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 Mariage d'Alethea et d'Eragon - 3 décembre 1458

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Honoré.Saint_cyr
Convive un peu moins timide
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MessageSujet: Re: Mariage d'Alethea et d'Eragon - 3 décembre 1458   Dim 5 Déc - 23:21

Les journées ne débutaient pas toujours comme on les avait prévues, des grains de sable venant enrayer les rouages d'un programme bien défini, telle était la vie avec son mouvement perpétuel et ses imperfections. Ce furent les premières pensées du prêtre lorsqu'il se leva avec une douleur persistante dans le bas du dos, ça faisait des mois qu'il souffrait atrocement mais il avait remarqué que dés qu'il était face à des mécréants, des infidèles ou des hypocrites, le mal qui le rongeait redoublait d'intensité et ce n'était pas son séjour en Anjou qui allait venir contredire ses observations, d'ailleurs, il ne pensait pas y retourner de sitôt, telle avait été sa décision après être rentré au Mans pour officier le baptême du jeune Karyl.

La douleur était apparue au tout début qu'il était évêque du Mans et qu'il bénissait le conseil et son nouveau comte, une souris était à l'origine de sa chute en pleine cathédrale, une histoire singulière qu'il n'était pas prêt d'oublier s'il continuait à souffrir le martyr. Tout en s'apprêtant avec l'aide du moine Marmiton, Honoré se mit à philosopher. Le Tout-Haut avait tout créé selon même principe de dualité, chaque chose avait son contraire, c'était indispensable si on souhaitait atteindre un équilibre pratiquement parfait, il en allait de la complémentarité. La terre ne dérogeait donc pas à cette règle car elle n'était pas peuplée que de vertueux humains même s'ils en avaient l'apparence, que nenni, chaque jour qui se levait annonçait un combat contre le mal. Honoré en tant que religieux était bien conscient du fait mais avant de sermonner les plus pécheurs, il lui fallait entamer les hostilités avec lui-même, ça s'appelait la remise en question. Cette prochaine session serait certainement déterminante pour son avenir immédiat parce que finalement, il avait l'impression de prendre en son fardeau tout le mal du monde, en somme, l'irresponsabilité de ses semblables, ce qui lui ruinait le dos et le moral, ça ne pouvait plus durer.

Le religieux arrêta de se triturer le cerveau pour mieux s'appliquer à soigner son apparence, certes, Honoré n'avait cure de ce qu'on pourrait penser des vêtements qu'il porterait, l'habit ne faisait pas le moine, la noblesse du coeur venait de l'intérieur d'un être et pas des étoffes avec lesquels ses costumes étaient taillés...Néanmoins, le curé désirait être présentable pour être le témoin de son ami devant le Très-Saint, il veilla donc à se revêtir avec du linge propre et non reprisé.

Voilà qui était fait, Honoré était propret, invalide et en retard.

Le curé avait intimé au moine de rester au Mans pendant qu'il voyagerait jusqu'en Auvergne, le voyage en solitaire lui premettrait de poursuivre sa réflexion sur son avenir.


Après que le frère Marmiton eût attelé la carriole du prêtre dont les roues venaient d'être remplacées depuis la mésaventure cauchemardesque d'Honoré, le curé grimpa tant bien que mal dedans, il fit signe au moine et dit à Eminence grise, sa jument:

" - Hue Ma cocotte! l'auvergne, ses sources, ses montagnes nous attendent, il vaut mieux que je me dise ça car ce ne sera certainement pas un séjour où je terrasserai le dragon, tout au plus celui qui est en moi, ce ne sera pas si mal ma foy! "

Durant le trajet, Honoré reprit ses pensés là où il les avait laissées, il n'était pas en forme et pensa qu'un bonne retraite lui ferait le plus grand bien, ça le déliverait peut-être de tous ses noeuds qui lui nouaient les vertèbres et les os...

Bien qu'il faisait un froid de canad et qu'il neigeait par intermitence, le temps sembla plus court qu'il ne l'aurait pensé quand Honoré vit le château du domaine du Cournon d'Auvergne s'élever à l'horizon. Arrivé devant le guêt, le prêtre s'annonça, en tant que témoin du futur marié, on le laissa passer sans autre formalité.

Lorsqu'il fut à destination, le curé descendit prudemment de la carriole, il flatta l'encolure de sa belle jument en la remerciant de l'avoir amené à bon port, il se saisit de sa canne, ensuite, il donna quelques conseils d'usage concernant Eminence grise au palfrenier en faction, puis, il prit le chemin de la chapelle.

Tout en avançant, il comprit que la cérémonie venait de débuter puisque le crédo était entonné, de plus, il n' y avait prtaiquement plus personne devant la chapelle.

Le prêtre tenta d'entrer dans le petit édifice religieux avec le plus de discrétion possible, malheureusement, il n'allait pas pouvoir prendre par les allées latérales, il y avait trop de monde. Tant pis se dit-il et clopin clopant, il remonta l'allée centrale. Ce fut ainsi qu'il put apercevoir que parmi les convives, il y avait de nombreux poitevins de ses connaissances, les vieux de la vieille pensa-t-il avec humour, il reconnut également Dame Sakurahime, à qui il avait enseigné la pastorale, elle était resplendissante, puis, à sa grande surprise, il remarqua la présence de Dame Cerridween, Honoré était ravi, en passant près d'elle il lui chuchota:

- Tiens vous êtes là? il y a longtemps n'est-ce pas?et Il lui fit un clin d'oeil...

Arrivé derrière le marié, Honoré récita le crédo, au moins il reconnaîtrait sa voix:


Je crois en Dieu, le Très-Haut tout Puissant,
Créateur du Ciel et de la Terre,
Des Enfers et du Paradis,
Juge de notre âme à l'heure de la mort.

Et en Aristote, son prophète,
Le fils de Nicomaque et de Phaetis,
Envoyé pour enseigner la sagesse
Et les lois divines de l' univers aux hommes égarés.

Je crois aussi en Chritos,
Né de Maria et de Giosep.
Il a voué sa vie à nous montrer le chemin du Paradis.
C'est ainsi qu'après avoir souffert sous Ponce,
Il est mort dans le martyr pour nous sauver.
Il a rejoint le Soleil où l'attendait Aristote à la droite du Très-Haut.

Je crois en l'Action Divine
En la Sainte Église Aristotélicienne Romaine, Une et Indivisible
En la communion des Saints
En la rémission des péchés
En la Vie Éternelle.

Amen



Après avoir fait son plus beau sourire à l'officiant, le curé pressa l'épaule d'Eragon de la main pour le rassurer de sa présence...
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amandine0287
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MessageSujet: Re: Mariage d'Alethea et d'Eragon - 3 décembre 1458   Lun 6 Déc - 0:10

[Moulins chez… eux.]

Encore un jour se levait sur l’Auvergne, aujourd’hui recouverte d’un fin et léger manteau blanc. Le froid et le givre dessinaient de jolies volutes sur les vitres de la maisonnette à peine éveillée.
Une nouvelle journée riche en évènements s’annonçait. Amandine ouvrit doucement les yeux, éblouit par la lumière filtrant par la fenêtre. Emergeant doucement de rêves et songes auxquels le réveil venait couper court, ses bras s’étirent et la main vint caresser une partie du lit. Deux seules sensations : le vide et froid. Alors qu’elle regardait ce coté vide du lit, la réalité revient comme le naturel qu’on pouvait chasser : au galop ! Elle dormait seule depuis quelques mois, une si longue histoire…
Son mari n’était pas loin… ou plutôt plus aussi loin qu’avant… Le temps passait et la situation demeurait toujours incertaine, invivable, ingérable presque.
Elle se remémora une soirée d’explications en taverne qui avait dégénéré… Qui avait débouché sur une révélation qu’elle considérait comme le summum de l’inacceptable et de l’impardonnable. Elle laissa échapper un soupir et roula sur le coté pour adopter une position assise. Il lui fallait se concentrer sur les détails de la préparation et du déroulement de la journée.

Ce jour était celui de sa marraine, Alethea dit plus communément Théa. Elle se mariait !
Le couple avait reçu une invitation et, en filleule attachée à sa marraine, et ce malgré la distance et le peu de nouvelles qu’elles se donnaient, ne pouvait manquer cet événement si important.
Elle avait déjà manqué la cérémonie où elle était devenue chevalier. Ah la licorne… pensait-elle.

Sortie de la chambre, la moulinoise fit quelques pas pour rejoindre la chambre des enfants. Elle déposa deux bisous sur les deux têtes brunes et s’assura qu’ils étaient bien réveillés avant de quitter la pièce. Un rituel matinal qu’elle avait pris depuis qu’ils s’étaient retrouvés à trois. Elle se trouva ensuite face à une deuxième porte, celle où dormait son mari. Posant son front contre le bois, elle hésita. Dur était de ne pas céder à cette colère intérieure. Celle qu’elle avait ressentie en apprenant ce qu’il avait fait ; et pourtant, il lui manquait... Où était celui qui l’avait séduit il y avait deux ans de cela ? Dans un geste incontrôlé elle ouvrit la porte.
Il dormait encore. S’ils étaient amoureux comme au premier jour elle lui aurait déposé quelques doux baisers sur la nuque ou l’épaule découverte, mais leur relation actuelle était tout autre. Au lieu de cela elle céda à la vile tentation de…


CRUZZI DEBOUT ! le cri suivit d’un claquement de porte bien bruyant.
ET TA TENUE EST PRETE SUR LA CHAISE !On entendit qu’un grommellement en réponse.

Elle l’aimait encore mais c’était plus fort qu’elle... Ah ! les femmes… Direz-vous.
Et dire qu’ils s’étaient mis d’accord quant au fait que le jour du mariage ils feraient bonne figure devant tous… ce réveil n’était pas une bonne entrée en matière…

Après la séance de lavage, d’habillage, « déjeunage » il restait l’attelage et le départ.
Rose et Damien, les enfants, descendaient l’escalier, apprêtés de leurs belles tenues. La jeune fille qu’elle devenait portait une robe pourpre et des bottines assorties, le tout cousu par la mère, tisserande de métier. Quant à Damien, le garçonnet plus petit que son ainée de quelques minutes, préféra un costume d’un vert sombre.

Une voix s’éleva dehors, Cruzzi venait de finir d’atteler Cétouvu. Il était temps de partir.



[Cournon…lieu de tant de souvenirs]

A l’heure, la famille, où l’illusion qu’ils en donnaient, arriva au domaine des Toggenburg- Marigny.
Ce lieu c’était là où les d’Hayboisis avaient fait leur pastorale et s’étaient baptiser… Thea y avait assisté en tant que marraine.
Hâtant le pas ils cherchaient à rejoindre la chapelle où les invités, déjà nombreux, attendaient.
La marraine et future mariée avait dû convier non pas seulement des licorneux mais aussi des nobles, des auvergnats et des voyageurs rencontrés peut être au détour de ses voyages ça lui ressemblait tant.
Et ce marié qui était-il ? Qui allait-elle épouser ?
La filleule demeurait impatiente de connaître celui qui s’occuperait de la licorneuse.

Sur le chemin de la chapelle, alors que les enfants contemplaient le tapis blanc et mouraient d’envie d’aller s’y jeter, les parents aperçurent, perché sur son arbre… avec un fromage… Nan c’est une digression… c’était le Tutur adossé à un arbre…
Il s’y tenait à ne pas entrer dans le lieu de culte…


Bonjour Arthur…
Tu es sûr de vouloir rester dehors, dans le froid ?
Têtu comme il était la réponse était évidente…
Bon bah… à tout à l’heure…

Pénétrant dans la chapelle, le couple faisait un signe de tête poli à chaque personne reconnue. Parmi eux Lilie et Jehan les moulinois, Natafael la duchesse, All et kory seigneurs du domaine… Plus qu’évidemment Ninon amie fidèle de Théa et Rick cousin de la mariée, chapelain et ami… et d’autres encore, croisés çà et là aux occasions ducales ou non.
Le regard de la jeune femme se porta sur un homme, debout près de Rick et de l’autel… ce ne pouvait être que lui… le marié… Elle observa machinalement comme la plupart des invités qui scrutaient aussi par intermittence l’entrée de la chapelle et l’arrivée de la future mariée…

Petite Thea, timide qui allait découvrir une nouvelle étape, une nouvelle aventure… elle espérait que son mariage serait réussit, qu’elle vivrait de tendres moments avec son époux et éviterait les disputes de couples… tout ce que l’ex-tribun regrettait et n’avait plus à ce moment même… Un regard rapide vers Cruzzi et secoua la tête…
Le mariage allait commencer…
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Cruzzi
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MessageSujet: Re: Mariage d'Alethea et d'Eragon - 3 décembre 1458   Lun 6 Déc - 3:07

[ Domur Amor Ardens… ardens… ]

Ardent… oui, il l’avait été leur amour… pourquoi penser au passé, était-ce quelques choses de révolu… ? Il ne l’espérait pas !
Après une nuit, si on pouvait appeler ça une nuit… Il ne dormait quasi plus, son sommeil troublé par des cauchemars où il se voyait perdre sa famille. Ce n’est qu’un réveil en sursaut qui le tira de cette vision désastreuse de ce qu’il pourrait se passer. Le sommeil ne vint que tard dans la nuit et il eut l’impression qu’il ne c’était écouler que quelques minutes quand Amandine entra dans la chambre… une entrée pour le moins fracassante.

CRUZZI DEBOUT !

Wahhh ça c’était du réveil… qu’elle accompagna avec le claquement violent de la porte de la chambre. Il ne faisait aucun doute qu’elle le faisait exprès, qu’elle voulait lui faire commencer la journée en lui rappelant qu’elle lui en voulait et qu’aujourd’hui ne serait surement pas le jour de la réconciliation. Elle ajouta avant de sortir de la chambre :

ET TA TENUE EST PRETE SUR LA CHAISE !

Un grognement sourd en guise de réponse, il se retourna évitant les rayons de la lumière qui passait à travers la fenêtre de la chambre.
Il prit quelques minutes pour émerger et mit des vieilles affaires car il fallait aller atteler Cétouvu. En effet aujourd’hui il devait se rendre une fois de plus à Cournon, il accompagnait sa femme au mariage de sa Marraine. Il connaissait Théa depuis qu’elle était arrivée à Moulins, ce qui remontait à un moment et il faut dire qu’il avait été étonné par l’annonce de ce mariage. Théa malgré ce qu’elle laissa transparaitre été une personne attachante et finalement rien de très surprenant qu’un homme en soit tombé amoureux.

Le cheval attelé, il rentra se faire une toilette puis enfila les habits que sa femme lui avait préparés. Rose et Damien portaient leurs petits habits de cérémonie, il était fier de ce que ses deux petits bouts de choux étaient devenus.

[ Cournon ]

Une fois arrivé, Amandine descendit de la calèche et se dirigea vers Arthur qu’elle avait aperçu adossé à un arbre. Il l’observa quelques secondes, elle était magnifique dans sa robe… comme chaque jour que Dieu faisait d’ailleurs.
Mais il n’osait plus lui adresser un compliment, histoire d’éviter de se faire rembarrer ou qu’elle essaye de lui rendre le mal qu’elle avait pu ressentir au centuple.

Il alla a son tour dire bonjour à son ami Arthur, puis ils se dépêchèrent de rentrer dans la chapelle la cérémonie n’allait pas tarder à commencer.

Ils prirent place sur les bancs de la chapelle que Cruzzi commençait maintenant à connaître dans les moindres recoins.
Il fit signe de la tête à tous ceux qu’ils connaissaient et dont il croisa le regard. Puis observa l’homme qui se tenait aux côtés de Rick, surement le futur marié. Il ne le connaissait pas c’était même la première fois qu’il l’apercevait… un homme bon et juste pour Théa il l’espérait, et avait confiance dans les goûts de la licorneuse.

Alors qu’il était dans ses pensées, il capta un regard d’Amandine il tourna la tête vers elle et elle se contenta de secouer la tête comme dépité… Surement se rappelait-elle les promesses qu’ils s’étaient faits lors de leur mariage.
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Carmen_Esmée.
Famille "de La Serna"
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MessageSujet: Re: Mariage d'Alethea et d'Eragon - 3 décembre 1458   Lun 6 Déc - 7:06

Carmen attendit que Théa fasse son entrée pour fermer les portes de la chapelle, la cérémonie aller commencer. La jeune fille ralluma les quelques chandelles qui s'étaient éteintes lorsqu'elle avait fermé les portes... Elle attendit donc, le dos contre les portes que sa cousine remonte la nef, elle ne put s'empêcher de regarder son futur époux, il rayonnait... il était évident pour l'adolescente qu'Eragon aimait sincèrement Alethéa et réciproquement.

Elle avait la meilleure place, hors mis celle de Rick bien sur, pour contempler l'heureux couple qui aller s'unir devant le Très Hauts, elle souriait émue d'assister à un second mariage... surtout que celui ci, elle s'en souviendrai dans les moindre détails.
La jeune fille alla finalement s'asseoir sur le premier rang, près de sa cousine Kory.

Rick entama la cérémonie en saluant les invités... Puis il leur demanda d'aller déposer leurs armes jusqu'au râtelier... Logique puisqu'il y a avait quelques chevalier dans la salle, contre toute attente, Carmen aussi se leva, sortit une dague de sa botte droite et la déposa à son tour.. Elle pouvait sentir le regard inquisiteur de Rick sur elle, elle préféra ne pas le regarder avant d'être assise sur le banc près de Kory.

Elle échangea un court regard avec lui, baissant ensuite les yeux confuse... Elle avait promis à un proche de toujours porter cette dague sur elle, elle ne l'aurait pas porter exceptionnellement aujourd'hui si elle n'avait pas du couper les épines des fleurs afin que les enfants ne se blessent et que les robes des femmes ne s'y accrochent...
C'est donc à voix très basse et troublée qu'elle récita le Credo, pensant à cette fameuse personne.


Je crois en Dieu, le Très-Haut tout Puissant,
Créateur du Ciel et de la Terre,
Des Enfers et du Paradis,
Juge de notre âme à l'heure de la mort.

Et en Aristote, son prophète,
Le fils de Nicomaque et de Phaetis,
Envoyé pour enseigner la sagesse
Et les lois divines de l' univers aux hommes égarés.

Je crois aussi en Chritos,
Né de Maria et de Giosep.
Il a voué sa vie à nous montrer le chemin du Paradis.
C'est ainsi qu'après avoir soufert sous Ponce,
Il est mort dans le martyr pour nous sauver.
Il a rejoint le Soleil où l'attendait Aristote à la droite du Très-Haut.

Je crois en l'Action Divine
En la Sainte Eglise Aristotélicienne Romaine, Une et Indivisible
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En la rémission des péchés
En la Vie Eternelle.

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lililea62
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MessageSujet: Re: Mariage d'Alethea et d'Eragon - 3 décembre 1458   Lun 6 Déc - 7:49

Lililea souria en voyant Aube venir s'asseoir à son côté

Je suis contente de te voir car je me sens un peu perdu avec tout se monde , Arthur n'est pas là ?
J'ai bien aperçu Cruzzi et Amandine ,Orckis aussi je crois mais pour le reste des invités j'en connais de vu mais
je ne sais mettre un nom !!
puis en regardant un peu partout ben non Arthur n'est pas encore arrivé!!

Lililea se concentra et prit la main de Jehan dans la sienne et reprit le cours de la ceremonie
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Matthis
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Localisation : Maintenant ? Sur les routes avec Papa !

MessageSujet: Re: Mariage d'Alethea et d'Eragon - 3 décembre 1458   Lun 6 Déc - 8:19

Sa soeur était partie elle en avait informé tout l'univers à brailler de la sorte, de quoi casser les oreilles de Matthis. Les mains sur ses dernières, il regarda Timothée et Alexandre, les deux semblaient avoir terminés de s'habiller, ses parents venaient de partir, Matthis était donc l'aîné momentanément, il attrapa les deux petits par les bras et les traina dans les couloirs avant de quitter le château pour rejoindre la Chapelle. Le chemin n'était pas long, mais cela faisait bien un moment que les cloches avaient sonné. Cependant en arrivant devant la chapelle, ils trouvèrent la porte close.

Matthis regarda son frère et son cousin.

Bon... On est trèèèèèèèèès en retard ! Ca va pas du tout ! Timothée t'as mis trop de temps à mettre tes braies !

Son frère lui répondit simplement en lui tirant la langue, Matthis se contenta d'aller planter sa belle dague dans un pot de fleur imiter par les deux plus jeunes, puis il s'approcha des portes et frappa trois petits coups avant de se hisser sur la pointe des pieds et d'entrer. La porte s'ouvrit doucement sans trop de bruit. Il laissa entrer les deux autres et referma la porte derrière lui. Ils s'approchèrent discrètement du bénitier, Matthis se mit sur la pointe des pieds pour observer et ce qu'il vu le dégoûta. Il se recula prestement. Manquant de marcher sur la tenue d'Alethéa. Ils se dirigèrent sur le côté pour rejoindre Rick, ils avaient leurs vêtements d'enfants de choeur, il pourrait donc suivre la cérémonie et aider Rick. Le crédo fut réciter et les autres prières, Matthis s'approcha de son oncle et du bout des lèvres.

Tonton... Y en a un il s'est mouché dans le bénitier c'est dégueulasse !

Il fallait se confesser, joignant leurs mains les trois enfants pensèrent à leurs dernières bêtises...


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Bess Saincte Merveille
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MessageSujet: Re: Mariage d'Alethea et d'Eragon - 3 décembre 1458   Lun 6 Déc - 9:24

Un Loup qui s'éloigne accompagné, une Bess qui reste là plantée... attendant une Mariée qui maintenant va se faire attendre. Nan mais ça c'est une manie ... les mariées devraient êtres les premières présentes, et non les dernières. C'est vrai quoi ... à la fin....

En fait ce n'est pas tant d'attendre la mariée qui l'inquiète, que de rester là seule, se demandant ce qu'il va bien lui arriver dans le temps qu'il lui reste. Sait on jamais, un malendrin qui se pointe, une mariée qui se pointe pas, une chute sur la glace qui n'aurait d'autre but que montrer à qui voudra le voir, ce que cachent les fanfreluches qui la couvrent. Bref, donc notre Bess, apprêtée comme il se doit, nerveuse comme il se doit, les joues rosies par le froid, ne sachant que faire de ses mains, celles-ci se crispant, pour se prendre puis se triturer l'une l'autre, le regard de la Bess oscillant entre la Chapelle et le chemin qui y mène, espérant que la mariée ne va pas trop tarder, histoire qu'elle ne gèle pas sur place.

A l'instar d'une mariée, c'est un Chevalier qui se pointe et pas des moindre, puisqu'il s'agit de Cerrid. Le sourire de Bess est franc et ravi, au moins ils se sentiront moins seuls que lors des fiançailles de la fille Malemort. Fiançailles où le couple ne connaissait quasi personne, et où ils ne se sentaient pas du tout à leur place.

Bref donc pour en revenir à nos moutons, le sourire de la Bess s'étiole quelque peu à la remarque du Maistre de Guerre. Oui bon c'est vrai que c'est trés affriolant, pas trés chaud mais affriolant. Les joues rougissent, et la Connestable bafouille avant de serrer des lèvres en inspirant profondément.


Tu n'imagine pas à quel point c'est beaucoup plus facile de négocier dans ce genre de tenue ... quoi que je t'avoue n'avoir rien à négocier pour cette fois ... disons que Shiska à peut être trouvé les mots justes afin de me convaincre... bien entendu le premier qui osera répéter que j'ai mit une robe, sera passé par les armes. Faut quand même pas exagérer !

Sourire en coin alors que justement la mariée l'aborde, les joues également rosies, le regard avide, tremblante visiblement de froid, marmonne entre deux claquement de dents

On entre ? Hein ? Dis ? On entre ?

Haussement de sourcil à l'intention de Cerridween, lui faisant signe de rentrer avec un grand sourire

Je crois que notre Mariée est impatiente.... et à vrai dire je me demande bien pourquoi !

Oué... elle peut fanfaronner la Bess, parce que dans quelques semaines c'est elle qui se trouverait à la même place. Et même si personne n'avait été réellement avertit, elle savait pertinemment qu'elle serait dans le même état le jour de ses noces. Mais que voulez-vous, les femmes sont toutes les mêmes, et pour l'heure, elle aime autant se moquer de la reine du jour, que de penser à ce qui l'attendra à son tour.

Acceptant le bras d'Alethea, elle lui sourit en posant une main réconfortante sur celle de sa vassale.


Si Ma Dame voulait bien arrêter de claquer des dents ... je pense que ça fera meilleur effet.

Une bise sur l'une des joues écarlate de froid, elles embrayent derrière Cerridween, qui vient d'entrer dans la Chapelle. Calant son pas sur celui de la Dame de Chaveroche, les deux jeunes femmes entrent enfin, laissant aux invités découvrir la mariée, et bien que Bess ne soit pas en reste pour une fois, il est clair que la plus belle qui entre est bien Thea, les lèvres figées dans un sourire, le regard anxieux de toute futur mariée, les joues rosies à la fois par le plaisir et le froid, le teint mis en valeur par le pourpre de la robe. Et comme toute mariée, celle-ci n'a d'yeux que pour l'autel, à la fois avide d'en avoir terminé, et inquiète que quelque chose se passe mal. Bess n'est pas la seule à avoir vu l'angoisse de la fiancée, l'officiant la rassurant également. Le chemin est court, même s'il doit sembler bien long à celle qui le arpente.

Le couple est enfin réuni... la cérémonie peut donc commencer, serrant une dernière fois les doigts de sa vassale, Bess lui murmure qu'elle est la plus jolie des mariées, avant de la laisser à son sort, et de s'en retourner prés d'un Loup et d'une Blanche, qui comme les autres ont suivi leur arrivée.


Dernière édition par Bess Saincte Merveille le Mar 7 Déc - 1:31, édité 1 fois
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amandine0287
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MessageSujet: Re: Mariage d'Alethea et d'Eragon - 3 décembre 1458   Lun 6 Déc - 9:45

Théa parcourait l’allée vêtue d’une somptueuse robe, les fillettes de l’assistance rêvaient probablement de porter un jour telle merveille. Rose en faisait partie tout comme peut être Illiana qu’elle avait aperçu un peu plus tôt, tandis que les jeunes garçons comme Damien ou Wellan préféraient admirer comment se consumait une bougie entre autres exemples…
Si les signes de nervosité étaient visibles lorsqu’elle fit les premiers pas, une fois au côté de celui qu’elle disait aimer beaucoup, tous ou presque disparaîtront.

Un temps était venu celui de se remémorer comment la licorneuse et elle s’étaient connues et appréciées. C’était à Moulins « leur » ville. C’était bien loin maintenant mais comme une étole qu’elle tisse tout se dessine de fils en fils. Une approche un peu brutale au début, une histoire de bienséance dans le monde, un reproche de celle qui fût presque duchesse, ex-libertad, ex-maire de moulins aujourd’hui défunte. Et Thea tribun alors, se trouvait entre elles deux. Un bureau des parrainages plus tard… Amandine se retrouva tribun remplaçante sous les conseils de Thea.
Elle resta six mois à ce poste avant de devenir maire… et puis la source… une consœur… Elle soutenait « mandinette ». C’est donc grâce à cette brune qui se mariait aujourd’hui qu’elle devait sa « carrière politique », son investissement dans la vie de la ville puis du duché plus tard. Pas si proches, un sentiment d’amitié, de respect et d’admiration de la jeune moulinoise envers la jeune licorneuse que devenait alors thea , l’amena à lui demander de devenir sa marraine devant aristote. Elle accepta pour son grand plaisir. Présente à son mariage, il était hors de question qu’elle manque le sien même s’il avait fallu traverser le royaume tout entier.
Elles resteraient liées par le très-haut lui-même. Et ce même si les deux moulinoises ne se recroisent qu’aux grandes occasions.

La jeune femme rejoignit son futur mari devant Rick. En parfait maître de cérémonie, il invita à prononcer le credo. Mains croisées au niveau de la taille la moulinoise s’exécuta prenant conscience du sens des paroles qu’elle prononçait.


Je crois en Dieu, le Très-Haut tout Puissant,
Créateur du Ciel et de la Terre,
Des Enfers et du Paradis,
Juge de notre âme à l'heure de la mort.

Et en Aristote, son prophète,
Le fils de Nicomaque et de Phaetis,
Envoyé pour enseigner la sagesse
Et les lois divines de l’univers aux hommes égarés.

Je crois aussi en Chritos,
Né de Maria et de Giosep.
Il a voué sa vie à nous montrer le chemin du Paradis.
C'est ainsi qu'après avoir souffert sous Ponce,
Il est mort dans le martyr pour nous sauver.
Il a rejoint le Soleil où l'attendait Aristote à la droite du Très-Haut.

Je crois en l'Action Divine
En la Sainte Eglise Aristotélicienne Romaine, Une et Indivisible
En la communion des Saints
En la rémission des péchés
En la Vie Eternelle.

Amen


Rick commença une entrée à la matière… Le pardon face au pêché. Le diacre lisait-il dans les pensées ?
Quoiqu’il en était, elle espérait que Cruzzi se sentirait visé par les paroles du diacre… tout au long de l’office qui lui rappelleraient ses engagements. Peut-être qu’elle insistait trop sur ce qu’il s’était passé mais comment aurait-elle pût laisser passer ça ? Pauvre de lui en un sens… il avait cèder et le payait cher… Trop, peut-être?
Tournée vers Rick elle ne put s’empêcher de commenter silencieusement dans son esprit le discours du diacre.


La vie est telle que, parfois, nous croisons la Bête Sans Nom mouai ou dict fleurmachin biduletruc, qui malgré nos engagements le mariage !, nous met des embûches sur la route. une épouse en colère !
Certains d’entre vous ont sûrement été tentés par Elle et le pêché fut là avant même que vous ne vous rendiez compte de tout ce que ça pouvait impliquer. Pichet de bière au visage, claques, cris, disputes, reproches et autres pics ! Et lorsque le pêché est découvert,en taverne.. d' avoir fait la cour à une autre il nécessite de se faire pardonner. Euhhhhhhhh….
Je vous demande donc tous et toutes, ici présentes, de vous faire pardonner pour toutes les actions pécheresses que vous avez pu commettre dernièrement, connues et inconnues. Bon ben là c’était comme un appel divin, un signe mieux… Une perche pour cruzzi! Un espoir pour leur couple.
N’hésitez pas à confier à Aristote vos secrets les plus intimes pour vous délivrer d’un mal qui vous ronge.


Rick laissant quelques minutes de silence elle profita pour chuchoter quelques mots à l’oreille de l’ex maréchal.

Tu entends ?! Fais toi pardonner ! A moi comme à LUI… elle leva les yeux peut-être que nous devrions voir Rick une fois que la cérémonie sera terminée ou après...

Elle se tut et murmura la prière.

Je confesse à Dieu Tout-puissant, à tous les Saints, et à vous aussi, mes frères, parce que j'ai beaucoup péché, en pensée, en parole, en action.
C'est ma faute, c'est ma faute, c'est ma très grande faute.
C'est pourquoi je supplie tous les Saints, et vous, mes frères, de prier pour moi le Créateur notre Dieu.
Que le Très Haut nous accorde le pardon, l'absolution et la rémission de tous nos péchés.
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Jehan de Proisy
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MessageSujet: Re: Mariage d'Alethea et d'Eragon - 3 décembre 1458   Lun 6 Déc - 10:18

Sa main serra la sienne et le silence momentané fut sa réponse tant les mots étaient vains...
Il récita la prière juste avant de voir Honoré...bigre que le temps passait...il avait vieilli mais semblait toujours aussi vif.


Je crois en Dieu, le Très-Haut tout Puissant,
Créateur du Ciel et de la Terre,
Des Enfers et du Paradis,
Juge de notre âme à l'heure de la mort.

Et en Aristote, son prophète,
Le fils de Nicomaque et de Phaetis,
Envoyé pour enseigner la sagesse
Et les lois divines de l' univers aux hommes égarés.

Je crois aussi en Chritos,
Né de Maria et de Giosep.
Il a voué sa vie à nous montrer le chemin du Paradis.
C'est ainsi qu'après avoir souffert sous Ponce,
Il est mort dans le martyr pour nous sauver.
Il a rejoint le Soleil où l'attendait Aristote à la droite du Très-Haut.

Je crois en l'Action Divine
En la Sainte Église Aristotélicienne Romaine, Une et Indivisible
En la communion des Saints
En la rémission des péchés
En la Vie Éternelle.

Amen
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Rheanne
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MessageSujet: Re: Mariage d'Alethea et d'Eragon - 3 décembre 1458   Lun 6 Déc - 12:03

Le grand jour est arrivé. L’atmosphère de la pièce où la future mariée se prépare est chargée d’une tension quasi palpable. Cousines de la Serna ayant pris congé pour vaquer aux préparatifs, Alethea a demandé à la Mainoise de rester à ses côtés. Et la brune d’accepter pour je ne sais quelle raison.
Besoin d’étaler sa science sur la mise en beauté d’une future mariée ?? Sûrement pas, Rheanne n’étant pas une experte en matière de mariage ou de conseils de préparation féminine quelle qu’elle soit.
Un refus d’affronter la foule qu’elle pense nombreuse et totalement inconnue ?? Là on touche un peu plus au but mais ce n’est pas encore tout à fait ça. La cousine lui avait confié que peu de monde serait convié au mariage arrangé qui se profilait. Mais quand la nouvelle que le promis était le désiré, la donne avait changé et nombre d’invitations avaient été envoyées. En retard certes mais envoyées tout de même.
Bon alors dernière raison qui semble la bonne... Le profond respect de la brune envers sa cheffe, l’affection naissante entre les deux cousines. Voilà qui sont de bonnes raisons pour que Rheanne ait accepté de soutenir la future mariée dans les difficiles moments des préparatifs.
Et la mainoise avait été une des premières à connaître la relation naissante entre les deux Licorneux, curieuse confidence d’une Errante à une toute jeune écuyère.

Le silence pesant semble pourtant de mise pour la mainoise. Que dire en de pareils instants ? Que le choix est le bon ? Qu’ils seront heureux pour toujours ? Que la couleur prune lui va à ravir ? Tout cela et tant de banalités qui n’arrivent pas à franchir la muraille des lèvres de l’assistante d’avant mariage.

Alors, elle est là, simplement présente pour assurer son soutien à sa cousine. Parfois, même les silences signifient beaucoup plus qu’un long discours…

La mariée est fin prête et les deux cousines de se diriger vers la Chapelle jusqu’à ce qu’Alethea demande à Rheanne de la devancer. Un échange de sourire après, la jeune Saint Yriex abandonne la future mariée pour se diriger vers le lieu de l’office.
Tête basse, elle ne remarque ni les uns, ni les autres. Les mariages, ce n’est franchement pas ce qu’elle affectionne le plus. Et le dernier auquel il lui a été donné d’assister avait été un véritable fiasco. Non pas pour les mariés, oh non!! Et par Aristote tant mieux mais la Rheanne n’avait pas trouvé mieux que de s’opposer audit mariage !! Un instant de folie apparemment mais qui avait suffi à lui faire attirer toutes les foudres de l’assemblée…

Bon, il n’est pas dit que les choses allaient se répéter ce premier samedi de décembre. Et qu’aurait-elle donc comme argument cette fois-ci pour faire capoter cette union ? Ah, il lui faudra se taire… Si elle avait pu être ailleurs en cet instant… Mais elle se retrouve bien vite sur les bancs de la famille de la mariée, en prenant soin de trouver une place en bout de rangée au plus près du mur.

Près de l’autel, le futur époux. Un des frères de la Licorne qu’elle ne connait que si peu, en réel car tout le voyage fait en compagnie d’Alethea lui avait permis d’en apprendre plus que de raison. Ce qui avait eu pour effet d’effacer le souvenir que Rheanne avait d’Eragon lors de son arrivée à la herse de Ryes.

Elle scrute ainsi différemment l’homme près de l’autel, souriant au souvenir de la lecture de la lettre à Saumur. Celle qui annonçait les épousailles et qui avait réussi à sortir le Chevalier de Saint Yriex d’une profonde torpeur…

Du bruit sur le parvis de la Chapelle et la cousine de faire son entrée au bras de Bess. Tous sont suspendus à l’instant qui vient. De celui qui amène la promise à l’homme… De celui qui précède leur engagement devant Aristote. Le moment où jamais de faire demi tour si le doute s’installe. Mais les portes se referment, l’oiseau est dans la cage, plus moyen de fuir. Elle doit aller de l’avant. Mais Rheanne est confiante, elle sait que la femme vêtue de prune est sûre de son choix et que rien ne l’arrêterait…

Chacun cesse son admiration pour la future mariée pour reporter son attention vers le diacre qui officie et commence son sermon.
A son appel, Rheanne comme les autres convives entame un credo.



Je crois en Dieu, le Très-Haut tout Puissant,
Créateur du Ciel et de la Terre,
Des Enfers et du Paradis,
Juge de notre âme à l'heure de la mort.

Et en Aristote, son prophète,
Le fils de Nicomaque et de Phaetis,
Envoyé pour enseigner la sagesse
Et les lois divines de l' univers aux hommes égarés.

Je crois aussi en Chritos,
Né de Maria et de Giosep.
Il a voué sa vie à nous montrer le chemin du Paradis.

C'est ainsi qu'après avoir soufert sous Ponce,
Il est mort dans le martyr pour nous sauver.
Il a rejoint le Soleil où l'attendait Aristote à la droite du Très-Haut.

Je crois en l'Action Divine
En la Sainte Eglise Aristotélicienne Romaine, Une et Indivisible
En la communion des Saints
En la rémission des péchés
En la Vie Eternelle.

Amen


Le sermon et la confession des péchés. Rheanne esquisse un rictus. Le diacre poussait le vice… N’a-t-il donc pas pardonné lui-même ? A moins que ce ne soit la « procédure » habituelle lors d’un mariage. Sa main gauche pourtant maintenue fermement par la droite se met à trembler légèrement. Pas maintenant, pitié, non pas maintenant.

Espérant sans doute calmer cette folie et cette étrange pulsion, elle se met à réciter la confession de ses péchés mentalement en repensant à une fameuse nuit et à la chute incompréhensible d’une amie sur les remparts du Maine.
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legowen
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MessageSujet: Re: Mariage d'Alethea et d'Eragon - 3 décembre 1458   Lun 6 Déc - 12:52

[ Domaine de Chaptuzat ]


Ruisselante elle sortit du bain, s’enveloppant d’une ample serviette et se rapprocha de la cheminée , savourant la douce chaleur des flammes , laissant errer ses pensées dans leur contemplation
Thea , Thea allait se marier , elle avait bien vu les regards échangés lors de son mariage entre son amie et le héraut du Poitou Eragon mais faut dire que ce jour- là elle était sur un petit nuage
Elle était ravie , ce serait en plus sa première sortie . Elle n’avait pas laissé le choix au médecin et infirmières , décrétant qu’après un mois de traitement à l’hôpital de la COBA , elle finirait sa convalescence à Chaptuzat . Elles avaient bien été obligées de la laisser partir , un peu rassurées par la présence de Guy et puis aussi celle de Pol

Avec le régime « Pol « elle n’avait pas tardé à reprendre des forces , à peine si ses joues étaient un peu plus creuses que d’habitude . La jeune femme fit un petit sourire en coin, se demandant si elle n’ aurait pas été finalement plus libre à la caserne , couvée comme elle l’était . Elle en était là de ses pensées lorsqu’elle sentit deux bras l’entourer et elle se laissa aller contre son mari , savourant sa présence , yeux mi- clos , temps s’arrêtant , main sur la sienne qu’elle guide à l’écoute de cette vie en elle qui s’agite soudain



Heu heu ……………tu vas être en retard
Hein quoi ? ……………voui mais je suis si bien
Ho ho c’est ton amie qui se marie aujourd’hui

AHHHHHHHHHHHH


sursaut , oui faut qu’elle bouge , donc qu’elle arrive à se détacher de ses bras , soupire , se retourne , plante le gris dans l’azur et murmure


on va être en retard

laisse tomber la serviette pour se glisser dans sa chemise qui si elle cache la cicatrice qu’elle a au flanc , souligne cette promesse d’une naissance qui se rapproche peu à peu . Puis tandis que Guy va se préparer , appelle Pol pour que sa nourrice l’aide à revêtir la robe en velours grenat qui l’attend sur le lit . Elle pourrait appeler une servante , Pol étant maintenant intendante du domaine mais une tendre complicité lie les deux femmes depuis des années
elle sait bien qu’elle ne concevrait pas qu’ elle appelle quelqu’un d’autre , à peine consent –elle à laisser la lourde chevelure aux soins de la camériste
Quelques minutes , demi heures , heures tsssss mauvaise langue , on dira un bon quart d’heure
( vous avez remarqué d’ailleurs que si un quart heure est censé représenter la même mesure de temps , il y en a cependant des courts , un p’tit quart d’heure et de plus long, style celui évoqué au-dessus , bizarre non ? ^^)

Donc on dira , un quart heure , après elle rejoignit Guy , admirative comme toujours devant la stature de son époux qui avait revêtu pour l’occasion non son uniforme de mestre de camps mais un habit civil dans lequel il avait aussi belle prestance .Le couple prit place dans le carrosse qui le mènerait au domaine de Cournon ; Et oui pas d’étalons cette fois ci , grossesse oblige , et fallait bien dire que ces courses lui manquaient quand même un peu




[ Chapelle ]


La neige était tombée pendant la nuit et recouvrait d’une blancheur immaculée les champs , parant aussi d’une dentelle éphémère les buissons et les arbres ; comme si elle avait voulu adoucir l’aspect un peu décharné des branches dénudées
Neige à Chaptuzat, neige à Cournon , une des nombreuses maximes ainsi vérifiées , Leg prit appui sur le bras de Guy pour se retrouver dans une fine poudreuse et se réjouit d’avoir mis ses bottes
Très peu pour elle les fines bottines , elle aimait avoir chaud et qui mieux que celles de la COBA pourraient aussi bien épargner ses pieds du froid ? en plus sous la robe , elle ne se verraient pas , chose dont il fallait bien dire qu’elle se moquait
Elle resserra les pans de sa cape , releva légèrement d’une main sa robe pour que le bas ne traine pas trop et guidée pas Guy qui avait passé un bras autour de sa taille avança vers la chapelle
Et là , pas sur le parvis mais appuyé contre un arbre elle reconnut Arthur , prenant sa robe à deux mains elle traça jusqu’à lui un chemin dans la neige , heureuse de le revoir , lui fit la bise spontanément , ça faisait longtemps qu'ils ne s'étaient vus


Arthur , comme je suis contente de te voir , ça va ? ,tu as l’air soucieux , rien de grave j’espère

A un sourire d’excuse pour son ami

Je crains bien que nous ne soyons en retard , on se retrouve tout à l’heure n’est- ce pas ?

Puis entre dans la chapelle au côté de son mari, il reste encore quelques places libres , ils sont à peine installés que Thea fait son apparition , superbe dans une magnifique robe, murmures d’admiration qui se font entendre lorsqu’elle remonte l’allée jusqu’à l’autel pour rejoindre son futur mari ainsi que Rick
Diacre préféré , entraineur et surtout ami, il commença la cérémonie .......

enfin............ après une petite pause ^^ , juste le temps d'un dépôt d 'armes diverses et variées , fou comme les gens peuvent être distraits parfois . D'ailleurs , instinctivement elle porta la main vers son côté , ahhh les habitudes , elle sourit puis , récita les paroles du credo comme l'assemblée



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C'est ainsi qu'après avoir soufert sous Ponce,
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althiof
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MessageSujet: Re: Mariage d'Alethea et d'Eragon - 3 décembre 1458   Mar 7 Déc - 8:01

Le futur condamné marié l'interpella alors qu'il entrait dans la chapelle. Il sourit et écouta son épouse répondre.

Madame la Baronne, Althiof je vous suis très reconnaissant d'être les hôtes de ce mariage et j'espère que vous n'êtes pas trop importunés par tout ce monde, c'est un grand honneur pour moi que de me marier ici. Et puis je sais que c'est un lieu important pour Théa.

Eragon c'est un plaisir que de vous accueillir à Cournon pour cet heureux événement. Le domaine n'est jamais aussi plaisant que lorsqu'il est animé de la sorte.


Les invités continuaient à arriver. Il vit Rick, son diacre de beau-frère qui allait officier et ses enfants, pas franchement en avance. Il prit place pour écouter le début de la cérémonie. Que de monde. Cela ne l'étonnait guère car c'était aujourd'hui l'union de deux personnes de grande qualité.
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Rick
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MessageSujet: Re: Mariage d'Alethea et d'Eragon - 3 décembre 1458   Mar 7 Déc - 8:54

Combien de personnes avaient osé demandé pardon à Aristote pour leurs actions passées ? Un ? Deux ? Trois ? Peut-être plus, peut-être moins. Il était difficile à dire mais une chose était sûre, autant le credo avait été répété, autant la prière de rémission n’avait pas emporté le succès escompté. Eragon et Alethea feraient-ils abstraction de leur pêché commun ? Difficile à dire là aussi puisque les visages étaient fermés et difficile à lire. Rick avait beau regarder autour de lui, il ne pouvait s’empêcher de se demander combien de couples illégitimes se trouvaient ici, sans peur de la réaction du Très-Haut. Combien d’enfants bâtards verraient le jour par l’insouciance parentale ? Combien de couples légitimes allaient voir ailleurs sans se soucier du serment qu’ils avaient fait le jour de leur union ? Il était temps de rappeler à ses brebis galeuses, ce qu’ils risquaient à provoquer le Très-Haut. Et c’était à lui de leur ouvrir les yeux. Rick se tourna vers Alexandre, qui accompagné de ses deux cousins étaient venus le rejoindre pour faire enfants de choeur et lui dit

Alexandre tu peux me donner mon Livre des Vertus s'il te plaît ?

Il prit ensuite son Livre Sacré et en lut un passage.

Citation :
Tout autour de moi, je voyais un brouillard blanchâtre peu engageant. Il faisait chaud et moite au sein de cet air dense et irrespirable. J’essayais d’avancer mais mes mouvements étaient lents et maladroits, tant le brouillard semblait s’agripper à mon corps. Mes pieds s’enfonçaient dans le sol mou et visqueux. J’en venais à souhaiter que le vent se lève afin de disperser cette gangue crémeuse qui m’entourait. Mais ce lieu me donnait l’impression de ne pas avoir connu la moindre brise depuis la nuit des temps. C’était la même atmosphère moite qui régnait depuis. Je me croyais dans un tombeau.

C’est alors que je sentis une longue langue me lécher le torse. Paralysé par la terreur, je m’immobilisai. Regardant autour de moi, je discernai enfin des formes. Elles étaient innombrables et ressemblaient fort peu à des êtres humains. L’une d’elles, de taille gigantesque se dressa face à moi, et je pus en détailler la laideur. Entièrement nu, ce démon avait une peau lisse, gorgée de sueur, et des jambes arquées, entre lesquelles les attributs de la masculinité s’affichaient sans pudeur. Je vis également que sa poitrine portait les attributs de la féminité. J’espérais découvrir un visage humain, mais, à la place, se trouvait une gueule semblable à celle d’un serpent, de laquelle sortait une longue langue dressée vers moi.

Le monstre me dit : “ Je suis Asmodée, Prince de la Luxure. Raphaëlle, Archange de la Conviction, est mon opposée. Celui qui se complaît dans l’abus des choses de la chair et dans le nihilisme le plus total vient rejoindre les rangs de mes damnés.” Je ne savais pas quelle réponse donner à une si horrible créature, mais elle n’en attendait pas et s’écarta de mon chemin. C’est alors que je vis un long couloir creusé dans le dense brouillard. Je ne me fis pas prier pour l’emprunter et ainsi échapper à ces bêtes luxurieuses. Le sol était de moins en moins pâteux et devenait de plus en plus sableux. La couleur blanchâtre laissait peu à peu la place à une sombre lueur turquoise.

Rick posa son regard sur sa cousine et son futur cousin puis sur toute l’assemblée avant de dire

Une fois n’est pas coutume et c’est par un petit sermon que je vais commencer la cérémonie de mariage. Aujourd’hui, nous sommes réunis en la Chapelle Ste Boulasse pour célébrer l’amour d’un homme pour cette femme et de cette femme pour son homme. Ils se sont aimés jusqu’à franchir le pas et à s’unir devant vous, devant nous. Combien d’entre vous dans cette chapelle auront ou auront eu le courage de suivre ou de précéder leur action ? Combien d’entre vous peuvent se dire, je vis dans l’amour du Très-Haut et les enfants qui verront le jour de mon couple, seront enfant du Très Haut, aimés pour ce qu’ils sont et non pas des bâtards ? S’aimer comme cet homme et cette femme est certes beau, mais avant de faire le geste qu’ils feront dans quelques minutes doit être l’oeuvre d’une grande conviction.

Rick regarda alors Théa et Eragon puis il leur dit

Il vous faut être sûr et totalement convaincu que l’amour que vous vous portez sera assez puissant, à travers le Très-Haut pour que votre union dure.

Le diacre se tourna ensuite vers les témoins et leur dit

Chers témoins, vous qui avez choisi aujourd’hui d’accompagner Alethea et Eragon pour le plus beau jour de leur vie, je vous invite à venir me rejoindre sur l’autel et à nous affirmer que vous n’avez subi aucune pression pour être présent ce jour là et que vous les soutenez dans leur projet.

Rick leur sourit et leur fit signe de les rejoindre puis s’adressant à toute l’assemblée, il leur dit


Si quelqu’un dans cette assemblée s’oppose à cette union, qu’il le dise maintenant ou se taise à jamais
.

Autant qu’il se souvienne, le diacre n’avait jamais connu pour l’heure de personne qui osait parler à ce moment-là. Qu’en serait-il aujourd’hui ?

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Alethea de Saint Yriex
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MessageSujet: Re: Mariage d'Alethea et d'Eragon - 3 décembre 1458   Mar 7 Déc - 9:40

Le souffle du vent cesse enfin. Carmen a fermé les portes sur une chapelle baignée de lumière. Les bras d’Alethea, croisés nerveusement sur son mantel, se décrispent et elle lâche celui de Bess. Elle ne remarque pas qu’elle tremble encore un peu, que le brouhaha s’assourdi, que les regards se tournent vers elle, que les retardataires regagnent leurs places et que son cousin s’approche d’elle…

Elle ne voit que celui qu’elle a laissé partir depuis plus de deux mois avec la promesse faite à Rick de ne plus le revoir. Une fraction de seconde elle est tentée de rejoindre ses bras, sans le cérémonial et les contraintes, juste le retrouver et lui parler mais elle laisse cette pensée s’évaporer et scrute son regard brun. La résignation et une partie de ses inquiétudes s’envolent aussi pour laisser place à un timide sourire qui cherche un écho sur les lèvres d’Era. Pour l’instant ce sera leur seul lien.

La main de son cousin sur son épaule la ramène au reste du monde, ou, au moins, au reste de la chapelle.


Ça va aller ? Tu vas voir, ce n’est qu’un merveilleux moment à passer...

D’un hochement de tête silencieux elle essaie de le rassurer. Elle, maintenant, elle va bien, la cérémonie peut commencer. Lorsque Rick se dirige vers l’Autel, ouvrant la marche, elle ôte rapidement le mantel qu’elle a encore sur ses épaules et, pendant qu’elle le tend à la main compatissante de Linoa, discrètement ses pieds se défont du carcan de cuir glacé qui les emprisonnent encore. La mariée reprend alors le bras de sa suzeraine et maudissant, une fois de plus, son cousin qui lui cache la vue de son promis, elle avance sagement jusqu’au cœur de la bâtisse.

Les doigts de Bess serrés sur les siens et les mots murmurés lui font retrouver le sourire. Elle se penche rapidement vers sa sœur d’armes et lui rend la bise offerte un peu plus tôt, elle vérifie d’un regard rapide que la brune et la rousse à qui elle a demandé de témoigner de ce jour sont bien là,avant de replonger, simplement, dans le regard du Lisaran qui se tient devant elle.

Elle le voit… elle a besoin de l’entendre mais ça devra attendre… Alors elle pose son regard sur lui comme elle poserait sa main si elle arrivait à se détacher de son inguérissable retenue. Un regard assourdissant qui rend atones les paroles du diacre et les murmures de la foule. Elle a laissé le chevalier et ses colliers d’apparats dans une des chambres de Cournon, ses pas de glace l’ont portée, simple fille, devant lui.

Le crédo qu’elle reprend avec les autres n’est plus, lui aussi qu’un silence…


Je crois en Dieu, le Très-Haut tout Puissant,
Créateur du Ciel et de la Terre,
Des Enfers et du Paradis,
Juge de notre âme à l'heure de la mort.

Et en Aristote, son prophète,
Le fils de Nicomaque et de Phaetis,
Envoyé pour enseigner la sagesse
Et les lois divines de l' univers aux hommes égarés.

Je crois aussi en Chritos,
Né de Maria et de Giosep.
Il a voué sa vie à nous montrer le chemin du Paradis.
C'est ainsi qu'après avoir soufert sous Ponce,
Il est mort dans le martyr pour nous sauver.
Il a rejoint le Soleil où l'attendait Aristote à la droite du Très-Haut.

Je crois en l'Action Divine
En la Sainte Eglise Aristotélicienne Romaine, Une et Indivisible
En la communion des Saints
En la rémission des péchés
En la Vie Eternelle.

Amen


Bien sur le diacre parle de pêché, d’aveu, de découverte, de pardon et de confession… bien sur il a choisi de faire un sermon et un texte sur Asmodée… Elle a avoué, elle a confessé, elle a amèrement regretté, elle a passé des semaines, des mois dont elle a cru qu’ils se feraient éternité, à payer… mais puisque confession il doit il y avoir encore pour que le sacrement se fasse elle s’y pliera.

Je confesse à Dieu Tout-puissant, à tous les Saints, et à vous aussi, mes frères, parce que j'ai beaucoup péché, en pensée, en parole, en action. C'est ma faute, c'est ma faute, c'est ma très grande faute. … C'est pourquoi je supplie tous les Saints, et vous, mes frères, de prier pour moi le Créateur notre Dieu. Que le Très Haut nous accorde le pardon, l'absolution et la rémission de tous nos péchés

Elle se tourne ensuite un instant pour regarder Ninon et Sofio s’approcher à l’appel du diacre et attend en silence une éventuelle opposition
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sofio
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MessageSujet: re   Mar 7 Déc - 9:51

Se faufiler jusqu'au devant de la chapelle n'avait pas été une mince affaire, elle avait cherché Ninon du regard, puis la foule s'était engouffrée amenant avec elle visages déjà croisés et de parfaits inconnus, certaines allaient surement se dandiner a la recherche d'un plaisir de luxure en arborant un Crédo plus que réussit, elle ne put que le murmurer les pensées évasives, sa dernière prière remontait a son propre baptême, et on ne pouvait pas vraiment dire que cela lui avait porté chance dans sa vie, puis Rick enchaîna sur un sermon, elle esquissa un sourire, en comprenant la teneur, elle aurait aimé lui répondre a son tour, une des choses qu'elle avait retenu lors d'un prêche,Qu'est-ce qui différencie l'Espèce humaines des autres formes de vie ?
la faculté de penser et d'agir selon que vous soyez , tu vois je penses donc je suis donc j'agis en conséquent, mes choix et mes décisions influent sur ma vie, et sur celle des autres défois mais ce sont mes choix, mais réfléchir c'était plus son truc, la réflexion avait fait place a l'action, et depuis ce jour elle écumait chemins et grandes routes comme......une mercenaire....rien que de le penser cela la faisait frémir, et il était pire quand on la nommait ainsi, ironie de la vie, ou grand tournant les choses changent mais pas les gens. Jamais elle n'avouera a personne que la présence humaine l'amitié , l'amour sont des valeurs de la vie qu'ils faut conserver, non ca elle se se le garde, pour les soirs de grande solitude, les putains de soirée a regarder la lune qui se fout de tous et surtout qui se gausse parfois en se planquant derrière les nuages des soirs obscurs.



Chers témoins, vous qui avez choisi aujourd’hui d’accompagner Alethea et Eragon pour le plus beau jour de leur vie, je vous invite à venir me rejoindre sur l’autel et à nous affirmer que vous n’avez subi aucune pression pour être présent ce jour là et que vous les soutenez dans leur projet.


Elle sortit de ses pensées sombres, pour avancer vers le couple, a la fois timide et impressionnée, des pressions......et si elle racontait certaines anecdotes de fous rires avec la futur mariée, des lorgnages parfois sur des physique masculins, des paroles de filles comme bien souvent qui finissent par le repli sur son passé en s'enfilant un godet pour ne point pleurer, bientôt la mer allait gagner sa nostalgie, une grande bleue , qu'elle espérait immense comme décrite dans les parchemins des grands voyageurs, un voyage qui promettait, des inconnus encore surement, mais aussi Ninon désireuse comme elle de parcourir le monde, peut être se chercher....ou oublier , fuir, elle savait pour sa part que elle emportait aussi a ses cotés la chose qu'elle aurait du fuir depuis longtemps, l'amour la possession c'était pas pour elle, et pourtant ca c'était accroché habillant son cœur de parades, et sa vie d'artifices.

Un pas vers l'autel, debout,c'était la première fois, surement la dernière, elle savait a présent que jamais son destin ne sera scellé a tout jamais a personne, autant profiter des lieux et des circonstances, elle lorgne sur le coté la curiosité, apercevoir le marié, le détailler, c'est qu'elle a fini par avoir du gout la théa, va falloir maintenant qu'elle apprenne a mordre, quiconque s'en approcherait, le regard qui tue ca compte aussi, a la moindre greluche qui oserait son sourire de dentellière, il faudra l'évincer, imaginer les gens tous nus, cela lui remonte a l'enfance, Ulrich lui avait enseigné la façon de braver le monde, un regard d'insolence, sans vêtements la fête est plus folle.Elle a pas l'habitude la rouquine des conventions en tous genres, elle enjambe la marche, grimpe sur l'autel, une pensée pour hermanicus qui la fait rougir, et maintenant....


Si quelqu’un dans cette assemblée s’oppose à cette union, qu’il le dise maintenant ou se taise à jamais.

Machinalement elle se retourne, pose sa main sur son ceinturon, bon sang oui , elle a obéit sagement aux directives, pas d'armes, dommage si opposition, ou bien tant mieux...l'autel tremblote un peu, elle se sent vraiment haute, et domine les gens, marrant ces mœurs, grimper sur une table,font pas ca partout


Un regard sur le Diacre, elle prend l'air le plus sincère qu'elle puisse trouver au fond d'elle même, celui qu'elle réserve aux juges et procureurs, le battement de cils qui va avec, exprimant la candeur faussement maitrisée.

j'affirme n'avoir subit aucune pression, être présente ici en ces lieux de mon plein gré pour soutenir les mariés en cette épreuve et aussi être saine de corps et d'esprits!!!


Dernière édition par sofio le Mar 7 Déc - 11:43, édité 1 fois
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_ninon
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MessageSujet: Re: Mariage d'Alethea et d'Eragon - 3 décembre 1458   Mar 7 Déc - 11:37

Laissant la blanche aux prises avec le tombeur au sourire ravageur, c'est animée d'une joie légère qu'elle louvoie entre les sièges de la chapelle, s'essayant avec succès à éviter les visages connus. Les inconnus, elle s'en tape. Pas envie de papoter de tout et de rien, les civilités seront pour plus tard, quand le moment sera venu de faire la fête. Pour l'heure, se placer juste derrière la rouquine, sans bruit, juste à temps.

La sonorité ambiante change, des oh, des ah. Chuchotis et paroles feutrées emplissent la chapelle, elle tourne la tête pour apercevoir la future mariée faisant un entrée discrète, à son image. Un instant déroutée par l'expression du visage de son amie, bien loin de ce à quoi elle s'attendait en ce jour d'épousailles, elle ouvre de grands yeux quand le mantel tombe. Wouah ! Le temps de s'extasier sur la magnifique tenue de son amie et elle est déjà arrivée auprès d'Era, tout aussi resplendissant. Le regard qu'ils échangent n'échappent pas à la brune, lui arrachant un sourire, la voilà rassurée.

Un crédo qu'elle connait par cœur, le temps n'ayant pas encore fait son œuvre sur sa mémoire sélective. Elle marmonne de concert avec Sofio qui ne semble pas avoir remarqué sa présence,sans doute perdue dans les méandres de son esprit quelque peu tortueux. Plus d'un. an qu'elle la pratiquait la rousse, et elle avait, depuis longtemps, renoncé à essayer d'en comprendre le cheminement.

La confession ! Encore ! Nan mais elle va pas passer sa vie à confesser des fautes qu'elle n'a pas commises. Elle n'a pas envie de demander pardon, elle se sent très bien comme ça. Quelques mouvements de lèvres pendant que son regard s'attarde sur le couple devant l'autel. Elle a quand même beaucoup de mal à se faire à l'idée que son amie et confidente sera une femme mariée dans quelques minutes. Chevalier, noble et dame, qu'ont-elles encore en commun ? Et blablablabla... Le diacre il cause, il cause, elle suit, elle écoute mais n'entend pas.

So avance et ce mouvement la tire de sa rêverie, elle lui emboîte le pas par automatisme. Elle a du rater quelque chose d'important là... Un moment de flottement en voyant la rousse monter sur l'autel. Quoi, faut monter là dessus ? Pas vraiment une habituée des lieux, elle na pas souvenance qu'il faille grimper sur l'autel mais fait pareil, histoire de ne pas montrer son ignorance.


Si quelqu’un dans cette assemblée s’oppose à cette union, qu’il le dise maintenant ou se taise à jamais.

Ah, il a faim on dirait le diacre, fait tout en même temps, lui. Hop ! Hop ! Et que ça saute, on a pas que ça à faire. Bah, elle a bien un petit creux aussi, peut-être. Personne à le temps de répondre que déjà So enchaîne

j'affirme n'avoir subit aucune pression, être présente ici en ces lieux de mon plein gré pour soutenir les mariés en cette épreuve et aussi être saine de corps et d'esprits!!!

Saine de corps et d'esprits ? Ninon jette un regard en coin à sa compère, retient de justesse un sourire et prononce la formule consacrée à son tour.

Moi Ninon, je n'ai subit aucune pression de la part des deux amoureux et je les soutiens de tout mon cœur dans cette folle aventure qu'est le mariage.

La brune regarde So, se sent un peu ridicule ainsi plantée sur l'autel et pi, sont où les deux autres témoins ?

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leello
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MessageSujet: Re: Mariage d'Alethea et d'Eragon - 3 décembre 1458   Mar 7 Déc - 22:33

Leello sourit sentant la main de Jehan serrer la sienne, et elle récita à son tour le crédo. Au final elle n'avait pas besoin d'entendre sa réponse elle savait ...
Citation :

Je crois en Dieu, le Très-Haut tout Puissant,
Créateur du Ciel et de la Terre,
Des Enfers et du Paradis,
Juge de notre âme à l'heure de la mort.

Et en Aristote, son prophète,
Le fils de Nicomaque et de Phaetis,
Envoyé pour enseigner la sagesse
Et les lois divines de l' univers aux hommes égarés.

Je crois aussi en Chritos,
Né de Maria et de Giosep.
Il a voué sa vie à nous montrer le chemin du Paradis.
C'est ainsi qu'après avoir souffert sous Ponce,
Il est mort dans le martyr pour nous sauver.
Il a rejoint le Soleil où l'attendait Aristote à la droite du Très-Haut.

Je crois en l'Action Divine
En la Sainte Église Aristotélicienne Romaine, Une et Indivisible
En la communion des Saints
En la rémission des péchés
En la Vie Éternelle.

Amen
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Honoré.Saint_cyr
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MessageSujet: Re: Mariage d'Alethea et d'Eragon - 3 décembre 1458   Mar 7 Déc - 23:19

Histoire de ne pas rester coincé dans la position assise s'il était invité à se lever, Honoré avait choisi de garder sa posture de poireau à un jet d'Eragon, sa canne lui servant de tuteur. Le curé en avait profité pour jeter des œillades en direction de la mariée qu'il ne connaissait pas. La Dame avait du chien, elle était fine et agréable à regarder, de toute façon, en ce domaine, il pouvait faire confiance à son ami de longue date...

Puis le prêtre s'interrogea, qu'en était-il de la prière du pardon? Le curé se gratta le lobe de l'oreille en essayant de se souvenir si l'oubli venait de l'officiant ou de lui...Honoré leva les yeux vers le ciel, il avait dû se perdre dans sa contemplation de la mariée..il était si jolie, il ne l'oublierait jamais...

Qu'à cela ne tienne, le prêtre tenta de retrouver un tantinet de concentration, il écouta donc attentivement le sermon du diacre. Honoré connaissait bien le passage qui fut lu, quant à l'homélie qui suivit, elle fit sourire le témoin, il pensa que le clerc ne manquait pas de lucidité, en voilà un qui lui plut tant il se sentait en phase avec ce dernier.

Le sermon terminé, le clerc invita les témoins à se manifester, c'était une première pour Honoré, même lui ne demandait jamais aux témoins de venir affirmer que de leur libre arbitre ils soutenaient l'un ou l'autre des futurs mariés, mais pourquoi pas pensa le missionnaire. C'était à retenir pour une prochaine cérémonie. Ca avait du bon de se déplacer dans d'autres contrées, les us et coutumes des-uns étoffaient celles des autres.

Alors vînt le moment qu'Honoré appréhendait surtout quand lui-même célébrait des épousailles, il se souvînt de l'union entre Anorion et Irella et l'opposition de Rheanne qui s'était perdue dans une argumentation plus que douteuse. Honoré avait imaginé bien des scénarios après cette histoire, en définitive, il avait opté pour le plus plausible, elle avait certainement voulu faire mouche et ainsi attirer l’attention sur elle, la jeune femme était particulièrement écorchée et forcément égocentrique.

Instinctivement Honoré se retourna et aperçut Rheanne dans l’assemblée, aie aie…se dit-il. Pendant qu’Honoré fixait Rheanne, un premier témoin se dirigea vers l’autel, le plus surprenant fut quand elle grimpa dessus, alors ça c'est singulier, encore un rituel du coin que je découvre pensa le curé...la jeune femme était néanmoins charmante, elle affirma donc HAUT et fort soutenir le couple de son plein gré et tout le toutim..Honoré allait s’avancer quand il fut devancé par un second témoin, une autre jeune femme tout aussi séduisante que la précédente, à son tour elle escalada l'autel et vînt garantir qu’aucune pression n’avait été exercée sur elle…et toutes les autres choses...Honoré plissa le front en se demandant combien il y en avait et si tout le monde allait devoir gravir ledit autel…Le temps resta supendu l'espace de quelques instants avant qu'Honoré ne démarrât cahin, caha, vu son état, il n'allait pas pouvoir imiter les deux jeunes personnes, il préféra s'en tenir à ses bonnes vieilles habitudes en allant s’installer derrière l’autel pour lui aussi se prêter à l’exercice, il soutenait son ami et ce n’était pas à l’insu de son plein gré…Mais avant, il voulait dire quelques mots tant qu’il en avait l’occasion, il pouvait parfois être une pie invétérée…Honoré se racla la gorge


- Arhum, arhum…mes chers enfants, oui je puis vous appeler de cette façon puisque je suis un prêtre, je suis aussi un des très vieux amis d'Eragon, tout ça ne nous rajeunit pas !

- Bref, venons-en au sujet qui nous occupe, le mariage entre Dame Alethea et Eragon le bien nommé. Alors, déjà quand il m’a contacté pour que j’organise la confirmation de son baptême, j’ai failli ne pas en revenir, j’ai bien subodoré qu’un mariage se profilait à l’horizon mais connaissant le larron, je me suis dit que j’avais trop d’imagination, je n’ai donc pas posé de question et j’ai fait le chemin jusqu’à Thouars pour officier son baptême.


Honoré sourit à son ami puis continua :

- Quelques temps plus tard, je reçois un nouveau pli de ce cher Eragon, il m’informe qu’il va se marier et me demande d’être son témoin et là, je reste non pas sous le choc, n’exagérons rien mais ça me laisse tout de même pantois, il m’a fallu deux jours pour lui répondre.

Honoré se tourna vers le clerc:

- Ben oui mon frère, rendez-vous compte ; le célibataire le plus endurci du Poitou qui m’annonce ses épousailles avec une auvergnate, il y a de quoi être étonné, vous ne me contredirez pas ?

Revenant sur Eragon…

- Je lui ai finalement répondu en lui demandant s’il était certain de son choix et je n’ai pas manqué de lui écrire, qu’avant de me réjouir je préférais être sûr car je ne souhaitais pas le retrouver dans six mois devant l’officialité épiscopale avec une demande d’annulation de mariage entre les mains, C’est bien ça Eragon hein ?

- Entretemps, je me suis rappelé que la future mariée était auvergnate, tout le monde connaît la générosité des auvergnats, on pourrait même aller jusqu’à invoquer le Seigneur en disant : « Toi l’auvergnat quand tu mourras, quand le croque-mort t’emportera, qu’il te conduise à travers ciel, au père éternel ! »

- Enfin, pour faire court, ma présence icelieu confirme que je suis sain d’esprit, peut-être un peu moins de corps car mon dos a tendance à se souvenir de beaucoup trop de choses et notamment du voyage , toutefois, on peut en conclure que malgré mon invalidité j’ai fait le chemin jusqu’ici surtout pour soutenir mon cher ami Eragon en cette épreuve et également le couple qu'il formera avec sa future épouse Dame Aléthéa et tout ça de mon plein gré et sans pression de quiconque, ce n'est pas magnifique?

Honoré se retira en disant :

- Ben au suivant !
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L'invitée mystère
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MessageSujet: En attente...   Mer 8 Déc - 4:27

Le chemin avait été long, très long depuis son Poitou natal. Faut dire que le voyage s'était pas forcément bien passé non plus. Elle n'avait pas compris pourquoi elle n'avait pas reçu le carton d'invitation comme tout le monde, sûrement un oubli. Ca ne pouvait être que ça de toute façon. Comment cela aurait-il pu être autrement d'ailleurs ? Heureusement pour elle qu'elle était tombée par hasard sur les bans affichés en place publique. Elle était partie dès lors qu'elle avait été au courant de la nouvelle. Mais une femme enceinte jusqu'aux yeux, voyageant seule de surcroit ça inflige la méfiance. Mais argumentant comme elle savait si bien le faire, elle avait fini par se faire conduire jusqu'à Clermont, en Bourbonnais Auvergne. De là, il avait été assez simple de trouver le domaine de Cournon. Vraisemblablement, les propriétaires étaient connus par le coin.

Elle s'était vêtue pour l'occasion d'une belle manière. Elle avait fait une entrée assez discrète dans la petite chapelle et avait voulu se signer mais lorsqu'elle vit l'eau dans le baptistère, elle y renonça. Elle ne comprenait pas grand chose à cette cérémonie. D'un, elle se passait dans un autre duché que le leur, de deux, dans une petite chapelle, à la campagne et de trois, elle était mal entretenue vu l'état du baptistère. C'était à vomir. Déjà qu'elle avait des nausées, il fallait qu'elle se calme. Comment lui avait dit son médicastre déjà ? Souffler inspirer, respirer, ressouffler, un truc comme ça. Enfin bon, ça ne servait pas à grand chose quand vous avez votre repas de midi qui vient vous gratouiller les entrailles. La demoiselle était grande, élancée, blonde aux yeux verts clairs qu'on aurait pu s'y noyer dedans. Elle avait tout pour plaire, si ce n'est son ventre rebondi qui montrait qu'elle avait cédé aux coupables pêchés comme le bonimenteur semblait signaler la chose d'après son texte. Qu'est-ce qu'il en savait lui de l'amour et de ce petit pincement au fond de vous qui vous dit, celui là, il est pour moi et devrait pouvoir me faire goûter au fruit défendu ? Ils étaient tous pareils ces curetons en robe de bure à leur faire la morale alors qu'ils faisaient pareil ou pire dans leur dos. Mais on ne lui faisait pas à la demoiselle qui avait un port altier. Si ses parents savaient sa condition, c'est certain qu'elle finirait au couvent. Mais depuis plus de deux ans, elle avait quitté son village pour que ses moeurs ne soient pas connus de ses géniteurs.

Assise sur un banc, au fond de la chapelle, elle attendait son tour. Les témoins venaient d'être appelés et coutume étrange elles s'asseyaient sur la table ? C'était quoi cette manière de faire ? Certes, elle n'était pas une fervente religieuse mais tout de même, c'était sacrilège il lui semblait. Qui les ferait descendre de leur perchoir ? Et puis soudain, la phrase qu'elle attendait, dans l'ombre


Si quelqu’un dans cette assemblée s’oppose à cette union, qu’il le dise maintenant ou se taise à jamais

Elle se leva alors et avança dans l'allée centrale, sentant tous les regards tournés vers elle. A un homme qui la regardait de manière bizarre, elle le regarda et lui dit en chuchotant

Kesta toi, t’a jamais maté une femme enceinte ? Si c’est pour une partie de jambes en l’air faudra attendre un peu plus quand même....

Puis, elle repartit, se caressant le ventre bien arrondi de son septième mois de grossesse, le sourire de plus en plus grand. Arrivée devant l’officiant et les mariés, elle leur dit avec tout l'aplomb dont elle pouvait faire preuve

Moi, je m’oppose à ce mariage.

Stupeur dans l’assemblée et murmures derrière elle. Elle était certaine sur le coup que plus d’un voulait la tuer pour oser dire cela. Et devant tant de silence, elle précisa sa pensée

Je suis enceinte des oeuvres de cet homme et je souhaite demander réparation pour cette faute.

Elle ne regarda même pas le marié une seule fois dans les yeux, de peur de croiser son regard. Elle se contenta juste de regarder le curé et lui dit

Parce qu’il doit payer pour cela n’est-ce pas mon Père ?

Et elle lui adressa alors un sourire des plus radieux et des plus angéliques.
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androlyne
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MessageSujet: Re: Mariage d'Alethea et d'Eragon - 3 décembre 1458   Mer 8 Déc - 5:50

Androlyne était très en retard pour se rendre au mariage de son ancienne chef Alethea avec qui elle avait aimé travailler à la maréchaussée.

Elles avaient eu peu de rapport en dehors des locaux de la prévôté pourtant une complicité et un profond respect unissaient les deux femmes, et Androlyne n'aurait raté cette cérémonie pour rien au monde.

Elle se glissa le plus discrètement possible dans la chapelle alors que l'assemblée récitait déjà le credo et elle murmura avec elle tout en trouvant une place au dernier rang



Je crois en Dieu, le Très-Haut tout Puissant,
Créateur du Ciel et de la Terre,
Des Enfers et du Paradis,
Juge de notre âme à l'heure de la mort.

Et en Aristote, son prophète,
Le fils de Nicomaque et de Phaetis,
Envoyé pour enseigner la sagesse
Et les lois divines de l' univers aux hommes égarés.

Je crois aussi en Chritos,
Né de Maria et de Giosep.
Il a voué sa vie à nous montrer le chemin du Paradis.
C'est ainsi qu'après avoir souffert sous Ponce,
Il est mort dans le martyr pour nous sauver.
Il a rejoint le Soleil où l'attendait Aristote à la droite du Très-Haut.

Je crois en l'Action Divine
En la Sainte Église Aristotélicienne Romaine, Une et Indivisible
En la communion des Saints
En la rémission des péchés
En la Vie Éternelle.

Amen


Malgré la foule réunie dans l'église il régnait un froid déjà polaire et Androlyne resserra la cape de fourrure autour d'elle après le premier frisson.

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Eragon.
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MessageSujet: Re: Mariage d'Alethea et d'Eragon - 3 décembre 1458   Mer 8 Déc - 7:45

[Théa (prendre la chanson dans son bon côté, ne pas voir que le mauvais)]

La réponse de la part du diacre ne fût pas longue à venir.

Je suis heureux de voir que vous tenez votre engagement vis-à-vis de ma cousine. La décoration est de ma jeune cousine Carmen. Elle est actuellement avec Théa mais vous devriez la voir après la cérémonie je pense. Si votre premier témoin veut bien s’approcher, ça sera déjà ça.

Et bien sur elle comprenait encore un rappel.. il n'avait jamais dis qu'il n'allait pas le tenir cet engagement puisqu'il lui avait écrit pour lui dire qu'il voulait l'épouser. Et il le voulait, il était pas du genre à changer d'avis comme ça le héraut.
Mais il n'eut pas le temps de répondre qu'un homme tristement connue fît une entrée des plus remarquées dans la chapelle. Un excommunié angevin qui ne pût s'empécher de se faire remarquer, et la réflexion était des plus déplacée dans un lieu Saint. Il l'avait rencontré il y a peu lorsqu'il était venu exposer le projet immonde de louer la ville de Craon a des brigands.. L'anjou, repaire des brigands.. l'anjou et ses vils représentants qui bien qu'ayant de la verve, ne sont pas foutu de parler honnêtement. D'ailleurs le fou avait fait une bien piètre intervention auprès de la noblesse, devant le Grand Duc de Bretagne il n'avait vraiment pas mené large. Mais il laissa le diacre s'occuper de son cas, le Poitevin aurait été plutôt radicale en lui demandant haut et fort de quitter les lieux.. mais cela devait être un jour de joie, il écarta donc cette source d’énervement de son regard.


Alors dites moi Eragon... Je peux vous appeler ainsi puisque nous allons devenir cousins ? Etes-vous fin prêt pour la cérémonie ? Avez-vous des questions à me poser sur le déroulement de la cérémonie ?

Eragon laissa échapper un petit rire suivi d'un sourire.

Bien sûr que tu peux m'appeler comme cela, tu peux aussi me tutoyer, je ne suis pas Théa. Et oui, j'ai suffisamment réfléchi pour venir ici paré a toute éventualité. Quant à la cérémonie je me laisserai porter.

Rick se dirigea ensuite vers l'extérieur, le silence se faisait petit à petit, signe que la mariée allait arriver. Et comme à ses premières amourettes, Eragon sentit sa gorge se nouer un peu.. non pas de peur d'avoir fait le mauvais choix, loin de la.. Il était simplement heureux, amoureux et il fallait l'avouer.. ce moment lui faisait un peu peur.
Et c'est la qu'elle rentra, laissant tomber son mantel et ses chaussures, avançant donc pieds nus dans une magnifique robe prune, épaules dénudées, coiffure soignée comme à son habitude et parée d'un collier ( ce qui change par contre de l'habitude^^). Le chevalier qui habituellement portait une lourde armure se trouvait la maintenant face à lui pieds nus et dans une robe de velours, pour sur il n’oublierait pas ce moment de sitôt. Leurs regards se croisèrent, se cherchèrent et se trouvèrent et à ce moment précis, chacun des deux savait ce que l'autre éprouvait, que ce mariage ne serait pas une parodie. Il serait le leur.

Obnubilé par la belle il ne remarqua pas qu'honoré était venu derrière lui, ni que Rick avait invité l'assemblée à réciter le credo. Et ce n'est donc qu'après avoir entendu le Saint Cyr le réciter qu'il se retourna et le gratifia d'un grand sourire avant de reprendre le credo.


Je crois en Dieu, le Très-Haut tout Puissant,
Créateur du Ciel et de la Terre,
Des Enfers et du Paradis,
Juge de notre âme à l'heure de la mort.

Et en Aristote, son prophète,
Le fils de Nicomaque et de Phaetis,
Envoyé pour enseigner la sagesse
Et les lois divines de l' univers aux hommes égarés.

Je crois aussi en Chritos,
Né de Maria et de Giosep.
Il a voué sa vie à nous montrer le chemin du Paradis.
C'est ainsi qu'après avoir soufert sous Ponce,
Il est mort dans le martyr pour nous sauver.
Il a rejoint le Soleil où l'attendait Aristote à la droite du Très-Haut.

Je crois en l'Action Divine
En la Sainte Eglise Aristotélicienne Romaine, Une et Indivisible
En la communion des Saints
En la rémission des péchés
En la Vie Eternelle.

Amen


Eragon ne pût encore que sourire et s’appliqua à se confesser, le diacre devait faire très attention à ce que les deux futurs époux se confessent.

Je confesse à Dieu Tout-puissant, à tous les Saints, et à vous aussi, mes frères, parce que j'ai beaucoup péché, en pensée, en parole, en action.
C'est ma faute, c'est ma faute, c'est ma très grande faute.
C'est pourquoi je supplie tous les Saints, et vous, mes frères, de prier pour moi le Créateur notre Dieu. Que le Très Haut nous accorde le pardon, l'absolution et la rémission de tous nos péchés


Et le diacre rajouta encore une couche sur la tentation, le Poitevin espérait au fond de lui que ça allait être la dernière du mariage, et même de sa vie pourquoi pas voire loin.
La parole est a présent donnée aux témoins, qui suite à un abus de langage du diacre, le prenne au pied de la lettre et monte donc au premier sens du terme sur l'autel afin de confirmer qu'elles ne sont pas forcées d'être témoin. Vient ensuite le tour de son vieil ami qui narra l'histoire de son baptême et de la demande qu'il avait faite à Honoré pour que celui-ci soit témoin au mariage.
Eragon hocha la tête avec un sourire lorsque le prêtre vînt lui demander confirmation.
Il ne manquait donc que Davor et la fête pourrait vraiment commencer..

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Rick
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MessageSujet: Re: Mariage d'Alethea et d'Eragon - 3 décembre 1458   Mer 8 Déc - 9:24

Théa et Eragon avaient bien récité les prières. Les témoins étaient arrivés et tout se déroulait bien. Tout ? Non un petit groupe de témoins avaient choisi de résister encore et toujours à l'envahisseur aristotélicien en prenant au mot le diacre. Mais qu'est-ce qu'il avait eu le pauvre diacre a fourché au mauvais moment. Il aurait pu se tromper sur le nom du marié, ou se tromper en demandant le consentement des témoins. Mais non, il avait eu la super idée de dire de le rejoindre SUR l'autel. Et bêtes et disciplinées Sofio et Ninon avaient fait exactement ce qu'il avait dit : à savoir monter sur la table religieuse, alors que le témoin du marié se mettait derrière. Rester calme, c'était juste une manière de provoquer tout simplement. Il connaissait l'histoire de Sofio et le sacrilège qu'elle avait commis avec Hermanicus à Montpensier. Son camarade de soule était venu se confier à lui, plusieurs semaines après.

Le prêtre, ami du marié, choisit de prendre la parole. Il expliqua l'histoire du baptême et Rick se mit à sourire. A leur première rencontre conflictuelle, le noble poitevin lui avait dit ne pas pouvoir épouser sa promise par faute de baptême et peu de temps après, il avait pu et lui avait écrit. Le diacre savait maintenant le pourquoi du comment.


Ben oui mon frère, rendez-vous compte ; le célibataire le plus endurci du Poitou qui m’annonce ses épousailles avec une auvergnate, il y a de quoi être étonné, vous ne me contredirez pas ?

Rick sourit au curé et acquiesça. Ainsi Eragon était considéré comme un célibataire endurci. Intéressant comme information. Le jeune homme avait l’accord des témoins, personne ne portait réclamation pour le mariage. On pouvait donc demander à ce que les alliances lui soient donnés pour les bénir. Et soudain en pensant à les bénir, le jeune homme se souvint de ce que Matthis lui avait dit plus tôt.

Tonton... Y en a un il s'est mouché dans le bénitier c'est dégueulasse !

Rien ne lui serait donc épargné durant ce mariage. Il y avait d’abord eu cet excommunié qui avait crié partout en entrant, essayant de le provoquer. Ensuite, il y avait un individu qui s’était mouché dans le bénitier et maintenant les témoins qui se prenaient pour des cigognes ou qui revisitaient le jeu enfant chat perché. Enfin là c’était plutôt témoin perchée. Heureusement que personne n’avait dit qu’il empêchait ce mariage. Et soudain, alors qu’il s’y attendait le moins, il se rappela les sages paroles de Sakura quelques jours auparavant. Rick était embêté car il avait forcé sa cousine à être là aujourd’hui, l’obligeant à tout faire dans la précipitation. Et si au final, elle ne voulait pas l’épouser ? Et si au final, il causait son malheur ? D’ailleurs, le prêtre n’avait-il pas rappeler qu’il fallait que les amoureux soient sûrs de leurs choix ? Pour une fois, Rick n’avait pas demandé à sa cousine et à son futur cousin s’ils venaient ici libre et consentants. Car aucun des deux n’auraient pu dire cela sans mentir. Lui, en tant que chef de la famille de la Serna, avait obligé le couple illégitime à se trouver aujourd’hui devant lui. Comment ne pas penser à sa défunte épouse Tia, en ce jour ? Il y repensait avec un pincement au coeur. Il en était arrivé à la conclusion, après sa discussion avec Sakura que si Tia avait été rappelé à Dieu, c’était à cause de lui et de sa décision vis-à-vis de Carmen mais aussi de Théa. Il fallait donc remédier à cela, non pas pour faire revenir Tia du royaume des morts mais pour être en paix avec lui-même. Aussi prit-il la parole

Merci mon Père pour vos sages paroles. Mes biens chers frères et mes biens chères sœurs, je vous vois dociles et prêt à laisser cet homme et cette femme s’unir devant le Très-Haut.

Moment de silence et le jeune homme regarda le couple puis s’avança de quelques pas, il prit la main de sa cousine pour ne regarder qu’elle.

Théa, j’ai fait beaucoup d’erreurs, ces derniers mois. Que ce soit avec toi, avec Carmen ou même avec notre cousin Alexandre ! J’ai pêché par orgueil, croyant que j’étais le seul à avoir la bonne parole et me croyant mieux que les membres de ma famille. J’ai pêché en croyant que si je t’obligeais à prendre mari aujourd’hui, tu serais plus heureuse et moins soulagé parce que tu suivrais les préceptes que je voulais que tu suives. En pêchant ainsi, je me suis retrouvé dans la peau de mon père...

Regard triste en direction de Kory, assis au premier rang. Elle seule, comprendrait ce qu’il voulait dire, puis il regarda à nouveau sa cousine

Je ne dors plus comme il faut depuis plusieurs jours parce que j’ai l’impression d’être le bourreau qui te conduit à l’échafaud et ça je ne puis m’y contraindre. Si j’étais sûr que ce fusse ton choix, alors oui je te donnerais ma bénédiction pour ce mariage et je serais l’homme le plus heureux du monde. Mais je ne suis pas certain que cela soit ton choix et je ne veux pas qu’un jour, tu puisses m’en vouloir et me détester pour gâcher le plus beau jour de ta vie.

Rick marqua un silence avant de reprendre sur une erreur d’interprétation de sa part

Je t’ai observé quand tu es arrivée et tu tremblais. On ne tremble pas quand on est au plus beau jour de sa vie. C’est donc que ce n’est pas ce que tu veux. On tremble juste avant de monter voir le bourreau. Théa, je ne serais pas ton bourreau aujourd’hui. Je te libère donc de ta parole.

Puis se tournant vers Eragon il lui dit

Vous aussi, je vous libère de votre parole. Je ne vous oblige plus à épouser ma cousine.

Puis évitant le regard de sa cousine, il dit

Je crois que j’ai un bénitier à nettoyer par l’imprudence d’un invité qui a eu la mauvaise idée de se curer le nez dedans. Il faudra qu’on leur apprenne à ses brebis galeuses que les points d’eau dans une chapelle ne sont pas pour leur ablutions matinales ni pour se rincer la bouche, mais plus pour se recueillir.

Rick traversa alors la chapelle pour se retrouver devant le bénitier et à l’aide d’un seau se mit en quête de le vider et de le nettoyer. Comment réagirait sa cousine et son presque futur ex-cousin ? Quelle serait la réaction de sa sœur ? Des invités ? Des témoins qui préféraient rester assis sur l’autel ? Du prêtre témoin ? Tant de questions dans la tête du diacre pendant qu’il frottait son bénitier.

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Baile
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MessageSujet: Re: Mariage d'Alethea et d'Eragon - 3 décembre 1458   Mer 8 Déc - 12:37

Docile, elle avait suivi l'homme à l'intérieur de la chapelle... Elle fit un arrêt-pensée sur ces quelques mots qui lui avaient traversé l'esprit, et se demanda, non sans une certaine angoisse, ce qui était en train de lui arriver: d'abord cette jupe qui la féminisait comme jamais elle ne l'avait été, du moins sentie, et ensuite ce bras merveilleusement viril de Shiska qu'elle avait pris sans l'ombre d'une hésitation quand il le lui avait présenté, comme si elle avait fait ça toute sa vie. Et surtout, comme si elle aimait ça... Non, non, sa transformation ne pouvait avoir atteint ce degré de presque non retour! Certes, elle pouvait s'estimer heureuse de ne pas être devenue rhinocéros, ou pire, monstrueux insecte, simplement une jeune femme présentable, mais bon... Thea, Thea... C'est vous la cause de ma métamorphose temporaire...

Une fois cette illumination en place, son cerveau reprit le cours de son incessant bouillonnement, et elle, son trottinement aux côtés du Licorneux. Le séant figé sur l'espace en bois qu'il venait de s'approprier, le dos involontairement droit et rigide, les deux mains posées bien à plat sur le tissu de sa jupe, elle avait le regard fixe et inexpressif de ceux dont l'esprit est ailleurs. Oui elle aimait Thea. D'un amour réel qu'elle cachait depuis toujours sous un masque de jeu. D'un amour impossible, car entre l'Auvergnate et elle, Dieu et les hommes, aujourd'hui Eragon, avaient établi leur campement permanent. Dès leur première rencontre irrémédiablement attirée par et vers cette femme, d'apparence si dure et si froide, elle n'avait pas mis longtemps à voir au-delà de la carapace. Et de ce qu'elle avait vu, senti, et touché de tout son être, elle était tombée amoureuse.

Mais en ce jour, la plus précieuse des forteresses allait enfin être conquise. Bientôt, un Poitevin scellerait sa victoire du baiser traditionnel, et un serment prononcé tairait à tout jamais les rêves les plus fous d'une Baile meurtrie de n'être pas née dans le bon corps. Moites malgré le froid que la jeune femme ressentait, les mains se firent plus pressantes sur les cuisses. Le souffle retenu pour cause de tachycardie, les yeux fermés pour que jamais rien ne trahisse ce qui la tourmentait, celle qui n'avait rien d'une fière guerrière en cet instant se fit violence pour tourner la tête vers la cause du brouhaha qui avait franchi la barrière de ses oreilles, pourtant bien bouchées, mentalement. La seule pensée qu'elle eut avant que ses doigts ne viennent enserrer férocement le poignet de Shiska fut qu'elle n'aurait jamais dû regarder.

Elle était là. Elle était belle. De cette beauté qui garde muet et donne envie de tendre la main, ce qu'elle fit. Et de toucher, ce qu'elle ne fit évidemment pas. Et la main retombe alors, la défaite enfin acceptée. Ou presque. Je vous aime Thea. Je vous ai toujours aimée, et je vous aimerai toujours. Peu importe qu'un homme reprenne ces paroles un jour et les chante, la postérité, c'est-à-dire moi, retiendra que j'ai fait ce serment avant lui, et que par ce serment dont je suis l'unique témoin, je vous offre sans que vous ne le sachiez, la seule chose éternelle que je possède: mon amour... Détournant enfin la tête de l'autel, objet de tous les regards, elle posa son front, digue des yeux légèrement fissurée, sur l'épaule bienveillante d'un Shiska qui avait parfaitement rempli son rôle de pilier protecteur. Brave homme, ce Shiska... Soudain, elle se redressa, un rictus au bord des lèvres.

Oups, je crois bien que j'ai mouillé. 'fin tes beaux habits.

Coït des mots, pour ne pas sombrer totalement dans l'apitoiement sur soi, et oublier qu'aimer unilatéralement ne protégeait en rien de la solitude... Inattentive au credo, un peu moins aux paroles des différents témoins, elle écouta malgré elle le sermon du diacre, se demandant si Thea accepterait de rester son amie maintenant que le deuxième prénom de Baile était quasi officiellement Asmodée. Et lorsque la fameuse question censée faire intervenir d'éventuels opposants fut formulée, elle se surprit à se lever, presque hypnotisée. Mais une pression impérieuse sur sa manche gauche la ramena illico à la place qui était la sienne: assise et en silence. Elle regarda Shiska, les lèvres pincées.

Je n'allais pas m'opposer hein? J'voulais juste mieux la voir...

Et l'improbable se produisit à ce moment-là. C'était le diacre lui-même qui semblait ne pas vouloir que ce mariage eût lieu!

Non mais il fait quoi là? Shiska il fait quoi??

Elle oublia qu'elle était devenue femme présentable, qu'elle aurait voulu voir Eragon échouer aux pieds de la forteresse, et se leva d'un bond, franchissant en trois pas et demi la distance qui la séparait du bénitier.

Attendez un peu monsieur. 'fin mon père. 'fin peu importe... Si ce bénitier n'est plus béni, c'est ma faute, c'est moi qui ai fourré la tête du morveux dedans. Alors j'vais le nettoyer hein? J'irai me confesser après si vous voulez, mais bon sang, retournez donc célébrer ce mariage que le monde entier, sauf vous visiblement, attend depuis des lustres!





Dernière édition par Baile le Mer 8 Déc - 19:32, édité 1 fois
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Davor d'Estissac
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MessageSujet: Re: Mariage d'Alethea et d'Eragon - 3 décembre 1458   Mer 8 Déc - 13:53

Que de monde... Davor ne savait plus où donner de la tête. D'abord Oane qui vient le saluer, sa fille (la sienne, pas celle d'Oane hein), qui suit l'héritière des Surgères, prenant la poudre d'escampette au milieu de la foule. Et comme Davor n'allait pas bousculer quelques dizaines de personnes, surtout en pleine chapelle... Il poussa un léger soupir puis reporta son attention sur sa douce d'abord, puis sur le diacre-souleur qui commençait la cérémonie. Récitant le credo à voix basse, comme toujours, le Comte écouta attentivement Rick parler, sermonner, parler de nouveau, puis appeler les témoins.

Les témoins... ça lui rappelait quelque chose ça... Ah mais oui ! Se ressaisissant, Davor s'avança à la suite d'Honoré, regardant d'un air intrigué les deux demoiselles qui venaient de monter sur l'autel, dominant désormais la situation. cela donnait presque envie au Comte d'aller les rejoindre, n'appréciant pas vraiment d'avoir quelqu'un au dessus de lui. Mais, jetant un coup d'oeil du côté d'Eragon, il abandonna bien vite cette idée et écouta plutôt Honoré faire son petit discours, hochant parfois la tête pour approuver silencieusement.

Quand l'ancien trémouillois eut fini sa diatribe, Davor fit un pas en avant, ouvrit la bouche pour parler à son tour, et... garda la bouche ouverte sans prononcer le moindre mot, coupé dans son élan par Rick. Le Comte se gratta la tête en l'écoutant, sans tout comprendre. Comment ça, les libérer de leur parole ? obliger Eragon à épouser Alethea ? Non mais il avait bu un coup de trop le diacre ? Ou bien il s'était mal remis des derniers coups reçus à la soule ?

Légèrement interloqué, Davor tourna la tête vers Eragon, attendant que celui-ci réagisse, ne sachant trop que faire.
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MessageSujet: Re: Mariage d'Alethea et d'Eragon - 3 décembre 1458   Mer 8 Déc - 15:51

[Quand les éléments se déchaînent]

Et donc la normalement on avait la fin des contes de fées : Ils se marièrent, vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants. Du moins sans compter le retournement de citation que le diacre venait de faire. Après l'avoir réveillé alors qu'il se reposait après des joutes, après lui avoir fait un discours sur le fait qu'il avait pêché etc etc C'est au moment ou ils devaient se passer l'anneau l'un l'autre qu'il réfléchissait à ce qu'il faisait. Je sais pas moi, le diacre aurait pas pu le faire 10 jours avant, ou avant la cérémonie.. pis même jamais, c'est bien jamais pour ce genre de choses.

Il devait pas bien connaître le Era, pasque pour le forcer à faire quelque chose qu'il ne voulait fallait y aller pas mal quand même, non il avait réfléchis et il le voulait vraiment, sinon il ne se serait pas pointé.
Mais alors que le rick partait en direction du bénitier, et que Baile s'approchait de lui, le Poitevin pris la parole, forte claire et limpide pour que toute l'assemblée et surtout le diacre l'entende.. et le comprenne une bonne fois pour toute.


Hep hep hep hep Rick, je connais Théa depuis bien longtemps maintenant.. J'ai appris à voir ce qui se cachait sous sa rigidité apparente, ses vouvoiement qui en énervent plus d'un, son manque d'humour total, sa (trop) grande franchise et surtout son air un peu sévère. Certains pourraient prendre ça comme des défauts moi je les aime.. je l'aime.
Et c'est pour cela que je suis venu ici, pour l'épouser et non parce que j'en suis contraint et forcé.
C'est pourquoi j'aimerais que tu reviennes près de nous et que tu poursuives cette cérémonie comme elle avait si bien commencée.


Il aurait bien rajouté un petit "MERDE!" derrière histoire d'appuyer ses propos mais non cela devait rester une bonne journée, même si la ça commençait à faire beaucoup. Si le moment ou Baile s'était levée sans rien dire au moment ou le diacre demandait si quelqu'un voulait s'y opposer était retransposé à l'instant présent.. ben il lui aurait tout simplement mit un grand coup derrière la nuque, voila ce qui l'aurait bien défoulé. Et voila ce qu'il avait bien envie de faire au premier qui faisait un faux pas..

Il se tourna donc vers Davor qui lui était tourné.. ben vers lui et lui fit signe de s'avancer.


Davor je t'en prie, tu peux t'exprimer..

Non il n'avait pas regardé Théa de tout ce moment, car justement il la connaissait et il savait que ce qu'il avait dit exprimait aussi sa pensée à elle.. du moins il l'espérait.

_____________________
Faire un post a 4h du mat' non prévu.. c'est dur.

_________________


Dernière édition par Eragon. le Jeu 9 Déc - 0:17, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Mariage d'Alethea et d'Eragon - 3 décembre 1458   

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Mariage d'Alethea et d'Eragon - 3 décembre 1458
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