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 Mariage d'Alethea et d'Eragon - 3 décembre 1458

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althiof
Baron
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MessageSujet: Re: Mariage d'Alethea et d'Eragon - 3 décembre 1458   Sam 4 Déc - 1:50

Diantre de foutre cul comme dirait le Roy de Bourbon avec l'élégance qui le caractérisait en toutes circonstances. Lorsqu'il avait reçu l'annonce du Mariage de Théa et Eregon il aurait peut-être du faire attention aux petits caractères et noter dans sa caboche que ça se passait chez lui. Parce que d'un il était dès lors difficile d'arriver en retard, encore qu'avec le temps habituel de préparation de sa baronne, il pouvait toujours utilisr cette excuse, mais surtout c'était un coup à vider sa cave un truc pareil. Il adorait les mariages. Bein vi c'est romantique, on y boit tout son saoul pour pas un rond, si tant est que c'est pas dans sa cave qu'on va piquer les tonneaux. Il lui fallait prévenir Childebert histoire qu'il s'assurer que les portes étaient bien fermées.

En tout cas Cournon s'animait depuis quelques jours d'une part parce que ses femmes, Kory et Eléa, qui prenait dangeureusement le chemin de sa mère, courait en tous sens depuis quelques jours vidant de placards entiers de vêtements pour finalement dire "j'ai rien à me mettre". Rhaaa c'est filles j'vous jure. Mais surtout les invités arrivaient petit à petit, entraînant un branle bas de combat du côté de Chlidebert et Cuistot mais aussi des écuries et des valets. Cela faisait plaisir à voir.

Enfin presque, parce que là voilà qui arrivait dans la petite chapelle qu'il se demandait si elle serait assez grande pour caser tout le monde. Bein vi ca prend de la place les femmes... avec leurs robes amples. Rhoo esprits tordus j'aurais pas osé. Pis c'est pas encore le moment, ça c'est pour l'été quand on porte des tenues plus décontractées, et que bon... oui vous avez compris quoi. Bref, il entrait dans la chapelle au bras de son épouse, tout de violet vêtue, lui même en tenue de Grand Prévot, tenue qu'il portait le moins souvent possible préférant l'habit simple et plus discret qu'il portait si souvent à la tourelle centrale et à l'aile ouest. Mais pour son épouse il se devait de faire ce petit effort qui serait largement récompensé le soir venu quelque part dans l'aile gauche.

Les invités étaient nombreux et ils remontèrent l'allée, saluant leurs amis et d'autres personnes qu'ils connaissaient de vue voire pas du tout et qui avaient fait le déplacement en l'honneur de ces deux personnes pleines de qualités qui allaient s'unir pour régler à deux les problèmes qu'ils n'auraient pas eu tous seuls. Ah nan c'est pas ça qu'il faut dire avant le mariage. Pour le meilleur et pour le pire... vala c'est mieux.
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Eragon.
Famille "de La Serna"
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MessageSujet: Re: Mariage d'Alethea et d'Eragon - 3 décembre 1458   Sam 4 Déc - 3:01

[Les mariages c'est chiant]

Oui pasque les mariages c'est vraiment chiant, Era avait un avis arrêté et (quasi) définitif la dessus. Faut toujours sourire, féliciter les mariés (ou pas), et faire des ronds de jambe. Nan il aimait définitivement pas ça.
Mais la c'était un poil différent, pasque du point de vue du futur époux c'est cool. Du moins ça aurait pu l'être si le cousin diacre de la Théa n'avait pas tourné les choses de manière à rendre un acte heureux, leur mariage, en une réparation de faute commise. Bon certes faute il y avait eu mais il aurait préféré demander la main de Théa de lui même auprès du diacre plutôt que d'y être contraint et forcé.
Néanmoins l'envie était la, il n'avait pas manqué de lui écrire pour ne pas qu'elle croit qu'il était contraint et forcé, mais il avait besoin de la voir en chair pour se sentir rassuré. Et ce souhait n'avait pas pu être éxaucé, trop prise par la Licorne ils ne pourraient se voir avant le moment ou il devrait lui passer l'anneau, il devrait donc en un simple regard lui confirmer ses sentiments. Et la c'était pas gagné pasque déjà qu'au niveau expression des sentiments en temps normal il avait du mal, la ça allait être coton coton.

D'ailleurs en parlant de coton, parlons de la tenue du Poitevin (et il le vit bien), qui bien que la description en soit chiante, était fort belle car comme il était coutume il avait revétu ses plus beaux atours pour l'occasion. Des bottes noires épaisses pour pouvoir fouler le sol ou venait s'entasser petit à petit les flocons argents surmontées de chausses de gueules, elles mêmes attachées à un surcôt aussi noir que les bottes, finement ouvragé de fils d'argent au niveau des épaules. Surcôt qui recouvrait une chemise blanche immaculée en soie, seul petit luxe que sa seigneurie lui avait permis de s'offir. Car bien qu'il ait été noble, ce n'était pas avec une île perdue au milieu de la mer qu'il allait s'enrichir.
Et le tout était recouvert d'une cape noire elle aussi, maitenue par une flibule en or qu'il tenait de son père. Le futur marié et sa toilette parfaite étaient juchés sur unpalefroi qu'il avait troqué contre son habituel baudet, pasque ya pas a dire ça fait quand même gros pagu tout droit des marais Poitevin le coup du baudet, alors qu'un bel étalon ça a un peu plus de gueule.

Arrivé devant la chapelle, une fine pellicule blanche s'était amoncelé sur la cape du Héraut, fine couche de neige qui virevolta alors qu'il descendit de cheval devant le parvis de l'église ou déjà les invités arrivaient en masse, du Poitou et d'Auvergne principalement. Plusieurs milieux allaient se croiser, le milieu Licorneux auquel les deux futurs époux appartenaient, tout comme à celui de l'Hérauderie maintenant puisque Théa venait d'être nommée Licorne. Et enfin les familles, Auvergnate pour le côté de la Serna de la Saint Yriex, d'ailleurs il avait bien fait de ne pas prévenir ses amis que sa dulcinée avec des souches angevines, sinon on allait frôler l'incident diplomatique.
A première vue, c'est à dire les voitures qui attendaient non loin, le Comte de Charroux son premier témoin, le Comte de la Roche sur Yon et le De Valombre étaient arrivés. Eragon était ravi que sa famille et ses amis aient fait le déplacement jusqu'en Auvergne car ce n'était pas la porte à côté tout de même, d'ailleurs le Poitevin lui même bien qu'ayant passé de longs, très longs mois sur les routes ne s'était jamais attardé sur cette province vallonnée qui n'était pourtant pas sans charme.
Il avait pu la découvrir en venant du Poitou, il était arrivé la veille à quelques lieux de la baronnie de Cournon, dormi dans une auberge plutôt acceptable ou il avait pris le temps de se préparer. Il avait pu régler une formalité, "Le cadeau serait prêt dans l'après midi en temps et en heure" avait dit son contact Auvergnat, il espérerait que la Licorneuse allait l'apprécier, il avait réfléchis a quelque chose d'utile et qui pourrait la réconforter pendant qu'elle serait en mission loin de lui car sa fonction de Héraut il l'aimait même si elle était assez antinomique avec la Licorne.

Beaucoup de têtes inconnues, telle était la première impression du seigneur qui montait alors les marches du parvis tout en saluant avec sourires et signes de têtes les invités. Il s'approche du couple hôte de la cérémonie, il se devait de les remercier d'accueillir tout ce monde.


Madame la Baronne, Althiof oui il se le permettait, car au final il le fréquentait souvent grâce aux joutes je vous suis très reconnaissant d'être les hôtes de ce mariage et j'espère que vous n'êtes pas trop importunés par tout ce monde, c'est un grand honneur pour moi que de me marier ici. Et puis je sais que c'est un lieu important pour Théa.

Après avoir échangé quelques mots avec eux il se dirigea vers le chef de famille des De la Serna, à savoir Rick qui venait juste d'arrêter de sonner les cloches, il était accompagné de deux enfants qui devaient être les siens selon ce que lui avait raconté Théa à propos de son cousin.

Bonjour Rick, l'heure est enfin arrivée. Je vois que cette chapelle est bien décorée. J'espère que la cérémonie se déroulera sans trop de problèmes, il me manque actuellement un de mes témoins mais il ne devrait pas tarder.




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Cyphus
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MessageSujet: Re: Mariage d'Alethea et d'Eragon - 3 décembre 1458   Sam 4 Déc - 3:12

Il parait que c'était le mariage du superhéros du Poitou. Non pas super? Bon, ben du héros normal. Pas héros? Mouarf bon laisse tomber.
Bon alors c'est le mariage d'Eragon, voilà t'es content?

Alors pour le mariage Cyphus il a eu une invitation, et comme il aime bien Eragon, ben il vient avec son épouse.
-Sa Grandeur Sophie Garion Comtesse du Poitou et son époux Sa Grandeur Cyphus Garion! annonce un de leurs deux gardes du corps à leur arrivée. "P'tain la classe ça le fait!" ajoute mentalement le Comte consort très fier.

Alors leurs grandeurs s'avancent sur le parvis de la chapelle talonnés de leur inséparable vassale et entrent dans le saint édifice pour voir ce qu'il s'y passe.
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Le Fou
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MessageSujet: Re: Mariage d'Alethea et d'Eragon - 3 décembre 1458   Sam 4 Déc - 6:02

Marions-nous dans la joie, pendant que le Fou n'y est pas...

Des lettres, il en reçoit tous les jours. Une pièce toute entière leur est dédiée au château d'Angers. Il dort sur les plumes qu'il a usées, fait vivre une armée de messagers. Tous les roux du monde pourraient être éliminés sur le bûcher de ces missives. De toute sorte... scellées, révélées, politiques, diplomatiques, du vulgaire, des rois, amoureuses, haineuses, les deux parfois, implorantes, offensives. Appelant réponse ou question, comme si l'encre formait un grand point d'interrogation. Il en sait les formes et les couleurs. D'aucuns penseraient, naïfs et ignorants, qu'il a tout lu, tout reçu.

Jamais, ô grand Jamais, d'invitation à un mariage.

Il n'y a pas de nom... c'est pour lui. Qui d'autre ? Personne. Vérité et Finam ne feraient pas bon ménage. Rien ne peut lui être caché par les locataires du palais. Aucun d'entre eux ne la connaît. C'est pour lui. Les yeux bruns clignent et quittent les flammes dans lesquelles ils étaient plongés. Qu'à cela ne tienne. Sournoises, elles achèvent une belle bûche dans l'âtre. Le parchemin est levé à leur lumière. Les phrases sont tournées, tordues. Sans ménagement, il les écarte pour lire entre les lignes. Trop de transparence. De l'élégance, peut-être, un style convenu pour cacher un manque... une absence de signe.

Chevalier, notre dernier rapport épistolaire fut assez mouvementé... vous me jouez un tour ?

Des lettres, il en écrit tous les jours. Les doigts hésitent pourtant à caresser sa plume. Plus blanche que l'hiver, elle délibère. Les unions ne sont intéressantes que pour leurs séparations. Il lui faut choisir. D'un côté, une meute de pies et de bellâtres. De l'autre, un public, la troupe et son théâtre... soyons beau joueur, accordons-lui une faveur. Il fêtera sa noce, ce ne saurait faire de doute. Pourquoi ne pas, dès maintenant, prendre la route ? Les autres messages attendront. Qu'ont-ils besoin de savoir... y aller mais ne pas le dire. Ne pas être attendu, mais venir...

Et les jours passent, froids et anonymes.

À l'horizon, les plaines d'Anjou font place aux monts d'Auvergne. Au sol, les flocons sont doucement écrasés par les pas étouffés du Fou. Que serait donc une terre sans neige ? Un tas de boue. De la poussière pour les souillons. Le manteau glacé occulte gracieusement ces impuretés. Des silhouettes colorées se détachent pourtant de ses bras immaculés, convergent vers le même point cournonnais. Le jour est arrivé. Aujourd'hui, le peuple des atours se divertit. Les cœurs exigent insidieusement leur part de bonheur. Tant pis s'il est ailleurs, tant pis si les épousailles ne sont que grisaille. Une si savante représentation...
La chapelle surgit enfin du paysage, sombre construction d'un ignare. Il se fige le temps d'un regard.
Du blason à foison, de l'auvergnat au parisien. Oh, le contraire eût été bien surprenant.
Des Poitevins, Dieu les bénissent tous. Les uns, compétents. Les incompétents.
Soupir. Ses mains ajustent l'habit noir et blanc qui ne le quitte plus.
Allons leur donner ce qui leur est dû.

Voire un peu plus.

Un instant avant qu'il ne soit devant la porte.
Il entre. Un brouhaha familier envahit soudainement son esprit.
Quelques enjambées dans l'allée pour atteindre les places centrales, entre la famille et les amis.
Fin sourire. Le chapeau est ôté de son chef... et le Fou de demander d'une voix forte :

Excusez-moi, c'est si grand... je cherche le banc des excommuniés.

S'il y était, il nous mangerait...
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_ninon
Convive qui ose pousser les portes
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MessageSujet: Re: Mariage d'Alethea et d'Eragon - 3 décembre 1458   Sam 4 Déc - 7:22

Un souche, un peu à l'écart, accueille le fessier de la brunette, de la neige qui le recouvre, elle ne se soucie, puisqu'elle porte des braies. Caressant distraitement ses poilus, elle observe les invités qui arrivent, se suivent, et se ressemblent. Des nobles, pour la plupart, à en juger par leurs riches atours, leur air arrogant, leur attelage. La rousse est là, elle l'a vue mais n'a pas bougé, pas encore, le moment viendra bien assez tôt. Baile, là aussi, elle sera contente d'échanger quelques paroles avec l'ancienne libertad reconvertie à la blanche, un temps qu'elle ne l'a croisée. Et puis le duc de Billy, seul dirait-on. Des inconnus, encore et encore...

Les cloches se mettent à sonner, lui rappelant qu'il y a à peine quelques jours, c'était pour elle qu'elles sonnaient. Baptisée ! Quelques mèches échappées de son chignon s'agitent dans le vent, évacuant les cristaux qui les recouvrent alors qu'elle secoue la tête, un peu abasourdie par la tournure qu'à prit sa vie depuis la missive de la lieutenant commandeur.

Rejoindre les rangs des culs bénis par amitié, elle ne s'en serait pas crue capable, et pourtant, elle l'avait fait. Balayer son aversion pour les représentants d'Aristote fut une rude épreuve pour la gueuse, un vrai chemin de croix dont elle vint à bout avec une certaine fierté. Elle avait même réussi à rester sympa avec ce diacre persuadé d'être imprégné de bonté alors qu'il est d'une intolérance crasse, à la limite du supportable pour elle.

Elle aimait trop Thea pour refuser sa demande, mais finalement, elle s'était bien amusée pendant sa pastorale, en avait appris de bien bonnes sur les mœurs étranges des suppôts d'Aristote et même que la lune qu'elle aimait tant était le domaine du sans nom. Pas le droit de l'aimer. Devaient pas avoir navigué souvent, ceusses qui avaient écrit le livre des vertus. Ni voyagé de nuit.
L'autre témoin, sa barge de rouquine était une bien agréable surprise. Du Thea tout craché. Restait qu'à croiser les doigts pour qu'elle ne fasse pas une crise en pleine cérémonie.

Ah ! Voici que le futur épousé fait son apparition. Elle ne l'a vu qu'une fois, mais il lui a fait bonne impression. Puis si la licorne l'aime, c'est qu'il est bien. Le fou ! Ninon lève un sourcil, mi étonnée, mi amusée en regardant l'homme avancer vers la chapelle. Encore une autre surprise de la brune ? A moins que ce ne soit un ami du marié. Voilà qui dénote agréablement.

Elle se lève, passe la main sur ses vêtements, essayant d'en chasser les flocons envahissants. Point de frais de tenue pour la moulinoise, dès les festivités terminées, elle et So enfourcheront leur monture pour rejoindre le navire qui les attend. Seul concession, des braies. Un léger sourire éclaire son visage. Combien de fois avaient-elles eu des discussions, la fière Aléthea ne supportant pas qu'elle se ballade les fesses à l'air ?


Bon mes loulous, c'est le moment je crois. Vous, vous allez vous promener, m'étonnerait que le curé apprécie votre présence en sa chapelle. Allez zou !

D'un geste, elle congédie ses furets et se dirige d'un pas vif vers le parvis, respire a fond dans l'air froid, salue les personnes qui stationnent devant et se faufile, évitant soigneusement le Pierrot qu'elle a reconnu tout en glissant un clin d'œil à la Baile qui semble faire les frais de son attention toute particulière. Mais qu'est-ce qu'il fiche là, lui ?
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Korydwen
Baronne
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MessageSujet: Re: Mariage d'Alethea et d'Eragon - 3 décembre 1458   Sam 4 Déc - 10:00

Korydwen avait mis sans dessus-dessous le domaine depuis bien trois jours, trois jours qu'elle cherchait une tenue convenable, trois jours qu'elle essayait et jetait les robes à travers le couloirs au grand désespoir de son époux qui virait dingue devant la quantité de robe de sa dame. Pire encore, les servantes passaient derrière pour tout ramasser et tout ranger et quand elle avait décidé de demander l'avis à son époux, ce dernier lui avait répondu que cela serait mission difficile, mais finalement au levé le jour J, elle opta pour cette jolie robe violette, alors qu'elle se vêtissait dans sa chambre, elle entendit un hurlement caractéristique, caractéristique d'une rouquine qui voulait l'avis de sa mère et Korydwen de lui répondre. Elle savait sa fille extrêmement touchée par la mort d'Azdrine, il était un parrain pour elle, un second père, pour ses parents il était un suzerain... Si Eléa choisissait le blanc, personne ne lui en tiendrait rigueur, du moins elle l'espérait. Son époux revenait, visiblement il avait causé avec Childebert et lui avait sans doute aucun demander de verrouiller à quadruple tour la porte de sa cave. C'était ça de recevoir chez soi. Korydwen le regarda avec un grand sourire, une douce main passa sur son visage, elle avait fait venir du vin de Mirefleurs, la cuvée 1457, rien n'était sorti de la cave d'Al, elle savait son vin précieux et ses tonneaux venaient d'un peu partout.

Il semblait si heureux et si fier de voir sa baronnie en ébulition, Korydwen ne pouvait que le comprendre qu'il était bon de voir un domaine vivre, qu'il était bon de voir du monde, qu'il était triste de savoir beaucoup de nobles auvergnats enfermés chez eux sans chercher à nouer contact avec d'autres. Cournon avait toujours été ouvert et ce pour n'importe quelle raison, des visites il y en avait eu très souvent et il continuerait d'y en avoir. Un simple baiser à son époux et de le regarder se vêtir, enfiler cette tenue de Grand Prévôt, tenue qui ne le ferait pas passer inaperçu, mais tenue qui faisait briller les yeux de Korydwen, si fière de lui, si heureuse d'être l'unique et si jalouse parfois. Eléa poussa un hurlement pour les informer qu'elle partait devant, sa fille était si vive et ce même en deuil, la magie du monde en quelque sorte.

Sa main dans la sienne elle le suivit et fit les quelques pas dans la neige qui séparaient le château de la Chapelle, moultes chambres avaient été préparé, sans doute que le banquet pour la fête était aussi en préparation de douces odeurs allaient s'échapper de la cuisine. Ses fils et Alexandre ne semblaient pas encore prêts, Matthis savait comment faire, ils arriveraient sans doute d'ici quelques minutes. Beaucoup de monde était là, Korydwen reconnu quelques visages vu lors de la cérémonie pour Elra, Elra parti trop tôt. Un simple signe de la tête et un sourire. Elle remonta l'allée au bras de son époux, l'avantage d'être chez soi était les bancs réservés à leur famille, ils auraient ainsi leurs places et surtout les meilleurs, une fois ceci fait, Eragon s'approcha d'eux, Korydwen l'accueillit avec un franc sourire.

Madame la Baronne, Althiof oui il se le permettait, car au final il le fréquentait souvent grâce aux joutes je vous suis très reconnaissant d'être les hôtes de ce mariage et j'espère que vous n'êtes pas trop importunés par tout ce monde, c'est un grand honneur pour moi que de me marier ici. Et puis je sais que c'est un lieu important pour Théa.

Vous savez, Korydwen me suffit amplement, le protocole et moi, nous sommes loin d'être amis et d'ici quelques instants vous deviendrez mon cousin. Alors Korydwen sera parfait. Le plaisir est pour nous, nous sommes ravie d'accueillir en notre baronnie un évènement aussi important dans votre vie et dans celle de ma cousine Théa. Importunés ? Du tout, bien au contraire, notre Baronnie, comme l'ensemble de nos Terres sont ouvertes à tous et les plus à plaindre sont sans doute tous les membres de notre personnel... A commencer par notre intendant Childebert.


Korydwen le regardait un sourire aux lèvres, puis il se dirigea vers Rick. Elle se tourna vers son époux, tout en serrant sa main un peu plus fort.
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Oane de Surgères
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MessageSujet: Re: Mariage d'Alethea et d'Eragon - 3 décembre 1458   Sam 4 Déc - 10:39

La fraîcheur du matin semblait s'être attarder ici-mesme sous les voûtes de la petite chapelle. Une forte odeur d'encens rappelait immédiatement à tous que cet endroit était un lieu de culte et les fleurs, des roses de noël précoces, accrochées aux bancs de bois sculptés indiquaient sans conteste que la cérémonie qui allait s'y dérouler était un mariage. Apres un bref regard océan circulaire sure l'ensemble de la chapelle, Oane avança dans la travée centrale un peu éblouie tout d’abord par la lumière des candélabres. La jeune femme sourit à l'idée que Eragon avait trouvé chaussures a son pied et que contre toute attente, c’était un sabot auvergnat et non une charentaise. Comme quoi pour prendre son pied il faut savoir soulever des montagnes. Pour sa part, la jeune baronne appréciait sa liberté et comptait bien en profiter pleinement. Oane avance un peu, un sourire cerise perle a ses lèvres.

Elle suivait la foule des badauds, de conseillers et de nobles, tant poitevins que du d'auvegne, de chevalier dirait on réunis ce jour pour l'heureux évènement. Tandis que tous les monde avançait plus ou moins silencieusement, certains échangeaient quelques mots avec nonchalance et bonne humeur. Oane sourit d'abord à Jake de Valombre qui trainait seul, au fond de la chapelle.

Bonjour Sire Jake de Valombre, vous n'avez pas emmener vostre compagne et vos trois enfants ? Moi qui espérait faire enfin leur connoissance ! Depuis tout ce temps que je vous connais ...je vais finir par croire que vous avez honte de moi !

Oane rit et la musique de son rire s'envola sous les voûtes, legère. Elle aperçut également Davor et Meilleen main dans la main, la jeune fille semblait contrariée, Oane jeta un coup d'oeil derrière eux, mais, elle ne vit pas Kalimereth, la compagne de Davor, peut-être tait elle dissimulée par la foule des invités qui se densifiait peu à peu. Oane sourit à Davor puis, à sa fille tout en s’adressant à eux de sa voix haute et claire :

Bonjour cher comte Davor, je suis ravie de vous revoir icelieu ainsi que vostre charrnante fille.

Comment allez-vous dame Meileen depuis nostre dernière enconstre au bord de la Gironde ? je dois vous avouer que ce bain m'a laisse un souvenir mémorable et que depuis lors je n'en apprécie que mieux les bains chauds et parfumés en mon Hostel


Les deux topazes s'illuminent dans ce visage de porcelaine légèrement rosé aux joueset encadré de cheveux d'un noir de jais retenus en un chignon complexe ornée de perle de nacre.

Oane aperçut plus loin dame Allydou, la comtesse régnante Sophie &son époux Cyphus, Xedar et les salua tout à tour d'un léger signe de tête accompagné d'un sourire cerise.

Enfin, Oane s’installa debout devant l’un des bancs sur le côté gauche. Elle tourna la tête et vit Eragon arriver. Le futur marié... Eragon, à l’âme de chasseur de dragon, avait toujours été beau : il l’était juste un peu plu en ce jour fatal avec ses joues toutes roses d'émotions contenue. Oane se pencha en tenant de voir la mariée.
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han__solo
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MessageSujet: Re: Mariage d'Alethea et d'Eragon - 3 décembre 1458   Sam 4 Déc - 11:35

Han venait enfin d'arriver

Ally l'avait pourtant bien guidé, mais il s'était perdu en route ... faut dire qu'avec une charette, il n'avait plus l'habitude de voyager aussi lentement.

Il arriva enfin et se présenta.


Oyééééé du chateau !!!!!!

Oyééééé du chateau !!!!!!!!!!!!!


Personne ne répondait ... tous étaient occupés sans nul doute;

Han reprit son souffle


Oyééééé du chateau !!!!!!

Oyééééé du chateau !!!!!!!!!!!!!


Quelqu'un le vit enfin et les portes s'ouvrirent ...

Oui qui êtes vous ? Qui dois je annoncer ?

Vous pouvez annoncer Han, l'ami d'Allydou ... messire

Mais dites moi, un mariage n'a t-il point lieu ici même ? Auquel ça accompagnez moi,, il me semble que Dame Ally m'attende


Puis Han se fit conduire au lieu du mariage, aperçu Ally, et se dirigea vers elle en silence

bonjour ma belle brune Lui murmura t-il
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Fallgor
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MessageSujet: Re: Mariage d'Alethea et d'Eragon - 3 décembre 1458   Sam 4 Déc - 15:09

- Par Aristote, on se les pèle ici !

Ces sur ses mots emprunt d'une certaine poésie blasphématoire qu'il traversais les monts et vallées auvergnates pour rejoindre la baronnie de Cournon. Et ces mots, il les semaient allègrement aux quatre coins des forets qu'il traversait, tant sa protection contre le froid était succincte. Une chemise cachée sous sa brigandine, des braies épaisses, des bottes rembourrées et sa cape frappée de la crois de St-Jean, le tout blanc ça faisais ton sur ton.
Il faut dire qu'il n'a pas eu beaucoup le temps de se préparer. Il avais été fort étonné mais par la même très flatté qu'Eragon l'invite a son mariage, lui qui n'était son instructeur héraldique que depuis très peu de temps. Aussi, il voulu faire honneur à la demande et s'empressa sur la route, demandant aux trop peu nombreux passants de lui indiquer les directions, dirigeant Huec - son cheval ironiquement nommé du nom de "feu" en occitant - prudemment sur les routes gelées.

- Ah, si seulement il pouvait réellement me réchauffer celui là, au moins j'aurais chaud aux fesses ...

Et c'était presque reconnaissant qu'il aperçu les grilles du domaine. Il héla le garde et lui fit un grand sourire de soulagement puis pris la parole de son accent gascon.


- Bonjorn messer, je suis invité par le Senher de Lisaran pour le mariage du sus-nommé. Pourriez-vous m'indiquer les écuries que je puisse laisser mon pauvre cheval se reposer un peu, nous venons de loin !

Fallgor mis pied a terre, il avais besoin de se dégourdir les jambes. Il pris la bride d'Huec et suivit la direction que lui avais donné le garde. S’arrêtant à quelques pas, il se retourna pour demander l'emplacement de la chapelle. Il lui fit un grand sourire et inclina la tête, puis se dirigea vers les écuries, puis vers la chapelle.
Il y avais déjà beaucoup de monde, et visiblement la plupart étaient nobles. Non pas que cela sois un problème quand il faisais ses gardes au Louvre, mais dans un contexte plus personnel cela le déstabilisais un peu plus. Heureusement, il y avais bon nombre de visages connus, aussi il sourit et vit Jake de loin. Il alla vers eux et serra la main amicalement aux hommes puis fit la bise a qui de droit, voir d'autres, après tout c'était un jour heureux.

- Bonjorn à tous. Comment s'est passé le voyage ?

Entendant la remarque d'Oane, il acquiessa.

- C'est vrai tiens, j'aimerais aussi rencontrer ta compagne, j'ai du repartir dès le lendemain de ton escorte la dernière fois.

Croisant le regard d'Eragon, en discution avec les maîtres du domaine, il se contenta d'incliner la tête respectueusement pour le saluer afin de ne pas s’immiscer et de ne pas interrompre. Enfin, il faudra tout de même qu'il aille se présenter plus tard.
Il était au final heureux d'être arrivé et de rompre la monotonie qui s'était installer récemment autour de lui, de rencontrer de nouvelles personnes, lieux ... Bref, de quitter un peu le Poitou.
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Meileen
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MessageSujet: Re: Mariage d'Alethea et d'Eragon - 3 décembre 1458   Sam 4 Déc - 19:43

Meileen avait demandé à sa servante de lui natter les cheveux et d'en faire un chignon dans la nuque. Le temps ne se prêtait pas à un cou dégagé, mais la petite savait à quel point ses cheveux capricieux aimaient à se boucler en tous sens au contact du froid et de l'humidité. Elle avait revêtit une robe bleu ciel à manches longues et au décolleté sage, le bas gonflé par de nombreux jupons, et la taille affinée par un corset. Elle n'avait rien voulu mettre autour de son cou, à cause du châle assorti à la robe qui le maintenait au chaud, fixé par une agraphe de perles blanches.

C'est à peine après avoir passé le seuil de la chapelle qu'une voix familière se fit entendre dans son dos. La demoiselle se retourna et retrouva son sourire à la vue d'Oane.


Bonjour cher comte Davor, je suis ravie de vous revoir icelieu ainsi que vostre charrnante fille.

Comment allez-vous dame Meileen depuis nostre dernière enconstre au bord de la Gironde ? je dois vous avouer que ce bain m'a laisse un souvenir mémorable et que depuis lors je n'en apprécie que mieux les bains chauds et parfumés en mon Hostel


Meileen s'inclina pour la saluer avant de répondre.

Ma foy je vais fort bien. Pour ce qui est de nostre baignade je me suis renseignée auprès de notre apothicaire, ma sœur craignant que je ne tombe malade! Eh bien figurez-vous que les bains froids sont très bon pour garder une jolie peau et ralentir les marques du temps...

Puis la fille de Faooeit s'éloigna et Meileen lui emboita le pas non sans un furtif regard à son père.

Me permettez-vous de vous tenir compagnie durant la cérémonie Dame Oane? Mon père étant avec sa compagne, je crois qu'il ne s'offusquera pas que je ne sois point avec lui. Le vostre n'est pas ici?
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Baile
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MessageSujet: Re: Mariage d'Alethea et d'Eragon - 3 décembre 1458   Sam 4 Déc - 23:21

Le problème avec les références littéraires, qu'elles soient d'époque ou pas, c'est qu'une fois qu'on est tombé dedans, on s'en sort difficilement. Il est ainsi d'une facilité déconcertante de passer de Flaubert à Süskind. Il suffit pour cela d'un Parfum. Voire d'un ersatz de parfum. De relents même, plus précisément en l'occurrence... La tête de Baile, sourcils arqués, lèvres grimaçantes, se décale à regret de Shiska et de sa Louve et se tourne vers la boule de poils, édentée et puante, qui s'adresse à elle.

Derrière l'ignoble créature, elle voit défiler comme autant de bouées de sauvetage des gens qu'elle connaît. Un regard capte le sien. Bénie sois-tu Ninon... Mais non.. Non Ninon! N'entre pas! Ne m'abandonne pas! Le cri de détresse morale ne sort pas. Seulement Ninon, en bonne mercenaire charitable, lui a bien laissé de quoi rebondir... Oui, bénie sois-tu quand même, la déblondée! Et l'idée fait rapidement son chemin alors qu'elle se tourne vers Shiska et son sarcasme légendaire.

Scuse-moi, le Loup. J'me débarrasse de mon émule, et j'reviens!

Un regard vers son gant droit, un soupir du genre "désolée Achilée, de devoir le sacrifier!", un murmure pour elle-même, "alea jacta est", avec l'accent latin en sus, et elle pose brusquement sa dextre sur la nuque du paysan. La gauche, elle, s'agrippe solidement à son bras.

J'accepte votre don de bras avec plaisir, monsieur. Allons donc à l'intérieur, nous y serons plus en chaleur...

Le geste est suffisamment ferme pour que le bougre avance malgré lui, et sitôt le seuil de la chapelle franchi, la Baile opère un repli stratégique dans le coin, fondant droit sur le bénitier et y plongeant aussi discrètement que possible le visage du fou. 'fin du petit fou, pas l'autre.

Vous avez d'la chance, c'est de l'eau bénite en plus... Avalez-en un peu, ca purifie de l'intérieur aussi.

Vingt-cinq secondes d'apnée plus tard, bien loin du record du monde mais suffisamment pour ne pas attirer trop d'attention sur le couple improbable, la jeune femme retire la tête toujours aussi puante du paysan et ressort précipitamment avec lui, l'entraînant à quelque distance du parvis.

Désolée, pas le temps de vous faire prendre un bain complet, ca s'ra pour la prochaine fois. Et avec du savon, promis.

Tout en parlant, elle ramasse un peu de neige puisque visiblement il y en avait, s'en frotte vigoureusement les gants, puis les porte à son nez.

Ah! On peut dire que vous êtes un homme persistant, vous! T'ain mes nouveaux gants...

En grommelant, elle les retire et les fourre tous deux dans le pli de sa botte droite, la jupe cachant aux yeux du monde cette désinvolture de goût. Puis tourne le dos au paysan et retourne auprès du Limousin.

Valà! J'crois que mon émule s'en remettra! Maintenant, je suis toute à toi Shiska! - Regard rapide vers Bess - enfin façon d'parler...

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Allydou
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MessageSujet: Re: Mariage d'Alethea et d'Eragon - 3 décembre 1458   Sam 4 Déc - 23:57

Non mais quelle idée de se marier ici sous la neige. Quelle idée de se marier en cette saison… Déjà, quelle idée de se marier tout court d’ailleurs.

Ha ça, quand elle avait reçu la première « invitation », elle avait eu du mal à en croire ses oreilles.

« Tu voudrais pas m’accompagner à un mariage prochainement ?
Ben si bien sûr … Qui se marie ?
Moi !
…»


Voilà qui au moins sortait de l’ordinaire. Passé le moment ou le rire avait pris la place sur le sérieux et les félicitations d’usage, elle avait bien du reconnaitre que cette présentation correspondait en tout point à son oncle.

M’enfin, quand même, c’est vraiment un pays où le froid règne en maitre, l’Auvergne.
Brrrr elle y réfléchirait à deux fois avant de proposer à Marie une prochaine visite.

Elle en était là dans ses pensées, rêvant à un feu de cheminée, tout en surveillant toujours le chemin en provenance de l’entrée du domaine, quand se détache une silhouette qu’elle serait capable de reconnaitre au milieu même d’une foule innombrable.

C’est avec un large sourire qu’elle l’accueille. Non pas qu’elle s’impatientait, ni même qu’elle commençait à ne plus y croire. Mais c’est surtout que de faire les cent pas sur le parvis de la Chapelle, il n’y a pas à dire, ça ne réchauffe pas des masses.


Bonjour mon beau brun, tu vois je t’attendais.

En glissant sa main glacée dans la sienne et après avoir pris le temps de l’embrasser, elle l’entraine vers la Chapelle.

On entre, il ne faudrait quand même pas rater le début, j’ai cru voir passer Era un peu plus tôt…

A l’intérieur, déjà du monde se presse pour se trouver une place aux premières loges.
C’est une chance, il y a des Poitevins d’arrivés. Elle peut reconnaitre le Cap et Meileen mais ne voit pas trace de la chevelure rousse de la cousine, Fallgor qui s’entretient avec Jake, Oane ou même Xedar, d'autres auront échappé à son coup d'oeil.
Dans les non Poitevins, ben normal pour quelqu’un qui ne sort jamais de son Comté, elle ne reconnait … presque personne. Sauf un homme, celui qui avait fait un déplacement jusqu’en Poitou il n’y a pas longtemps. Pour une fois elle avait même trouvé un peu de bon sens à un Angevin. Enfin, entre reconnaitre et connaitre, il y a une bonne marge à respecter.
Et de toute manière, ce n’est pas le moment pour aller saluer, ni lui ni les autres. Elle se contente donc d’un sourire quand elle croise un regard.

Toujours avec la main d’Han dans la sienne, elle se tourne vers lui.


On va par là-bas, j’ai repéré deux places.
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Jake de Valombre
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MessageSujet: Re: Mariage d'Alethea et d'Eragon - 3 décembre 1458   Dim 5 Déc - 0:08

Jake était pensif caressant machinalement son pendentif alors que beaucoup de monde rentrer dans la chapelle. Il y avait certain visage connu et d’autres non, mais en recueillement, le Seigneur d’Hasparren n’y faisait guère attention jusqu’au moment où la jeune Oane s’approcha de lui avec une certaine nonchalance. Elle l’abordait avec un sourire aux lèvres et le salua regrettant de ne pas voir ses enfants et sa compagne.

C’est vrai qu’il se connaissait depuis un certain temps, un an … mais il avait apprit à connaître l’héritière de Surgères pour se méfier. Quand elle était dans les parages, il y avait toujours une catastrophe. Et puis son impulsivité et son emportement le décontenançaient quelque peu. Du haut de ses 35 printemps, Jake avait mûrit et s’était assagit. Il était un peu comme elle quand il était jeune, impulsif et un peu trop idéaliste. Aujourd’hui, il était devenu réaliste suite à tous les échecs et les épreuves que la vie lui avait réservés.

Jake répondit d’un signe de tête à la demoiselle et afficha un sourire sur un visage qui faisait bonne figure. Oui, il s’y forçait pour la circonstance mais être seul dans une cérémonie mondaine de la noblesse le rendait mal à l’aise. De sa voix calme et posée, il la salua.


« Oh bonjour Dame de Surgères ! … Oh non, les enfants sont trop jeune pour entreprendre si long voyage et ma compagne est restée pour les garder. »

Et la demoiselle s’en alla avec son humour saluer le Comte Davor et une jeune fille qui lui tenait la main. Il n’eut pas le temps de s’y attarder quand son ami Fallgor l’interpella et le salua venant lui serrer la main. Jake en fit autant d’une poigne virile. Jake lança un sourire franc à son ami, content de le voir ici.

« Bonjour Charles, le voyage s’est très bien passé. Un jour, je te promets de te la présenter mon ami. »

Jake vit alors rentrer Allydou en compagnie de son bien aimé. Tiens, mais il connaissait cet homme, ce cher Han Solo. Il avait toujours de bons goûts pour les femmes. Jake fit un petit signe de tête discret à Allydou et il fit une petite moue se rappelant de sa rencontre avec son compagnon en Gascogne. Il espérait qu’il ait oublié le passé … Décidément, il se demandait s’il avait bien faire de venir finalement. Son malaise grandissait.

Il se souvenait encore du dernier mariage où il avait été invité, en Orléans par une connaissance bien charmante, la slave Ninoucka. Bref, il avait été tellement mal à l’aise qu’il avait du quitté la cérémonie avant la fin. Il était alors encore touché par le deuil de son épouse et ce mariage lui rappelait le sien. Du coup, il avait toujours une certaine appréhension à se rendre à un mariage.

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Arthur Dayne
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MessageSujet: Re: Mariage d'Alethea et d'Eragon - 3 décembre 1458   Dim 5 Déc - 2:27

Mauvaise mine, Arthur. Pas envie de faire des concessions, pas forcément envie de voir du monde non plus. Une tête des mauvais jours, celle d'un type menacé d'un procès pour haute trahison envers son duché pour une poignée de chiffres et un refus entêté. Ce n'était pas la meilleure période pour lui demander de faire des efforts. Toutefois, il en était qu'il faisait de bonne grâce, quelles que soient les circonstances. Le mariage de Thea était de ceux là. Il eut été question de n'importe quel autre mariage, il y avait fort à parier qu'il n'aurait pas fait le déplacement. Mais la Moulinoise de coeur, le tribun timide qui l'observait, à la fois curieuse et prudente, du coin opposé de la taverne municipale allait aujourd'hui convoler. L'élu, il l'avait croisé une fois, lors d'un anoblissement étonnant et qui s'était terminé sur un incident plus qu'étrange... Pour le reste, il n'en savait pas grand chose, si ce n'est ce que Thea lui en avait dit lors de son dernier passage à Moulins.

C'est ainsi qu'il arriva, le maire potentiel traître, mine des mauvais jours mais, néanmoins, un petit éclat dans le regard. A ses côtés cheminaient, s'amusant à dessiner de leurs pas des figures oniriques dans la neige fraîchement tombée, Iliana et Aube. Sa fille, toute emmitouflée contre le froid, riait à gorge déployée, les pommettes rougies par l'hiver précoce. Son Aube tournoyait gracieusement à ses côtés, émerveillée comme à son habitude des moindres joies que pouvait lui offrir le monde extérieur.

Tableau qui arracha un sourire en coin au vieux bougon buté qui les menait vers la chapelle où la cérémonie devait avoir lieu. Arrivé face à l'édifice, Arthur observa la petite foule qui se pressait et pénétrait déjà dans le lieu saint. Il reconnut quelques têtes, aperçut Ninon qui s'engouffrait à l'intérieur. Lili et Jehan étaient là, Wellan à leurs talons. Mais pas trace d'autres Moulinois. Peut être déjà à l'intérieur... Arthur avisa également les maîtres des lieux. Comment rater le Grand Prévôt paré comme il l'était... Et à son bras, son épouse, compagne souleuse d'Arthur depuis un match mémorable durant lequel la baronne avait remplacé au pied levé une duchesse souffrante. C'était bien, de mémoire d'homme, le seul match de soule où l'un des joueurs avait arboré une robe chatoyante en lieu et place de la tenue habituelle, pour le plus grand plaisir des coéquipiers et spectateurs du jour.

Deuxième sourire en coin. Bon... pas si mauvaise mine que ça, finalement. Regard vers la chapelle. Souvenir récent d'un baptême où il avait écourté sa présence. Il n'en voulait nullement à l'officiant, et espérait pouvoir trouver l'occasion de l'en assurer. Le fait était simplement qu'entre tous les lieux consacrés où il refusait d'entrer, celui ci était bien le plus douloureux à affronter. C'était là qu'il avait abandonné tout un morceau de lui même, enfermé dans un cercueil de bois avec elle. Doigts qui se plient et se déplient machinalement. Main qui passe dans ses cheveux en bataille. Autant de gestes rituels, inconscients, qui lui permettaient de garder un équilibre.

Un genou posé dans la neige, devant sa fille. Geste rituel là aussi. Iliana savait ce qu'il en était, elle avait pris l'habitude de laisser son père aux portes des églises. Agenouillé devant elle, Arthur se surprit à découvrir que sa fille, ainsi, devait baisser la tête pour le regarder. Diable de diable... Elle avait tant grandi? Bon... il rééquilibra quelque peu le face à face, sourit en coin et posa un baiser sur le front de sa fille.


Je vous retrouve tout à l'heure, d'accord?

Hochement de tête pour toute réponse, et Iliana gambada vers la chapelle. Arthur se releva en grimaçant. Sa fille grandissait et lui vieillissait... Erf... Un baiser échangé avec Aube, qui partit à la suite d'Ili, et Arthur alla s'adosser à un arbre. D'ordinaire, il aurait été se poser sur le parvis, mais pour l'heure, des invités continuaient à défiler, il aurait fait mauvais genre en allant s'assoir à côté des portes. Avec la tête qu'il arborait, peut-être même l'aurait-on pris pour un mendiant...

Alors qu'il faisait du regard le tour des invités qui se rassemblaient devant la chapelle, bien adossé à son arbre, Arthur s'arrêta sur une silhouette familière. Il ne l'avait pas reconnu tout à l'heure, au premier coup d'oeil. A présent, plus de doute possible. En grande discussion avec deux autres personnes... C'était Baile, rencontre singulière dont il gardait du dernier passage à Moulins le souvenir d'un rasage forcé à l'aide d'une dague qu'elle lui avait par la suite offerte. Instinctivement, la main d'Arthur effleura ses joues. Pas rasé... Bis repetita...

Sourire en coin - décidément -, Arthur attendit patiemment auprès de son arbre que la foule disparût, avalée par le lieu béni, en se demandant si la future épousée était déjà à l'intérieur.


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pierrot-le-fou
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MessageSujet: re   Dim 5 Déc - 4:42

pt'in il emballe, il le fait bien, elle est accrochée la mignonne, ca lui fout un choc a pierrot ca, une gonzesse qui s'accroche comme ca a son bras, sans autre forme de probés, c'est que la fille ..........bah c'est une poulette facile ca, genre celle qui va lui dire sous peu, je n'attendais que vous, en battant des cils, tout ca, le pierrot voit sa vie défiler sous l'once d'un instant en se laissant emporter par la menthe religieuse, il se voit entrer dans l'église le dimanche matin a son bras, bobonne, et derrière une demi douzaine de marmots , mélange de la mère et du père, ca vas pas le faire non, va falloir qu'il lui fende le cœur, lui dire que c'était juste pour un soir , une nuit, lui dire qu'il s'est gouré d'histoire, vla qu'elle l'entraine...Immergée il gargarise, c'est des drôles de mœurs parfois, surement un rixe d'accouplement, il en profite pour expirer avec le nez , ca nettoie bien les impuretés, verdâtres qu'elles ressortent, puis la donzelle le ressort, pas de baiser non pas ca faites que....

Désolée, pas le temps de vous faire prendre un bain complet, ca s'ra pour la prochaine fois. Et avec du savon, promis.

Merdouille, de corne de bique, une prochaine fois, faut pas qu'elle s'imagine ,déjà elle le mène, hé va falloir qu'il assume c'est le moment la puis elle lui tourne le dos il matte la croupe a regret en recrachant de l'eau.

Je suis pas un garçon facile moi hé ho

Il fait le tour du regard, le gratin arrive, plus loin adossée contre un arbre a un énergumène, bonne tête de mendiant a qui on filerait bien une piécette, le mec se caresse le visage, manque peut être de douceur, c'est bien un plan comme ca, qu'il lui faudrait au pierrot, un petit coup pour rien, il avance le pas feutré , contournant l'arbre du malheureux, il va pas lui faire le coup du "coucou , le vla" non il s'adosse lui aussi de l'autre coté, se sent un homme propre, pas de contraintes, pas de mioches a torcher en rentrant du champ, puis avec un homme ca risque pas d'ailleurs, même pas il peut lui faire le coup de la rivière rouge, puis comme on dit par ses montagnes quand l'herbe vire bouffe les racines, il prend une respiration haletante une voix suave et balance.

Toi, moi à la lune, sous un arbre, tu sent l'écorce du bois, c'est la nature animal ca, du bestial

Il ponctue sa phrase en crachant de l'air expiré, il a vu ca une fois un mec don juan qui lançait des baisers dans l'air en faisant des grands hannn
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Bess Saincte Merveille
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MessageSujet: Re: Mariage d'Alethea et d'Eragon - 3 décembre 1458   Dim 5 Déc - 4:54

Soulagement en voyant le monde arriver. Et oui je vous confirme que le couple à la vie, l'est aussi dans les pensées. Pas qu'ils le font exprés hein ... p't'être que tout simplement ils sont pareil et pi c'est tout. Bref donc un premier soulagement, avant qu'une Baile ab-so-lu-ment incroyable pointe le bout de son nez. comprenez incroyable dans le sens péjoratif du terme.. pour Bess hein pas pour Baile évidemment.

Donc une Baile sur son trente et un, un truc trop décolleté au gout de Bess, mais le sien n'étant pas mieux, elle n'en dit rien, s'évertuant à faire un signe de tête avec un large sourire, parce que malgré la tenue elle tenait Baile en estime, et que si elle n'était pas ce qu'elle était elle l'en aimerait moins. En même temps à bien y regarder elle était elle-même comme toujours. Même pas le temps de lui dire un mot que la belle est déjà alpaguée par un ... malotru faut l'dire, et c'est en fronçant les sourcils qu'elle la voit filer à l'intérieur de la Chapelle au bras de son amoureux d'un instant. Le pauvre s'il avait su qu'avec moins d'attributs il aurait peut être mieux réussi ... d'ailleurs le pauvre bougre l'aura sans doute vite compris, vu sa mine à leur retour.


Valà! J'crois que mon émule s'en remettra! Maintenant, je suis toute à toi Shiska! -...- enfin façon d'parler...

Haussement de sourcil de la Connestable (tout ça tout ça) et sourire en coin

De toute manière aujourd'hui tu pourras faire ce que tu voudras, c'est avec moi qu'il repartira !Avant de se pencher sur la Blanche en lui murmurant: Monsieur veut savoir comment on défait cette robe...

Sourire en coin et hochement de tête avant de lever les yeux au ciel J'ai promit qu'il aurait la primeur donc tu peux être toute à lui il sera de toute manière tout à moi !

Bon évidemment le ton est légèrement plus fort pour ces derniers mots, parce qu'on sait jamais qu'il y aurait une émule de son Loup pas loin ...histoire de bien faire voir que le Loup il est pas libre et que de toute manière la première qui s'en approche saura ce que vaut la Bess. Namého !

Tiens d'ailleurs... je pense qu'il est temps pour vous deux d'aller voir à l'intérieur et m'y garder une place, pour ma part je dois attendre la mariée.

Ben oui, du monde était arrivé entre temps, beaucoup de monde à son gout, d'ailleurs se demandait s'il y aurait de la place pour tous. Serrant tendrement la main de Shiska, elle lui fit un clin d'oeil Résiste s'il te plait aux charmantes attentions de Baile, et garde moi une place prés de toi, j'ai comme l'impression qu'il ne faut point tarder sinon la chapelle sera remplie avant qu'on puisse mettre un pied dedans.
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shiska
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MessageSujet: Re: Mariage d'Alethea et d'Eragon - 3 décembre 1458   Dim 5 Déc - 6:25

Petit sourire en coin du loup en regardant la louve défendre son territoire. Même si cela faisait un peu égoïste de se l'avouer, il adorait la voir se pavaner à ses côtés et montrer les crocs devant d'éventuelles prétendantes. Tous deux savaient bien que quelque soient les prétendants il n'avaient aucune raison de douter de la fidélité de l'autre membre du couple louvesque. Mais défendre son territoire faisait parti de leur attitude et il n'était pas question de vouloir en changer. Et puis elle avait tout à fait raison en plus alors bon... D'ailleurs la louve avait toujours raison dit on. Et lorsque ce n'est pas le cas généralement le loup lui chuchotait la réponse pour que l'adage se vérifie.

Il jeta un regard enamouré en direction de sa louve et serra sa main dans la sienne.


Cela va en effet être dure de résister à tant de féminité. Mais bon je vais essayer.

Profitant du fait que tout le monde soit accaparé et que sa louve ne l'était pas encore, il glissa sournoisement un tendre baiser sur les lèvres de sa louve.


Je te gardes une place au chaud. Quand à toi transmet mes respects à la mariée en passant. Vu le monde qui s'amoncelle je n'aurais peut être pas cette chance après la cérémonie.

Ah... et rappel toi, tu es très belle dans cette robe...


Serrant une dernière fois sa main en la regardant de pied en cape avec un petit sourire en coin qui voulait dire "et arrête de grogner"; le loup se retourna vers la Baile et lui tendit son bras.

Et bien très chère vu que tu es toute à moi je vais te rentrer toute entière à l'intérieur de cette chapelle. Par contre pas d'eau bénite je risquerais de bruler...

Petit rire de circonstance, il l'entraina à l'intérieur de la chapelle dont le nom semblait plutôt de bonne augure et jeta un coup d'œil à la toiture. La dernière fois qu'il avait mis les pieds dans une chapelle celle ci était en feu et il avait failli se faire écraser par une poutre enflammée dans un geste de sauvetage héroïque. Cela a tendance à vous faire regarder l'état les poutres porteuses en entrant... Plusieurs personnes étaient déjà présentes au sein de la bâtisse et comme pronostiquée par sa louve de future femme les places allaient être rapidement prises d'assaut. Prenant place parmi les premiers rangs afin d'éviter un long retour en arrière de la part de la louve, celui ci montra le siège de la Baile avec une révérence toute excessive.

Si ma dame veut bien se donner la peine...
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leello
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MessageSujet: Re: Mariage d'Alethea et d'Eragon - 3 décembre 1458   Dim 5 Déc - 9:53

Leello était très en retard mais elle voulait répondre à l'invitation de mariage de son ami.
Les mobilisations l'avaient retenue et elle pensait que son époux serait sur place avant elle, puis qu'il était en Poitou depuis quelques semaines.
Assez surprise elle s'installa dans le fond de la chapelle déposant sa besace près d'elle pour lui réserver la place au cas où il arriverait à la rejoindre.

Un fois installée elle salua d'un sourire les personnes qu'elle connaissait et profiterait du banquet pour aller discuter un peu avec elles. Pour l'heure c'était le commencement de la cérémonie.
Comme chaque mariage elle se remémorait le sien et espérait que les époux connaitraient autant de bonheur.


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Cerridween
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MessageSujet: Re: Mariage d'Alethea et d'Eragon - 3 décembre 1458   Dim 5 Déc - 10:09

Le grand shire s'est arrêté.

La silhouette encapuchonnée frissonne avant de dire entre ses lèvres légèrement bleuies par le froid.


La route vers Cournon ?

Le paysan en train de ramasser un peu de bois sec la regarde, suspicieux.
C'est que l'Auvergne en hiver, c'est plutôt.... calme. Voir désert... alors une cavalière armée, sur une monture géante, avec un visage scarifié d'une grande balafre sur la joue gauche... la seule chose sure c'est qu'elle ne vient pas violer, à défaut de piller.


Et pourquoi donc qu'ça vous intéresse ?


Un soupir appuyé se fait entendre et sort en volute de fumée sous la capuche. Ce que c'est suspicieux un auvergnat.

Parce que je dois aller à un mariage qui s'y tient.

Ah... c'pas un temps pour se marier ça... ça doit coûter cher en bois de cheminé et en chauffage pour réussir à chauffer tout le sang bleu...

Le paysan se renfrogne un peu.

'fin sauf votre respect...

Un petit sourire se dessine suivi d'un rire diffus... pingre aussi... c'est pingre un auvergnat.

Ah ça... je ne vous le fais pas dire... mais j'aimerai quand même y arriver à temps, pour pouvoir justement profiter de cette débauche de chaleur...


Regard plutôt noir en face.

Mouais... vous êtes po loin... vous continuez sur le sentier là et puis à la croix vous tournez à gauche. Puis après vu la bâtisse, faudrait que vous soyez aveugle ou aveyronnaise pour le louper. Vous seriez pas aveyronnaise quand même ?

Nouveau rire de la cavalière.

Non... pire....

La bride se tourne après un signe de tête et le cheval repart au trot avant d'engager un galop lent.
Effectivement Cournon était difficile à louper.
Des monts et des vaux pour arriver ici. Une longue route, vallonnée et tortueuse. Et ce vent qui s'inflitre partout... même le lourd mantel en fourrure ne suffisait pas à maintenir la Pivoine totalement hors de portée du frimas hivernal. Sortir de l'auberge où elle s'était arrêté avait été un calvaire... bien qu'elle eut vite compris l'utilité d'un bon raffiat. Vêtue de frais, mais chaudement, elle avait cependant revêtu une nouveauté dans sa garde robe. Sur le doublet fin et noir, est venu se poser un autre un doublet à manches longues finissant en pointes, ouvertes à partir du coude. Seule tâche de couleur hormis la chevelure feu, retenue dans une coiffure sage et les deux yeux verts qui scrutent la chapelle qui se dessine au milieu d'un blanc tapis de poudreuse fraiche.

La main valide, gantée de cuir, enlève la capuche doublée de fourrure quand elle traverse la cour. Une petite bourrasque fait voler le mantel, laissant paraître une partie du maintient en cuir qui permet à son épaule de tenir encore et à son bras droit d'avoir une certaine amplitude. Le collier de chevalier reçu des années auparavant, repose, froid, sur le doublet additionnel pourpre. Une épée, un souvenir, attachée aux hanches... des bracelets de cuir.... la maître d'arme tel que ce qui la connaissent, la voit depuis toujours.

Les pensées qui l'obsèdent ne se sont pas envolées. Elles sont là quelque part, voletant avec les flocons de neige. Le Roy a abdiqué... déjà la succession est en marche. Avec son lot d'incertitudes, de doutes, de chemins qui s'ouvrent en fonction des noms qui se présentent. Et ce n'est pas la vue de Shiska et Bess qui vont les effacer. Bien qu'elle seront oubliées... le temps de voir Baile faire sa fête à un inconnu avec sa verve habituelle. Elle regarde le luron, apparemment trempé se diriger vers un arbre...

… déjà occupé.... par un nouveau souvenir qui s'y est adossé. Un autre temps, une morte, un nouveau né, un bruit de glace qui se brise, du sang qui coule sur son bras... les pas s'arrêtent un instant et elle lui offre un simple sourire et un hochement de tête, main gauche sur la poitrine. Elle ne s'imposera pas. La mélancolie, elle en demandera peut être tout à l'heure.

Puis elle s'avance vers le parvis, sans jeter un regard à l'intérieur de la chapelle, où les bottes ferrées claquent sur la pierre et elle sourit en coin devant Bess, apprêtée.


Diantre, cheftaine, c'est ton nouvel uniforme ? C'est que cela doit être bien pratique pour les négociations, dis moi... presque mieux que les gantelets.

Diplomate, la Pivoine, comme toujours...
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Jehan de Proisy
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MessageSujet: Re: Mariage d'Alethea et d'Eragon - 3 décembre 1458   Dim 5 Déc - 10:29

Monseigneur, Monseigneur...il est l'or euh il est l'heure...

Il chevauchait bride abattue et sentait le vent dans ses cheveux quand quelqu'un posa sa main sur son épaule...Bon faudra m'expliquer comment on fait pour mettre la main sur l'épaule d'un cavalier qui...cavale...hein moi j'sais pas faire!
En conséquence de quoi le rêveur ouvrit un œil plutôt courroucé pour tancer vertement celui qui osait de la sorte troubler son rêve...


Monseigneur on va vous attendre la Vicomtesse a été vue arriver se dirigeant vers l'église vous l'avez manquée...


Quoi? Manquer la Vicomtesse? Sa vie? Son Ame? mais comment où est Pierre que je l'écorche vif?


Euh je suis Pierre Monseigneur et voici bien un quart d'heure que je vous secoue...


Oui bon ben fallait secouer plus fort! je ne suis pas un de ces Damoiseaux emplumé que diable! grrrr mes chausses! mon pourpoint! mon cheval, mes bottes, mon épée! bref tout quoi!


Ceci se déroule dans l'auberge sise face à l'église et en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire c'est à grandes enjambées, ayant finalement délaissé sa monture, que le Fortunat traverse la place et n'a pas à pousser la porte puisque les deux vantaux sont grands ouverts en ce jour de mariage. Ses yeux scrutent la pénombre (oui hein y a toujours de la pénombre dans les églises vous avez remarqué?)

Ses yeux cherchent une silhouette connue...il en voit des silhouettes pourtant, Baile, Besse, Elija tiens Elija y a des siècles que... Jake, le cousin Davor, Allydou ma filleule...Meileen ma petite cousine fichtre qu'elle a grandit la petite! Xedar bah m'étonne pas dès qu'il y a à manger celui-là..., Cyphus oui bon passons, Le Fou tient il est venu d'Anjou bigre courageux l'homme, Oane ah oui la Damoiselle qui me regarde en coin, Very Happy , Han solo ben normal hein...enfin Fallgor ou plutôt frère Fallgor et puis...là au milieu toute seule, belle avec ce soleil qui nimbe son visage de clarté..SA Vicomtesse préférée, le Diamant d'Olonne autrement dit Leello.

Doucement il se glisse à son coté et posant sa main sur son bras lui murmure...


Bonjour belle Dame je ne vous ai pas trop fait languir j'espère? Nous en sommes où j'ai manqué beaucoup? Pffft Pierre a oublié de me réveiller le bougre, je vais le punir plus tard.


Oui plus tard car comment punir un serviteur innocent hein? Pas son genre ça au Fortunat mais bon faut bien se dédouaner vis à vis de son aimée pas possible de lui dire je galopais vers vous en rêve ma Mie...non pas possible...
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leello
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MessageSujet: Re: Mariage d'Alethea et d'Eragon - 3 décembre 1458   Dim 5 Déc - 10:42

Enfin il était là, près d'elle elle fut rassurée de voir que tout allait bien.

Jehan a écrit:
Bonjour belle Dame je ne vous ai pas trop fait languir j'espère? Nous en sommes où j'ai manqué beaucoup? Pffft Pierre a oublié de me réveiller le bougre, je vais le punir plus tard.

Leello sourit.

Vous passez votre temps a me faire languir mon cher .. vous avez de la chance que je sois folle de vous ! sinon c'est moi qui vous punirais ... et non ce n'est que le départ et je suis moi même arrivée en retard. La route est longue depuis l'Alençon.
Ne trouvez vous pas que ce genre de cérémonies soient propices aux souvenirs ?


Elle serra sa main dans la sienne attendant la suite.
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aube
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MessageSujet: Re: Mariage d'Alethea et d'Eragon - 3 décembre 1458   Dim 5 Déc - 11:10

Le paysage était encore tout blanc de neige. Quel plaisir de pouvoir jouer, sauter, courir, glisser, faire des dessins et que sais-je d'autre dans cette couche immaculée. Puis, avec Ili, il n'était pas possible de faire autrement que de s'amuser. Toujours pleine de vie et de bonne humeur, la fillette tirait de chaque situation un moyen pour passer un moment de bonheur. Par exemple ici, il faisait froid, la route était longue, mais n'allez pas croire qu'elle allait simplement marcher aux côtés de son père, lui tenant sagement la main. Non, non, elle courait à droite à gauche, s'émerveillait devant un chardon givré, faisait des glissades sur le sol gelé, passait en courant derrière vous, en profitant pour vous lancer dans le dos une boule de neige, riait aux éclats,... Et s'il arrivait qu'elle soit fatiguée et qu'effectivement, elle marche tranquillement à côté de son père, elle se mettait à chanter, et le temps passait deux fois plus vite, tant il est vrai que chanter aide à oublier la fatigue, le froid, les soucis.

En parlant de souci, Arthur en avait des soucis. Il avait parcouru la plus grande partie du chemin sans piper mot, absorbé qu'il était par ses pensées. De temps à autre, Aube lui lançait un regard en coin, alors Arthur lui adressait un petit sourire. Elle savait bien qu'il vivait des moments difficiles, qu'il était touché au plus profond de son être par ce qui lui arrivait, par la façon dont on le traitait au conseil ducal. L'accuser de haute trahison. C'était vraiment un comble, une infamie. La blondinette ne savait pas trop quoi faire pour l'aider. Elle avait pris la parole au village, mais elle n'était pas très douée pour ce genre de choses. Elle aurait tellement voulu être plus savante, plus intelligente, pour pouvoir lui clouer le bec à cette dame qui applique bêtement une loi dont elle ne sait même pas si elle l'approuve réellement. Mais voilà, Aube n'était pas tout ça. Par contre, elle aimait Arthur, plus qu'elle n'aurait jamais imaginé pouvoir aimer quelqu'un et elle lui offrait son soutien indéfectible. Arthur pouvait compter sur son appui et cela, il le savait.

Ils finirent par approcher de l'endroit où les noces devaient être célébrées. Il y avait de plus en plus de gens, tous habillés en grande tenue. C'était donc Alethéa qui se mariait. Aube ne la connaissait pour ainsi dire pas. Elle l'avait croisée une fois en taverne, ce n'était pas si loin que ça d'ailleurs. Ce souvenir la fit sourire, car elle n'avait jamais vu la mariée du jour, mais elle savait bien qu'elle en avait déjà entendu parler à plusieurs reprises. Et ce jour-là, en taverne, Aube avait passé la moitié de la soirée à essayer de se souvenir de qui lui avait parlé d'Aléthéa. Il s'est avéré par après que c'était Arthur, bien entendu.

A mesure qu'on approchait, Aube voyait Arthur se dérider. Elle préférait le voir comme ça son Arthur. Il était si beau quand il souriait. Même si, une fois de plus, il avait oublié de se raser. Rholala, mais il ne changerait donc jamais. Et bien sûr, il allait rester en dehors de l'église pendant la cérémonie et Aube accompagnerait Ili à l'intérieur. Heureusement qu'Arthur lui avait encore donné quelques cours de religion les jours précédant le mariage, comme ça elle pourrait suivre le mariage et réciter les prières, enfin essayer de réciter... La mémoire d'Aube est ce qu'elle est. Il ne faut pas trop lui en demander. Au moins elle essaie, c'est déjà pas mal.

Arrivés devant l'église, il s'arrêtèrent et Arthur envoya Ili à l'intérieur après lui avoir recommandé comme d'habitude d'être bien sage. Un doux baiser - enfin doux, façon de parler, donné avec tendresse, mais quand même un peu piquant, oh ce qu'Aube aimait ça, la joue mal rasée de son Arthur - plus tard, Aube courait derrière la petite, se faufilant entre les gens pour essayer de la rattraper. Finalement elle y parvint et toutes deux virent au même moment Jehan, Lili et Wellan qui étaient déjà assis un peu plus loin sur la droite. Il y avait justement deux places de libre à côté du fils de Lili. Elles s'installèrent donc là après avoir salué leurs amis et attendirent sagement que la cérémonie commence.



"Au coin du bois j'ai trouvé ce matin
Une autre vie qui me tendait les mains"
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Alethea de Saint Yriex
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MessageSujet: Re: Mariage d'Alethea et d'Eragon - 3 décembre 1458   Dim 5 Déc - 11:13

Noyée dans la tenture qui descend le long de la fenêtre, Alethea observe avec un sourire tendu d’inquiétude le parc silencieux et la chapelle qui se profile au bout. Sur la neige, un balai de valets se plie docilement aux consignes de la jeune Carmen-Esmée qui prend son rôle très au sérieux. Derrière le Chevalier, une autre chorégraphie se joue. Celle des femmes de chambre, non moins nombreuses, qui ont la difficile tâche de tout apprêter. Le feu de la cheminée crépite de toutes ses forces. Les chaudrons d’eau chaude viennent remplir doucement la baignoire de bois qu’on a tapissée de draps. Sur le lit, robe, corsets, bijoux et mantel, tout l’arsenal d’une promise d’hiver, que Kory a fait confectionner pour elle et qui vient de subir les dernières retouches. Pas très loin, Rheanne qui attend patiemment.

C’est à elle, l’autre Licorneuse, mais surtout, l’autre Saint Yriex, que Thea a demandé de l’aide pour se préparer. Partie du Maine, tout juste résignée à accepter ce mariage arrangé par son diacre de cousin, elle avait eu du mal, même après la lettre d’Eragon à prendre la mesure des préparatifs d’un tel événement. Il avait fallu toute une armée de cousines, enfin trois, pour en venir à bout en si peu de temps.

Revenue au centre de la pièce, elle laisse trainer le bout de ses doigts dans l’eau pour en vérifier la température et d’un geste bref elle congédie la plupart des domestiques avant de faire tomber sa chemise de lin et d’entrer dedans.

Un bain, un drap et quelques huiles plus tard elle est à nouveau devant la fenêtre. Cette fois ses doigts passent sur le carreau pour en enlever la buée. Les aller-retour des gens de la mesnie se font maintenant entre les voitures, les écuries et la chapelle. Sans illusions, elle essaie de l’apercevoir, ‘Lui’. Lorsqu’elle se retourne pour chercher les obsidiennes de sa cousine, la mâchoire ne s’est pas desserrée. Carmen a réussi, bien plus qu’elle ne l’avoue, à lui mettre le doute et tant qu’elle ne le verra pas elle restera anxieuse.

Elle enfile des bas, des braies, une cotte de fine laine grise que Rheanne lui lace dans le dos et un corset sombre qui se termine en jupon et qu’elle ajuste seule sur le devant, puis, enfin, elle soulève le lourd velours prune de la robe qu’elle ne peut s’empêcher de caresser doucement avant de se glisser dedans. La Baronne lui a fait là un présent rare qu’un simple Chevalier n’aurait jamais pu s’offrir. Elle n’a plus qu’à se laisser aller entre les mains de la camériste qui s’occupe de sa coiffure et de lui passer le collier prêté par Kory. Elle a renoncé aux bottes finalement, les siennes sont renforcées de métal et son arrivée sera suffisamment remarquée pour qu’elle n’y ajoute pas le claquement de ses pas. Elle se contente donc de fines chaussures de cuir et passe les gants et le lourd mantel doublé de fourrure.

Toujours aussi silencieuses, Rheanne et elle descendent ensuite les escaliers de l’aile gauche et traversent les couloirs du château jusqu’au perron. C’est là, face à la trainée noire de neige écrasée mêlée de feuilles mortes qu’elle explique à sa cousine qu’elle a une dernière vérification à faire avant de rejoindre sa suzeraine devant la chapelle. Elle ramasse sa traine, serre un peu plus son mantel et longe alors le château vers la droite entre les flocons que le ciel lui saupoudre dessus et ceux qu’elle fait voler de son pas rapide.

En tournant à l’angle de la bâtisse elle remarque que le bas de sa robe, qu’elle a négligé de tenir, est trempé, et lorsqu’elle pousse, doucement, la petite porte de la tour de pierre, le cuir de ses chaussures l’est également. Arrêtée quelques instants sur le pas pour s’habituer à la pénombre, elle se surprend à se frotter les bras et à essayer de réchauffer ses doigts de pieds engourdis contre ses chevilles. Elle donne alors les dernières instructions au vieux barbon qui la rejoint et repart en sens inverse. C’est là que le calvaire commence. Ses pieds déjà glacés ne supportent plus de se poser au sol, chaque nouveau pas est une cuisante torture que ses bas trempés jusqu’aux chevilles font remonter provoquant de violents et incontrôlables frissons qui, lorsqu’elle se présente enfin devant la chapelle ne sont plus qu’un long grelottement.

Incapable de remarquer qui que ce soit, pas plus Arthur contre son arbre que Baile qui s’échappe avec Shiska ou Cerridween près de Bess, elle presse ses derniers pas jusqu’au parvis et entre deux claquements de dents elle arrive à marmonner à la Baronne de Saint Angel :


On entre ? Hein ? Dis ? On entre ?

Elle attrape alors le bras de sa suzeraine avec qui elle passe la porte de la chapelle avant de marquer un arrêt, le cherchant du regard

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Rick
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MessageSujet: Re: Mariage d'Alethea et d'Eragon - 3 décembre 1458   Dim 5 Déc - 18:54

Rick avait failli s’étrangler face à la réponse de sa cousine Carmen. Elle avait fait l’innocente au début comme pour lui faire croire qu’elle ne savait pas de quoi il parlait, mettant même sur le tapis, la décoration. Devant ses enfants et celle des invités, le jeune homme n’avait pas beaucoup de marge de manœuvre.

Si tu veux, aujourd'hui je dirai tout ce qui te fera plaisir, Mais ne compte pas sur moi pour mettre un chapiteau en guise de tenue pour le mariage de ma cousine, je tiens à être à l'aise et puis franchement tu ne trouve pas cela jolie ?

Rick fulminait intérieurement de la malice de sa cousine. Mais il s’était promis de se calmer. Aussi, c’est avec un calme relatif qu’il lui répondit

C’est peut-être joli mais ce n’est pas féminin pour un sou. On dirait ainsi que tu ressembles à un garçon manqué. N’as-tu donc pas le même plaisir qu’Eléa et Kory pour te vêtir ?

Mais déjà la fin de sa phrase se perdait dans le brouhaha et il n’était pas sûr que Carmen l’ait entendu, vu qu’elle venait de partir voir si leur cousine avait besoin d’aide. Rick haussa les épaules et avisa sa nièce qui était assise tout devant, les bras croisés sur sa tenue blanche de deuil. Il s’assit à côté d’elle un instant.

Coucou Eléa ! Tu es toute seule ? Tes parents ne sont pas encore là ?

En la regardant, Rick avait senti quelque chose qui le chiffonnait mais il ne savait pas quoi. Il était surtout loin de se douter des paroles que la petite fille venait de prononcer quelques minutes auparavant. Sur cette entrefaite, un petit mouvement de foule et Althiof, en grand habit de Prévôt et Kory, à son bras, toute de violet vêtue, firent leur entrée. Le jeune homme leur sourit et leur laissa la place, non sans avoir fait un bisou à sa soeur. Il retourna ensuite en direction de l’autel, d’autant plus que le marié fit son entrée et le rejoignit.

Bonjour Rick, l'heure est enfin arrivée. Je vois que cette chapelle est bien décorée. J'espère que la cérémonie se déroulera sans trop de problèmes, il me manque actuellement un de mes témoins mais il ne devrait pas tarder.

Rick salua le futur marié chaleureusement.

Je suis heureux de voir que vous tenez votre engagement vis-à-vis de ma cousine. La décoration est de ma jeune cousine Carmen. Elle est actuellement avec Théa mais vous devriez la voir après la cérémonie je pense. Si votre premier témoin veut bien s’approcher, ça sera déjà ça.

Le diacre avait vu arriver Davor, le grand joueur de soule et à son geste amical, il lui avait adressé un grand sourire et un hochement de la tête. Autant dans un stade, il n’aurait pas hésité à être plus prolifique mais là, lieu sacré oblige, le jeune homme montrait de la retenue. Dans la foule qui commençait à entrer, Rick avait aperçu plusieurs visages connus et d’autres moins connus. Les deux duchés étaient bien représentés d’un côté comme de l’autre. Puis le diacre fut interpellé par une voix forte

Excusez-moi, c'est si grand... je cherche le banc des excommuniés.

Rick fronça des sourcils. S’il est une chose que le jeune homme n’aimait pas, c’était bien le m’as-tu-vu que dégageait l’invité. Soit il disait vrai et il était vraiment excommunié mais dans ce cas, le diacre ne pouvait pas lui interdire l’accès à la chapelle. L’excommunié était juste interdit de recevoir un des sacrements de la religion. De plus, le religieux n’était pas pour faire du sectarisme. Et si l’homme n’était qu’un fabulateur, il n’était pas pensable qu’il dérange tout le monde. Il se devait de faire régner l’ordre dans sa chapelle. Aussi s’excusa-t-il auprès du fiancé et se dirigea vers le crieur.

Sieur, vous êtes ici dans la Maison du Très-Haut ! Tant que vous vous tiendrez correctement et que vous ne perturberez pas la cérémonie, je vous y accueillerez les bras ouverts. Nonobstant, si votre intention est de porter préjudice à ma cousine, le jour de ses noces, vous serez manu militari, jetez hors de ce lieu saint, sans autre forme de procès. C’est à vous de voir.

Une fois cela dit, Rick retourna en direction de l’autel, rejoindre Eragon.

Alors dites moi Eragon... Je peux vous appeler ainsi puisque nous allons devenir cousins ? Etes-vous fin prêt pour la cérémonie ? Avez-vous des questions à me poser sur le déroulement de la cérémonie ?

Le jeune homme lui adressa un sourire franc et chaleureux. Quelques secondes après, des bruits lui arrivèrent l’extérieur, signe que la mariée arrivait. Le jeune homme fut heureux de constater qu’au moins, il aurait ses deux héros du jour. Il se rapprocha de sa cousine, à l’entrée de la chapelle et remarqua la jolie robe prune qu’elle portait sous son manteau. Il ne put s’empêcher de voir qu’elle tremblait. Se pourrait-il que la guerrière ait peur ? Rick embrassa la future mariée et une main caressant son épaule comme pour l’apaiser, les yeux dans les yeux il lui dit

Ça va aller ? Tu vas voir, ce n’est qu’un merveilleux moment à passer...

Puis après un sourire à celle qui l’accompagnait, il ouvrit la marche lentement, pour que tous et toutes puissent la voir arriver. La laissant s’installer aux côtés de son héraut de fiancé, Rick garda un instant le silence puis regardant l’assemblée, il accueillit tout le monde d’une voix puissante et claire

Mes biens chers frères et mes biens chères sœurs, soyez les bienvenus dans la Chapelle Ste Boulasse et sur les terres du Baron et de la Baronne de Cournon, ici présents. Amis étrangers, soyez remerciés d’avoir fait le trajet par des conditions climatiques pas toujours évidentes pour ce jour mémorable. Mais avant de commencer la cérémonie, je demanderais à tous les porteurs d’armes, épées, massues et autres objets contendants et dangereux, d’aller les porter jusqu’au ratelier qui se trouve à droite à l’entrée. La Maison du Très-Haut ne comporte pour seul danger que vous vous rallier à son blanc panache et ne nécessite donc pas tous ses jouets coupants.

Rick laissa le temps aux oublieux de faire leur travail et de déposer armes à l’endroit indiqué. Puis lorsque tous et toutes eurent regagnés leur place, il reprit.

Mes biens chers frères et mes biens chères sœurs, aujourd’hui, nous sommes tous réunis ici pour célébrer l’union d’un homme et d’une femme qui devant vous, amis et famille, vont se dire oui pour l’éternité. L’amour que se porte ces deux personnes semblent... pur et ne demandent qu’à être déclarés au grand jour, devant vous.

Rick avait marqué un temps d’hésitation avant de parler de la pureté, encore hésitant qu’il était à parler de ce qu’il avait découvert, quelques semaines plus tôt.

Afin de laisser le Tout Puissant nous rejoindre, je vous invite à montrer votre foi et à réciter le Credo avec moi

Je crois en Dieu, le Très-Haut tout Puissant,
Créateur du Ciel et de la Terre,
Des Enfers et du Paradis,
Juge de notre âme à l'heure de la mort.

Et en Aristote, son prophète,
Le fils de Nicomaque et de Phaetis,
Envoyé pour enseigner la sagesse
Et les lois divines de l' univers aux hommes égarés.

Je crois aussi en Chritos,
Né de Maria et de Giosep.
Il a voué sa vie à nous montrer le chemin du Paradis.
C'est ainsi qu'après avoir soufert sous Ponce,
Il est mort dans le martyr pour nous sauver.
Il a rejoint le Soleil où l'attendait Aristote à la droite du Très-Haut.

Je crois en l'Action Divine
En la Sainte Eglise Aristotélicienne Romaine, Une et Indivisible
En la communion des Saints
En la rémission des péchés
En la Vie Eternelle.

Amen


Puis il continua ainsi

La vie est telle que, parfois, nous croisons la Bête Sans Nom, qui malgré nos engagements, nous met des embûches sur la route. Certains d’entre vous ont sûrement été tentés par Elle et le pêché fut là avant même que vous ne vous rendiez compte de tout ce que ça pouvait impliquer. Et lorsque le pêché est découvert, il nécessite de se faire pardonner. Je vous demande donc tous et toutes, ici présentes, de vous faire pardonner pour toutes les actions pêcheresses que vous avez pu commettre dernièrement, connues et inconnues. N’hésitez pas à confier à Aristote vos secrets les plus intimes pour vous délivrer d’un mal qui vous ronge.

Rick laissa plusieurs minutes de silence puis il le brisa en récitant la prière de rémission

Je confesse à Dieu Tout-puissant, à tous les Saints, et à vous aussi, mes frères, parce que j'ai beaucoup péché, en pensée, en parole, en action.
C'est ma faute, c'est ma faute, c'est ma très grande faute.
C'est pourquoi je supplie tous les Saints, et vous, mes frères, de prier pour moi le Créateur notre Dieu. Que le Très Haut nous accorde le pardon, l'absolution et la rémission de tous nos péchés

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sakurahime
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MessageSujet: Re: Mariage d'Alethea et d'Eragon - 3 décembre 1458   Dim 5 Déc - 20:29

En retard? elle nan... absolument pas son genre...
Sa jument au chaud aux écuries, occupée à boulotter un picot de paille et une belle pomme juteuse - oui elle la gâte trop - elle avait légèrement retroussé ses jupes et filé à toute vitesse direction la chapelle.
Encore une chance elle connaissait le chemin!!!!
Elle relacha ses jupes devant la porte, alors que personne ne la voyait.
C'était aussi une habitude chez elle d'arriver - en retard - à un mariage, et ce les chevilles à l'air, jupes à la main.

On se réajuste un minimum... Petit coup d'oeil à l'intérieur... waw que de monde!!
Pas beaucoup de têtes connues ou alors ils sont tous devant.. tsss elle voit rien, elle aurait bien sautillé pour mieux apercevoir les rangs de devant mais Rick fit son apparition.
Petite course précipitée vers un banc du fond où elle s'assit aussi vite mais aussi discrètement que possible, souriant à son voisin qui la regardait d'un air pincé.

Regard levé vers le ciel, encore un qui tiquait sur son oeil... bon sang elle allait vivre recluse chez elle jusqu'à sa mort si les gens continuaient à la dévisager constamment comme.... un monstre... à l'instar de son voisin.

Elle se tortilla sur son banc, mal à l'aise, puis tenta de se concentrer sur la cérémonie.

Rick eut une remarque curieuse sur les armes qui la fit pouffer de rire... non Rick, personne n'organisait de révolution ici... puis resta bouche bée en voyant le défilé qui s'en suivit...

Bon, pas grave... on revient à la cérémonie...

Amour pur entre deux êtres... Elle ne connait point le marié, mais pour avoir travaillé avec la mariée, elle en connait la valeur, le sérieux. Une femme vraiment agréable dont elle gardait un excellent souvenir.
Euh... d'ailleurs... où était la mariée???
Déjà Rick s'apprétait à entamer le credo mais pas de Thea en vue...
Était-ce normal????
Puis, comme si le fait de penser fortement à quelqu'un pouvait le faire apparaitre, la mariée fut là, resplendissante, et ... nerveuse?

Elle joignit les mains et avec sa ferveur coutumière, récita le credo


Je crois en Dieu, le Très-Haut tout Puissant,
Créateur du Ciel et de la Terre,
Des Enfers et du Paradis,
Juge de notre âme à l'heure de la mort.

Et en Aristote, son prophète,
Le fils de Nicomaque et de Phaetis,
Envoyé pour enseigner la sagesse
Et les lois divines de l' univers aux hommes égarés.

Je crois aussi en Chritos,
Né de Maria et de Giosep.
Il a voué sa vie à nous montrer le chemin du Paradis.
C'est ainsi qu'après avoir souffert sous Ponce,
Il est mort dans le martyr pour nous sauver.
Il a rejoint le Soleil où l'attendait Aristote à la droite du Très-Haut.

Je crois en l'Action Divine
En la Sainte Église Aristotélicienne Romaine, Une et Indivisible
En la communion des Saints
En la rémission des péchés
En la Vie Éternelle.

Amen


Dernière édition par sakurahime le Lun 6 Déc - 0:11, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Mariage d'Alethea et d'Eragon - 3 décembre 1458   

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