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 L'aventurier des passés perdus (07/11/1458)

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Aiguemarine
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MessageSujet: Re: L'aventurier des passés perdus (07/11/1458)   Dim 28 Nov - 10:12

Sous_la_capuche




De loin, l'individu avait suivi l'extinction de l'incendie de la maison, et le sauvetage du Ménestrel et de l'étrange inconnue.

Qui était-elle ? D'où venait-elle ? Et surtout, quel lien entretenait-elle avec cette vieille folle ?

L'individu avait donc suivi le trio jusqu'à l'auberge. Le moment venu, il serait temps de demander l'identité de la charmante inconnue à l'aubergiste.

Mais l'heure de se montrer et de se démasquer n'était pas encore venu. Voir sans être vu restait un atout.

Quant à la vieille, il serait toujours temps de la faire parler à un moment plus opportun...

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Aiguemarine
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MessageSujet: Re: L'aventurier des passés perdus (07/11/1458)   Mer 1 Déc - 5:48

Nictail


[Gien - De quoi en perdre pied.]

Nic avait écouté *Ma* avec toute son attention.
Il fallait avouer que le Seigneur d'Autrey avait fait un bon choix en la personne de *Ma*. Discrète, mais efficace. Et toujours là pour veiller sur Aigue, sur eux.
Pourquoi loin de la Bourgogne ?! Nic aimerait le savoir aussi, surtout si danger il y a.

Et cette histoire de contact en Bourgogne...
Quelque chose perturbait Nic. Pourquoi avoir garder un contact en Bourgogne ?! Il aurait été plus simple et sûr de couper tous les ponts restants.
Quoique cela permettait de "surveiller" les événements étranges qui pouvaient avoir lieu. Et éventuellement d'être au courant si quelqu'un s'intéressait de trop près à Aigue.
Mais ce contact avait mystérieusement disparu. Encore un.
Cela ne présageait rien de bon. Enfin, c'est ce qu'il semblait logique de penser.

Il en était là de ses réflexions.
Son épouse lui disait toujours qu'il réfléchissait trop. Peut-être.
Et là, les derniers mots le touchèrent vraiment.


Seigneur Nictail, me pardonnerez vous un jour d'avoir gardé toutes ces choses pour moi ?
J'ai crue bien faire. Et puis, je craignais le courroux du Seigneur d'Autrey qui m'avait demandé de ne jamais en parler à qui que ce soit, et encore moins à sa fille, votre épouse.
Mais maintenant qu'il est mort...


*Ma*, écoutez-moi bien.
S'il arrive quelque chose à mon épouse à cause de votre hésitation, je vous en voudrais.
Sinon, je vous pardonnerai bien vite.
Comment vous blâmer d'avoir voulu bien faire ?! Comment vous reprocher d'avoir voulu nous protéger, toute la famille ?! Et vous vous étiez engagée auprès du Seigneur d'Autrey...

Pour l'instant, je suis en colère et un peu perdu...
Mais... je vous comprends ! Laissez-moi un peu de temps... Et vous aurez de nouveau ma confiance...
Mais d'ici là... Il faut savoir ce qu'il se passe.

Qui est votre contact ?!
Aigue pourrait-elle le contacter pour avoir des informations ?!
Quelles étaient les dernières nouvelles ?!
Il nous faut tout savoir pour essayer d'aider mon épouse !


Nic était tendu, perplexe, inquiet, angoissé...
Enfin, il n'était pas beau à voir en cet instant. Il n'y avait qu'ELLE qui comptait !
Il devait savoir ! Il était prêt à partir s'il fallait. Ou tout du moins écrire à Aigue pour la prévenir.
Ses paroles étaient décousues... Il commençait à perdre sa capacité de réflexion...
Eh oui, Nic paniquait un petit peu là...
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Aiguemarine
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MessageSujet: Re: L'aventurier des passés perdus (07/11/1458)   Mer 1 Déc - 5:50

Sindbad


Sindbad avait écouté sans mot dire la fin des révélations de *Ma*.

Au final, la gouvernante servait de relais de transmission au père adoptif d'Aiguemarine. Mais alors...Il interpela la gouvernante :


Qui était ce contact bourguignon ? N'entreteniez vous point de relations directes avec le Seigneur d'Autrey ?

Mais en même temps, il réfléchissait, recoupait le récit de *Ma* avec les diverses données que lui même avait glané au cours de son périple, notamment le récit de feue Zinca et, ce faisant, réfléchissait à voix haute :

Voyons...Pourquoi tenir Aiguemarine éloignée de Bourgogne ? Le Duché de Bourgogne se trouve à l'ouest du SRING, d'où est originaire le fondateur de l'Ordre de la Pierre-Dieu...Sauf qu'il est mort depuis plusieurs années déjà...Donc, là, je ne comprends pas...

Par contre, mon père était à couteaux tirés avec le Vénitien. Il a emmené Aiguemarine en Bourgogne avec l'intention d'en faire la représentante françoyse de l'Ordre de la Pierre-Dieu. Il n'est donc pas exclus de penser qu'il a manoeuvré pour faire échapper l'Ordre à l'influence de...
Son inconscient luttait pour ne pas prononcer le nom de ce damné vénitien. Cela expliquerait que le vénitien ait envoyé des nettoyeurs au Royaume de France. Il voulait liquider non pas les Usors mais les dissidents...

Tout en parlant, il faisait les cent pas dans la pièce. Il s'arrêta un moment pour regarder le Seigneur de Sarliève :

A votre place, je ne m'inquiéterais pas pour la santé ou la sécurité de votre épouse. Theobald chemine à ses côtés. C'est vrai qu'il est un incorrigible bavard, et toujours à l'affût d'une histoire à raconter. Mais à voyager à mes côtés, il a appris à reconnaître les méthodes de l'Ordre et à s'en méfier. De toute manière, jamais je n'aurais laissé votre épouse entreprendre seule ce voyage.

Par contre, si quelqu'un de l'Ordre fait le lien entre votre épouse et Azurra, là, elle sera en danger, et nous tous aussi...Voilà pourquoi je me permettrais de me faire l'avocat de *Ma*. Elle a toujours géré cette maison et s'est toujours occupé des enfants avec abnégation. Je vous suggère donc de lui maintenir votre confiance.


Puis, il dévisagea la gouvernante. Il lui fallait néanmoins s'assurer de quelque chose :

Dites moi, *Ma*, le nom de Hans Vergoldet vous dit-il quelque chose ?
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Aiguemarine
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MessageSujet: Re: L'aventurier des passés perdus (07/11/1458)   Jeu 2 Déc - 10:58

Ma_Deleine




[ Gien - Le temps des questionnements ]

Le regard de *Ma* se posait tour à tour sur Nictail et le Constantinopolitain.
A quelle sauce allait'elle être mangée ?
Ce fût le Seigneur de Sarliève qui répondit le premier.
La gouvernante l'écoutait, les yeux rivés au sol.
Non, elle ne pouvait pas affronter son regard.
Mais au ton de sa voix, *Ma* ressentait de l'inquiétude, mêlée à de la colère.


Qui est votre contact ?!
Aigue pourrait-elle le contacter pour avoir des informations ?!
Quelles étaient les dernières nouvelles ?!
Il nous faut tout savoir pour essayer d'aider mon épouse !


Question légitime.
Mais est ce que la réponse qu'elle s'apprêtait à lui faire le contenterait ?
Se triturant les mains dans le dos afin de masquer sa nervosité, et tentant de rassembler ses idées.


Mon contact est une femme que l'on nomme Radegonde. Soeur Radegonde désormais. Enfin, depuis plus d'1 an. En fait, juste après la mort du Seigneur d'Autrey.
Elle a travaillée au Domaine quelques années avant de rentrer au couvent des Soeurs Grises.
Radegonde semblait, comment dire...proche du Père adoptif d'Aiguemarine.
Il se confiait à elle, souvent...


Non. Ma n'avait pas dit ouvertement que Radegonde semblait avoir été la maîtresse du Seigneur.
Elle avait juste de fortes présomptions quant à leurs relations.


Je ne saurai vous dire pour quelle raison son Père tenait à la savoir éloignée de la Bourgogne.
Mais peut-être que Radegonde le sait.
Et c'est elle qui a repris contact avec moi il y a quelques mois, me demandant si je veillais toujours sur votre épouse.


Elle fût soulagée de voir Messire Sindbad prendre sa défense devant le Seigneur de Sarliève, et lui lança un regard de remerciement avant de répondre à sa dernière question.
Ma se gratta la tête : Hans Vergoldet ? Ce nom lui disait quelque chose. Tout du moins le prénom...
Elle hocha la tête.


Oui, je dois dire que ce prénom, Hans, me dit quelque chose.
En tous les cas, le Seigneur d'Autrey l'a déjà prononcé en ma présence. Tout comme le nom de Basileus.
Mais ça s'arrête là. Je ne pense pas l'avoir rencontré.
Ca remonte à si longtemps maintenant...


Les avaient'elle aidés dans leur quête ?


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MessageSujet: Re: L'aventurier des passés perdus (07/11/1458)   Sam 4 Déc - 0:24

Soeur_Radegonde




...Si longtemps, mon Dieu, que j'attends notre rencontre. Pourquoi restez vous caché ?

Soeur Radegonde se sentait dans un extrême état de nervosité. Tout son corps semblait mû par une impulsion qu'elle ne pouvait contrôler. Se tournant et se retournant sur le lit, son agitation allait croissant :

Je sais que j'ai appris à nager sur le dos, mais ce n'est pas une raison pour m'ignorer. Vous le savez, de toute façon...Vous savez tout, puisque vous m'avez fait manger des fruits pour pouvoir lire mes pensées. Maintenant, vous savez tout...

Alors qu'attendez vous ? Une confession ?


La Soeur se sentait tendue, comme une outre trop pleine prête à éclater.Mécaniquement, elle se gratta l'épaule droite, comme si le geste pouvait apaiser sa tension.

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Soeur Radegonde
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MessageSujet: Re: L'aventurier des passés perdus (07/11/1458)   Sam 4 Déc - 6:16

Aiguemarine


[ Mâcon - Entre cauchemar & réalité ]

Après qu'Aiguemarine aie eue la certitude de la coopération de Theobald - pas qu'elle soit méfiante, mais bon...- la Dame avait rédigée missive à l'attention de son époux resté à Gien.
Bien évidemment, elle était passée outre le léger "incident" dont ils avaient été victimes le matin même.
A quoi bon de toute façon ?! il n'y avait pas mort d'homme ; Juste une cape complètement fichue.
Aiguemarine trouverait bien une excuse pour que Nic lui en rachète une nouvelle.

Avant de descendre, elle relut les quelques mots couchés sur le vélin.


Citation :
A mon époux Nictail,
D'Aiguemarine,

Bonjour mon Aimé,

Nous sommes bien arrivés à Mâcon, même si le chemin me parût interminable !
Sûrement le fait que tu ne sois pas à mes côtés.
Jusqu'ici, tout va bien.
Nous avons élu domicile à l'auberge municipale pour quelques jours, Theobald et moi.
En cas de besoin, tu peux donc me joindre là.
Un peu de repos, et d'ici quelques heures, le Ménestrel me mènera, comme convenu, jusqu'à cette femme, qui, je l'espère, voudra bien me dire tout ce qu'elle sait.

J'espère que tout va bien pour toi, que les enfants sont sages, et que tu t'en sors dans les travaux de la cheminée.
Embrasses les fort pour moi, surtout Athalia à qui j'ai confiée une mission de la plus haute importance. 'fin...la connaissant, elle a déjà dûe probablement t'en parler.

Saches que je t'aime plus que tout, et que nous nous dépêchons de rentrer au plus tôt.
Je t'embrasse fort.
Fais des câlins pour moi aux enfants et...ne vous inquiétez pas.

Aiguemarine
Ton épouse,

Aiguemarine confia son pli au propriétaire afin qu'il l'envoie au plus vite par un coursier, et commanda 3 bols de soupe à faire monter dans sa chambre.
Il était temps pour elle de remonter au chevet de la bonne soeur qui délirait toujours autant et qui semblait persuadée d'être au Paradis Solaire.
Humpffff... Il allait falloir la faire redescendre là !


...Si longtemps, mon Dieu, que j'attends notre rencontre. Pourquoi restez vous caché ?
Je sais que j'ai appris à nager sur le dos, mais ce n'est pas une raison pour m'ignorer. Vous le savez, de toute façon...Vous savez tout, puisque vous m'avez fait manger des fruits pour pouvoir lire mes pensées. Maintenant, vous savez tout...

Alors qu'attendez vous ? Une confession ?


Aiguemarine s'installa de nouveau sur un coin du lit, proche de la moniale.
Azurs qui essaient de suivre ce corps qui s'agite.
Elle lui prit la main...


Désolée de vous décevoir, mais je ne suis pas 'Stote. Aurait aimée rajouter d'un ton humoristique "Mais il m'a chargé de venir à sa place !" sauf que la situation ne s'y prête pas vraiment.
En revanche, on m'appelle Marie. Marie De Vergy. Et je suis là pour que vous m'aidiez.

Légère pause, voir si Soeur_Radegonde va réagir, mais déjà l'on frappe à la porte de la chambrée.
Sûrement le tavernier qui lui amène de quoi se restaurer...
Aiguemarine fait signe à Theobald voir s'il peut aller ouvrir.

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MessageSujet: Re: L'aventurier des passés perdus (07/11/1458)   Sam 4 Déc - 11:05

Soeur_Radegonde




Marie De Vergy.

La simple mention de ce nom figea la Soeur. Même murmuré, voilà que les souvenirs d'un passé lointain et fort troublant remontaient dans sa mémoire...

Mais je vous reconnais...Vous êtes la fille d'Aristote...

Radegonde fouilla dans les poches de son vêtement. Elle gardait sur elle la preuve de ce qu'elle avançait. Ainsi, cette envoyée du Très-Haut ne pourrait la taxer de démence, comme le lui murmurait son Maître, insinué dans les recoins de son esprit depuis tant d'années.

Hélas, la preuve ne s'y trouvait pas...


Je sais...C'est lui qui me les a prises pendant que je dormais. Il me prend toujours tout, de toute manière. Cela l'arrange de faire croire partout que je suis dérangée.

Puis, elle leva les yeux au ciel, comme pour prendre le Tout-Puissant à parti :

Mais je ne suis plus de ce monde, désormais...Bientôt, je passerais en jugement devant toi. Du doigt, elle désigna Aiguemarine. Et tout le monde saura que cet ange que tu viens d'envoyer à moi est ta fille.

D'une main ferme, Radegonde saisit le bras valide d'Aiguemarine. Elle la regarda, d'un air suppliant.

Vous leur direz, hein, tout ce que vous avez fait pour moi ? Que vous m'avez délivré de l'obscure cave dans laquelle la fille du Sans-Nom m'avait enfermé. Sans rien à manger. Je me souviens encore de sa voix. Une voix suave comme le miel. Mais de sa bouche sortait des crapauds baveux et des rats tout poilus, tandis qu'elle proférait ses menaces.

Heureusement, Le Très-Haut m'a parlé jour et nuit dans ma tête. J'ai alors su qu'il était avec moi pour la vie, et qu'il ne me quitterait jamais. Et puis, vous êtes venu à mon secours, vous m'avez sorti du Royaume des Ombres, ramené en ce Royaume sur votre cheval enchanté. Et c'est comme cela que je suis entrée dans les Ordres. Il le fallait, je devais rapporter à ces servantes d'Aristote les mots que le Très-Haut murmurait dans mon esprit.


Radegonde s'interrompit un moment. Tout était tout à coup confus, dans sa tête. Elle devait s'éclaircir les idées. Puis, un autre visage lui revint en mémoire. Elle devait savoir...

Dites moi, qu'est devenu le marin des Mers d'Orient ? Le Tout-Puissant veut lui parler...C'est un ordre.

Soeur Radegonde fixa les yeux bleus qui la dévisageait. Qui était-elle vraiment ? Un ange ? Une mortelle qui avait ses entrées au Royaume Solaire ?

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MessageSujet: Re: L'aventurier des passés perdus (07/11/1458)   Sam 4 Déc - 11:09

Sindbad


Sindbad garda un moment le silence. Puis, il énonça :

Voilà qui lève le voile sur une interrogation.

Je pense que le Seigneur d'Autrey, tout comme mon père, appartenait à l'Ordre de la Pierre-Dieu. Et comme mon père, il devait peu apprécier l'emprise croissante du vénitien sur l'Ordre.

C'est, à mon sens, une raison supplémentaire pour garder *Ma* avec nous. Elle connaît l'existence de l'Ordre. Dehors, sa vie serait en danger.


Mais le constantinopolitain ne pouvait argumenter plus avant. La décision finale quant au sort de la gouvernante incombait au Seigneur de Sarliève...
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MessageSujet: Re: L'aventurier des passés perdus (07/11/1458)   Dim 5 Déc - 6:13

Aiguemarine


[ Mâcon - Quand le chemin de croix continue... ]

Mais je vous reconnais...Vous êtes la fille d'Aristote...
Je sais...C'est lui qui me les a prises pendant que je dormais. Il me prend toujours tout, de toute manière. Cela l'arrange de faire croire partout que je suis dérangée.
Mais je ne suis plus de ce monde, désormais...Bientôt, je passerais en jugement devant toi.
Et tout le monde saura que cet ange que tu viens d'envoyer à moi est ta fille.


Ah, bah là, c'était clair.
Soeur_Radegonde avait vraiment perdue la raison.
Mais l'avait'elle eue un jour ?!
Voilà qu'elle prenait maintenant Aiguemarine pour la fille de Stote.
Profond soupir...
Et dire qu'il n'y avait qu'elle qui puisse lui raconter sa vie d'avant, celle dont elle n'avait aucun souvenir...
Sa vue se brouille, les larmes au bord des yeux.
Avait'elle donc fait tout ce chemin pour...rien ?!


Vous leur direz, hein, tout ce que vous avez fait pour moi ? Que vous m'avez délivré de l'obscure cave dans laquelle la fille du Sans-Nom m'avait enfermé. Sans rien à manger. Je me souviens encore de sa voix. Une voix suave comme le miel. Mais de sa bouche sortait des crapauds baveux et des rats tout poilus, tandis qu'elle proférait ses menaces.

Heureusement, Le Très-Haut m'a parlé jour et nuit dans ma tête. J'ai alors su qu'il était avec moi pour la vie, et qu'il ne me quitterait jamais. Et puis, vous êtes venu à mon secours, vous m'avez sorti du Royaume des Ombres, ramené en ce Royaume sur votre cheval enchanté. Et c'est comme cela que je suis entrée dans les Ordres. Il le fallait, je devais rapporter à ces servantes d'Aristote les mots que le Très-Haut murmurait dans mon esprit.


Aiguemarine n'y comprenait goutte.
Elle ne se souvenait de rien. Et là, le discours totalement surréaliste et décousu de la Moniale n'arrangeait rien.


Dites moi, qu'est devenu le marin des Mers d'Orient ? Le Tout-Puissant veut lui parler...C'est un ordre.


Léger froncement des sourcils ?!
Un seul nom lui vint à l'esprit à l'évocation du "Marin des Mers d'Orient" ; celui de Sindbad.
Parlait'elle de lui et si c'était le cas où l'avait'elle connu ?!
Fixant toujours Radegonde de ses azurs, Aiguemarine déglutit doucement et lui répondit.


Vous parlez de Sindbad ?!
Si c'est bien de lui, sachez qu'il n'est pas ici.
"Et pas près de l'être !" voulu t'elle rajouter, mais elle n'en fit rien.

Aiguemarine ne s'était pas échinée à le faire rester à Gien pour le faire mander ici, maintenant, en Bourgogne.
Ah ça non jamais !
Le "Tout puissant" devrait patienter. Nanméo.
Elle se tourna ensuite vers Theobald qui amenait le bol de soupe.
Aiguemarine se leva, aida Radegonde à se redresser un peu sur la couche, et lui donna à manger...


Mangez donc un peu de cette soupe.
Ca vous aidera à reprendre quelques forces.
Ordre du médicastre que je suis ! et pas de discussion.
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MessageSujet: Re: L'aventurier des passés perdus (07/11/1458)   Dim 5 Déc - 9:58

Theobald




Theobald avait tout écouté sans mot dire, se contentant d'ouvrir la porte au tavernier porteur d'une soupe chaude, et de remercier ce dernier d'un généreux pourboire.

Tout décousu qu'il fût, il connaissait, pour l'avoir pratiqué, le discours de la Soeur. Ce salmigondis entre délire et souvenirs, qu'il fallait décrypter comme on traduit une langue étrangère. Et la Dame de Sarliève semblait peu apte à cet exercice de traduction.

Alors qu'elle s'apprêtait à nourrir Soeur Radegonde, il se pencha vers elle et murmura :


Permettez que je prenne le relais...Vous parlez de médicastre et de manger à une femme qui croit avoir quitté le Royaume des vivants. Cette femme vit dans son monde, et ne viendra pas au vôtre. Il nous appartient donc, pour la manifestation de la vérité, de nous aventurer dans le sien...

Puis, il s'adressa à Soeur Radegonde :

Ma Soeur, vous me reconnaissez ? Je suis le Ménestrel à qui vous avez raconté votre histoire il y a environ un mois. Vous m'avez montré des correspondances entre un certain Iulianos Apostolakis et une certaine Marie de Vergy. Vous m'avez demandé de vous ramener ladite Marie de Vergy, afin de lui remettre ces missives en main propre.

Comme vous le voyez, je me suis acquitté de ma part de marché. Notre Seigneur, dans sa grande mansuétude, nous a accordé la faveur de sauver votre existence afin que vous nous relatiez de quelle manière ces courriers sont arrivés en votre possession. Vous êtes donc toujours en vie, qu'Aristote en soit loué, et cette Dame à mes côtés n'est point un ange, mais bel et bien Marie de Vergy.


Le ménestrel attendit les explications de la religieuse. Pourvu qu'elle ait tout compris...

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Theobald
Ménestrel et découvreur de passés perdus
Narrateur de
"La Geste d'Orient" et "La Dame de Venise"
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MessageSujet: Re: L'aventurier des passés perdus (07/11/1458)   Dim 5 Déc - 10:01

Nictail


[Gien - Quand tout tourbillonne...]

Nic avait écouté les réponses de *Ma* à ses questions.
Au final, ça ne l'avançait pas beaucoup. Et pour l'instant, il ne savait pas où était son épouse. Impossible de la contacter, trop risqué.
Pourvu qu'elle leur donne vite des nouvelles !

Puis, il suivit distraitement la discussion lancée entre *Ma* et Sindbad.
Alors, le seigneur d'Autrey serait aussi un membre de l'Ordre. Pourquoi pas !
Nic n'était plus à ça près.
Mais deux éléments de discours du Constantinopolitain sortirent vaguement Nic de sa torpeur.

Tout d'abord, il osait lui dire de ne pas s'inquiéter pour la santé ou la sécurité de son épouse. Lui qui avait d'abord lourdement insisté pour qu'elle ne parte pas.
Savait-il seulement ce qui liait les deux époux ?! Comment demander à Nic de ne pas être inquiet pour son épouse ?! C'était ... absurde en fait.

Et il lui conseillait de conserver sa confiance à *Ma*.
Oui, surement un bon conseil... La garder près d'eux, c'était certain.
*Ma* était plus qu'une servante, c'était devenue quasiment une amie.
Nic ne la laisserait pas partir. De toute façon, elle avait certainement des choses à raconter à Aigue.
Pour ce qui était de la confiance... il faudrait attendre un peu pour que Nic puisse lui confier entièrement à nouveau. Leur cacher des choses si importantes...

Quoiqu'il en soit, il n'était pas plus avancé.
Et sans autres indications, il n'était pas encore temps de partir à la recherche de son épouse. Il avait trop mal à la tête d'ailleurs...


*Ma*, avez-vous encore des choses à nous apprendre qui vous semblent essentielles ?!
Sinon, je... je pense que nous pourrons laisser Sindbad et Aparajita rejoindre leur demeure. Et nous occuper des enfants...
J'ai besoin d'assimiler... de réfléchir !
Encore garda-t-il pour lui

Il regarda *Ma* et Sindbad tour à tour... fatigué à cet instant.
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MessageSujet: Re: L'aventurier des passés perdus (07/11/1458)   Lun 6 Déc - 6:21

Sindbad


Sindbad sourit en entendant Nictail leur signifier congé.

Je puis comprendre que vous ayez besoin de temps pour assimiler tout cela...Je reste néanmoins à votre disposition en cas de besoin. N'hésitez pas à faire appel à moi.

Puis, avant de quitter la demeure, il se tourna vers *Ma* :

Bien entendu, cela vaut aussi pour vous...
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MessageSujet: Re: L'aventurier des passés perdus (07/11/1458)   Lun 6 Déc - 6:22

Soeur_Radegonde




Radegonde écouta sans mot dire le Ménestrel.

Ainsi, elle était bien vivante...Voilà pourquoi le Tout-Puissant ne s'était pas encore manifesté...Elle n'avait pas encore rejoint le Royaume Solaire.

Puis, elle dévisagea rapidement le femme que le Ménestrel lui avait présenté comme étant Marie de Vergy. Quelque chose, dans son regard, lui rappelait d'anciens souvenirs. Mais la Dame semblait avoir oublié certaines choses. Etait-ce posssible ? A moins que...Son regard croisa de nouveau celui du Ménestrel, alors qu'elle prenait un visage sévère.


Bien sûr que je me souviens de vous, Messire Ménestrel, même si je ne me rappelle pas de votre nom. Mais à mon âge, vous savez...Même si Notre Seigneur m'a fait don de l'éternel jeunesse, il ne m'a pas, pour autant, permis de garder toutes mes facultés. Elle se ravisa : N'allez pas croire, comme beaucoup ici, que je suis folle...Ce n'est pas parce que je vois des choses que vous ne voyez pas que mon esprit est dérangé. D'ailleurs, croyez vous à l'existence du Très-Haut ? Oui, n'est-ce pas ? Pourtant, vous ne l'avez jamais vu...Moi, c'est pareil. Sauf qu'il me parle dans ma tête, à longueur de journée. A la longue, cela devient assommant... Puis, tournant son visage vers le plafond, Oui, parfois tu es assommant, même si je te remercie de ne pas m'avoir laissé rissoler comme un vulgaire poulet dans les flammes que tu avais créé pour mettre ma foi à l'épreuve.

Mais Radegonde réalisa que ses deux sauveurs n'étaient venu l'écouter dialoguer avec Le Divin. Elle prit un air dépité, tout en regardant l'ange aux yeux azur :

Je suis désolé, mon petit...J'avais promis de vous remettre les correspondances que vous aviez confié à ma garde lors de votre passage au Couvent Sainte Marguerite. Malheureusement, la fille du Sans-Nom est revenue. Oh, elle a eu beau se cacher derrière sa capuche, je l'ai quand même reconnu aux crapauds et aux rats qui sortaient de sa bouche à chacune de ses paroles. Elle était à la recherche d'une relique sacrée, la Pierre-Dieu, qu'elle disait...Elle m'a giflé, battu pour me faire avouer où je la cachais. Mais je ne le savais pas, puisque le Très-Haut ne me l'avais pas dit. Il mangeait des ortolans farcis le jour de sa disparition. Elle marqua une pause, puis reprit : Comme quoi il ne sait pas tout, voyez vous...Alors je lui ai récité tout ce qui me revenait en mémoire : prière, extrait du Livre des Vertus...Et même une vieille chanson apprise quand j'étais plus jeune, "Les Filles de Camaret". Voulez vous que je vous la chante ?

Comme le Ménestrel lui faisait de la main un signe de dénégation, elle reprit :

Ah oui...Vous devez la connaître. Où en étais-je ? J'y suis...Du coup, elle m'a ligoté et a fouillé ma maison de fond en comble. Et elle est tombée sur la cassette dans laquelle je rangeais vos correspondances. En les lisant, elle est devenu...bizarre...surexcitée...C'est après son départ que le Très-Haut a mis ma foi à l'épreuve du feu...Si je puis dire.

La Soeur émit un petit rire sec.

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MessageSujet: Re: L'aventurier des passés perdus (07/11/1458)   Jeu 9 Déc - 10:09

Aiguemarine


[ Mâcon - Quand le passé s'en mêle/ s'emmêle ]


Permettez que je prenne le relais...Vous parlez de médicastre et de manger à une femme qui croit avoir quitté le Royaume des vivants. Cette femme vit dans son monde, et ne viendra pas au vôtre. Il nous appartient donc, pour la manifestation de la vérité, de nous aventurer dans le sien...

Un peu dépitée, Aiguemarine laissa Theobald prendre le relais.
Peut-être arriverait'il à soutirer quelques informations ?!

Faites donc...

Et tandis qu'il l'interrogeait sans détours, Aiguemarine, le bol de soupe toujours dans les mains se mit à manger.
Elle avait besoin de forces après leurs mésaventures quelques heures plus tôt.
Même si elle se sentait barbouillée...
Comment pouvait'il en être autrement depuis 5 jours : cette longue chevauchée, cet incendie, cette solitude...
Aiguemarine n'écoutait que d'une oreille quand elle sentit le regard de la moniale se poser sur elle.
Elle releva la tête et la fixa...


Je suis désolé, mon petit...J'avais promis de vous remettre les correspondances que vous aviez confié à ma garde lors de votre passage au Couvent Sainte Marguerite. Malheureusement, la fille du Sans-Nom est revenue. Oh, elle a eu beau se cacher derrière sa capuche, je l'ai quand même reconnu aux crapauds et aux rats qui sortaient de sa bouche à chacune de ses paroles. Elle était à la recherche d'une relique sacrée, la Pierre-Dieu, qu'elle disait...Elle m'a giflé, battu pour me faire avouer où je la cachais. Mais je ne le savais pas, puisque le Très-Haut ne me l'avais pas dit. Il mangeait des ortolans farcis le jour de sa disparition.
Comme quoi il ne sait pas tout, voyez vous...Alors je lui ai récité tout ce qui me revenait en mémoire : prière, extrait du Livre des Vertus...Et même une vieille chanson apprise quand j'étais plus jeune, "Les Filles de Camaret". Voulez vous que je vous la chante ?

Ah oui...Vous devez la connaître. Où en étais-je ? J'y suis...Du coup, elle m'a ligoté et a fouillé ma maison de fond en comble. Et elle est tombée sur la cassette dans laquelle je rangeais vos correspondances. En les lisant, elle est devenu...bizarre...surexcitée...C'est après son départ que le Très-Haut a mis ma foi à l'épreuve du feu...Si je puis dire.


Désarçonnée Aiguemarine là. En plus, Soeur_Radegonde faisait de l'humour, un peu particulier là.
Alors, elle aussi, était allée, à ce fameux couvent Sainte-Marguerite.
Mais quand ?! C'était le brouillard complet là !
Et surtout « Qui ?! »
Qui était cette « fille du Sans-Nom » ?!
Elle n'arrivait pas à reconstituer le puzzle...
Et pourquoi aurait'elle dérobée ses vieilles correspondances ?!
A moins que...

Aiguemarine blémit d'un coup.
L'Ordre de la Pierre Dieu serait'il à sa recherche, à elle aussi ?!
Si c'était le cas, elle ne pourrait plus retourner à Gien, du moins pas avant d'avoir...
Un frisson la parcourut de haut en bas, tandis qu'une question lui brûlait les lèvres...

Qui était cette femme ?! Connaissez vous son nom ?!
Pensez vous qu'elle soit de l'Ordre de la Pierre Dieu ?!
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MessageSujet: Re: L'aventurier des passés perdus (07/11/1458)   Jeu 9 Déc - 10:30

Soeur_Radegonde



.
Tout en racontant son histoire, Soeur Radegonde dévisagea la Dame répondant au nom de Marie de Vergy. Elle lisait dans ses yeux la surprise, l'incompréhension...Soit cette personne n'avait rien à voir avec Marie de Vergy, soit...Etait-il possible qu'elle ait tout oublié ?

Et curieusement, au lieu de lui reparler des correspondances, voilà qu'ele s'intéressait à la Fille du Sans-Nom. Radegonde, soupirant, leva les yeux au ciel :


Notre Seigneur n'entretient point commerce avec les créatures du Sans-Nom qui se prennent pour des wivre. Il ne m'a rien dit sur elle. En plus, comme je vous l'ai dit, il mangeait des ortolans farcis le jour de la disparition de cette fameuse Pierre-Dieu. Mais peut-être que vous vous souvenez d'elle, puisque c'est vous qui m'avez libéré ?

Et le marin des Mers d'Orient, il ne la connait pas, lui ?


Radegonde marqua une pause pour dévisager son interlocutrice, puis reprit :

Dites moi, mon petit, vous êtes sûre que tout va bien ? Parfois, un laquais du Sans-Nom s'introduit dans votre esprit sans que vous ne vous en rendiez compte et vous vole vos souvenirs. Alors, avant de livrer des secrets au Sans-Nom, je préfère savoir de quoi vous vous souvenez. Parce qu'il n'y a pas que le Tout-Puissant qui me surveille...Vous savez, je suis quelqu'un de très envié, même par les adeptes du Sans-Nom. Ils voudraient s'approprier mon savoir...C'est pour cela que le Tout-Puissant reste à mes côtés. Pour me protéger, vous comprenez ? Alors racontez moi ce dont vous vous souvenez...

Tout en parlant, Radegonde avait mis la main dans la poche de son vêtement, où elle cachait une fiole d'eau bénite. Si le Sans-Nom la voulait, il faudrait d'abord qu'il vienne la chercher.

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MessageSujet: Re: L'aventurier des passés perdus (07/11/1458)   Sam 11 Déc - 7:22

Aiguemarine


[ Mâcon - ] Quand il faut en passer par le passé pour aller de l'avant

Soeur_Radegonde avait l'air de doûter de son identité.
Aiguemarine fronça de nouveau les sourcils.
Mais, elle-même pouvait en dire autant de la moniale !
Qu'est ce qui lui prouvait qu'elle n'avait pas volée ses missives à Autrey, après tout ?! Rien...
Mais si elle voulait en savoir plus, elle devrait jouer "carte sur table" avec la bonne soeur, et lui raconter ce dont elle se souvenait de son passé. En gros, sa vie à Autrey.

C'était la première fois qu'Aiguemarine se livrerait à une "inconnue".
Ravalant sa fierté, elle releva la tête, puis se leva doucement.
Elle fit quelques pas dans la pièce pour se dégourdir les jambes, puis son regard revint se poser sur la moniale.


Si je vous demande son nom, c'est parce que, non, je ne me souviens pas d'elle ! léger haussement d'épaules. Ben vi, quoi...c'est vrai ça ! Aiguemarine n'allait pas s'encombrer de questions si elle connaissait déjà les réponses. Tssss...

En revanche, le mien de nom, je le connais. "tout du moins, je pensais le connaître" pensa t'elle intérieurement...
Et non ! ça ne va pas ! Air passablement agacé.
Je m'appelle Marie De Vergy, et je suis née le 23 Août 1435. J'avais un frère ainé : Romuald dict Sir_Romu mais il est décédé, quelques mois après m'avoir rejoint à Montpensier.

Mes parents adoptifs, trop occupés par leurs fonctions, me confièrent à *MaDeleine*, qui acheva mon éducation...
Margelin, le maître d'Armes du Domaine d'Autrey m'apprit les rudiments des techniques de défense.
Puis, un jour, ma mère fût assassiné par des brigands sur les routes de Mirebeau.
Malgré les réticences de mon père adoptif, j'ai quittée Autrey et recouvré mon indépendance quelques temps en visitant un peu le Royaume de France. Pour, finalement, revenir quelques années plus tard, ici, à Mâcon.

En revanche, vous, qui êtes vous vraiment ?!
Quel lien aviez vous avec ma famille adoptive ?!
Regard suspicieux...
Car je ne me souviens pas de vous, et encore moins vous avoir confié des correspondances !

Et puis, cessez de me parler de Sindbad, je vous prie.
Il n'est point ici. D'ailleurs, comment le connaissez vous ?!
Par La Geste d'Orient et le récit de Théobald ?!


Aiguemarine faisait les 100 pas dans la chambre, se tenant le bras gauche écorché, brûlé afin de se calmer.
Qui était'elle ?! Aiguemarine ?! Azurra ?! Elle-même ne le savait plus vraiment.
Elle espérait maintenant qu'elle avait tout "déballé" que Soeur_Radegonde serait plus coopérative.
Car une chose était sûre : elle n'aimait pas perdre son temps, et la moniale usait et abusait de sa patience.
Elle jeta un coup d'oeil discrêt à Theobald qui ne pipait mot.
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MessageSujet: Re: L'aventurier des passés perdus (07/11/1458)   Sam 11 Déc - 7:24

Theobald




Le Ménestrel ne pipait mot, tandis que la Dame de Sarliève échangeait avec la Soeur.

Pourtant, il manqua de pousser un cri de douleur en se mordant la langue, tant était grande son envie de prendre la parole. Le Couvent Sainte Marguerite...Il ne connaissait que ce cloître, dont le nom lançait la narration de
"La Geste d'Orient" . Comment la Dame de Sarliève, qui connaissait pourtant de près le Constantinopolitain, pouvait-elle demeurer de marbre à la simple mention de ce nom par la Soeur ?

Et d'après la Soeur, elle et la Dame de Sarliève s'étaient déjà rencontré en ce Couvent ?

Décidément, il avait bien fait de venir...


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Theobald
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Narrateur de
"La Geste d'Orient" et "La Dame de Venise"
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MessageSujet: Re: L'aventurier des passés perdus (07/11/1458)   Dim 12 Déc - 0:05

Sous_la_capuche




Silencieusement installé derrière la porte, l'individu sous le capuchon ne perdait pas une miette de la conversation qui se tenait de l'autre côté de la porte.

Finalement, la patience n'était pas son fort. Il avait graissé la patte de l'aubergiste, afin de connaître l'identité des deux occupants. Et subrepticement, il était monté écouter à la porte.

Il y était question d'un couvent, de la fille du Sans-Nom et de celle d'Aristote, qui était, en réalité, une bourguignonne, mais aussi, et surtout, d'un certain Sindbad.

L'individu sourit : ce Sindbad ne lui était que trop connu.Et apparemment, il avait un lien avec la Soeur.

La réponse à sa question allait-elle surgir de la bouche de cette servante démente du Très-Haut ?


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MessageSujet: Re: L'aventurier des passés perdus (07/11/1458)   Lun 13 Déc - 9:17

Soeur_Radegonde




Dans les yeux de celle qui se faisait appeler Marie de Vergy, et qui venait de lui fournir sa biographie, avec des détails qu'elle seule pouvait connaître, Radegonde vit le regard du Très-Haut, qui la toisait. Et à travers l'impatience de la Dame, c'était celle de celui qu'elle servait depuis de nombreuses années qui se manifestait.

Elle se signa et leva les yeux au Ciel :


Une fois de plus, Seigneur, tu as envoyé à moi ta fille sauver mon existence, afin que tous sachent combien vains sont ceux qui s'opposent à ta volonté. Pardonne à ta servante cet instant de doute.

Puis, son regard croisa celui, azur, de celle qui lui demandait de justifier, à son tour, de son identité.

Bénie soit celle à qui Dieu, dans son infinie bonté, octroya le souffle de la vie. J'étais aveugle, mais vous m'avez rendu la vue. Notre Seigneur vous a placé sur mon chemin afin que je remette en place le passé dont un autre ange vous priva. J'ignore tous les mystères, mais sais ce que j'ai vu.

C'était pendant une nuit sombre et glacial, alors que soufflait une bise qui balayait tout sur son passage.
Ce soir là, je me trouvais à l'entrée du couvent Sainte Marguerite de Cahors, afin d'accueillir tout étranger qui solliciterait asile des servantes du Tout-Puissant.

Outre le Livre des Vertus, j'avais amené avec moi, pour passer le temps, un ouvrage récemment copié par une autre de nos soeurs, qui relatait les voyages extraordinaires d'un marin sur des mers lointaines. Ouvrage que je lisais à mi-voix.

Trois coups retentirent alors. Je vis le ciel prendre une couleur cramoisie et un rai de lumière argenté percer la couche de nuages pour toucher mon front, tandis qu'un choeur entama dans ma tête son chant, à la fois beau et désespéré. Comme si cela ne suffisait pas, mon Seigneur et Maître prononçait des mots que les chants couvraient. Aveuglée, assourdie, je tâchais néanmoins d'accomplir mon office, espérant que la Mère Supérieure ne s'apercevrait pas que j'étais en communion avec le Seigneur et tous les anges du Ciel. Sinon, il était fort probable qu'elle me jetterait de nouveau dans cette cellule sombre et froide, pour m'imposer pénitence de ce qui ne pouvait être, à ses yeux, qu'un péché contre le Ciel et son Créateur.

En ouvrant la porte qui séparait notre lieu de prière du monde extérieur, je le vis, il était là...Le marin dont je lisais les aventures s'était incarné à moi.

Simplement vêtu d'une couverture jeté à la hâte sur son corps nu, délirant en une langue dont la sonorité fleurait bon les contrées lointaines et merveilleuses, il baignait dans son sang vert luminescent au fond d'une charrette de foin tirée, non pas par deux boeufs ou deux ânes, mais par deux anges ayant l'apparence de femmes.

Alors que je louais à haute voix le Très-Haut de m'avoir envoyé cette incarnation du marin de mon livre, bel homme au demeurant, qui, une fois réveillé, saurait me conter lui même ses aventures merveilleuses, les deux anges qui l'accompagnaient me sommèrent d'un ton sans réplique de leur fournir promptement gite, couvert et soins. Ce que je m'empressai de faire, malgré le concert assourdissant de voix dans ma tête. Seul un fou ou un inconscient s'oppose à la volonté divine.


La Soeur marqua une pause.

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MessageSujet: Re: L'aventurier des passés perdus (07/11/1458)   Sam 18 Déc - 12:28

Soeur_Radegonde




Voyant qu'aucune question ne venait interrompre son récit, Radegonde reprit :

Des deux femmes, j'en avais reconnu une : celle au regard bleu qui m'avait sauvé de la fille du Sans-Nom et emmené auprès de cette Congrégation que je servais. Vous...

L'autre était un ange. Nulle beauté humaine n'aurait pu égaler la sienne. Ses veines affleuraient sous sa peau blanche et laiteuse. Et ses yeux clairs, ses longs doigts...Sans aucun doute, elle était une de ces créatures envoyées par le Très-Haut pour veiller sur cet homme.Vous parliez toutes deux la langue du Très-Haut, une langue chantante qu'aucun homme ne comprendra jamais.


La nonne s'interrompit et leva les yeux aux ciel :

Non, mon Dieu ! Quel genre de personne croyez vous que je suis ? Un mouton ? Ah mais non, non, non...Sa beauté était une tentation, certes, mais j'avais sacrifié tout ce que j'avais. J'étais le mal qui rongeait cette Congrégation, la Mère Supérieure me le répétait assez souvent. Je devais aller plus loin...Et s'il était mort, vos servantes m'auraient-elles jeté dans la Garonne ? Ouch...de quel droit aurais-je refusé de soigner cet homme ? Etais-je si vile, que l'on me croit ignoble ? Mais les chats ne font pas des chiens. La seule façon de construire un pont solide est de s'entourer de coeur pur capable de couper tous les fils, et non de faire un petit somme. Et cet homme était le symbole de ce qu'il y avait de meilleur en nous. Nos âmes, à nous, servantes du Très-Haut, étaient souillées par le doute et la honte. Je devais donc le soigner. La Vérité serait notre salut ou notre damnation...

Je fis donc mander une nourrice de La Teste, une certaine Madeleine. A son arrivée, vous l'avez salué. Je n'en fus pas surpris outre mesure : comme créature du Tout-Puissant, vous connaissiez chaque être humain par son nom. Et elle reconnut en vous la créature divine que vous êtes.

L'ange à la peau pâle m'invita à vaquer à mes occupations, tandis qu'ils soignaient le marin. Sa plaie à la tête était profonde. Il délirait en cette langue inconnue.

Plus tard, l'ange revint me trouver. Elle m'ordonna de conserver l'homme en vie, si je ne souhaitais pas la revoir pour vivre ma dernière heure. Je trembais comme une feuille. Elle m'expliqua aussi que la fille du Tout-Puissant dormait, épuisée par l'effort que les soins du marin avaient exigé d'elle. Le passage s'était refermé sur elle. Madeleine devait la conduire endormie dans une chambre d'auberge.

Quand à l'ange, elle partit seule. Je ne l'ai jamais revu, excepté parfois dans mes rêves.

Je soignai le marin et le conduisis, une fois guéri, aux portes de la ville de Cahors. Mais il avait tout oublié de ses voyages, et rien de ce que je lui fis lire ne lui permit de la retrouver. J'en fus quelque peu dépité, mais c'était là la punition que le très-Haut m'infligeait pour ma tentation.

Voilà tout ce que je sais...


Soeur Radegonde se tut, épuisée d'avoir laissé les souvenirs de cette nuit revenir à sa mémoire.

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MessageSujet: Re: L'aventurier des passés perdus (07/11/1458)   Dim 19 Déc - 6:42

Aiguemarine


[ Mâcon - « Quand on tente de reconstituer le puzzle »]

Aiguemarine s'était rassise auprès de Soeur_Radegonde, moyennement calmée, et avait écoutée son histoire sans même oser l'interrompre.
Des fois que la Moniale ne reparte dans de fous délires.
Quoique là...on n'en était pas loin !
Son récit semblait si décousu, si irréaliste aux yeux d'Aiguemarine.
Voilà donc qu'elle aurait participé à ramener le Marin des Mers - Sindbad - jusqu'au Couvent Sainte Marguerite de Cahors.
Mais pourquoi diable ne s'en rappelait'elle pas !
Que s'était'il donc passé cette fameuse nuit ?!
Et cet autre « ange » à la peau blanche laiteuse et aux yeux clairs ; sa comparse en quelque sorte... Qui était'elle ?! Aiguemarine avait bien une idée sur l'identité de « l'autre Ange » si tant es que l'on puisse nommer Saradhinatra ainsi.

Long soupir avant de se masser les tempes douloureuses tant elle essaie de se concentrer.
Et cette nourrice du village de La Teste, cette Madeleine, est ce SA « Ma » à elle ?!
Non, rien n'a de sens. « Ma » a toujours vécue en Bourgogne, au Domaine d'Autrey.
Enfin, tout du moins, c'est ce qu'Aiguemarine pensait jusqu'ici...

Soeur_Radegonde avait terminée sa confession.
Aiguemarine, toujours sans rien dire, se leva et fouilla sa besace, extirpant un parchemin vierge et un crayon.
Elle prit place derrière une table qui faisait office de bureau et se mit à dessiner.
Le seul moyen de confirmer l'identité de « l'autre Ange »
Aiguemarine avait un peu de mal parfois avec les noms ; en revanche, elle n'oubliait jamais - ou rarement - un visage.

Son esquisse terminée, elle la présenta à la Moniale...




Une question, une seule...pour le moment.
L'heure viendrait plus tard pour la suite...

Cet « Autre Ange » ressemblait'il à cette femme ?!

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MessageSujet: Re: L'aventurier des passés perdus (07/11/1458)   Mar 21 Déc - 7:50

Soeur_Radegonde




Soeur Radegonde contempla l'esquisse que lui présentait la fille du Très-Haut.

Et bien bonsoir, Mademoiselle, et soyez la bienvenue. Ah, mais moi, je sais où je vais, je maintiens la défense, ce qui me permet d'en faire plus pour fournir au chat ce dont il a besoin. Personne ne peut sortir comme cela...Pour un éclat et une propreté sans tache, il faut utiliser la gelée royale. Sinon, vous vous isolerez. Moi, je n'aurais pas pu faire cela. Pourtant, contre la saleté, chacun peut agir.

Puis, elle détailla plus attentivement le croquis :

Oh, j'entends sa voix aussi, dans ma tête...Ah non, mon Dieu, une peu de silence, s'il vous plaît...Je ne comprends rien si vous parlez tous en même temps. Alors chacun son tour. Elle rapprocha son visage du portrait. Oui, je vous entends mieux maintenant, vous disiez ? Si je vous reconnais ? Il me semble...Vous ne seriez pas passé au Monastère Sainte Marguerite de Cahors un soir avec un marin ? Oui, c'est cela, un bel homme au langage fort étrange...Mais vous savez, ce soir là, je n'avais d'yeux que pour vous. Mais bien sûr...Sauf que vous m'avez repoussé. Et puis, vous aussi, étiez une épreuve envoyé par... Elle pointa son index vers le ciel. Je sais, il se croit très malin, mais ses servantes ont toutes le même profil. Que croyez vous, elle n'est quand même pas idiote, Soeur Cunégonde...

Tendant la main, elle rendit à la Fille du Très-Haut l'esquisse qu'elle lui avait présenté.

Pas d'erreur, je vous confirme que c'est bien elle. Mais soyez gentille, demandez lui de ne pas me crier dessus, cela me donne des maux de tête...

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MessageSujet: Re: L'aventurier des passés perdus (07/11/1458)   Mar 21 Déc - 11:10

Aiguemarine


[ Mâcon ]

Quale galera i miei avi ! Aiutatemi a comprendere ciò che dice ! * marmonna t'elle entre ses dents tout en levant les yeux vers le plafond.
Fallait faire le tri dans les propos de Soeur_Radegonde, et la suivre dans ses délires.
Tantôt la Moniale s'adressait à elle, la prenant pour la fille du Très-Haut.
En de toutes autres circonstances, cela aurait été sujet de discussions et de fous rires, que ce soit avec son époux ou ses Suzerains, mais là...

Donc, après avoir fait un brin de causette à l'esquisse qu'elle lui avait mis sous le nez, puis à 'Stote, enfin Soeur_Radegonde lui confirma l'identité de sa comparse.
Aiguemarine hésitait.
Devait'elle s'en réjouir ou, au contraire, étais ce les prémisces d'une nouvelle catastrophe ?!

Elle ferma les yeux quelques instants, se rémémorant les rares fois où elle avait croisée la route de Sara.
Cette teigne de "Doña de Lescure" ! Une vraie tête de mule que cette femme. Enfin, autant bûtée qu'Aiguemarine...
Z'imaginez l'truc vous ?! Nan, à vrai dire, vaut mieux pas peut-être.
Bref, la brune et la blonde ne s'étaient guère croisées que 2 fois durant ces dernières années.
Une fois à Cahors, lorsque Sindbad avait été attaqué par Silvio et qu'il avait rejoint, par on ne sait quel mirâcle, le dispensaire d'Aiguemarine, à Agen.
Leur rencontre avait été plutôt tumultueuse. La brune avait jurée au Constantinopolitain de ne pas révéler l'endroit où il se trouvait à sa « filleule »

La seconde, cette fois, en Terres Toulousaines, au cours d'un déplacement à caractère diplomatique.
Une rencontre dans une taverne Albigeoise, et une blonde, Prévôt de son état à l'époque, qui interrompt la longue discussion, appelée à la rescousse pour calmer les ardeurs de certains malfaisants.

Reprenant ses esprits, elle lâcha un timide :
Merci...

C'était sorti spontanément, même si Aiguemarine était encore plus embrouillée qu'au début de la discussion.
Un léger soupir et elle s'éloigna de la couche où se tenait Soeur_Radegonde.

Il fallait qu'elle sorte là.
Prendre l'air l'aiderait peut-être à retrouver ses esprits et à comprendre tous les propos de la Moniale.
Elle s'approcha de Theobald, posa sa main valide sur l'épaule de ce dernier et lui murmura...


Veillez sur elle ! Je.. je dois sortir là.
Prendre l'air devrait m'aider à faire le point...enfin, j'espère.


Aiguemarine n'attendait pas l'aval du Ménestrel.
Pas besoin de chaperon et en cet instant précis, Soeur_Radegonde était la personne à surveiller.
Elle défit sa malle de voyage, en sortit un long châle qu'elle passa maladroitement autour de ses épaules et sortit de la chambre.
Refermant doucement la porte derrière elle, elle descendit tranquillement les quelques marches qui la séparaient du brouhaha du rez de chaussée, loin de se doûter à cet instant qu'elle était suivie par l'encapuchonné.

Elle quitta l'auberge, perdue dans ses pensées, et arpenta les ruelles de Mâcon où, suite à l'incendie, une certaine agitation régnait encore...




*Quelle galère mes aïeux ! Aidez moi à comprendre ce qu'elle dit !.
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MessageSujet: Re: L'aventurier des passés perdus (07/11/1458)   Mer 22 Déc - 10:45

Sous_La_Capuche




De derrière la porte, l'individu n'en avait pas perdu une miette.

La vieille était folle à lier, mais son récit, expurgé de ses délires, tenait la route. Pour autant, une question restait en suspens. Une question à laquelle il allait devoir trouver la réponse par lui même.

Un brusque brouhaha dans la chambre lui indiqua que le temps de s'éclipser était venu.

Il n'eut que le temps de descendre l'escalier, lorsqu'il entendit une porte claquer. Sortant de la taverne, il se posta dans la pénombre d'une ruelle, juste à temps pour voir la voyageuse aux yeux azur passer devant lui sans le remarquer.

Ainsi donc, elle était de sortie...Il eut un instant d'hésitation. Se dévoiler ou rester annonyme ?

Il décida de se contenter de la suivre le plus discrètement possible.


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MessageSujet: Re: L'aventurier des passés perdus (07/11/1458)   Mer 22 Déc - 10:47

Theobald




Aiguemarine a écrit:
Veillez sur elle ! Je.. je dois sortir là.
Prendre l'air devrait m'aider à faire le point...enfin, j'espère.

Alors là, c'était le bouquet garni...

Theobald regarda la Dame de Sarliève quitter la chambre. Il ne pouvait surveiller deux personnes à la fois.

Alors que faire ? Abandonner la nonne, ou courir àprès la Dame aux yeux azur ?

Après un court instant de réflexion, le ménestrel réalisa qu'il se trouvait de nouveau au coeur d'une de ces situations dans lesquelles l'essentiel était de limiter les pertes. Or, la Dame de Sarliève avait encore toute sa tête, ce qui n'était plus le cas de la nonne.

Et puis, la religieuse avait effleuré certains sujets que Theobald souhaitait approfondir. L'absence de la Dame de Sarliève lui en fournirait l'opportunité.

Il se plaça donc face à Soeur Radegonde et la dévisagea.

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Theobald
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"La Geste d'Orient" et "La Dame de Venise"
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MessageSujet: Re: L'aventurier des passés perdus (07/11/1458)   

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L'aventurier des passés perdus (07/11/1458)
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