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 Quand il est temps de...(27 Août 1458)

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Aiguemarine
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MessageSujet: Quand il est temps de...(27 Août 1458)   Sam 28 Aoû - 6:33

[Cahors - Guyenne ]

Leur séjour était sur le point de s'achever.
Et avec les tensions en Anjou, les frontières des dûchés se fermaient petit à petit.
Aussi le couple avait'il décidé de repartir avant d'être coincé en Guyenne.
Aiguemarine garderait un agréable souvenir de ce dernier (?!) passage dans ce dûché.
Elle avait pu rencontrer Emi, la grande filleule de son amie disparue, Kindjal.
Elle avait pu lui confier ce qui lui revenait de droit : le dispensaire de son amie.
Et tout cela, grâce à Aradiia, la Doyenne de la faculté de médecine, mais aussi grâce au bourgmestre de Montauban.
En effet, quelques jours plus tôt, Sancte lui confirmait par missive qu'il accédait à sa demande ; en fait, le réformé avait eu la même idée qu'elle.
Qui aurait cru qu'une Aristotélicienne et un sicaire réformé des Lions de Juda tomberaient d'accord un jour ?!
En théorie, la boucle semblait bouclée...oui.
Pourtant, en relisant la missive du réformé, Aiguemarine pensa à une personne chère à son coeur.
Sûrement n'était'il pas au courant pour Kindjal...
Ils avaient été si proches dans le passé. Long soupir...
Etais ce à elle de lui annoncer cela ?! A l'évidence, oui...

Aiguemarine mit sur le côté la missive de Sancte, sortit de nouveaux parchemins, et se mit à machouiller sa plume.
Où était'il depuis près d'1 an et demi ?!
Avait'il changé ?! fort possible !
Pourquoi n'avait'il pas daigné donner signe de vie ?!
Et s'il ne souhaitait plus avoir de contacts avec eux ?! c'était purement...impossible.
Il était et resterait le Parrain de Thomas.
Peut-être était'il toujours en convalescence dans le Comté de Toulouse ?!
Tellement de questions sans réponses.
Mais Aiguemarine devait savoir. Sindbad n'était pas disparu. Son coeur sentait qu'il était vivant, quelque part...



Citation :
* Expéditeur : Sancte de Montauban-la-R�form�e
* Date d'envoi : 11/08/2010 - 22:17:47
* Titre : Re: proposition

* Très chère damisela,

Sachez que le dispensaire est un bâtiment public mis à la disposition de nos pauvres, de nos malades, et de nos indigents et que par conséquent, il n'est pas destiné à être vendu.

Néanmoins, il semblerait que vos desseins s'accordent avec les miens, puisque après la tragique disparition de la Damisela Kindjal, je destinais précisément la gestion de ce dispensaire à une de ses fidèles amies qui a toujours mis un point d'honneur à défendre les intérêts de son prochain, j'ai nommé Damisela Emi4218.

Votre souhait sera donc exaucé sans que vous n'ayez à débourser le moindre denier. La Mairie de Montauban de toute façon, sous la houlette de son mirifique Gouverneur, n'a pas besoin de ce genre de subventions, même si je ne peux que louer votre sens du pragmatisme, qu'en tant que mercenaire je ne manque pas de partager.

Puisse Dieu vous réserver un agréable séjour en notre modeste Cité. Si jamais vous aviez besoin de quoi que ce soit, faites le moi savoir. Je m'arrangerais pour que le moindre de vos désirs puisse obtenir satisfaction, étant entendu que les amis de Kindjal sont et seront toujours les bienvenus en nos murs.

Bien à vous,

Sancte Iohannes
Bon et Généreux Bourgmestre de Montauban

Hésitante pendant quelques longues minutes, elle finit par laisser courir la plume laissant parler son coeur.
Si d'aventure Sindbad recevait sa missive, il se manifesterait. "Servir et protéger"...


Citation :
A vous, Sindbad,


De longs mois sans aucune nouvelles.
Aujourd'hui, je viens à vous afin de briser la loi du silence.
Pourquoi ?!, après tant de temps ?!
Parce que vous manquez à votre filleul, Thomas.
Parce que vous nous manquez.
Nos longues discussions, cette alchimie qui nous faisait soulever des montagnes refait surface.
Nous sommes actuellement en Guyenne, à Cahors.
Si vous le pouvez et le souhaitez, rejoignez nous ! J'ai tant de choses à vous dire...
Sachez toutefois que ce souhait ne sera plus valide après le 29 Août ; en effet, nous rentrons en Bourbonnais-Auvergne.

Avec toute mon amitié, et mon profond respect,


Aiguemarine

Missive et belle bourse d'écus fûrent confiés à un homme chargé de visiter toutes les auberges ainsi que tous les monastères du Comté Toulousain.
Les dés étaient jetés.
Sindbad répondrait'il à son appel si jamais le coursier arrivait à le dénicher ?!


Dernière édition par Aiguemarine le Lun 30 Aoû - 3:23, édité 1 fois
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Sindbad
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MessageSujet: Re: Quand il est temps de...(27 Août 1458)   Dim 29 Aoû - 11:36

"Rudes et sains travaux des champs..." Ils avaient le mot pour rire, au monastère d'Albi.

L'homme de Constantinople suait sang et eau, en labourant. Pourquoi donc employait-on le terme de
retraite pour dénommer le séjour au monastère. Une trouvaille de moine pour attirer le laïc, sans doute...

Par contre, force lui était de reconnaître que cette situation avait ses avantages. La fatigue engendrée par ce travail agraire effaçait progressivement la douleur de son histoire d'amour feinte avec Graziella, des souffrances endurées par ce coup d'épée empoisonnée, puis de la trop brève romance avec son médecin gascon, qui l'avait ramené à la vie, dans tous les sens du terme. Mais il avait besoin de reprendre le dessus. Il avait vécu près d'un an comme un errant, à la recherche de sa mémoire et de ses souvenirs. Et maintenant qu'il se souvenait de tout, il lui fallait tout intégrer.

Il fut interrompu dans le cours de ses réflexions par une voix :


Citation :
Messer Sindbad, une lettre pour vous...

Sindbad se retourna : Frère Anselme courait vers lui. Allant à sa rencontre pour épargner son souffle, Sindbad lui tendit son outre, dans laquelle restait un fond de vin tiède, tandis qu'il déroulait le parchemin. En haut à gauche, bien en évidence trônait le blason de Sarliève. Il lut d'un trait la missive de son amie, un sourire aux lèvres.

Lorsqu'il s'était présenté en ce monastère, confus et désorienté, le Père Bertrand lui avait dit : Vous saurez quand il sera temps de reprendre le cours de votre existence terrestre. Le Très-Haut vous l'indiquera. Cette lettre était donc un signe divin.

Rentrant dans la cellule qui lui servait de chambre, il sollicita une plume et un parchemin, qui lui furent promptement fournis, et écrivit :


Sindbad a écrit:
De Sindbad à toute la maisonnée de Sarliève,

Votre missive a eu en l'obscurité de ma solitude l'effet de la lumière matinale perçant les ténèbres qui m'ont trop longtemps entouré.

Mon silence n'était en rien un moyen de vous rejeter loin de moi, mais plutôt un moyen de me reconstituer, après la tempête qui a soufflé sur mon existence au cours de cette année. C'est à l'Unique que je dois d'être encore en vie, c'est donc vers lui que je me suis tourné. C'est lui aussi qui vous a dicté ces mots, afin de m'inviter à quitter ce sanctuaire et me mêler à nouveau à mes semblables. Mais aussi et surtout, il m'a rappelé les obligations que j'avais contracté envers mon filleul lors de son entrée dans la communauté aristotélicienne. Obligations que je n'ai guère honoré jusqu'à présent.

C'est donc à Cahors, berceau de mon histoire au Royaume de France, en ce Duché qui m'a tout donné, que j'aurais le plaisir de vous retrouver. Laissez moi deux journées pour vous rejoindre, et nous écrirons tous ensemble une nouvelle page d'histoires.

Abientôt,

Sindbad

La perspective de retrouver Cahors et ses amis avait transporté d'allégresse le coeur de l'ancien diplomate. Le soir même, il saluait les membres du monastère, leur promettant de leur apporter de ses nouvelles. Et c'est d'un pas assuré qu'il se présenta, le vingt-huitième jour d'aout, aux portes de Cahors.

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Nictail
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MessageSujet: Re: Quand il est temps de...(27 Août 1458)   Dim 29 Aoû - 21:48

Aigue et Nic avaient reçu avec joie la missive de Sindbad.
Bon Aigue répétait qu'elle n'avait pas senti 'Stote guider sa main, mais là n'était pas l'important.
Il serait donc auprès d'eux d'ici à deux jours. Bonne nouvelle ! Et il semblait aller ... plus ou moins bien.
En plus, il aurait la surprise de découvrir le petit dernier, Nathan.

Ils se promenaient, tranquillement sur le marché de Cahors, évitant soigneusement les débats politiques houleux dus aux élections.
Ils préféraient de loin le calme et la tranquillité pour profiter de chaque instant.
Et tout en discutant de tout et rien, ils arrivèrent près des portes de Cahors ...

Il était là, bel et bien arrivé au jour J, sans inconvénients.
Nic sourit et prit Nathan dans ses bras, laissant Aigue partir devant retrouver son cher ami.
Il était heureux de retrouver Sindbad après une si longue période, mais encore bien plus pour son épouse. Il les savait très proches et liés.


Bonjour Sindbad.
Bienvenue à Cahors, ça fait plaisir de vous voir.
Mais, vous avez fait de la route, vous devez être fatigué.
Et si nous regagnons tranquillement l'auberge pour célébrer ces retrouvailles ?!


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Aiguemarine
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MessageSujet: Re: Quand il est temps de...(27 Août 1458)   Dim 29 Aoû - 23:53

[ Cahors - la veille, le 28 Août 1458, dans une auberge ]

Le messager à qui elle avait confiée sa missive était de retour.
Et avec une réponse de surcroît.
Elle arbora un grand sourire à l'idée que l'homme aie pu le retrouver.
Aiguemarine prit connaissance de la missive, soulagée de savoir que c'était une retraite pour se retrouver, faire le point sur sa vie passée ou présente.
Soulagée aussi de savoir qu'il allait reprendre sa place de Parrain; celle qu'il n'aurait jamais dûe quitter.
Mais bon, la vie quelques fois fait que...
Mais diable, que cela avait été long quand même. Plus d'une année et demie. Et il en avait coulé de l'eau sous les ponts.
Elle était heureuse qu'il aie accepté de les rejoindre en Cahors, mais nerveuse.
Pourquoi ?!
Malheureusement, la Dame n'en savait fichtrement rien.
Elle avait tant de choses à lui raconter : la disparition de Kindjal, la naissance de Nathan le lendemain du décès de Petit L, le fils de son amie, leur projet de déménagement en Orléans, leur envie de naviguer sur la Loire, ses échanges avec un réformé Lion de Juda, la connaissance d'Emi et le leg du dispensaire, la forte amitié naissante avec le couple de Blaye : Kro et Diia.
Oui, tant de choses...C'est qu'il s'en était passé depuis plus d'1 an et demi !
Et Sindbad devait en avoir tout autant...
Avait'il enfin recouvré la mémoire ?!
Connaissait'il enfin son passé, et avait'il réussi à chasser ses vieux démons ?!
Oui, Aiguemarine espérait beaucoup de ces retrouvailles, mais les appréhendait un peu quand même.




[ Aux portes de Cahors, le lendemain... ]


La nuit avait été agitée, à la fois physiquement mais aussi mentalement.
Aiguemarine tentait d'imaginer ces retrouvailles, mais à chaque fois, le rêve s'interrompait, et elle s'éveillait en sursaut et en sueur.
Alors, comme toujours, elle se réfugiait dans les bras réconfortants de son époux.
C'est donc les traits un peu fatigués qu'elle se présenta au "rendez-vous".
Son époux s'occupait de Nathan, leur dernier-né et la laissa bien vite aller au-devant de Sindbad.
Aiguemarine ne savait plus comment l'aborder.
Un an et demi de séparation, ça ne se rattrape pas, ça se vit.
Néanmoins, elle arbora un franc sourire lorsqu'elle le vit franchir les portes de la cité Cadurcienne.
Cahors, un signe fort dans la vie du Constantinopolitain. Ce pourquoi, Aiguemarine, de passage dans la ville, avait décidée de tenter de renouer les liens.
Ici, tout lui rappelait Sindbad.

Aiguemarine le laissa parcourir les derniers mètres qui les séparait.
Une folle envie de lui sauter au cou, mais aussi de le gifler de les avoir laissés sans nouvelles autant de temps.
Toutefois, elle n'en fit rien et resta impassible devant lui ; Nic un peu en retrait derrière elle avec Nathan.
L'azur de ses yeux se fixa dans les prunelles de celui qui lui avait tout appris à l'Ambassade de Guyenne, de longues années auparavant.
Un fin sourire et Aiguemarine laissa échapper un timide :
"Bonjour Sindbad... Heureuse de vous revoir depuis tout ce temps..."

C'était d'une banalité effarante...
Mais Nic prit rapidement la parole et elle acquiesça à ses paroles.


"Après ce long chemin, que diriez vous de vous requinquer autour d'une bonne tablée ?!
Nous aurons tout le loisir de pouvoir bavarder tranquillement, et de vous présenter..
.désignant Nathan du regard, notre dernier né".

Aiguemarine reprit son fils dans les bras, donnant un léger baiser à son époux au passage, et invita Sindbad à les suivre à l'auberge la plus proche.




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Sindbad
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MessageSujet: Re: Quand il est temps de...(27 Août 1458)   Lun 30 Aoû - 9:30

L'Aurore aux doigts de rose jetait les premières lueurs annonciatrices de la levée du soleil, lorsque se présenta devant les portes de Cahors l'un de ses plus anciens pensionnaires, si ce n'est le plus ancien encore en vie.

Tout en cheminant dans l'obscurité, Sindbad s'était remémoré les visages croisés à Cahors : Jades, Phénix50, Rosetendre, Jeroen, Mythe11, Aruna, Icarol, Limace, Menefer, Pink69, Hook, mais aussi de plus récent : Montalban, MacGivré, Mimi83720, Bouba57, Tirapica...Sans oublier Ranya. Décidément, un lien indissoluble semblait le rattacher à Cahors et à la Guyenne. Aussi fort que celui qui le liait à Constantinople avant que les ottomans ne la prenne ? Non, c'était différent...

Le constantinopolitain secoua la tête : il ne devait pas vivre au passé. Il devait s'efforcer de l'intégrer à son présent pour en faire son avenir. Mais l'exercice était si difficile.

Alors que le pandore de faction lui souhaitait un bon séjour, il distingua deux silhouettes. Des silhouettes familières. Un homme et une femme. La femme tenait dans ses bras un nouveau-né. Se pouvait-il que...Décidément, bien des choses étaient survenus en son absence.

La femme tendit le poupon à son époux et s'avança vers lui d'une démarche hésitante. En la voyant, Sindbad s'arrêta net.

Il avait bien reconnu l'ex-ambassadrice de Guyenne en Bourbonnais -Auvergne. Celle avec laquelle il avait travaillé de concert sur maints dossiers. Et pourtant, son visage, son regard, sa démarche le ramenait à son séjour vénitien. Un seul mot s'échappa de ses lèvres, comme un murmure :


Azurra ?

Mais il n'eut pas le temps d'en dire davantage. Nictail arrivait à sa rencontre, tenant dans ses bras le jeune Nathan, dernier né de la famille. Et tous deux lui proposèrent de poursuivre en taverne les retrouvailles. Il ne put que sourire à cette proposition :

Voilà une offre à laquelle mes papilles ne sauraient résister. La cuisine monacale manque cruellement de variété, et le vin de messe incite plus à la pénitence qu'à la fête.

Et c'est d'humeur joyeuse que tous trois longèrent les ruelles cadurciennes.
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Aiguemarine
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MessageSujet: Re: Quand il est temps de...(27 Août 1458)   Mar 31 Aoû - 3:20

[ Face à Sindbad...]

Azurra ?


Aiguemarine détourna quelques instants le regard de son interlocuteur, fronçant les sourcils.
Ce nom, elle l'avait déjà entendue, mais où ?!
Et plus elle cherchait dans ses souvenirs, plus ça bloquait.
La seule chose qui lui venait à l'esprit, c'était de répondre
: "Azurra, sì, sono io !"
Mais pourquoi dirait'elle telle chose ?! après, tout Aiguemarine s'appelait Marie, du moins, du plus loin qu'elle puisse se rappeler.
Aussi, la Dame ne pipa mot, et soulagée d'entendre que Sindbad acceptait leur proposition de se restaurer et discuter à l'auberge, emboita le pas.


[ Taverne "Aux Légendes de Cahors" - le même jour ]

Tandis que Nic & Sindbad prenaient place à une tablée, Aiguemarine commandait à la tavernière de quoi se substanter et se désaltérer.
Furtivement, en attendant la commande, elle observait les 2 hommes.
L'un, en la personne de Nic, était son présent, son avenir, son âme-soeur et elle n'imaginait pas une seule seconde pouvoir vivre sans lui.
Le second, Sindbad, était plus...énigmatique !
Avait'il un lien avec son passé ?!
Et toujours cette petite voix, au fond d'elle, qui disait de veiller sur lui ?! mais pourquoi ?!

La commande prête, Aiguemarine aida Marieceline à tout porter à la tablée.
En effet, et ce n'était pas un hasard, elle ne souhaitait pas qu'ils soient dérangés.
Quelques tranches de viande sêchée, du pain frais, du fromage, quelques fruits, des bières et du jus de fruits fûrent servis.
Aiguemarine prit place, tout en prenant soin de remercier et de régler la tavernière.

Puis, quand cette dernière fût assez éloignée, elle prit la parole...


Cela fait du bien de vous revoir, depuis pas loin d'une année et demie. Maigre sourire...
Racontez nous tout, dans les moindres détails !
Avez vous recouvré la mémoire, ainsi que tout votre passé ?!
lâcha t'elle, prise d'une folle impatience...

Aiguemarine resserra l'étreinte de son fils assis sur ses genoux, se triturant les doigts sous la table.


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Sindbad
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MessageSujet: Re: Quand il est temps de...(27 Août 1458)   Mar 31 Aoû - 8:02

Aiguemarine a écrit:
"Azurra, sì, sono io !"

Bon sang...Le coeur de Sindbad battait la chamade, tandis que le trio se dirigeait vers la taverne. Alors qu'il croyait tout savoir sur lui même, qu'au prix d'un périple digne d'Ὀδυσσεύς, il avait enfin fait la lumière sur ses origines et son parcours, voilà qu'une nouvelle énigme le ramenait en arrière. Et elle venait de la personne qui, à ses yeux, symbolisait le plus le présent.

Mais il n'eut guère le temps de s'apesantir sur ce mystère.Un copieux repas, commandé par Aiguemarine, arrivait sur la table. Un sourire lui échappa :-


Aaaah...Enfin l'un de ces copieux repas, comme on en prend en Bourbonnais-Auvergne. Je suis définitivement persuadé qu'Aristote, dans son infini bonté, m'a poussé hors de ce monastère pour me rappeler les réalités les plus agréables de cette existence.

Mais voilà que déjà, la Dame de Sarliève, tout en se félicitant de son retour auprès des vivants, sollicitait le récit complet d'un voyage et de péripéties dont le récit aurait occupé des journées entières. Il leva les bras au ciel :

Par Justinien le Grand ! Autant me demander de vous résumer le Codex Iustiniani...D'autant plus que l'essentiel vous a été relaté par la plume d'un troubadour, ma foi fort talentueux. Mais, oui, j'ai retrouvé l'intégralité de ma mémoire, que l'Unique en soit remercié...

Il marqua une pause et plongea son regard dans celui de la Dame de Sarliève :

Encore qu'à la réflexion, un passage reste à raconter...Au temps de mon séjour vénitien, feu mon père s'était pris d'affection pour une petite fille. Pour ce qu'il m'en avait raconté lorsqu'il me la présenta, l'enfant, issue d'une modeste famille de Bergame, en Lombardie, lui avait été confiée Il afin qu'il en assure l'éducation. Il s'était d'abord mis en tête de lui faire apprendre par Silvio le maniement des armes. Mais la petite était rétive, chaque fois que l'épée de bois lui était tendue, elle la prenait, puis la jetait par terre. Les promesses, les menaces, même les châtiments n'infléchirent pas sa détermination. Je proposais alors à mon père adoptif d'être son précepteur et de lui enseigner des connaissances...disons moins martiales. De guerre lasse, il accepta.

Sindbad s'arrêta afin de manger une tranche de fromage sur du pain, tout en buvant une grande rasade de bière.
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Nictail
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MessageSujet: Re: Quand il est temps de...(27 Août 1458)   Mar 31 Aoû - 9:27

Et les voilà donc tranquillement attablés dans l'auberge de Cahors.
Sindbad semble très heureux de retrouver un peu de bonne nourriture et de copieux repas.
Cela n'étonnait guère Nic après tant de temps chez les moines !!
Et Aigue qui assaille leur ami de plein de questions n'était guère surprenant non plus.
Nic dut se mordre la lèvre pour ne pas en rire, surtout que le sujet ne s'y prêtait absolument pas.

Nic prit doucement une main de son épouse et la serra fortement.
Leurs regards se croisèrent, lui faisant comprendre qu'il serait toujours là pour elle, quoi qu'il arrive.
Et Sindbad commença son récit.

Nic s'intéressait aussi beaucoup. Son histoire était prenante, et après avoir vécu tant de péripétie avec lui, ou apr procuration, il désirait connaitre le fin mot de tout cela.
Il est vrai que le troubadour leur avait tout raconté en détail.
Nic était heureux pour lui qu'il ait retrouvé la mémoire, mais si un passage l'embêtait.


Alors, vous avez réussi à la "former" ?!
Que lui avez vous donc appris ?!
Et savez-vous ce qu'elle est devenue ?!


Nic but à son tour un peu de bière ...et se tourne vers son épouse.

Oui mon ange, tu déteins sur moi, je pose plein de questions.
Mais, profitez au moins de votre repas, prenez votre temps, nous ne sommes pas pressés.


Nic se sentait un peu coupable d'empêcher Sindbad de savourer comme il se doit ce repas de retrouvailles.
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MessageSujet: Re: Quand il est temps de...(27 Août 1458)   Jeu 2 Sep - 13:00

Tout en mâchant sa nourriture, Sindbad ne put s'empêcher d'esquisser un sourire. Manifestement, son récit suscitait l'attention de Messire Nictail. Il acheva néanmoins de terminer le morceau de pain et de fromage qu'il mastiquait, avant de reprendre une bonne rasade de bière.

Je l'ai, en effet, formé. Au maniement des armes, dont elle ne semblait avoir cure, je substituai quelques connaissances géographiques qu'elle absorba. Puis, j'entrepris de lui apprendre le français. En parallèle, je lui enseignai le maintien, quoique je n'excellai pas en la matière. La cryptographie ne lui laissa pas un souvenir impérissable. Elle s'avéra, par contre, une pisteuse hors pair. Mais elle donna la pleine mesure de son talent lorsque je lui enseignai l'infiltration, la production de connaissances par la collecte et l'analyse de données ainsi que la communication d'influence.

Mais un soir, alors que je la cherchai pour sa leçon, l'enfant demeura introuvable. Alarmé, j'envoyai un pigeon à mon père parti en voyage. Une semaine durant, nous effectuâmes des recherches, ratissant la région de fond en comble, mais en vain. Nous nous rendîmes alors à l'évidence : la petite avait dû fuguer pour retourner à Bergame, et avait rencontré des brigands...


Le constantinopolitain se tut alors. Ce souvenir lui était douloureux, tant il s'était investi dans la formation de la petite.

Pour me consoler, mon père me présenta alors à une enfant toute blonde avec un charmant sourire à fossettes : Saradhinatra. Mais celle ci goûtait davantage les exercices martiaux de Messire Silvio, et bien qu'elle fût assidu pour apprendre ce que j'avais à lui enseigner, elle n'arriva jamais à la hauteur d'Azzura.

Sindbad reprit alors une bouchée de fromage, l'accompagnant du fond de sa chope de bière. Puis, il dévisagea de nouveau Aiguemarine.
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Aiguemarine
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MessageSujet: Re: Quand il est temps de...(27 Août 1458)   Ven 3 Sep - 9:28

Elle appuya ses 2 coudes sur la table, grapillant de temps à autre quelques grains de raisin.
Ecoutant avec plus ou moins d'attention la fin du récit de Sindbad, et son fameux passage qui semblait le perturber.
De son côté, son époux semblait captivé par le récit du Constantinopolitain.
Aiguemarine esquissa un faible sourire, quand elle entendit Nic lui poser moultes questions.
Et une sensation de malaise la prit quand Sindbad entra un peu plus dans le détail...
Certains visages défilaient sous ses yeux, légèrement flous, impossible à reconnaître.
Pourquoi ce "mal-être", là maintenant, alors qu'elle venait de retrouver une personne chère à son coeur ?!
Et pourquoi la dévisageait'il comme ça ?!
Se pourrait'il que ?!

Le récit lui fit soudainement penser à la fugue d'Athalia, l'an dernier.
La battue qu'ils avaient organisés ; et Aiguemarine qui, comme toujours, avait fonctionnée à l'instinct, se mettant dans la peau mais surtout l'esprit de sa fille.
C'était elle, qui, finalement, l'avait retrouvée au fin fond des bois.
Sa fille ayant usée du même stratagème qu'elle: celui de tout faire pour ne pas être retrouvée trop facilement et rapidement.

Relevant son regard azur vers Sindbad...elle attendit que ces Messieurs finissent leurs verres avant de prendre la parole...
L'on pouvait lire sur son visage une sorte de défi.
Sous la table, une main serra celle de son époux, afin de le rassurer.
Aiguemarine savait (ou à peu près) ce qu'elle faisait.
Et si cela pouvait lever le doûte sur ses origines, ce n'était qu'encore mieux.


Sindbad, ma demande va vous paraître...folle, sûrement.
Vous vous souvenez, quand j'ai découvert que je parlais Italien pendant la prise de Bourbon par Gmat ?!
Depuis ce jour, un doûte m'assaille. Ma famille en Bourgogne était'elle ma vraie famille ?!
Long soupir...
Mon père est décédé il y a quelques années. Et le seul qui aurait pu me renseigner, à savoir mon frère Romuald, est décédé l'été dernier.
Aussi, je vous mets au défi : confiez moi une mission, n'importe laquelle !
Et je vous promets que vous et moi auront réponse sur ce qu'il est advenu d'Azurra.


Le Constantinopolitain allait'il accepter ?!
C'était important.
Elle remettait en doûte son
passé, son histoire...
Aussi ne le lâcha t'elle pas du regard.

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MessageSujet: Re: Quand il est temps de...(27 Août 1458)   Ven 3 Sep - 22:51

La brune aux yeux bleus semblait troublée, à mesure qu'il développait son récit...Comme si elle se sentait à la fois proche et loin de cette fillette dont il narrait la formation.

Leur regard se croisèrent. Il lut dans le sien la désorientation, celle qui fait tenter n'importe quoi à ceux qui n'ont plus rien, puisqu'ils n'ont plus rien à perdre. La femme dont il soutenait le regard était-elle réellement Azzura ? Qu'étaient devenus ses souvenirs de sa vie vénitienne ?

Il hocha la tête à l'évocation de sa connaissance de la langue italienne. Nictail lui avait envoyé, à l'époque, un pigeon pour exprimer son incompréhension et son inquiétude. Mais à l'époque, ce pan de son existence émergeait à peine. Aujourd'hui, par contre, il en était presque sûr, cette femme pouvait parfaitement être Azzura. Mais
"presque" ne constituait pas une certitude.

C'est alors qu'elle lui lança ce défi : lui faire accomplir une mission qu'aurait pu réussir sa protégée d'alors.

Sindbad réfléchit à toute vitesse. Pas question de risquer la vie d'Aiguemarine sur une réminiscence. Si les choses tournaient mal, Nictail ne le lui pardonnerait jamais. Mais il n'entendait pas pour autant se défiler. Il termina donc tranquillement sa bière.


L'idée me paraît bonne, sur le fond. Mais pour que l'expérience soit concluante, il vous faudrait réussir des choses pour lesquelles Azzura elle même était douée. Tout de suite, j'avoue ne pas avoir de mission en tête. Encore qu'entrer et sortir d'Anjou, que la rumeur donne comme une province en plein trouble actuellement, sans vous heurter aux forces armées locales pourrait être un défi qu'Azzura aurait relevé. Mais pas question de risquer votre vie...

Mais une idée venait de naître en son esprit, qui le fit sourire :

Par contre, vous ne prenez aucun risque pour votre intégrité physique en m'expliquant en italien ce qu'est l'argumentum ad Lazarum, en m'énumérant trois encres sympathiques. Et au passage, rappelez moi qui a dit : "Si donc vous êtes fort, feignez la faiblesse, actif, feignez la passivité"

Ayant ainsi parlé, Sindbad enfourna une bouchée de pain et de fromage, attendant la réaction d'Aiguemarine.
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Nictail
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MessageSujet: Re: Quand il est temps de...(27 Août 1458)   Sam 4 Sep - 1:17

Nic écoutait Sindbad avec intérêt, mais ...
Mais, il sentait le trouble gagner son épouse, elle semblait perturbée par ce récit.
La petite avait fugué, et ?! Qu'est-ce que cela impliquait pour son épouse ?!
Il sentit la main de son Aimée prendre la sienne, la serrer doucement.
Nic commençait à s'inquiéter ... regardant Aigue et Sindbad à tour de rôles.
Et son Adorée se décida enfin à prendre la parole ...


Sindbad, ma demande va vous paraître...folle, sûrement.
Vous vous souvenez, quand j'ai découvert que je parlais Italien pendant la prise de Bourbon par Gmat ?!
Depuis ce jour, un doûte m'assaille. Ma famille en Bourgogne était'elle ma vraie famille ?!

Mon père est décédé il y a quelques années. Et le seul qui aurait pu me renseigner, à savoir mon frère Romuald, est décédé l'été dernier.
Aussi, je vous mets au défi : confiez moi une mission, n'importe laquelle !
Et je vous promets que vous et moi auront réponse sur ce qu'il est advenu d'Azurra.


Le coeur de Nic rata un battement.
Oui, il se rappelait de ce jour où elle avait parlé italien.
Etrangement, il avait paniqué, se demandant comment son épouse avait appris ça.
Et puis, la peur l'avait quitté. Il l'aimait, par dessus tout, peu importe quel était son passé.
Et là, d'un coup, ils allaient peut-être savoir !
Il serra plus fort la main de son épouse, pour l'assurer de son soutien, de sa présence.
Tout ce qu'il craignait aujourd'hui, c'était que son épouse risque quelque chose à cause de son passé.


L'idée me paraît bonne, sur le fond. Mais pour que l'expérience soit concluante, il vous faudrait réussir des choses pour lesquelles Azzura elle même était douée. Tout de suite, j'avoue ne pas avoir de mission en tête. Encore qu'entrer et sortir d'Anjou, que la rumeur donne comme une province en plein trouble actuellement, sans vous heurter aux forces armées locales pourrait être un défi qu'Azzura aurait relevé.
Mais pas question de risquer votre vie...


Par contre, vous ne prenez aucun risque pour votre intégrité physique en m'expliquant en italien ce qu'est l'argumentum ad Lazarum, en m'énumérant trois encres sympathiques. Et au passage, rappelez moi qui a dit : "Si donc vous êtes fort, feignez la faiblesse, actif, feignez la passivité"

Nic sourit intérieurement quand Sindbad se refusa à lui faire courir le moindre risque.
Aigue était ce qu'il avait de plus précieux, ce qui comptait le plus à ses yeux.
A part une encre sympathique qu'est le jus de citron ... Nic ne connaissait rien aux sujets abordés par Sindbad.
Il regardait son épouse se concentrer, peut-être en saurait-elle un peu plus sur son passé après ces retrouvailles. mais en même temps, il faudrait essayer de savoir comment elle s'est retrouvée en Bourgogne. Tout du moins, si elle souhaite !

Mais, si elle était vraiment ...
C'est logique !
Nic ne doutait plus que son épouse réponde aux énigmes.
Sindbad et elle donnaient l'impression de se connaitre depuis toujours ... Et c'était quasiment ça.
C'était limpide ! Enfin, dans l'esprit de Nic ...
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Aiguemarine
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MessageSujet: Re: Quand il est temps de...(27 Août 1458)   Sam 4 Sep - 3:39

Aiguemarine fit abstraction du monde autour d'elle quelques minutes, se concentrant sur les défis qu'avait choisis Sindbad.
L'exercice était périlleux, prime abord.
Mais elle n'était pas du genre à abandonner.
D'ailleurs, peut-être que son esprit, rebelle jusqu'ici se déciderait à lui faire se rappeler des choses.
Elle confia Nathan aux genoux de son père, lui donnant au passage un baiser sur le front, et se lança...


"Si donc vous êtes fort, feignez la faiblesse, actif, feignez la passivité."
Vous auriez pu rajouter : "Proche, faites croire que vous êtes loin, et loin, que vous êtes proche. Appâtez l'ennemi pour le prendre au piège; simulez le désordre et frappez le." de l'honorable Sun Tzu.
Bien que je préfère celle de Wei-Kuan : Tant que vous ne pouvez aller au-delà de la montagne, il vous est impossible d'atteindre le chemin.


Léger sourire, puis Aiguemarine grapilla de nouveau, un peu de raisin.
Avant de poursuivre...en italien...
Ce qui lui semblait "difficile", car la jeune femme avait constatée que c'était simplement quand elle était stressée, inquiète que cela se produisait. Mais cette fois, ce lui semblait différent et vint naturellement.


L'argumentum ad Lazarum è un ragionamento fallace che pretende unicamente ad una conclusione vera perché l'argomento dell'argomento è povero.
Un argomento fallace è un ragionamento che appare come rigorosi e logico, ma che non è valido in realtà.
In un argomento fallace, c'è reale volontà di ingannare.

Questo che, presentemente, non è il caso, posso assicurarvelo.*


Nouvelle et dernière pause.
Il s'agissait de citer 3 encres sympathiques.
De celles que l'on utilise dans l'espionnage, pour passer des messages à une personne bien précise, sans être démasqué.
Aiguemarine esquissa un léger sourire. Ca l'avait toujours fasciné ce genre de pratiques.


3 encres sympathiques ?! et bien ma foi, celles qui me viennent là, maintenant, tout de suite, à l'esprit sont le jus de citron, le jus de cerise et... désignant du doigt le verre de lait de Nathan, le lait. Mais attention ! encore faut'il que Nathan soit disposé à vous en céder quelques gouttes. Léger rire cristallin...

Puis son regard reprit son sérieux, et maîtrisant sa respiration, Aiguemarine attendit la réaction et le "verdict" de Sindbad.
Etait'elle ou non cette fameuse petite fille dont il s'était occupé il y a de nombreuses années ?!
Si oui, qui était donc sa vraie famille et quel lien avait'elle avec cette "famille" Bourguignonne ?!










* L'argumentum ad Lazarum est un raisonnement fallacieux qui prétend à une conclusion vraie uniquement parce que le sujet de l'argument est pauvre.
Un argument fallacieux est un raisonnement qui apparaît comme rigoureux et logique, mais qui en réalité n'est pas valable.
Dans un argument fallacieux, il y a réelle volonté de tromper.

Ce qui, présentement, n'est pas le cas, je puis vous l'assurer.


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Sindbad
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MessageSujet: Re: Quand il est temps de...(27 Août 1458)   Sam 4 Sep - 5:32

Tandis qu'Aiguemarine répondait à ses questions, Sindbad se concentrait sur les réponses. Leur justesse, certes, mais pas uniquement. Il n'avait pas choisi les trois questions au hasard, mais dans le but précis d'évaluer certains détails qui ne le tromperaient pas. Et à mesure que la brune égrenait ses réponses, les yeux du constantinopolitain s'arrondissaient, tandis que s'entr'ouvrait sa bouche, heureusement vide.

Une fois la tirade d'Aiguemarine terminée, l'émotion submergea le constantinopolitain. Pour faire bonne figure, il prit alors un mouchoir et feignit de se moucher, afin d'essuyer ses yeux humides, tout en se râclant la gorge pour éviter que sa voix ne dérape sous l'effet de l'émotion. Précaution à moitié satisfaisante, puisqu'il la sentit chavirer malgré tout lorsqu'il prit la parole :


Je confirme que l'aphorisme est bien extraite de "l'Art de la Guerre" de Sun Tzu, ouvrage dont le principe directeur réside dans l'idée que l'important est de contraindre l’ennemi à abandonner la lutte, y compris sans combat, grâce à la ruse ou l'espionnage. C'est aussi l'un des principes directeurs de la diplomatie. Pour cette raison, je l'ai enseigné aux deux élèves que j'ai eu à Venise. Et je n'ai jamais rencontré, au Royaume de France, personne qui connaisse cet auteur, ne serait-ce que de nom. Le second que vous avez cité révèle donc une connaissance approfondie d'une région du monde ignorée de vos compatriotes français, mais mieux connue de ceux qui l'ont visité, les vénitiens notamment, ou les marchands du Ἀνατολική Βασιλεία Ῥωμαίων qui achetaient la soie pour la revendre.

Et puisque nous évoquons Venise, je vous ai demandé de parler italien afin de détecter votre accent. Vous semblez posséder plusieurs longueurs différentes de voyelles, ainsi que certaines voyelles arrondies. Cet accent n'est pas vénitien, mais plus caractéristique du lombard oriental, tel qu'il est parlé notamment à Bergame.


Il marqua un silence, puis se tourna vers Nictail :

Messire Nictail, je vous confirme que vous êtes bien l'époux d'Azzura...
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Nictail
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MessageSujet: Re: Quand il est temps de...(27 Août 1458)   Sam 4 Sep - 9:49

Nic écoutait avec intérêt la suite de la conversation.
Il récupéra Nathan sur ses genoux et ne détachait pas son regard de son épouse.
Les réponses vinrent. Sindbad confirmait qu'elles étaient bonnes. Nic n'en avait pas douté.
Il ne connaissait pas Sun Tsu (mais juste Sun Burn) mais sa "doctrine" lui était familière. Une bonne façon de penser et d'agir.


Messire Nictail, je vous confirme que vous êtes bien l'époux d'Azzura...

Nic sourit faiblement. Même le trait d'humour d'Aigue lui avait échappé.
Il reprit enfin ses esprits et embrassa son épouse doucement.


Pardonnez-moi de vous contredire. Je suis l'époux d'Aiguemraine.
Qu'elle soit Azzura ou Marie de Vergy, aucune ou les deux, je m'en fiche.
Elle est celle que j'aime plus que tout ! Et c'est ce qui compte à mes yeux !


Il se tourna ensuite vers son épouse.

Je ferai tout pour t'aider à découvrir qui est ta vraie famille, si tu le désires bien sûr.
Sache que je t'aime et t'aimerai toujours, quoiqu'il arrive !
Et puis, c'est un avantage ça, tu pourras apprendre l'italien aux enfants.
Léger sourire pour ponctuer cette déclaration.

Mais du coup, Sindbad, vous venez un peu d'éclaircir ce passage de votre vie !
Je comprends mieux pourquoi on a l'impression que vous vous connaissez depuis toujours.
Et cette envie de diplomatie, cette capacité à pister ... Mais aussi cette réticence face à l'armée ...


D'un coup, beaucoup de caractéristiques de son épouse devenaient évidentes.
Même si on pouvait toujours changer ... Quoique, une personne aussi têtue !
Il l'aimait, elle l'aimait, c'était le plus important à l'heure actuelle.
Et profiter du retour de leur ami l'était aussi !
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Aiguemarine
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MessageSujet: Re: Quand il est temps de...(27 Août 1458)   Dim 5 Sep - 5:47

Et Aiguemarine, dans tout ça, dans quel état se trouvait'elle ?!
Un peu en état de choc quand même...
En quelques minutes, sa vie avait basculée, tout du moins son passé.
Elle qui croyait être née en Bourgogne d'une noble famille ; tout cela venait de s'écrouler en quelques instants.
Les larmes aux yeux, Aiguemarine écoutait distraitement la conversation entre Sindbad et son adorable époux, un peu perdue et désemparée.
Qui était'elle vraiment ?! Pour l'instant, pas grand-chose...juste un prénom parmi d'autres !
Avait'elle, quelque part, une famille, des parents, des frères, des soeurs, des cousins ?!
Arriverait'elle un jour à reconstituer ce puzzle ?!
D'un autre côté, Aiguemarine était heureuse. Oui, heureuse ! enfin, elle levait le voile sur ce lien étrange qui l'unissait au Constantinopolitain.

Le temps qu'ils terminent leur discussion, Aiguemarine se servit un verre de bière.
Habituellement, elle ne buvait pas, mais là, elle en avait réellement besoin.
Puis, elle s'immisça dans la conversation, déposant un baiser à la fois d'amour et de remerciements à Nic.
Se tournant vers Sindbad, elle posa la première question qui lui venait à l'esprit, importante pour elle, et espérait bien qu'il apporterait une réponse.

Quel est mon nom de famille ?!
Pourquoi mes parents m'ont'ils confié à votre père ?!
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Sindbad
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MessageSujet: Re: Quand il est temps de...(27 Août 1458)   Lun 6 Sep - 6:28

Sindbad dévisageait tour à tour Nictail et Aiguemarine.

Sur le visage du premier, il lut un intérêt tout à fait légitime pour le passé de son épouse, mais plus de la curiosité que de l'inquiétude. Au fond de lui, il était amoureux depuis des années de la femme plus que de son identité. Connaître son origine lui permettait de la comprendre un peu mieux. Il semblait même trouver à la situation quelque avantage.

Par contre, pour la Dame de Sarliève, la situation changeait du tout au tout. De petite fille bourguignonne, elle devenait...quoi, au juste ?

Car, à sa question, l'homme de Constantinople ne savait pas répondre. Cela lui rappelait son propre passé, lorsqu'il errait dans Cahors amnésique, affublé de ce simple surnom que lui avaient donné les soeurs du Couvent Sainte Marguerite. Et ces images fugaces, qui traversaient son esprit en de trop rares moments. Sans compter ce rêve obsédant de cette femme..Graziella...Aiguemarine allait avoir besoin du soutien de son entourage.


Je regrette, mais de cela, mon père ne m'a jamais parlé. Il était, à mon égard, relativement secret. A tel point que moi même n'ai jamais su d'où je venais. Mais j'ai traversé ce que vous ressentez en ce moment. Je sais à quel point il peut être douloureux de vivre amputé de son histoire. Nous ferons tout, Nictail et moi, pour que cette zone d'ombre dans votre existence soit, à son tour, éclairée.

Mais mille questions tournaient dans la tête de Sindbad...
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MessageSujet: Re: Quand il est temps de...(27 Août 1458)   Mar 7 Sep - 1:18

Une réponse franche et sans appel, qui lui tombe dessus, tel un couperet.
Un espoir réduit à néant en l'espace de quelques secondes...
Et les rôles qui s'inversent, en cet instant ; qui l'aurait cru ?!
Sûrement pas Aiguemarine.
Elle se revoit, plus de 18 mois plus tôt, à épauler, à écouter Sindbad, totalement perdu dans son passé.

Elle déglutit difficilement, serrant toujours machinalement la main de Nic dans la sienne.
Aiguemarine esquisse un semblant de sourire ; elle sait qu'ils seront tous les 2 là pour elle. Elle l'a toujours sue, n'en a jamais doûtée.


... "Merci"... à peine murmuré aux 2 hommes présents.

Furtivement, Aiguemarine observe Sindbad, qui sans mot dire, semble soucieux.

Il lui faut trouver une parade pour changer de sujet, et faire comme si de rien n'était.
Oui, paraître. Voilà ce qu'il faut qu'elle fasse. Et surtout ne pas laisser paraître sa tristesse.
Ca, Aiguemarine sait le faire.
Et la voilà qui reprend la parole ; mine de rien, c'est qu'il s'en est passé des choses depuis 18 mois.
Alors, entre 2 grignotages et verres de bière, elle lui raconte tout ce qu'il a manqué.
En commençant par la disparition encore inexpliquée de Kindjal, la perte douloureuse de son filleul, Léo. Leur rencontre, quelques jours plus tôt, à Montauban d'Emi.
Celle en qui Aiguemarine a placée toute sa confiance pour la gestion du dispensaire de son amie disparue.

Vient ensuite leur projet de déménagement à Gien, leur envie de naviguer.
Les yeux qui pétillent de nouveau ! Est ce un leurre pour "tromper l'ennemi" ?!
Personne, hormis Nic ne peut le dire. Il la connaît si bien...
Mais Aiguemarine a toujours été tentée pour les aventures 'hors normes".
Elle sait maintenant qu'elle est faite pour ça et est heureuse d'entraîner toute sa famille dans son sillage.

... Si le goût de l'aventure vous tente, vous êtes le bienvenu Sindbad.
Là, nous rentrons en BA régler les derniers préparatifs, et début Octobre, nous reprenons la route.


Que va penser le Constantinopolitain de tout ça ?!
Se laissera t'il embarquer dans cette nouvelle aventure, ou bien reprendra t'il son chemin, solitaire de "vagabond sans bagages et sans attaches" ?!


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MessageSujet: Re: Quand il est temps de...(27 Août 1458)   Mar 7 Sep - 7:20

Sindbad sent son coeur se fendre lorsqu'il entend la petite voix d'Aiguemarine le remercier. Le remercier pour quoi, au juste ? Il ne lui a rien amené de neuf. Il aurait tant aimé pouvoir satisfaire sa curiosité. Il ne sait que trop ce qu'est un homme sans passé : il est passé par là...

Mais il n'a pas le temps de lui adresser une parole réconfortante. Voilà que la Dame de Sarliève entame une chronique digne de l'AAP. Sindbad ne peut réprimer un tressaillement lorsqu'Aiguemarine lui apprend le trépas de Kindjal. Malgré sa trahison, il ne peut s'empêcher de se sentir touché par le trépas de cette femme simple et spontanée qui avait su toucher son coeur. Même s'il désapprouvait sa proximité avec cette crapule de...non, prononcer son nom serait un honneur qu'il ne mérite pas...

Puis, elle évoque son envie de déménager à Gien pour naviguer sur la Loire. Sindbad ne peut s'empêcher de froncer les sourcils. Aiguemarine n'a jamais fait mystère de son attachement pour le Duché du Bourbonnais-Auvergne. Alors pourquoi aller chercher à Gien un port et une rivière qu'elle trouverait à Moulins ? A quoi correspond ce besoin de s'éloigner du Duché de son coeur ? Une querelle avec quelqu'un ? Un désaccord politique ? Un élément manque à sa compréhension globale de la situation...Mais la première question à laquelle il devra répondre est : fera t-il partie de l'aventure ?


J'en serais enchanté, décide t-il après avoir vidé une dernière bière, je n'ai jamais mis les pieds à Gien...Ou alors dans ma fuite des deux nettoyeurs, et je n'en n'ai pas gardé le souvenir. Par contre, il ne me déplairait pas d'y séjourner un temps. Je ne serais, de toute manière, pas resté dans le Bourbonnais-Auvergne, donc votre départ tombe à pic. Dans un premier temps, peu m'importe où je serais, tant que je peux rattraper le temps perdu avec mon filleul. Donc je vous suis. Il marqua une pause. Le temps de récupérer quelques effets à Murat.



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Nictail
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MessageSujet: Re: Quand il est temps de...(27 Août 1458)   Mer 8 Sep - 8:39

Nic ne savait comment consoler,r assurer son épouse.
Il était prêt à tout pour elle, même traverser les royaumes dans tous les sens pour trouver ses origines.
Nic sent son trouble et son faible "Merci" lui fend le coeur littéralement.
Il déteste plus que tout la voir triste comme ça, mais il doit être fort, pour elle, ne rien montrer et la soutenir.
Et il sait qu'ils passeront cette épreuve, et trouveront réponses aux questions.

Dans tous les cas, Aigue prit le parti de changer le sujet de la conversation et de raconter à Sindbad tout ce qu'il avait rater.
Les événements heureux comme les grands malheurs.
Pendant qu'elle parle, Nic songe à leur fille, Athalia. Comment lui annoncer la disparition de sa marraine ?! D'autant plus que Thomas allait retrouver son parrain par la même occasion. Ce serait dur à gérer et Nic était perdu devant cette affaire, incapable de trouver la parade.
Et vont le sujet le plus important, tout du moins pour eux : Gien et les bateaux.
Les yeux de son épouse pétillent de nouveau, ça réchauffe un peu le coeur de Nic, il sait que c'est une joie sincère, même si un voile ne quitte pas encore totalement son regard. Il l'enlace doucement et sourit au froncement de sourcil de Sindbad.


Ah, nous sommes ravis que vous acceptiez de nous accompagner, c'est une bonne nouvelle.
Mais, je vous ai vu froncer les sourcils, vous aimeriez comprendre ce qui nous fait partir je suppose ?!

Une petite gorgée de bière, un éclaircissement de voix.
Alors, tout d'abord, nous rêvons d'un bateau, de naviguer sur la Loire, enfin, plein de choses !
Et disons que le BA n'est pas tout à fait au point, et que ... ce sont des arnaqueurs.
Léger sourire et regard en coin à son épouse.
Et puis, il faut aussi admettre que certaines personnes, certains événements ne nous allaient pas.
Nous ne nous sentons plus en phase avec ce duché, plus du tout, et nous avons aussi besoin de changer d'air. Et Gien nous a semblé si ... parfait.
Bien sûr, nous allons, à nouveau, nous éloigner de certains de nos amis, mais nous viendrons les voir en bateau.
Et peut-être que nous nous lancerons dans le commerce fluvial, qui sait ?!
Enfin, j'ai encore du travail d'ici là !!


Nic se laissait un peu aller à rêver, ils avaient déjà tant de projets.
Un doux baiser sur les lèvres de son épouse et il finit tranquillement sa bière.
Ben vi, ça donne soif de parler.
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MessageSujet: Re: Quand il est temps de...(27 Août 1458)   Mer 8 Sep - 8:55

Sindbad écoute attentivement les explications de Nictail. Pour autant, les motifs à l'appui de leur départ lui semblent vagues. Que s'est-il passé de si grave en BA, qui ait pu leur faire changer d'avis ? Et si ce n'était pas au BA, mais juste à Montpensier ? Et puis, Nictail et Aiguemarine sont nobles et, à ce titre, participent activement au Conseil des nobles. Alors, de nouveaux arrivants peu méritant ?

Le constantinopolitain secoue la tête. Il se souvient que, pour feu son père, point n'était nécessaire de tout savoir, mais qu'il était plus important de tout comprendre. Là, il comprend qu'entre certaines instances ducales et ses deux amis s'est produit une fracture. Cela lui suffit...pour le moment.

Par contre, juste un détail à mentionner :


Naviguer ? Oh...Je crains de devoir rester sur la terre ferme. Voyez vous, je n'ai guère l'estomac marin, et chaque traversée pour exercer mes fonctions d'ambassadeur royale auprès de la couronne angloise fut un supplice. Néanmoins, quelqu'un devra rester à terre pendant vos voyages commerciaux, afin de s'occuper des petits. Et j'ai plusieurs mois de relations en retard avec mon filleul. Je gage qu'il ne se souvient même plus de moi. Ou qu'il doit me croire mort...

Sindbad laisse échapper un soupir. Mort, il a bien failli l'être lorsque ce poison coulait dans ses veines. Mais grâce à Aristote, il a traversé cette épreuve, et gagner en sagesse. Des valeurs qu'il pourra transmettre à Thomas, une fois de retour en BA...
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MessageSujet: Re: Quand il est temps de...(27 Août 1458)   Jeu 9 Sep - 9:10

Nic développa les raisons qui avaient poussé le couple à choisir d'aller s'établir à Gien.
Pour sûr que Sindbad ne comprendrait pas tout, mais Aiguemarine n'avait pas envie de développer un peu plus.
Elle se contenta d'acquiescer et de serrer tendrement la main de son époux sous la table.

Puis, elle écouta la réponse de Sindbad, concernant la navigation...


Naviguer ? Oh...Je crains de devoir rester sur la terre ferme. Voyez vous, je n'ai guère l'estomac marin, et chaque traversée pour exercer mes fonctions d'ambassadeur royale auprès de la couronne angloise fut un supplice. Néanmoins, quelqu'un devra rester à terre pendant vos voyages commerciaux, afin de s'occuper des petits. Et j'ai plusieurs mois de relations en retard avec mon filleul. Je gage qu'il ne se souvient même plus de moi. Ou qu'il doit me croire mort...

Aiguemarine ne pût s'empêcher de froncer légèrement les sourcils concernant Thomas, et reprit de ce fait la parole.

Je comprends que vous n'ayez pas l'estomac marin, mais j'ai lue dans un livre de médecine des conseils pour les nausées.
Il suffit d'ingurgiter quelques tisanes de gingembre, et ça aide bien, paraît'il.
Après, je n'ai jamais essayée, donc...
Enfin, en ce qui concerne Thomas, sachez que nous avons essayé de lui parler de vous le plus souvent possible et expliqué que vous deviez entreprendre un long voyage pour retrouver ce que vous aviez perdu.
Et je pense qu'il ne vous en veut nullement.
En revanche, je pense qu'il a hâte que vous lui racontiez toutes vos aventures.


Léger sourire en direction de son amie.
Ils terminèrent de se restaurer, puis tout le monde partit prendre quelque repos.
Ils restèrent à Cahors quelques jours de plus, le temps que Sindbad puisse récupérer et revoir quelques connaissances Cadurciennes, puis, un dimanche soir, reprirent la route du Bourbonnais-Auvergne, en passant par le Rouergue.
Et l'intuition d'Aiguemarine s'avéra être la bonne quand, à peine, les pieds posés dans leur dûché, ils apprirent la fermeture du Rouergue.


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