang qui s'était rependu dans son cou... n'osant venir appuyer sur sa plaie...

Elle fronça les sourcils, elle ne savait pourquoi elle ressentait ce sentiment mal sain celui de la rancune et de la vengeance qui sommeil...


Merci de... ne pas m'avoir laisser là... Maintenant il faut qu'on sorte... Mais même aux fenêtres il y a des barreaux.
On doit sortir par l'entrée principale... ou alors par le toît.
Non c'est trop dangereux...


Je ne pouvais pas vous laissez entre leurs mains voyons, quand nous aurons un moment plus approprié à la conversation, je serai curieuse de savoir pourquoi vous avez pris le risque de venir me chercher après ce que vous avez appris sur moi, je veux dire ma fugue... Vous ignorez tout de moi et pourtant vous risquez votre réputation et votre vie pour la mienne ?

Il la regardait avec intensité, elle s'approchait de lui quand il lui prit la main doucement, la jeune fille détourna le regard, le baissant sur leurs mains qui se touchaient, enfermées l'une dans l'autre. Puis finalement ses yeux remontèrent doucement jusqu'à croiser ceux de William, elle détailla sur le chemin de ceux ci, le buste puissant et frémissant, les larges épaules, son cou délicat, ses lèvres pleines, et ses yeux dans lesquels elle plongea, un océan bleuté dans lequel elle pouvait se mirer.

Elle s'aperçut une fois de plus, que lorsque leurs regards se croisaient, une étrange douleur venait la tourmenter à l'intérieur de son ventre, provoquant la propagation d'une agréable chaleur dans ce corps qui trembla un court instant. Ce dernier ébranlement, la ramena à la réalité l'obligea à quitter cet agréable état... où elle pouvait enfin s'abandonner, plus rien autour ne semblait compter, mais il n'était pas l'heure de se laisser porter par les rêves, ils étaient en dangers, l'un pour être entré sans y être invité et l'autre pour en sortir sans y être autorisé !

Elle serra un peu plus sa main, l'aida à se lever, et entama une nouvelle visite des lieux, après avoir traversés la sacristie, elle saisit une robe et un mantel pour Will, elle l'aida à enfiler les deux par dessus ses vêtements, inconsciemment elle posait ses mains sur lui et à plusieurs reprise.. Elle se surpris à être aussi proche d'un homme qui malgré leur aventures récentes et communes restait un inconnu.
Elle fuyait aussi souvent qu'elle le pouvait son regard, elle ne devait pas s'attacher, elle ne devait pas oublier qu'elle n'était qu'à deux jours de marche de son but... L'Espagne !

Quand il fut habillé, elle le sentit toujours aussi fébrile, il fallait qu'il s'allonge au plus vite mais plus les minutes s'écoulaient plus le risque de se faire prendre grandissait. Carmen lui prit la main de nouveau, elle entrouvrit la porte après avoir écouté à celle ci, lança son regard dans la nouvelle pièce, ne voyant personne, elle entraina William, qui docilement lui emboitait le pas.
Une chapelle, ils étaient dans la chapelle du couvent, lieu réservé aux sacrements, prières et confessions.. Des confessions elle en avait à faire, ses agissements et ses pensées méritaient ils le pardon divin ?

Ils arpentaient la nef, rejoignant les grandes portes, qui ils l'espéraient, mènerait à l'extérieur. Ils marchaient d'un pas pressé quand soudain des voix parvinrent jusqu'à leurs oreilles, affolée Carmen lâcha la main de Will , ne voulant le brusquez dans son état, cherchant au plus vite une cachette !
Elle ouvrit l'une des deux grandes portes de la chapelle, mais trop tard quelqu'un venait de la sacristie, ils n'auraient pas le temps de sortir tous les deux ! Tant pis Carmen revint sur ses pas, attrapa le bras de Will et le tira jusqu'au confessionnal, où elle le poussa sans le ménager cette fois ! elle s'y engouffra à son tour et referma la porte juste à temps.
Une religieuse sortit comme eux précédemment de la sacristie, elle s'agenouilla sur l'un des bancs de prière et récita le credo avant de murmurer des paroles inaudibles de part la distance des deux jeunes gens.
Carmen profita de cet instant et du lieu pour se confesser... elle récita dans un chuchotis des plus discret la prière du Pardon.


Je confesse à Dieu Tout-puissant, à tous les Saints, et à vous aussi, mes Amis, parce que j'ai beaucoup péché, en pensée, en parole, en action.
Je supplie tous les Saints, et vous, mes Amis, de prier le Créateur pour moi.
Que le Très Haut nous accorde le pardon, l'absolution et la rémission de tous nos péchés.


Ses mains étaient jointes est accolées à ses lèvres, ses yeux clos... Elle continua sa prière en silence demandant pardon d'avoir déshonorer sa famille par sa fuite, d'avoir prit le bien d'autrui sans en demander la permission, d'avoir péché en rêve et en pensée... promettant une fois de plus de veiller à rester pur entièrement en pensées et désirs ! Quand elle ouvrit les yeux, elle croisa le regard perplexe de William.. et voilà elle avait encore péché ! Quelle idée aussi de se confesser avec l'objet de ses péchés dans un lieu aussi étroit, où leurs corps ne pouvaient que se toucher ! Elle se résigna à continuer, elle entendit une porte claquer, la Sœur était partie.

Carmen Esmée ouvrit la porte, prenant Will par la main une fois de plus, elle aimait se contact avec l'adonis, un contact qui restait pur aux yeux du Très Haut espérons ! Ils sortirent de la chapelle, Enfin dehors ! La brise vint caresser leurs visages, cet air frais de la nuit, avait un goût de liberté enfin retrouvée. Un sourire vint illuminer le visage de la jeune fille lorsqu'elle découvrit une petite grange, ravie, elle s'empressa d'y pénétrer avec son sauveur mais cette fois si, elle ne fit pas preuve de prudence, un garde semblait occupé à fouiller les lieux à l'autre bout de la grange, elle tira William contre elle avant de le pousser dans le foin qui s'entassait dans ce coin ci, elle ne tarda pas à s'allonger près de lui, mais dans sa manœuvre, un pan de la houppelande se coinça dans on ne sait quoi, freinée brutalement, elle s'affala dans le foin provoquant l'écroulement d'une partie du tas d'herbe laissé là pour sécher sur leur deux corps maintenant avachi leur à côté de l'autre.

Le garde fut alerté par le bruit, il se saisit d'une fourche et la planta avec des coups brutaux et désordonnés dans le tas. la fourche manqua de peu les deux corps à deux reprises... Elle ne pouvait voir William mais elle sentait qu'il n'était pas loin, sa jambe était posée sur quelque chose de relativement dur mais souple, répondant aux pressions de la jambe de Carmen, les coups de fourche cessèrent et les sabots d'un cheval résonnèrent, le cavalier semblait être partit, mais ne voulant prendre de risque elle attendit encore quelques minutes dans cette position inconfortable, sur le ventre vautrée dans le foin... Puis elle se redressa doucement, à genoux elle remua un peu la paille afin de retrouver William, Sain et Sauf ! Elle lui souriait, une fois de plus ils s'en étaient sortis et il s'en était fallu de peu ! Penchée au dessus de ce visage, son rêve lui revint brutalement en mémoire... lorsque leurs lèvres se touchaient...


*Ah non ! Stop ! Je ne serai jamais lavée de mes péchés si je continue ainsi !*

Elle se leva, l'aida à se redresser lui ordonnant de ne pas bouger et de l'attendre sagement, Carmen détachait un cheval à la robe sombre, espérant que ce choix leur permettra de s'enfuir avec plus de discrétion. La jeune fille sella rapidement la monture et rejoignit ensuite William.

Allons y, ne tardons plus.

Carmen aida son Sauveur a monter en selle, puis elle se hissa à son tour, devant lui, elle prit les avant bras de William et les croisa autour de sa taille,
Accrochez vous... si vous n'étiez pas plus grand que moi je vous aurez soutenue en m'asseyant derrière vous mais... Point de bavardage supplémentaire elle frappa le cheval avec ses talons dans les flancs. Ils partirent ainsi au galop vers la forêt de Tarbes, leur sortie fut remarquée, ils ne tarderaient pas à être suivi.
A travers la Forêt, elle fut contrainte de ralentir l'allure mais sitôt sortit de celle ci, elle fit reprendre au cheval un galop plus soutenue, Ils arrivèrent à la demeure des Auditore, Carmen descendit de cheval et fit appeler le garde des écuries,


Vite, venez m'aider je vous en prie, William est blessé !

Le garde vint en courant, il aida l'adonis à descendre de cheval,
Carmen n'attendit pas plus longtemps pour frapper la croupe du destrier avec violence afin que celui ci s'enfui au plus vite, il les conduirait à eux s'ils le gardaient ici.


Nous sommes suivit ! Il faut nous cacher !

William était affaiblis suite à sa blessure à la tête et ainsi que par leur fuite des plus sportive. Le garde le soutenait par la taille,

Aller chercher votre cheval immédiatement, et amenez le ici, il désigna du menton une carriole, il y allongea William.
Carmen comprenant le plan du garde, attela sa jument à la carriole et se hissa à l'avant de celle ci.


Vous devez vous rendre à Montevinci, je préviendrai sa famille de votre situation, prenez garde à vous, je veillerai à ce que l'on ne vous suive pas, il lui expliqua l'itinéraire à suivre, et lui donna sa gourde.

La jeune fille prit le départ la peur au ventre, William s'était endormi et elle se retrouvait seule toute la nuit. Carmen ne fit pas de mauvaises rencontres, mais elle tombait de fatigue... le jour se levait et ils n'étaient toujours pas arrivés.

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Carmen_Esmée.
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MessageSujet: Re: [Archives]La Rencontre {près du Fleuve l'Adour de Tarbes - Chez William Auditore}   Jeu 12 Aoû - 8:58

Auditore a écrit:




William était transporté, il aimait ce contact des doigts et de la paume féminine dans ses cheveux et dans ses mains. Sa vue se troublait à quelques reprises accompagnée d'une douleur soudaine atroce pendant de brefs instants. Il ne savait pas quelle était l'étendue des dégâts mais il était sûr que cela n'avait rien de bon, à en voir l'expression du visage de Carmen légèrement caché sous sa capuche, la douleur qui venait le torturer et le comportement de la belle petite Princesse. Lui il s'en fichait un peu, il avait vécu pire que ça, enfin il ne savait toujours pas la gravité de sa blessure, il aurait pû mourir à mintes reprises déjà jeune. Tandis qu'elle était en train de se lamenter sur son sort et sur celui du jeune homme, celui ci soupira. Pourquoi les femmes reporte toujours tout à leur faute, c'est sûrement plus fort qu'elles, il avait remarqué ça chez elles, elles ne font rien de grave, et une conséquence à une autre action de près ou de loin à leur situation intervient et elle pleurniche en se disant que c'était de leur faute. Il n'aimait pas quand les gens autour de lui font ceci alors qu'ils n'ont pas apporté de problème. Enfin, il est vrai que si elle ne s'était pas fais choppée par les religieux, il n'en serait pas là, mais c'est lui qui a fait ce choix d'infiltrer le couvent pour la retrouver, il pouvait aussi l'y laisser croupir et pourir dans sa cellule, étant donné qu'il n'avait rien qui le poussait à l'aider. Quoique justement... Ce n'est pas pour rien qu'il avait tenté de la sauver. Et maintenant, elle le sauvait également en prime. Sauvé par une demoiselle en détresse, mais quel comble !

Arrêtez de dire ça... ce n'est en rien de votre faute, c'est de ma faute, je n'avais qu'à pas monter sur le toît pour rejoindre le clocher, et le garde n'avait qu'à pas me lancer une pluie de pierres...

Il la regardait faire, elle déchira une petite partie de sa robe, à cet instant là, il aurait bien demandé ce qu'elle était en train de faire mais les questions idiotes n'apportent jamais de réponses plus intelligentes, il était évident qu'elle comptait s'en servir en rapport avec sa blessure. Ses yeux se fermaient et sa mâchoire se serrait avec les sourcils froncés à quelques moments.

Je ne sais pas comment je suis arrivée là, mais j'ai une sainte horreur des couvents et je hais que l'on m'enferme, je me suis donc libérée de ma cellule un peu avant que je ne vous trouve dans la cour tout à l'heure...
Si nous croisons l'homme qui vous a fait cela, vous serez aimable de me le présenter...


Le jeune Auditore lui sourit, il aimait bien sa voix surtout quand le sens des phrases qu'elle annonçait avait un sens malicieux ou comme si elle était dérangée par quelque chose. Son esprit était cependant un peu plus rebelle qu'il ne le pensait, cela lui faisait plaisir à savoir. En tout cas, de toutes les filles, celle ci lui avait fait parcourir le début d'une grande aventure à peine deux jours !
Il sourit d'autant plus quand elle parla sur un ton de vengeance concernant l'homme qui lui avait infligé cette torture physique au niveau de son crâne. Elle, lui infligeait une douce torture qui le menait à se sentir bien, elle se mit à nettoyer le sens qui avait couler le long de sa peau, sur son visage ou son cou. William ne s'attendait vraiment pas à se retrouver dans pareille situation, le garde était près à le tuer en le criblant de flèches aiguisées simplement pour le faire descendre de son satané toît ?! En plus il s'était tellement acharné qu'il avait utilisé toutes ses flèches et se servait même de pierres par la suite, comme si le jeune homme était un criminel ou un ennemi de la communautée. De la communautée religieuse... pourquoi pas... après tout c'était le genre de personnes que William détestait, les religieux, il ne servaient à rien, enfin si quelques uns, les autres profitaient de leur position dans la société.

Enfin, il sortirent de cette pièce et William fut revêtu par des vêtements supplémentaires en plus des siens.Il était las et était faible, Carmen le tenait par la mains et le guidait comme s'il était une poupée de chiffons sans âmes. Il avait du mal à suivre le rythme et sa vue se troublait un peu plus souvent à chaque fois.

Il ne se rendit pas compte du temps qui n'avait plus de valeur pour lui, ils s'étaient échappés du couvent à cheval et les voilà arrivé à sa demeure. Les gardes du village et les religieux arriveraient sûrement bien vite après cela. Le garde des écuries l'installa dans une carriole, il prenait la place d'un cadavre dont on essayait de se débarasser dans cette situation... Se promener à cheval n'est jamais bon avec une blessure, le corps est constamment en mouvement.

Le jeune homme ne s'endormit pas, il s'évanouit...

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MessageSujet: Re: [Archives]La Rencontre {près du Fleuve l'Adour de Tarbes - Chez William Auditore}   Mar 7 Sep - 10:17

Carmen_esmee. a écrit:
Après quelques heures, Les deux jeunes gens arrivèrent enfin à la demeure de William, Carmen, après avoir arrêté la carriole, vint se pencher au dessus du corps inanimé de son ami. Malgré quelques secousses énergiques par les épaules et de petites claques sur ses joues, elle ne réussi pas à le sortir de son profond sommeil...
Elle courra donc jusqu'aux portes de la demeure quérir de l'aide. Un homme suivit plus tard d'un autre lui demandèrent son nom et ce qu'elle venaient faire ici, la jeune fille leur expliqua qu'elle ramené le fils Auditore Da Montevinci blessé.. et qu'il devait à tout prix trouver sécurité en ce lieu...

Les gardes n'empêchèrent pas Carmen de rester près de William... Elle le veillait jour et nuit... attendant qu'il s'éveille enfin.. Elle savait déjà ce qu'elle lui dirait et ce qu'elle ferait si c'était le cas...

Ce séjour à Montevinci lui permis de mieux connaitre Claudia, la jeune soeur de William, âgée de 15ans tout comme elle. Elle se trouvèrent quelques points communs, les journées paraissaient moins longue avec Claudia, elle trouvait le réconfort dont elle avait besoin à ses côtés.
Carmen se rendit compte que William lui manquait terriblement, elle songeait même à ce qu'elle puisse ressentir quelques sentiments pour lui... plus que de l'amitié, plus que de la tendresse... de l'amour bien évidement, mais ce sentiment était encore très inconnu pour la jeune fille, elle ne savait pas ce qu'elle ressentait exactement pour lui.. dans le flou elle décida que cela devait surement être un sentiment plus profond mais restant pure aux yeux du Très Haut, soit l'amour sincère qui unit deux être... encore faut il que cela soit réciproque... Comment le savoir, William était inconscient depuis déjà 2 semaines.

Elle passait ses journées à discuter avec Claudia, elle voulait toujours en savoir plus sur William et sur sa famille. Et de temps a autre elle écrivait quelques lettres a son cousin, son seul lien avec sa famille resté à Montpensier.
Rien ne l'obligeait a rentrer chez elle... jusqu'à ce fameux jour ou un pli lui parvint avec quelques jours de retard semble t-il.. Sa tante Tia venait de décéder...
Carmen était effondrée, elle voulait rester près de William, mais sa place était près des siens ! Et elle se devait de rentrer chez elle ! Même si Rick n'était qu'un affreux Oncle à ses yeux, elle voulait être à ses côtés, l'aider à traverser cette épreuve...

Carmen alla prévenir Claudia qui dans un élan de générosité, lui proposa de l'accompagner jusqu'à Montpensier.
La jeune fille griffonna quelques mots sur un vélin à l'intention de William.


Citation :
William,

C'est avec regret qu'une fois de plus je suis contrainte de te quitter, Je ne puis rester, l'une de mes tantes vient de mourir, je me dois d'être auprès des miens en cet instant tragique, j'espère de tout coeur qu'à ton réveil, tu comprendras les motifs de mon départ.
Je me suis éprise de toi... pourtant je me l'étais défendu, si tes sentiments sont semblables aux miens, je t'en pris rejoins moi au château de Cournon en Bourbonnais Auvergne, je t'y attendrai...

Tendrement,
Carmen Esmée

Elle plia et posa la lettre près de sa table de chevet, Carmen se pencha doucement et déposa un baiser à la commissure de ses lèvres, puis c'est aussitôt qu'elle prit la route pour Montpensier en la compagnie de Claudia Caelina.

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MessageSujet: Re: [Archives]La Rencontre {près du Fleuve l'Adour de Tarbes - Chez William Auditore}   

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