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 Mariage d'Alethea et d'Eragon - 3 décembre 1458

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_ninon
Convive qui ose pousser les portes
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MessageSujet: Re: Mariage d'Alethea et d'Eragon - 3 décembre 1458   Mer 8 Déc - 20:35

Marre d'être ainsi plantée dos à l'assemblée et ne point pouvoir suivre le reste de la cérémonie. Marre, surtout, de ne point pouvoir zieuter les beaux mâles sans doute présents maintenant qu'elle est libérée de toute obligation. La brune file un coup de coude discret à la rousse et lui glisse... On s'assoit ?
Sitôt dit, sitôt fait ! La voilà assise face à l'entrée, balançant des jambes, enfin à l'aise, alors que le cureton reprend la parole après le curé à la canne. Un doute lui a vaguement effleuré l'esprit quand il n'est pas venu les rejoindre sur l'autel, balayé sans ménagement. Ninon n'a pas l'habitude de s'encombrer d'incertitudes, elle préfère aller de l'avant et pour l'instant, c'est profiter de la vue. Mieux qu'une place de nanti, carrément aux premières loges.

Mais qu'est-ce qu'il fait le diacre ? Il se casse ? Nanmeho ! Coup d'oeil à sa mie, sa jolie mariée, qui, si elle fulminait d'être contrainte à quoi que ce soit, n'en aimait pas moins son beau brun et désirait ardemment unir sa destinée à la sienne. Elle s'accroche à So, alors qu'elle voit Baile suivre Rick..
Pince moi, je rêve ! Il se croit où, ce cul d'église borné ? Vais le trucider moi, s'il ne marie pas ces tourtereaux ! 'fin, si la blanche m'en laisse un morceau...

Mais une voix s'élève, forte et claire au milieu du silence abasourdi qui règne dans cette chapelle, cassant le froid polaire qui figeait l'air. Le bel Eragon réagit. Pffff, même pas une menace, pas de dague placée sur la gorge du diacre reconvertit en bonne du curé alors qu'il récure sa salle de bain. Juste une voix qui porte loin et clame son amour pour la splendide Licorne. Bon pas terrible la description qu'il en fait, même s'il y a un peu de vrai dans tout ça. Même pas un gros mot. L'est fort lui, parfaite maitrise de lui. Pour un peu elle applaudirait tant la performance lui semble énorme. Elle, elle aurait foncé sur l'emmerdeur, lui aurait plongé la tête dans sa bassine d'eau jusqu'à rémission ! Et peut-être même plus longtemps.

Davor je t'en prie, tu peux t'exprimer..

Son regard se pose sur Alethea, lui sourit, lui fait fait un clin d'œil. Murmure du bout des lèvres... Si tu as de l'humour, il se trompe sur ce coup là ! Elle avance ensuite la main, le pouce en l'air. L'est bien ton homme !
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Bess Saincte Merveille
Voyageur(euse) feutré(e)
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MessageSujet: Re: Mariage d'Alethea et d'Eragon - 3 décembre 1458   Jeu 9 Déc - 0:20

Tout aurait été beaucoup plus facile si tout c'était passé comme il se doit. Mais il semble que là ça vire au cauchemars. Alors personne ne se lève pour dire que les deux zamoureux peuvent pas se marier ... c'est carrément celui qui doit les marier qui veut plus ! nan mais dites faut arrêter les enfants hein ! vous allez m'la faire mourir ma vassale là ! A croire qu'il a pas vu la tête de Thea quand elle a su qu'elle allait épouser Eragon.

C'est vrai quoi à la fin !!! Quoi que vous l'avez peut être pas vu vous non plus .... et là je peux vous dire que vous ne l'auriez pas reconnue... la Thea. Alors imaginez, non tentez d'imaginer une Thea les joues rosies de plaisir, avec un sourire à s'en décrocher la mâchoire, les yeux pétillants telles la plus jolie pierre qui chatoie dans un rayon de soleil... vous voyez là ? et bien à cela ajoutez le sautillement d'une gamine qui vient de recevoir le plus beau cadeau dont elle pouvait rêver genre HHHiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii j'dois épouser Eragonnnnnnn !!!!

Vous voyez l'tableau ? Alors maintenant me dire à moi qu'elle est forcée de se marier c'est un peu se foutre du monde ! vous croyez pas ?

En bref, la Bess elle voit rouge là ! C'est pas tous les jours qu'elle amène quelqu'un à l'hautel et vla ty pas qu'on veut plus d'elle ! namého ! Foi de Bess on va l'entendre, c'est donc les lèvres pincées que la Baronne se lève, enfin là elle doit plus ressembler au Chevalier qui se lance dans la bataille.


TUTUTUTUUUUUT !!! rien du tout ! non mais vous avez pas honte de la martyriser comme ça ma Thea ? mmhhh ? vous allez me faire le plaisir de me les marier illico presto ces deux là ! Parce que foi de Saincte Merveille .... si jamais elle ressort pas d'ici avec la bague au doigt j'vous ferais un procés pour torture mentale !!!! Namého !

Elle tremble dites vous ? dites z'avez r'garder l'temps dehors ? y fait un froid de canard que même y en a qui seraient gelés sur place que ça m'étonnerait pas ! Elle tremblait en entrant dites vous ? Et qu'est ce qui vous dit que c'est pas parce qu'elle est heureuse ?

Nan pi ho ! croyez que moi je l'aurais menée à l'autel si elle l'avait pas voulu ?


C'est vrai quoi à la fin ? la Bess mener une femme à l'échafaud ? faut quand même pas exagérer hein ! Relevant le nez (qu'elle a trés joli d'ailleurs), redressant les épaules, pinçant à nouveau des lèvres avec un sourcil haut, elle se rassoit, droite sur son banc et croisant les bras. Et non elle grogne pas .... pas encore.
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Honoré.Saint_cyr
Convive un peu moins timide
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MessageSujet: Re: Mariage d'Alethea et d'Eragon - 3 décembre 1458   Jeu 9 Déc - 1:35

A défaut de s’être hissé sur l’autel, Honoré avait tout de même donné en pâture quelques détails de la vie d’Eragon, il ne voulait pas cacher à l’assemblée sa surprise lorsqu’il avait appris que son poitevin d’ami souhaitait prendre épouse.

Apparemment, Eragon ne semblait pas être particulièrement perturbé parce que le prêtre venait de révéler, d’autant plus qu’il avait répondu à Honoré, par retour de missive, qu’il était certain de faire le bon choix.

Pendant qu’Honoré retournait s’installer sur les abords, il tomba nez à nez avec Davor, serait-ce lui le prochain témoin ? Se demanda Honoré qui ne s’attarda pas à le dévisager…Espiègle le curé ne put s’empêcher de songer, deux auvergnates en lévitation pour un mainois en claudication et un poitevin aspirant l’ascension, ça balançait bien, l’équilibre était respecté…

Enfin, le diacre reprit la parole et son message fut stupéfiant, Honoré aurait put se cacher la tête entre les mains pour extérioriser son effarement mais il n’en fit rien, s’il lâchait sa canne il risquait de perdre l’équilibre et ce n’était vraisemblablement pas le moment. Quelle mouche avait piqué le diacre? Il n’était jamais inutile de se remettre en question mais il y avait des moments plus appropriés que lors du sacrement d’un mariage et que penser lorsque le même diacre poussa le vice jusqu’à jouer au transformiste, voilà qu’il se la jouait bonne du curé, il avait le seau entre les mains, il ne lui manquait plus que la serpillère et le corsage à trous tous, peut-être se mettrait-il à chanter :


Citation :
J'voudrais bieeeennnn mais j'peux poiiiinnnt
C'est point commode d'être à la mode
Quand on est bonn' du curé
C'est pas facile d'avoir du style
Quand on est un' fille comm' moié
Entre la cure et les figures
Des grenouilles de bénitier
La vie est dure quand on aim' rigoler

Trêve de plaisanterie, cette fois, Honoré renonça à imaginer que ça devait être là une nouvelle tradition propre aux auvergnats, leur générosité légendaire ne pouvait pas leur permettre toutes les audaces quelles qu’elles furent. Toutefois, le prêtre tenta de déceler un point positif en ces circonstances insolites, il espérait que les convives gambergeraient à se sujet. Peut-être pousseraient-ils la réflexion jusqu’à admettre que les quinze jours d’attente entre la publication des bans et le jour de la célébration des épousailles, tant décriés, étaient rudement nécessaires pour éviter pareil incident.

Quoi qu’il en fut et malgré la consternation générale, Eragon ne fut pas outre mesure perturbé. Honoré avait toujours été fasciné par la capacité de son ami à être au-dessus de toutes considérations inutiles, en fait, étrangement, son ami poitevin avait tout du sage, il arrivait à métamorphoser l’eau trouble dans laquelle il nageait, en une eau pure et limpide. Sans se démonter, Eragon réaffirma sa détermination à épouser celle qui faisait battre son cœur et il invita Darvor à venir témoigner de cet état de fait.

Honoré fronça les sourcils en observant le diacre car même s’il venait d’avouer sa faute, il n’était pas un modèle pour ses semblables en ce jour d’épousailles … le prêtre étant un homme rigoureux, ceux qui le connaissaient le savaient pertinemment, se devait de rappeler le diacre à l'ordre même si certaines des invitées l'avaient rappelé à la raison. Honoré prit donc un air ferme mais néanmoins goguenard pour interpeler le clerc de là où il se trouvait:


- Frère Diacre, un peu de tenue je vous prie, je vous suggère de venir poursuivre votre office avant que l’on ne vous hue, et appréciez sans réserve qu’Eragon ait fait preuve à votre égard d’une grande retenue...Nous vous attendons!

Honoré se fichait de savoir si son intervention plairait ou pas…
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shiska
Voyageur(euse) feutré(e)
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MessageSujet: Re: Mariage d'Alethea et d'Eragon - 3 décembre 1458   Jeu 9 Déc - 1:48

Il y a des fois où faudrait mieux rester coucher dans une couche bien douillette avec trois peaux de bêtes par dessus pour être sur d'avoir bien chaud et de pas se retrouver dans cette chapelle à cet instant... M'enfin bon ça on le sait jamais à l'avance hein sinon ça serait trop facile. Et puis d'ailleurs je suis même pas sur qu'il aurait pu éviter de venir vu les sacrifices effectués par la louve pour y aller...

Mais revenons quelques moments en arrière. La cérémonie commence, tout le monde il est beau et bien installé même si la moitié de l'assemblée semble se geler les mîches sur les bancs de la chapelle. Lui est entouré d'un Baile qui semble fixée sur l'autel, allez savoir pourquoi. Et d'une louve qui avait de l'allure dans sa robe faut avouer. Le loup a un petit sourire en coin en regardant sa Bess. Le genre de sourire tout niais du futur marié qui va à un autre mariage que le sien en compagnie de sa futur épouse. Soudain une pression un peu trop forte sur son poignet le fait sortir de sa béate contemplation de l'être aimé. La Baile semblait un peu tendue. Et c'est avec un haussement de sourcil tout à fait étonné que le loup vit la tête d la Baile venir se loger sur son épaule et commencer à laisser perler des larmes. Connaissant un peu la machine il y avait fort à parier que ces larmes n'étaient pas vraiment des larmes de joies. La femelle ayant une façon bien particulière de montrer sa joie, et c'était pas celle là. Les larmes continuent à couler alors que la jeune femme semble chancelante.


Oups, je crois bien que j'ai mouillé. 'fin tes beaux habits.

Petit sourire bienveillant en direction de la Baile. Ce mariage semblait la mettre dans tous ses états. Et bien qu'il ne semblait pas comprendre la teneur de tout ce malheur qui s'abattait sur sa voisine, le brave homme ne pouvait s'empêcher de la soutenir. L'est bien brave cet homme qu'on vous dit. Pi bon ses habits hein il s'en foutait un peu tant que ça ne se voyait pas. Le diacre continuait la cérémonie et y allait de ses sermons en semblant y aller avec insistance sur les pêchés, leurs confessions et leur pardon. Comme si c'était important dans le cadre qui nous réunissait ici. Sachant pertinemment que tous ses pêchés avaient été confessés, qu'ils ne seraient jamais tous pardonnés et qu'il donnait déjà de sa vie pour pour les rattraper un peu les crédo n'avait pas vraiment franchis ses lèvres. La cérémonie se déroulait de manière... curieuse pour être honnête vu les réactions des divers témoins et c'est alors que la Baile se leva tel une possédée après la question fatidique du diacre. C'est pas vrai qu'elle va tout faire capoter celle là...

Hop bras qui chope la manche de la Baile et qui la fait se rassoir fissa. Alors que le loup lui assène un regard de désapprobation insistant. Il était pas venu au mariage de celle qui lui avait sauvé la vie pour repartir sans qu'il se soit rien passé nan mais! La Baile qui se justifiait avait capté l'attention du loup au moment de la déclaration du diacre mais celui ci quitta alors l'autel et remonta l'allée jusqu'à l'entrée de la chapelle. Grands yeux éberlués du loup qui se disait que décidément cette cérémonie n'avait rien de normale.

Et c'est là qu'on en revient à la phase qui vous fait vous faire tout petit sur un banc de chapelle. La Baile qui se lève en trombe et qui cours presque jusqu'a diacre pour lui glisser sa façon de penser, faisant se tourner les convives vers eux. Une Bess qui se lève de toute sa prestance et avec ce regard déterminé qui lui fait comprendre que la maitresse de guerre est parmi eux. Avant d'opposer une vive indignation contre les actes du cléricale officiant. Comment voulez vous passer inaperçu quand vous êtes entouré de deux monstres comme ça... Petit soupire de circonstance, ne sachant plus trop que faire ni ou se mettre pour le loup qui essayait de paraitre le plus transparent possible.
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Alethea de Saint Yriex
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Localisation : La Tremouille ... maudit poitou ... fallait qu'elle tombe amoureuse là bas ...

MessageSujet: Re: Mariage d'Alethea et d'Eragon - 3 décembre 1458   Jeu 9 Déc - 8:02

[… et que les secousses s’enchainent]

Elle s’était battue pour que ça n’arrive pas…

C’était ce qu’elle avait craint plus que tout, ce qu’elle craignait encore, debout devant lui, tant qu’elle n’aurait pas entendu le contraire de sa bouche, il lui resterait cet insupportable doute. Dans le carcan qui est le sien, entre les murs du respect et les remparts de l’obéissance elle avait essayé, elle avait tout fait pour inciser la fêlure de la raison. Deux mois et demi plus tôt, en Orléans, elle s’était battue pour que ‘ça’ n’arrive pas… justement ça… Elle avait supplié Rick de ne même pas lui parler, de le laisser tranquille, de ne pas lui imposer à lui une réparation qui deviendrait son calvaire à elle. Elle avait juré de le garder éloigné, promis d’accepter le mari qu’il déciderait de lui donner. Elle était partie immédiatement pour qu’il ne doute pas de sa détermination. Elle avait fait parvenir au poitevin un mot qui ne laissait pas de doute sur le fait qu’elle n’attendait rien de lui. Elle s’était murée dans un chagrin sans larmes, froid. Elle s’était résignée jusqu’à l’épuisement dans le silence de Leard. Parce qu’elle préférait le perdre que de le voir se marier par obligation et lui servir la vie de reproche qui suit immanquablement les unions forcées. A cela elle avait préféré la calme indifférence d’une union arrangée avec un inconnu.

Mais il l’avait fait quand même. Rick n’avait rien écouté. Le peu de marge qu’elle pensait avoir sur sa vie, même ça il le lui avait enlevé. La punition qu’elle avait cru levée n’était en fait que le plus terrible des revers qu’il lui avait réservé. Elle aurait dû s’en douter. Ne pas se fier à un vélin griffonné pour la convaincre de l’improbable, ne pas éluder les remarques d’une cousine trop sincère. Ne pas calmer si facilement les inquiétudes qui la rongeaient. Il avait réussi, par la peur ou la menace, il avait réussi à amener Eragon devant elle contre sa volonté. Que ce soit la crainte d’un déshonneur publique ou d’une justice divine le Lisaran n’était là que pour éviter la vindicte.

Le tremblement qui longe son échine et que sa main, crispée sur sa nuque, essaie de retenir, est celui de la colère. Le regard qui suit le dos vouté du diacre en train de s’occuper du bénitier, celui de la révolte. Le pas qu’elle pose en direction de l’entrée, celui de la fuite. Elle a tout éludé. Toutes les explications de son cousin, de l’homme blessé, l’erreur aussi sur ce qu’elle ressentait elle, parce qu’il n’est resté que ça… La liberté rendue à Eragon. Ainsi il était donc bien captif.

Elle suit, froidement la silhouette de Baile qui rejoint son cousin. Quoi qu’elle tente ce sera inutile. Quelques pas encore et la Licorneuse aura remis son mantel et disparu dans la neige. Dehors, le grincement des roues d’une charrette qui passe devant la chapelle vient souligner l’ironique amertume du silence.

C’est lui qui le rompt.

Le ton est tranquille mais décidé. Mais les mots lui sont encore incompréhensibles. Pourquoi cette litanie ? Pourquoi cette liste ? Pourquoi à Rick et pas à elle, les explications ? Pourquoi est-ce qu’il ne part pas et ne la regarde pas ? Sans la douceur des mots de Ninon, sans le calme que lui insuffle sa mie, elle n’aurait sans doute pas réussi à se reprendre. A nouveau les paroles du brun cheminent en elle. Parce qu’il ne veut pas… simplement, même si elle a du mal à l’envisager, là-dessus Rick s’est trompé. Et puis c’est Bess qui vient le souligner alors elle s’en souvient maintenant… C’est à elle qu’il s’est principalement adressé et, à elle aussi, il a dit qu’il la libérait. Mais cette absurdité-là, elle est bien placée pour en prendre la mesure. Là-dessus, au moins, il n’est pas de doute.

Son pas ralenti. Elle pose une main sur l’épaule de son cousin…
Venez, je ne crois pas que, qui ce soit ici, soit contraint, si ce n’est vous par votre tristesse. Je sais ce que la perte de Tia a été. Carmen grandira et je m’assagirai mais soyez certain que Eragon est la meilleur chose qui puisse m’arriver. Je ne tremblais que de froid je peux vous l’assurer.

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Rick
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MessageSujet: Re: Mariage d'Alethea et d'Eragon - 3 décembre 1458   Jeu 9 Déc - 11:06

Rick ne se souciait pas, à ce moment des chuchotis et des réprobations qu’il entendait ou devinait derrière son dos. Que savaient-ils ces hommes et ces femmes de ce qu’il ressentait ? Que savait-il de son histoire pour le juger ? Il était là devant le baptistère, à nettoyer l’affront que l’on avait fait au Très-Haut. Puis il entendit un bruit et une voix féminine à ses côtés

Attendez un peu monsieur. 'fin mon père. 'fin peu importe... Si ce bénitier n'est plus béni, c'est ma faute, c'est moi qui ai fourré la tête du morveux dedans. Alors j'vais le nettoyer hein? J'irai me confesser après si vous voulez, mais bon sang, retournez donc célébrer ce mariage que le monde entier, sauf vous visiblement, attend depuis des lustres!

Rick sourit devant l’attitude de la femme qui essayait de réparer ses fautes.

Mon frère... C’est ainsi que vous pouvez m’appeler. Vous savez, je ne suis pas le monstre que vous pouvez imaginer. Je ne suis qu’un homme qui essaye de se battre avec ses armes contre les démons de la tentation qui l’habitent.

Pourquoi se confiait-il à cette inconnue ? Il allait continuer quand Eragon l’interpella

Hep hep hep hep Rick, je connais Théa depuis bien longtemps maintenant.. J'ai appris à voir ce qui se cachait sous sa rigidité apparente, ses vouvoiement qui en énervent plus d'un, son manque d'humour total, sa (trop) grande franchise et surtout son air un peu sévère. Certains pourraient prendre ça comme des défauts moi je les aime.. je l'aime.
Et c'est pour cela que je suis venu ici, pour l'épouser et non parce que j'en suis contraint et forcé.
C'est pourquoi j'aimerais que tu reviennes près de nous et que tu poursuives cette cérémonie comme elle avait si bien commencée.


Rick releva la tête et regarda son futur cousin et sa cousine. Il s’apprêtait à regagner les futurs époux, en se disant qu’après tout, il avait tord de croire qu’ils étaient forcés malgré ce qu’il avait fait pour arriver à ce résultat. Et soudain, la voix de la future suzeraine de sa cousine qui s’élève à son tour

TUTUTUTUUUUUT !!! rien du tout ! non mais vous avez pas honte de la martyriser comme ça ma Thea ? mmhhh ? vous allez me faire le plaisir de me les marier illico presto ces deux là ! Parce que foi de Saincte Merveille .... si jamais elle ressort pas d'ici avec la bague au doigt j'vous ferais un procés pour torture mentale !!!! Namého !

Elle tremble dites vous ? dites z'avez r'garder l'temps dehors ? y fait un froid de canard que même y en a qui seraient gelés sur place que ça m'étonnerait pas ! Elle tremblait en entrant dites vous ? Et qu'est ce qui vous dit que c'est pas parce qu'elle est heureuse ?

Nan pi ho ! croyez que moi je l'aurais menée à l'autel si elle l'avait pas voulu ?


Dans son état normal, Rick aurait certainement rit de la réaction noble et il n’y aurait vu qu’un geste amical pour la future mariée mais là, il n’en avait pas envie. Et sa haine viscérale des nobles remonta à la surface. Lui qui avait vécu dans la haute noblesse à cause des projets démentiels de son père, ne supportait pas qu’on lui donne des ordres. Il s’apprêtait à lui faire une réponse cinglante lorsqu’il fut rappelé à l’ordre par le curé témoin

Frère Diacre, un peu de tenue je vous prie, je vous suggère de venir poursuivre votre office avant que l’on ne vous hue, et appréciez sans réserve qu’Eragon ait fait preuve à votre égard d’une grande retenue...Nous vous attendons!

Il le regarda droit dans les yeux avant de s’apercevoir de la présence de sa cousine. Celle-ci avait déjà mis une main sur son épaule et lui dit

Venez, je ne crois pas que, qui ce soit ici, soit contraint, si ce n’est vous par votre tristesse. Je sais ce que la perte de Tia a été. Carmen grandira et je m’assagirai mais soyez certain que Eragon est la meilleur chose qui puisse m’arriver. Je ne tremblais que de froid je peux vous l’assurer.

Rick la regarda, le regard rempli de tristesse mais le sourire aux lèvres. Elle seule avait compris ce qui l’avait poussé à faire ce qu’il avait fait. Sa main sur son épaule, il la reconduisit vers Eragon, en lui murmurant à l’oreille

Pardonnes moi !

Puis à côté du futur marié, il lui dit

J’accepte de vous la confier, mais à la condition que vous la rendiez heureuse !

Puis reprenant sa place, il décida de s’adresser à l’assemblée

Mes biens chers frères et mes biens chères sœurs, voilà un exemple encore du peu de cas que vous faites vis-à-vis de quelqu’un qui est en proie à ses démons. Tous sans peu d’exception, même vous mon Père, vous m’avez jugé, condamné sans plus de cas, sans chercher à comprendre. Alors même si je n’ai pas à m’expliquer devant vous de ce que j’ai fait, je vais le faire, car je n’ai pas à rougir de ce que j’ai fait.

Rick fixa les personnes devant lui, puis se tourna pour regarder les témoins et regarda à nouveau les futurs mariés

Pour ceux qui ne le savent pas, je suis le chef de la famille de la Serna et en ce rôle, j’ai la tutelle de mes deux cousines, Thea et Carmen ici présentes. Parce que j’ai appris des choses que je n’ai pas aimé dans l’attitude de ma cousine Théa, j’ai voulu la marier de force à un noble du coin, Messire Semias. Eragon étant au premier abord hésitant. Puis, il a cédé à ma demande et à choisit d’honorer sa promesse vis-à-vis de ma cousine.

Rick fit une pause puis reprit de plus belle

J’ai obligé ce couple d’amoureux à contracter mariage et je me suis souvenu de l’amour que j’éprouvais pour ma défunte épouse. Je me suis rappelé de la joie que j’avais le jour où je lui ai demandé sa main par une savante manière et notre joie de se dire oui devant nos amis et famille. Je ne voulais pas priver Thea et Eragon de cette joie, persuadés que s’ils se disaient oui aujourd’hui, c’était pour payer leur faute.

Rick sourit tristement, le coeur brisé par la mort trop récente de Tiadriel et par la disparition inexpliquée de ses deux aînés. Puis il continua

L’intervention d’Era et celle de Thea plus discrète me font revenir sur ma décision d’annuler ce mariage. Vraisemblablement, ce mariage ils l’attendent tous les deux et je ne peux que me résoudre à bénir cette union avec le sourire.

Le jeune homme regarda à nouveau les mariés et leur dit

Soyez sûr Eragon et Thea que jamais, je n’ai voulu vous causer du tord. Mon objectif était simplement de vous rendre la liberté que j’avais cru vous avoir pris. Si vous vous aimez, alors le mariage aura lieu.

Rick regarda le futur marié et lui dit

Puis-je avoir les alliances pour les bénir, maintenant que le bénitier a été nettoyé ? D’ailleurs, je tiens à remercier l’invité qui s’est proposé pour m’aider à nettoyer la maison du Très-Haut à mes côtés.

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Arthur Dayne
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MessageSujet: Re: Mariage d'Alethea et d'Eragon - 3 décembre 1458   Jeu 9 Déc - 12:28

[Auprès de mon arbre]

Il observait, Arthur. Ainsi avait-il, depuis des années déjà, décidé d'en faire une ligne de vie. Observer de lui la trame des évènements, n'y prendre part que par une nécessité impérieuse ou une envie constructrice. Chercher dans chaque acte, chaque choix, le détachement nécessaire pour tenter de prendre le moins souvent possible le mauvais chemin. Observer sa propre vie et celle des autres à distance, adossé à un arbre. Comme un arbre. Avec la sagesse ancestrale, inamovible, dépourvue d'émotion immédiate des grands embranchés. C'était un moyen comme un autre, sur le moment, de canaliser tout ce qui luttait en lui. Amertume, colère, peur aussi...

Alors il observait la valse des retardataires qui dessinaient leur hâte dans la neige. Observait les micro secousses du petit monde qui gravitait, ce jour, autour de Thea. Ainsi Baile, fidèle à elle-même, prompte à réagir avec la vivacité d'une louve, rossa copieusement un pauvre loqueteux qui s'en alla retrouver un peu de blancheur dans la poudreuse. Sourire en coin naissant, comme une soupape libérant, avec parcimonie, un trop plein d'émotions contradictoires.

Sourire en coin se figeant alors qu'une apparition du passé, encore une, douloureuse, inattendue et pourtant si évidente. Un chevalier, adepte de la mélancolie en des temps qui lui étaient favorables. Un lien entre la naissance et la mort. Une présence stable dans un monde qui basculait. Un morceau de réalité dans un cauchemar vivant.

Les regards se croisent, un demi sourire répond au sourire, un hochement de tête pour son reflet. Et l'apparition poursuit son chemin. Laissant dans le coeur d'Arthur une brûlure ravivée, comme on verserait du vinaigre sur une plaie mal cicatrisée. Elle n'y est pour rien, la Licorne. On ne guérit pas de son passé.

Le loqueteux, durant le bref et puissant échange de regard, s'était rapproché de l'arbre, l'avait contourné même, puis était venu s'y adosser, reflet déformé d'un Arthur oscillant entre un passé monstrueusement béant et un présent à l'amertume vorace. Sur ses gardes, néanmoins, vieux réflexe obligeant.

Mais le ballet, lui continue. Comme les lapins blancs d'un autre monde, les invités retardataires se pressent. La mariée elle même, un comble, en retard à ces propres épousailles... Et d'autres qui passent et disparaissent, avalés par la chapelle... et pourtant, certains d'entre eux prennent le temps de s'arrêter auprès d'un arbre, pour saluer un Arthur qui ne sait plus très bien où il en est, entre traîtrise, mariage, loqueteux, chevalier du passé, douleur immémoriale, mélancolie.

Une petite famille, unie et désunie, sur le fil elle aussi, et dont il aime chacune des mailles, fussent-elles en train de s'effilocher...


Bonjour Arthur…
Tu es sûr de vouloir rester dehors, dans le froid ?


Bonjour ma Dinette. Ma vieille carcasse ne craint pas un peu de neige, rassure-toi...

Bon bah… à tout à l’heure…

A tout à l'heure.

Et d'embrasser les jumeaux, Rose et Damien. Et d'adresser une accolade de l'amitié à Cruzz, avant d'échanger un regard qui se passe de moi, qui dit la difficulté de la situation et l'impuissance d'un ami qui sait qu'il n'y a guère à faire qu'être là.

Puis Legowen et Guy. Autre couple, autre amitié. Toute aussi forte, nouée en des circonstances bien différentes. Legowen qui, au mépris des convenances, relève les pans de sa robe et s'aventure dans la neige pour venir jusqu'à lui. Naturel et spontanéité, comme les couleurs de leur amitié.

Arthur , comme je suis contente de te voir , ça va ? ,tu as l’air soucieux , rien de grave j’espère

Non, rassure-toi... Des tracasseries administratives, rien qui ne se résoudra très vite.

Je crains bien que nous ne soyons en retard , on se retrouve tout à l’heure n’est- ce pas ?

Bien sûr, Leg. Et file vite te mettre au chaud, faudrait pas que refroidisse le petit nid douillet dans lequel pousse le résultat d'un précédent mariage...

Sourire en coin et accolade à Guy, regard qui suit le couple jusqu'au parvis de la chapelle. Tracasseries administratives... pauvres mots creux juste pour rassurer une amie, qui serait sans nul doute furieuse de le savoir menacé d'un procès pour haute trahison.

Trahison... La colère remonte, porté par l'amertume, lui laissant dans l'arrière gorge un goût de bile mal rendue.

Et l'attention revint, instinctivement, au loqueteux, toujours derrière lui, à la fois si proche et si loin, séparé par un tronc inamovible. Il en sait quelque chose, il s'est brisé les mains sur un de ses frères...

Toi, moi à la lune, sous un arbre, tu sent l'écorce du bois, c'est la nature animal ca, du bestial.

Tension qui retombe comme un couperet. Souvenirs de souffrance, accusation de trahison, reléguées comme une donnée secondaire, os douloureux qui portent le poids de l'âge, tout ça se renverse, bascule, prend une teinte d'absurdité cocasse. Les paroles de l'homme non seulement le surprirent, ce qui n'arrivait pas si souvent, mais surtout désamorcèrent un enchevêtrement de souffrances à demi vivaces, de contrariétés de toutes sortes, de tensions diverses. Le pression s'évanouit, la soupape n'a plus de raison d'être, elle vient de sauter, et s'en libère, dans un mouvement du torse presque convulsif.

Un rire.

Il ne riait jamais, Arthur. Les personnes l'ayant vu rire se comptent sur les doigts d'une main amputée de deux de ses prolongements. Un rire d'abord saccadé, comme un spasme, une série de soubresauts lui agitant la gorge... Puis un rire profond, libérateur, à travers lequel s'enfuit du profond de ses entrailles l'amertume et la rage engrangées ces derniers jours, et qui s'étaient mélangées, joyeux cocktail, aux douleurs profondément ancrées d'un passé encore trop à vif.

Rire qui finit, après de longues secondes, par se calmer, laissant pour toute trace une larme perlant au coin d'un oeil.

Merci l'ami. Ta proposition est alléchante, vraiment... Aaaahhh... diable, j'avais oublié quel point ça pouvait faire du bien...

Soupire profond, exhalant dans un nuage les derniers vestiges spectraux d'une tension désormais jetée aux oubliettes, au moins pour un instant. Besoin d'étirer ses membres, besoin de bouger, besoin d'être vivant, là, tout de suite.

Arthur avisa, à quelques pas de son arbre, un fagot de branches diverses, reliquats d'un passage de bucherons sans doute aux services du baron. L'oeil habitué repère deux manches abandonnées là sans lame de hache, probablement orphelins de la dernière coupe.


Tu sais quoi? C'est d'accord. Mais il faut que tu en gagnes le droit.

En quelques pas, Arthur a quitté l'arbre, saisit les deux bâtons, en a lancé un à l'homme.

J'ai besoin de me dépenser, et une folle envie de me battre. Ce n'est ni le lieu, ni le moment, mais après tout, on ne choisit jamais quand on doit combattre, pas vrai?

Et, sous le regard surpris et un brin décontenancé du pauvre hère, Arthur empoigne son bâton à deux mains et, sans autre forme de procès, se jette sur le loqueteux. Le coup est encore vif, malgré l'usure des bras, et l'arme de bois fend l'air, rencontrant sa jumelle dans un mouvement tenant plus du réflexe terrifié que d'un art quelconque du combat de la part de son adversaire improvisé.

Le temps de jeter à Arthur un regard qui oscille entre "mais il est taré, lui" à "'tain, faut que j'me carapate en vitesse" que le vieux miséreux voit arriver une nouvelle série de coups qu'il pare du mieux qu'il peut. Il voit passer sans comprendre un déluge trop longtemps retenu, une extériorisation jouissive et cathartique d'une colère repliée sur elle même et qui soudain jaillit sous les traits d'une bagarre joyeuse d'adolescents en mal d'enfance...

Et Arthur qui exulte, non point de rosser un pauvre type passant par là, il prend garde de ne frapper que lorsque l'autre peut défendre, mais d'éprouver, en cette seconde, la sensation vivifiante de n'être que mouvement, le plaisir de l'air froid rencontrant l'haleine échauffée par l'exercice, le sentiment puissant d'exister contre le monde, de se frotter à ce qui est hors de soi. De ne plus être, mais de devenir, sans cesse. De quitter le piège de l'intériorité, la gangue de l'individu. D'être soi même et pour soi même, l'espace d'un instant, son propre dehors.

Le temps de reprendre son souffle, il jette un regard à la ronde. Un peu plus loin, devant les portes de la chapelle, une charrette s'immobilise. Avec pour tout chargement, cachée par un large drap, ce qui ressemble fort à une cage, s'il en croit de vieux souvenirs. Regard qui revient à son adversaire qui, peinant à retrouver une respiration déjà hasardeuse, n'a pas encore pu, ou voulu, prendre ses jambes à son cou.

Alors l'ami? On continue? Toi qui attaques, ce coup ci...



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Honoré.Saint_cyr
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MessageSujet: Re: Mariage d'Alethea et d'Eragon - 3 décembre 1458   Jeu 9 Déc - 22:57

La mariée qui était longuement restée silencieuse finit par se manifester, elle était là devant l'autel aux côtés de son futur époux et elle devait se justifier sur son comportement face à un jeune blanc bec qui semblait avoir oublié qu'il était un représentant du Tout haut avant tout. Le diacre se permit même de faire la leçon aux convives en faisant preuve d'impertinence. Honoré n'était pas homme à se laisser marcher sur les pieds, d'autant plus qu'il n'avait pas jugé son interlocuteur, il lui avait juste tenté de lui rappeler que son rôle en ce lieu saint était d'officier une cérémonie de mariage, le discernement de ce clerc n'était, à l'évidence, pas son fort ; il avait plutôt tendance à se laisser aller à l’arrogance.

Bien que le diacre daigna reprendre la cérémonie après l’avoir franchement perturbée, Honoré ne comptait pas en rester là, toujours appuyé sur sa canne, il ne bougea pas d’un iota et lança un regard sévère en direction du diacre avant de ne s’exclamer :


- Frère Diacre, vous vous méprenez sur mes intentions, je n’ai pas à vous juger, seul notre créateur en a le droit mais puisque vous me tendez la perche, je vais la saisir à l’aide de ma seule main libre.

Honoré changea sa canne de côté, jusqu’à présent il l’avait tenue dans sa main courante, en l’occurrence la gauche.

- Vous êtes donc chef de famille, une bien lourde tâche que voilà et c’est tout à votre honneur, néanmoins, vous avez choisi de servir le Tout haut en devenant clerc de l’église aristotélicienne, que vous le souhaitiez ou non, votre rôle de chef de famille ne doit en rien venir altérer la mission que vous avez CHOISI d’accomplir, il est indispensable que fassiez la part des choses et ce que j’ai pu observer aujourd’hui m'en fait largement douter.

Honoré voulait peser ses mots…

- Vous mieux que quiconque devriez savoir qu’on lave son linge salle en famille, si je puis m’exprimer ainsi, si vous avez respecté le protocole avant la cérémonie, vous avez dû vous entretenir en privé avec le futur couple et vous auriez pu alors leur faire part de vos remords. Sans doute ne l’avez-vous pas fait et au lieu de ça, vous jetez un sérieux pavé dans la marre en voulant à tout prix vous justifier face à tous les invités, ce n’est pas digne d’une représentant de Dieu, vous ne voulez pas le bien de votre cousine, vous souhaitez apaiser votre mauvaise conscience et de préférence devant tous ses amis afin que ça ait plus de poids.

- Permettez-moi de vous dire que vous êtes un pur égoïste, vous n’avez pensé qu’à vous et pas à elle, votre comportement en est la preuve.

- Si vous aviez voulu l’épargner, soit vous vous seriez confié à elle avant ou après la cérémonie.

Honoré était déterminé à rabattre le caquet au diacre...

- En acceptant d’être l’officiant des épousailles vous avez scellé un pacte tacite et sacré, vous n’avez donc plus le droit de remettre en cause le couple que vous allez unir devant Dieu, vous n’êtes pas n’importe quel quidam, vous êtes le maître de la cérémonie religieuse et nous n’avons que faire de vos explications et lamentations, vos états d’âme relatifs à votre rôle de chef de famille ne regardent que vous, elle, dieu et éventuellement votre confesseur en d’autres lieux, à moins que vous n’ayez intentionnellement voulu jeter le trouble durant l’office, ce qui serait d’autant plus vil et rigide.

- J’espère que vous confesserez vos actes et que vous en repenterez avec sincérité, vous avez péché par orgueil et avant de le reprocher aux autres, regardez-vous d’abord.

Le dos d’Honoré le fit atrocement souffrir mais il ne quitta pas le diacre de son regard réprobateur droit comme un « i ».
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_ninon
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MessageSujet: Re: Mariage d'Alethea et d'Eragon - 3 décembre 1458   Ven 10 Déc - 0:38

Au début de l'altercation, partagée entre le rire et la colère, elle n'avait pensé qu'à son amie, Alethea, dont le mariage prenait des allures vraiment burlesques, consciente qu'elle n'était pas la dernière en faute, sa position sur l'autel étant, à l'évidence, bien peu conventionnelle.
De rebondissement en rebondissement, peu à peu, l'amusement avait prit le dessus et elle est carrément hilare à présent. Elle ne se fait plus de soucis pour les futurs époux, ils s'aiment et finiront bien par recevoir les sacrements du mariage à un moment où un autre. Mais en attendant, le spectacle vaut son pesant de noisettes et elle est aux premières loges.
La brune n'essaye même plus de retenir son rire, filant moult coups de coude à sa rousse voisine à chaque nouvelle intervention.

Alors que Thea semble avoir ramené l'homme d'Aristote à la raison par quelques mots qu'elle n'a pas entendu, à son grand désappointement, le discours de reprise de la cérémonie la laisse un instant pantoise devant tant de déballage. Ah bin ! Après le récurage de la cuvette vla que c'est le moment lessive ! Rien ne sera donc épargné à ces nobliaux venus, pour certains d'assez loin, pour assister à ces épousailles, qui pensaient-il sûrement, seraient à l'image de leurs habitudes. C'était sans compter sur le caractère imprévisible des auvergnats !

Une main au côté pour calmer la pointe lancinante que provoquent ses fous rires, la verve du sermon du boiteux l'achève ... Égoïste le diacre ?! Pécher d'orgueil ? A la confesse !!! Et que ça saute !


Emportée par cette liesse qui l'habite, ce rire si caractéristique de la moulinoise, émerge, énorme, résonnant dans la chapelle, s'emparant de l'écho qui le fait multiple.

Mouhahahahahah !!! Mouhahahahahah

Pliée en deux, mal au ventre, mal aux côtes, elle se rend compte de l'incongruité de sa joie mais à chaque tentative pour stopper ce fou rire, elle est prise d'une nouvelle crise. Et arrive ce qu'il doit arriver, elle perd l'équilibre, s'affole, essaye de se rattraper aux nippes de So, saisi le drap sur lequel elle est assise, emportant le tout dans sa chute.

Sooooooo !!!!!

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Carmen_Esmée.
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MessageSujet: Re: Mariage d'Alethea et d'Eragon - 3 décembre 1458   Ven 10 Déc - 1:55

[Quand le calme revient enfin...]


Carmen assise essayait de rester passive à tout ce qui l'entourait... la femme qui baigna le gueux, une autre qui monta sur l'Autel, saccageant la décoration que la jeune fille avait fait... la chute... les discours pour ne rien dire, alors que le silence aurait été si doux ! Et maintenant l'arrêt de la cérémonie ! Mais pourquoi faisaient ils tous étalage de leur vie et de leur avis ! Puis un homme au lieu de se taire, sermonna à son tour Rick qui le fit avec l'assemblée... Voulaient ils gâcher cet instant que la jeune fille imaginait magique jusqu'alors ?

La jeune fille serrait tant ses poings qu'ils devinrent rouge et douloureux...


Bien !

Carmen se leva et frappa des mains afin d'avoir un peu d'attention... elle aurait voulu exploser mais elle se contenu...

J'aimerai que chacun regagne sa place... sur les bancs, et que nous reprenions la cérémonie... s'il vous plait pour Théa et Eragon... c'est leur grand jour ! Nous savons tous à présent qu'ils s'aiment et qu'ils veulent s'unir l'un à l'autre dans la maison du Très Haut.

C'est pourquoi j'aimerai leur dire quelques mots le temps que le calme revienne...

Carmen se tourna a présent vers le couple... elle était émue, sa voix et son corps la trahissait...

Nous lisons dans vos yeux un bonheur merveilleux. Le voilà enfin ce grand jour... le votre... où vous engagez votre Amour, devant un parterre d'amis venus assister à la cérémonie ravit de vous entendre vous dire oui !
Savez vous à quoi vous vous engagez ? Une belle aventure bien sur, sans menace ni torture... A l'enfer lunaire tous les rabat-joies qui ne croient pas en l'amour !
Moi je veux croire que ce bonheur qui vous inonde, va grandir encore et encore... nous en serons tous les témoins, en tant que tels, faisons de cette journée, un agréable souvenir.

Carmen alla s'asseoir, après avoir fait un sourire aux invités...





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pierrot-le-fou
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MessageSujet: re   Ven 10 Déc - 3:00

t'as une touche coco........

Loin de fuir, le bellâtre semble attirer la femelle,c'est tout bon ca, s'en faire un ami, pour la vie, il pourrait être l'appât, et occasionnellement l'amant, le doux, le tendre, ensembles et inséparables partout dans le royaume on pourra dire...'tiens voila arthur et pierrot' alors il rêvasse l'édenté, le paysage apparaît se dessinant dans son imagination débordante, main dans la main, des chemins qui s'ouvrent devant eux, parfois la main glisse de la taille aux fessiers, des formes virils, endurcies par le temps, une musculature d'ébène, et de la sueur, beaucoup de transpiration, qui permet aussi l' enchantement du plaisir charnel..

Un rire, qui n'en finit pas, tout bon ca..Comme on dit par chez lui, fais la , le, rire et il a déjà un panard dans la couche, pour lui il sera son foy du roy, pour lui il se fera jovial et jouette, quand on aime, ca change un homme.


]b]Merci l'ami. Ta proposition est alléchante, vraiment... Aaaahhh... diable, j'avais oublié quel point ça pouvait faire du bien...[/b]

Le sourire ravage le visage de Pierrot, de charmeur il est devenu mielleux, ses yeux ne sont plus qu'un océan de miel ou le bellâtre peut s'y noyer en poussant des gémissements d'ourson, laper dans la fange,un bain de volupté ou chacun éperdument amoureux se tâtonnerait en prémices, émois, tremblements, un frisson passe en transperçant son corps fourbu; ce n'est pas le froid, mais bien son corps entier qui s'ouvre, s'émerveille, il a cherché sa vie durant a trouver son autre pour y tomber dessus auprès d'un arbre.


Tu sais quoi? C'est d'accord. Mais il faut que tu en gagnes le droit. Joignant le geste a la parole son doux, son tendre lui envois un bâton, il s'en sait, regard coquin, jouer? des accessoires il est prêt a tout, pourquoi pas....J'ai besoin de me dépenser, et une folle envie de me battre. Ce n'est ni le lieu, ni le moment, mais après tout, on ne choisit jamais quand on doit combattre, pas vrai? Tout ce que tu veut mon adoré, je ne peut que devant toi accéder a tes désirs, après tout c'est l'Auvergne, rempli de gens curieux, dont les mœurs appercu en taverne, ne laissent aucun doute a l'étrangeté des relations charnelles, et les coups pleuvent, son autre dévoilant toute la bestialité contenue, le sourire de l'édenté laisse place a la surprise,une première frappe l'atteint, la douleur ne se fait pas ressentir, son bas ventre lui chauffe tant, le coup pourtant donné avec vivacité lui procure une étrange sensation de volupté, dans une respiration forte il se laisse porter au bout de l'extase, dans le monde ou il vient s'adonner aux joies des délices en pleine rues est impensable, l'idée de suivre ce cortège, est la plus belle chose arrivé depuis bien longtemps.Pliée en deux par un coup inattendu, il tombe au sol, ses jambes ne le portent plus, et il regrette déjà son plat de fayot agrémenté des saucisses avalées quasiment sans les mâchouiller, cela remonte inexorablement de son estomac a sa bouche, il déglutit pourtant, mais rien n'y fait,il est deja trop tard, en un jet spectaculaire les saucisses fumantes et haricots s'étalent sur le sol, presque intacte , la digestion n'ayant pas eu le temps de faire son œuvre, juste peut être que..... Finalement mélangé a du bourbon volé, l'odeur n'est pas folichonne, mélange de purins et de fange, il regarde son petit tas déposé presque fier de son oeuvre, se relevé péniblement.

Alors l'ami? On continue? Toi qui attaques, ce coup ci...

Le bougre, rigole pas il en veut encore, p'tin ca fait mal d'aimer, mais plus tard au coin du feu il saura comment le prendre, et lui apprendre que parfois aimer en tendresse, c'est pas si mal que ca, faudra le mettre au pas le costaud, mais quand il lui aura donné, suffisamment d'amour, le reste viendra.


Ha mon coco, toi quand tu aimes tu lésines pas hein!! mais j'ai promis a mes amis les mariés d'assister a leur copulation, fin a leur pré-copulation , alors attend moi la,sage je reviens, a tout vite mon cœur!!!

Jamais le Pierrot avouera, qu'il a plus l'age a la fornication violente, fut un temps la gueuse lui résistait aussi, il savait courir derrière et la plaquer au sol, en retroussant le jupon, avait bien eu la fois, ou il avait du prendre des chemins boueux, quand il ne savait pas trouver son chemin, pour l'instant il devait récupérer un peu, il grimpa les marches de la chapelle en se tenant les côtes, ouvrit les portes de la chapelle et entra.


Le mariage est commencé???? braves gens je vous salue, permettez pardon, pardon, se frayant un chemin en jouant du coude pour espérer avoir une bonne place assise, bon sang que les coups de bâton pouvaient lui avoir fait effet, rien que au niveau des intestins, il sentait les flatulences sortir a ses pas, de légers bruit accompagnant son déplacement, l'odeur remontait doucement pour flotter telle un parfum de tradition.
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Honoré.Saint_cyr
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MessageSujet: Re: Mariage d'Alethea et d'Eragon - 3 décembre 1458   Ven 10 Déc - 4:42

Le diacre resta interdit l’espace de quelques instants réfléchissant certainement à sa riposte pour contester le prêtre ou peut-être pas…on allait pas tarder à le savoir… Lorsque tout à coup l’une des auvergnates s’esclaffa,-Honoré les avait oubliées ces deux-là- elle se tenait les côtes tellement elle était hilare, elle semblait au bord de l’étouffement. S’ensuivit un vacarme assourdissant qui fit trembler les murs de la petite chapelle et saisit si fort Honoré qu’il en lâcha sa canne. Il vacilla mais tînt bon, il resta stable dans sa position initiale.

En fait, les deux donzelles en lévitation venaient de se prendre une gamelle en emportant avec elles les chandelles dont la cire chaude se répandit sur le sol et sur le livre des vertus, heureusement elle se solidifia rapidement au contact du marbre froid et le livre saint ne prit pas feu, il n'aurait plus manqué que ça pensa Honoré. Quant à la corbeille qui servait à faire la quête, les quelques deniers qui avaient été déposés dedans roulèrent jusqu'aux pieds du curé qui se dit que ça ne pesait pas bien lourd, il ne risquait pas de se casser un orteil avec si peu.

Le prêtre aurait bien ramassé la monnaie mais cette option lui parut dangereuse pour sa position, s'il faisait un faux mouvement il courait à la catastrophe, il avait déjà vécu cette situation en la cathédrale du Mans, il ne comptait pas revivre cette mésaventure, que nenni, plutôt rester debout que finir à genoux... Qu'à cela ne tienne, Honoré étant aussi un modèle de galanterie, il se dirigea prudemment vers l’autel, il présenta sa main à l’une des deux jeunes femmes, l’aidant ainsi à se relever, il en fit autant pour l’autre tout ça malgré ses douleurs intensifiées. Tandis qu’il leur chuchotait à l'oreille sur un ton badin:
"...Le Très-Haut peut-être facétieux vous savez? Une nouvelle intervenante s’adressa à l’assemblée déjà si ébranlée.

Honoré se tourna et il découvrit le visage d’une très jeune personne, elle devait avoir dans les treize ou quatorze ans, il l’écouta et se dit que la vérité sortait toujours de la bouche des enfants. Pendant qu’elle causait, Honoré retourna prêt de sa canne, qu’il préféra laisser à même le sol, pour l’instant, puis le curé se perdit dans les méandres de sa réflexion. Il se rappela le sermon qu’il avait commencé à rédiger pour le dire lors d’un office en Anjou le jour de la Saint-Nicolas, entretemps, il avait décidé qu’il ne retournerait pas chez les angevins, ses raisons étant multiples…Le prêtre se laissa entrainer dans ses idées méditatives qu’il en fut totalement déconnecté de la réalité qui l’entourait, il resterait certainement dans cet abandon jusqu’à la fin de la cérémonie, rien ni personne ne le sortirait de cet état s’il ne le décidait pas…



Dernière édition par Honoré.Saint_cyr le Dim 12 Déc - 5:25, édité 1 fois
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xedar
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MessageSujet: Re: Mariage d'Alethea et d'Eragon - 3 décembre 1458   Ven 10 Déc - 6:12

Le Xedar y comprenait rien, il y avait un diacre, un curé, des chuchotis, des agitations, ça causer de liberté.
Ha si, Xedar avait compris quelque chose à un moment donné, fallait réciter le credo, ce qu'il s'empressa de faire.


Je crois en Dieu, le Très-Haut tout Puissant,
Créateur du Ciel et de la Terre,
Des Enfers et du Paradis,
Juge de notre âme à l'heure de la mort.

Et en Aristote, son prophète,
Le fils de Nicomaque et de Phaetis,
Envoyé pour enseigner la sagesse
Et les lois divines de l' univers aux hommes égarés.

Je crois aussi en Chritos,
Né de Maria et de Giosep.
Il a voué sa vie à nous montrer le chemin du Paradis.
C'est ainsi qu'après avoir souffert sous Ponce,
Il est mort dans le martyr pour nous sauver.
Il a rejoint le Soleil où l'attendait Aristote à la droite du Très-Haut.

Je crois en l'Action Divine
En la Sainte Église Aristotélicienne Romaine, Une et Indivisible
En la communion des Saints
En la rémission des péchés
En la Vie Éternelle.

Amen


Puis il y avait des interventions qu'il trouvait déplacé dans un mariage, bref il y avait quelque chose de bizarre.
Et il aimait pas ça, il lui semblait que c'était encore de sa faute, bien que à vrai dire il n'est rien fait mais bon...il était soupçonneux le Xedar.
Il chercher donc du regard Eragon afin de savoir si tout ça était bien normal...

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Cyphus
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MessageSujet: Re: Mariage d'Alethea et d'Eragon - 3 décembre 1458   Ven 10 Déc - 7:15

Le Comte et la Comtesse du Poitou assistent sans mot dire à la scène, voilà un bien singulier mariage...
Ils essayent de comprendre ce qui se passe.
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sofio
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MessageSujet: re   Ven 10 Déc - 7:59

Pourquoi........

Petit havre de paix, un crédo, des gens heureux qui s'aiment.Fin' le temps de la cérémonie déjà ca, et des sourires partout, a toutes les femelles qui sourient, elle sont béates d'avoir sorti leurs plus beaux apparats, souriante de sortir , surement que cela sentait de trop le renfermé, pour certaines, puis surement que c'est ainsi que on se fait des connaissances, oui..elle avait toujours entendu dire dans les mondains des phrases classiques du genre ...hihi j'ai connu mon futur lors du mariage de ..tartampion, un regard a suffit et depuis nous avons échangé nos vœux...a gerber .D4ailleurs en parlant de vœux cela ne devait t'il pas être le moment?il fout quoi Rick, et la tous le monde s'en mêle y va de son petit grain personnel, manquerait plus que l'histoire de mémé Gertrude du temps de son mariage et la coupe sera pleine, pleine comme........

La table chancelle, le monde tourne autour,
Mouhahahahahah !!! Mouhahahahahah au sein d'une église, on pourrait y voir le signe du sans nom, en ce moment, peut être lui aussi a t'il un truc a dire, une anecdote a conter, mais non ce n'est que le rire gras de Ninon, une crise? un manque? elle se tape le front, oui!!! trop de temps en ces lieux, la transformation commence.

Le plafond bouge, le sol tremble, elle vit sa chute comme ses derniers moments, au ralentit, juste quelques instants, ressent les mains de ninon qui s'accroche mais entrainée elle même, Sooooooo !!!!! ne peut que inévitablement glisser, le sol est si dur, froid.

Une main charitable se pose sur elle l'aidant à se relever, un réconfort dans ce monde de brute, elle s'émerveillerait presque, c'est le témoin du presque marié qui sera marié que si le diacre le veut bien, parce que il le vaut bien, .Le Très-Haut peut-être facétieux vous savez
elle sourit façon mode, mais regarde inquiète partout et si..... un signe de la haut, peut être que... alors il voit tout, il sait surement aussi pour sa beuverie de la veille et toutes les choses qu'elle a dite!!! il sait aussi pour ses nombreux péchés de chairs , il sait....il a tout vu, mais il dira rien hein..enfin elle l'espère,sa foi se met en mode prioritaire, elle va être pieuse, la plus prude si il le faut, elle ira a l'église le dimanche, elle filera autre chose que des coups de pieds aux pauvres, elle arrêtera de vouloir frapper du cureton, le tout est qu'il se taise, et même que.....

Elle se met a genoux devant l'autel joignant les deux mains, comme le jour ou elle a rampé devant l'archevêque implorant la pitié le pardon et d'une voix qui se veut la plus douve possible elle récite.



Je crois en Dieu, le Très-Haut tout Puissant,
Créateur du Ciel et de la Terre,
Des Enfers et du Paradis,
Juge de notre âme à l'heure de la mort.

Et en Aristote, son prophète,
Le fils de Nicomaque et de Phaetis,
Envoyé pour enseigner la sagesse
Et les lois divines de l' univers aux hommes égarés.

Je crois aussi en Chritos,
Né de Maria et de Giosep.
Il a voué sa vie à nous montrer le chemin du Paradis.
C'est ainsi qu'après avoir souffert sous Ponce,
Il est mort dans le martyr pour nous sauver.
Il a rejoint le Soleil où l'attendait Aristote à la droite du Très-Haut.

Je crois en l'Action Divine
En la Sainte Église Aristotélicienne Romaine, Une et Indivisible
En la communion des Saints
En la rémission des péchés
En la Vie Éternelle.

Amen

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Matthis
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MessageSujet: Re: Mariage d'Alethea et d'Eragon - 3 décembre 1458   Ven 10 Déc - 8:54

Matthis se tenait aux côtés de son oncle le diacre, il était avec son petit frère et son cousin, et puis Patience et Esteban aussi, la petite chorale improvisée du jour suivait l'office tranquillement, ils se tenaient sagement, cela changeait, parce que sur les terrains de soule, ils riaient plutôt beaucoup. Matthis encouragea Alexandre en le poussant doucement pour que le garçonnet aille chercher le livre des vertus et le tende à Rick. Matthis lui sourit, la relation Rick-Alexandre s'améliorait de jour en jour.

Puis, il ferma les yeux un instant pour se recueillir, mais lorsqu'il les ouvrit à nouveau, il ne trouva que chaos dans la petite chapelle, Rick était parti nettoyer le bénitier, il ne voulait plus poursuivre la cérémonie, un curé se leva et prit la parole, comme beaucoup d'autres invités, Matthis regarda ses parents, sans doute rouge de voir ce qui se déroulait dans leur chapelle, en leur domaine, puis des gens grimpèrent sur l'autel et puis des choses furent renversées.

Matthis porta les mains sur ses oreilles et se retint d'hurler, les adultes ne savaient pas se tenir, finalement, tout se calma et Matthis regarda sa cousine et son futur cousin. Sans doute que tous ces gens n'avaient pas su voir la détresse de son oncle, la perte de Tiadriel et de deux de ses enfants étaient choses terribles, Matthis se glissa auprès de son oncle.


Ne t'inquiètes pas tonton, l'on va tout remettre en ordre. Je crains que personne ici ne comprenne la douleur qui te ronge. Continue... Pour Théa et Eragon.

Matthis se recula et écouta sa cousine, Carmen avant de se placer devant le futur couple et puis les invités.

Bonjour à toutes et à tous.
Vous ne me connaissez peut-être pas, mais je suis Matthis de Toggenburg-Marigny-Serna-Haripse, le cousin d'Alethéa et le fils des Barons de Cournon qui vous accueillent en leur domaine pour ce si grand jour.
J'aimerai dire quelques mots à mon tour aux futurs époux.
Alethéa. Tu as beaucoup de chance d'avoir choisi Eragon comme futur époux, il sera prendre soin de toi et puis il te représentera aux joutes.
Eragon. Tu as beaucoup de chance d'avoir Théa à tes côtés. C'est une très gentille cousine et elle sait se battre. C'est rare chez les dames. Et elle ne vous prendra pas trop d'argents dans les robes.


Matthis regarda sa mère et son père avec un grand sourire, son père disait que sa mère lui coûtait cher en robes, puis avant de retourner auprès de Rick.

Avec Timothée, Alexandre, Esteban et Patience, nous allons tout remettre en place pour que Rick puisse reprendre la cérémonie.

Aussitôt dit, aussitôt fait. Matthis retourna auprès des siens et les enfants ramassèrent la nappe et à eux cinq ils l'installèrent de nouveau, ramassant les chandelles, Rick les rallumerait, puis la petite panière pour les pauvres et les décorations de Carmen. Puis le livre des vertus qu'Alexandre amena de nouveau à Rick. Les enfants restèrent ensuite sagement sur le côté, les bras dans le dos, la cérémonie pouvait reprendre.

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forth_with
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MessageSujet: Re: Mariage d'Alethea et d'Eragon - 3 décembre 1458   Dim 12 Déc - 11:22

Très souvent Forth aimait faire cela. Se rendre le plus discret possible, se faufiler, ne pas se faire voir et venir aux évènements où on l'invitait. Il portait ce jour là un liripipion noir sur la tête, une veste avec des manches tout en noir aussi surmonté d'un grand manteau. Il avait aussi des braies par-dessus des chausses très sommaires. Sans son invitation à l'entrée les gardes l'auraient peut-être même refoulé. Il ne s'en offusqua nullement. Il avait choisi volontairement cette tenue pour sa discrétion. Il suivait donc tranquillement depuis le début la cérémonie, répétant à chaque fois avec tout le monde les paroles.
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Jehan de Proisy
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MessageSujet: Re: Mariage d'Alethea et d'Eragon - 3 décembre 1458   Dim 12 Déc - 12:53

Le Vicomte suivait la cérémonie ou plutôt ce qui en tenait lieu...
Pour le moins si ce mariage se faisait, les époux s'en souviendraient ça c'est sur!
Il écouta les uns les autres ne fut point étonné de voir Honoré ajouter son grain de sel fustigeant tel le preux pourfendant le dragon alors qu'on était en un lieu sanctifié et que seuls les époux étaient importants.
Il se pencha vers Lee...


Ma Douce je crois qu'ils vont longtemps se souvenir de leur mariage vous ne pensez pas? Le cousin Davor m'a l'air pas mal dérouté...pour un Capitaine c'est un comble non?

Il sourit serrant un peu plus fort la main de son aimée.
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Eragon.
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MessageSujet: Re: Mariage d'Alethea et d'Eragon - 3 décembre 1458   Lun 13 Déc - 0:11

[Il va falloir que ça cesse]

Décidemment jamais rien ne se passait comme on le voulait dans la vie.. et même à son propre mariage ça ne se passait comme sur des roulettes c'est à dire dans le CALME et le SILENCE qu'impose une église. Ben oui, on aurait pu croire qu'une fois que Bess Baile et Honoré auraient appuyés les propos du Poitevin, rick serait revenu, aurait poursuivi la cérémonie et ils auraient pu enfin profiter de la nuit de noce de leur mariage. Et même si la première partie se passa bien, le reste fût légèrement chaotique.

Peut être que les justifications de Rick étaient de trop, n'avaient pas leur place pendant le mariage.. peut être que la seconde intervention d'Honoré bien qu'elle ne soit pas dépourvu de sens, n'étais pas non plus à faire en plein milieu de ce moment sacré. Mais il connaissait bien le vieil homme et jamais il n'aurait pensé à mal, sa conscience l'avait peut être poussé à faire des choses qu'il n'aurait pas du.
Eragon posa une main sur l'épaule de son ami, pour lui faire comprendre qu'il n'avait pas besoin d'aller plus loin, il agrémenta même son geste de quelques paroles.


Calme toi mon ami, c'est un mariage tout de même.. n'allons pas transformer ça en pugilat.

Il lui sourit doucement, pensant que l'incident était clos, mais non, c'était sans compter la précieuse aide d'une des témoins de Théa qui ne trouva rien de mieux à faire que de s'esclaffer à en faire trembler les murs et de tomber de l'autel (sur lequel elle n'aurait jamais du monter par ailleurs) emportant dans sa chute tous ce qui allait servir à la cérémonie.
Eragon la fustigea du regard, l'invitant à déguerpir au plus vite sur les bancs, elle avait fait assez de dégâts au premier plan. La deuxième témoin elle semblait être prise de démence puisqu'elle se jeta à genou devant l'autel pour réciter une confession qu'elle aurait du réciter vachement avant.

Non non on est pas dans une foire au bétail, on est bien à un mariage.

Les deux seules interventions les plus censées provinrent des plus jeunes invités au mariage, membres de la famille à Théa. L'autel fût vite remis en place par une tripotée d'enfants, et Eragon commença à se soucier des alliances, dans tout ça il les avait oublier. Il fallait qu'il empêche la surprise d'arriver maintenant, ça serait une autre occasion pour que la chapelle se retrouve encore une fois sans dessus dessous. Par des gestes discret il réussit à faire comprendre au valet censé amener le cadeau qu'il ne fallait pas qu'il le fasse.
Ce serait donc des enfants qui porteraient les alliances, le futur marié fît signe a Esteban et Alexandre de venir les apporter à Rick afin qu'ils puisse les bénir.
Les deux alliances étaient identiques, pour rapeller le lien qu'il y avait entre eux, l'amour qu'ils éprouvaient l'un pour l'autre.
Les bagues avaient été commandées par le Poitevin à un joaillier Parisien reconnu qui avait été étonné de voir un Héraut d'Armes lui demande des bagues si simple pour son mariage.



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Rick
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MessageSujet: Re: Mariage d'Alethea et d'Eragon - 3 décembre 1458   Lun 13 Déc - 12:29

Rick aimait les cérémonies qui sortent de l’ordinaire mais là... Au discours du curé, il avait eu plusieurs réactions intérieures, toutes différentes les unes des autres. Il prétendait ne pas juger et pourtant il donnait son avis. Il avait raison sur certains points comme le fait que le Très-Haut les jugerait tous à l’heure de leur mort, mais il oublie une chose essentielle en s’adressant à lui. Lui, n’était que diacre chapelain. Il n’avait pas de grande église dans une ville du royaume surpeuplée mais rien que des petites chapelles de nobles qui aimaient sa manière de faire. Alors certes, il n’avait pas fait le séminaire et ne connaissait pas tous les rouages de la religion. Et oui, malgré son choix de servir le divin, il ferait quand même passer sa famille avant. Il avait failli lui dire tout cela, mais à quoi bon faire une joute orale devant deux amoureux qui ne demandent qu’à s’unir devant le Très-Haut. La seule chose sur laquelle il avait plus sérieusement tiqué c’est lorsqu’il avait osé dire qu’il était égoïste et ne pensait qu’à lui. Il ne le connaissait que depuis quelques heures et pourtant il l’avait déjà catalogué sans autre forme de procès parce que son chagrin de veuf était encore trop présent. Il fut sorti de ses pensées par le rire indécent de la témoin. Non seulement, elle oublié l’endroit où elle était mais en plus, elle semblait posséder par la bête sans nom. Pourtant durant la pastorale, ils avaient évoqué la tentation de l’ombre et comment tenter d’y remédier. Il aurait certainement baisser les bras devant tant d’incompréhension et tant d’obstacles au mariage.

Et soudain la lumière divine qui prend la parole de la sage Carmen. Eh oui même la benjamine des cousines savait parfois être sage. Espiègle certes mais de la jugeote quand même.


J'aimerai que chacun regagne sa place... sur les bancs, et que nous reprenions la cérémonie... s'il vous plait pour Théa et Eragon... c'est leur grand jour ! Nous savons tous à présent qu'ils s'aiment et qu'ils veulent s'unir l'un à l'autre dans la maison du Très Haut.

C'est pourquoi j'aimerai leur dire quelques mots le temps que le calme revienne...


Rick la laissa s’exprimer, le sourire aux lèvres

Nous lisons dans vos yeux un bonheur merveilleux. Le voilà enfin ce grand jour... le votre... où vous engagez votre Amour, devant un parterre d'amis venus assister à la cérémonie ravit de vous entendre vous dire oui !
Savez vous à quoi vous vous engagez ? Une belle aventure bien sur, sans menace ni torture... A l'enfer lunaire tous les rabat-joies qui ne croient pas en l'amour !
Moi je veux croire que ce bonheur qui vous inonde, va grandir encore et encore... nous en serons tous les témoins, en tant que tels, faisons de cette journée, un agréable souvenir


Le diacre remercia sa cousine puis se fut au tour de Matthis de venir jusqu’à lui et de lui chuchoter qu’il s’occupait de nettoyer les bêtises des témoins de Thea. Puis à son tour, suivant l’exemple de son modèle, il s’adressa aux invités

Bonjour à toutes et à tous.
Vous ne me connaissez peut-être pas, mais je suis Matthis de Toggenburg-Marigny-Serna-Haripse, le cousin d'Alethéa et le fils des Barons de Cournon qui vous accueillent en leur domaine pour ce si grand jour.
J'aimerai dire quelques mots à mon tour aux futurs époux.
Alethéa. Tu as beaucoup de chance d'avoir choisi Eragon comme futur époux, il sera prendre soin de toi et puis il te représentera aux joutes.
Eragon. Tu as beaucoup de chance d'avoir Théa à tes côtés. C'est une très gentille cousine et elle sait se battre. C'est rare chez les dames. Et elle ne vous prendra pas trop d'argents dans les robes.
Avec Timothée, Alexandre, Esteban et Patience, nous allons tout remettre en place pour que Rick puisse reprendre la cérémonie
.

A la petite injonction du plus grand, les enfants se mirent au travail. Nappe et chandelle fut ramassées en un rien de temps, la décoration n’était pas aussi bien soignée que lorsque ce fut Carmen qui s’en était occupée mais il y avait de l’idée. Et son Livre des Vertus lui fut même ramené par Alexandre en personne. Rick se mit à genoux pour être à la hauteur de son jeune cousin et lui fit un bisou pour le remercier, puis jette un oeil à la future mariée, connue pour son absence d’attachement aux enfants. Il se redressa et prit enfin la parole

Merci à vous les enfants ! Merci Matthis, Timothée, Alexandre, Patience et Esteban, mes enfants de choeur ! Merci à toi Carmen ! Malgré votre jeune âge

Rick appuya bien sur jeune en regardant Carmen

Vous avez su montrer plus de qualités morales que les adultes ici présents. Vous êtes la joie de vivre dans cette chapelle et je suis heureux de vous voir à mes côtés. Vos parents doivent être heureux comme je le suis

Puis regardant les trois orphelins, il s’adressa plus particulièrement à eux

Vos parents sont aussi fiers de vous, de là-haut, vous pouvez en être certain.

Un signe de la main d’Eragon appelant les enfants et Rick se méprenant sur les intentions de son futur cousin se pencha vers Timothée et Patience et leur expliqua ce que le futur marié attendait d’eux. C’est empreint d’une fierté toute paternelle qu’il regarda son neveu accompagner sa cousine, Patience Dame de la Marguerite se diriger vers le couple marié. La petite fille s’attarda un instant vers la mariée et la regarda en souriant

Tu es zolie aec ta zolie robe. Quand ze serais grande j’en veux la même que toi !

Rick sourit en entendant sa fille de trois ans et demi parler à la mariée. Elle se dirigea ensuite vers Eragon accompagnée par son cousin et récupéra le précieux fardeau pour les amener jusqu’à lui. Le diacre s’en empara pour s’occuper de la bénédiction. Il sourit en voyant que les deux anneaux étaient identiques.

Seigneur, vois devant Toi, cet homme et cette femme qui s’aiment à travers Toi et qui veulent faire de Ta route, leur route, qui veulent suivre Tes engagements comme leurs engagements. Aujourd’hui, avec ces anneaux qui sont bénis en Ton nom, ils porteront les marques visibles de leur amour aux yeux de tous et de toutes ! Ces deux cercles ne voient ni le début ni la fin de leur amour. Ils sont inaltérables comme leurs sentiments en Toi, Seigneur ! Que ces anneaux magnifiques soient pour eux le bouclier contre la Bête Sans Nom et qu’ils les protègent de toutes tentations hors de Ta route, Seigneur ! Que Ta protection céleste et solaire soit signe pour eux de suivre dans Tes sillons, Ton enseignement !

Rick les avait élevés en direction du toit de la chapelle pour les montrer aussi bien au Tout Puissant qu’aux invités. Puis s’adressant à la communauté religieuse, il leur dit

Ces deux alliances en tout point identiques sont la volonté de ce couple de ne vouloir faire qu’un. Ils tendent l’un comme l’autre à se retrouver, conjuguant les verbes à la première personne du pluriel plutôt que du singulier. Pour certains, ce ne sont que des vulgaires bouts de métal mais pour eux, c’est le signe de leur amour éternel où on ne voit plus ni le début ni la fin. La fin n’existe pas quand on aime vraiment. On aime au-delà de la mort et celle-ci ne sépare que deux corps et non pas deux âmes.

Rick avait la voix un peu chevrotante à ce moment-là, ému par les pensées qui lui revenait à l’esprit. Mais en aucun cas, il aurait dit plus, pour éviter que certaines personnes lui rappellent qu’il n’avait pas le droit de faire place à ses sentiments face à ceux du Très-Haut. Puis il s’adressa aux futurs mariés pour leur rappeler leurs engagements

Vous vous rendrez vite compte que le mariage n’est pas une route droite qui vous-même de l’Eglise jusqu’au Soleil. Sur votre chemin, vous aurez des embûches, des difficultés à surmonter. Vous connaîtrez sûrement la maladie, peut-être la pauvreté et qui sait, les revers de médailles. Vous croiserez de nombreuses fois la Bête Sans Nom sur votre chemin qui prendra tour à tour des visages différents pour vous faire peur. Mais le pire pour vous, c’est que vous aurez à supporter l’éloignement et la séparation vu l’engagement que vous avez pris à travers l’Ordre de la Licorne. Mais parce que vous avez compris que le Très-Haut était votre allié dans cette quête du paradis solaire et parce que vous avez choisi d’unir votre amour à travers son regard, alors vous ne serez plus tout seul pour affronter ces embûches, vous serez trois grâce à l’aide bienveillante de Notre Seigneur.

Puis Rick regarda sa cousine droit dans les yeux et lui dit

Alethea as-tu bien pris conscience du poids sur tes épaules ? As-tu bien compris que ton rôle d’épouse ne sera pas de tout repos ? Es-tu prête à aimer Eragon dans la joie comme dans la tristesse, dans la richesse comme dans la pauvreté, dans la santé comme dans la maladie et cela jusqu’à ce que le Très-Haut décide de rappeler l’un d’entre vous à ses côtés ? Thea es-tu prête aussi à porter l’enfant que le Tout Puissant t’offrira à toi et à Eragon, à l’aimer et à l’élever dans la plus grande tradition aristotélicienne ? Si c’est le cas, tu as juste à dire je le veux.

Rick leur adressa un sourire attendant la réponse de sa cousine

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Honoré.Saint_cyr
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MessageSujet: Re: Mariage d'Alethea et d'Eragon - 3 décembre 1458   Mar 14 Déc - 3:13

Eragon s’approcha de son prêtre d’ami pour venir lui susurrer quelques mots d’avertissement tout « eragonesque » à l’oreille.

Honoré eut beaucoup de difficulté à imaginer le pugilat dont parlait le Hérault poitevin, jamais au grand jamais le prêtre ne serait arrivé à ce point, ce n’était pas son intention loin de là. Le curé ne cherchait pas la bagarre, il provoquait à dessein, il sourit gentiment à Eragon avant de lui répondre en chuchotant :


- Eragon mon ami, si tu as dans ton souvenir que j’en sui arrivé à si bas comportement, c’est que ta mémoire est tronquée, certes, je suis un provocateur, mais nulle colère ne m’anime, je ne fais jamais rien par hasard et j’attends les réactions de mes interlocuteurs pour savoir exactement de quel bois ils se chauffent, c’est toujours très instructif !

Honoré souriait toujours à son ami avant de surenchérir…

- Maintenant, attendons la suite de la cérémonie pour savoir comment le diacre réagira face à ce qu’il a engendré, je reste confiant, c’est un homme intelligent, il saura se tirer de ce mauvais pas haut la main quitte à ce que je passe pour le vilain pas beau, je suis prêt à assumer ce rôle de bouc émissaire pourvu que tes épousailles se poursuivent dans le bonheur et la paix.

Honoré donna une tape amicale dans le dos d’Eragon avant de clore la discrète conversation:

- Tu peux aller rejoindre ton aimée en toute quiétude!....

Laissant chacun reprendre sa place, Honoré s'était laissé soustraire à l'ambiance qui régnait au sein de l’édifice religieux par ce qui surplombait l'assemblée, ce en quoi seuls les prêtres pouvaient accéder de leur vivant parce qu'ils étaient ordonnés, cette quintessence nourricière qu'on appelait éther et qui les transcendait.

Lorsque tout à coup, il fut tiré de sa spirituelle concentration par un second enfant, c’était un garçon. A son tour il alla de son petit discours pour ramener le calme en la sainte Chapelle sainte-boulasse, il alla jusqu’à proposer de remettre de l’ordre dans cette pagaille.

En les observant, Honoré se laissa submerger par l’émotion, c’était si attendrissant et spontané, les enfants venaient de relever le défi la tête haute, Honoré était ravi que ce furent eux qui eurent pris cette initiative, la leçon valait pour tout le monde icelieu
.

Un petit moment plus tard, la cérémonie reprit son cours, Honoré était content de contempler la dignité avec laquelle le diacre poursuivait son office…Allez se dit Honoré tous ces débordements, quels qu’ils furent, ne sont pas vains, le jeu en valait la chandelle!

Honoré n'avait pas encore pu se baisser pour ramasser sa canne, il fit un signe à la jeune fille qui s'était manifestée la première, il semblait à Honoré qu'elle s'appelait Carmen, pourvu qu'elle vienne pensa le prêtre , je ne voudrais pas en remettre une couche en m’étalant ou en restant coincé, ce serait redondant, au demeurant...
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Alethea de Saint Yriex
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MessageSujet: Re: Mariage d'Alethea et d'Eragon - 3 décembre 1458   Mar 14 Déc - 6:03

Encore une fois elle n’avait pu que laisser aller un regard impuissant de l’un à l’autre des protagonistes de cette tragique représentation. On ne pouvait pas dire d’Alethea qu’elle était bavarde alors c’est en silence que les obsidiennes de la Saint Yriex s’étaient promenées de Rick s’expliquant sur son deuil et leur mésaventure orléanaise au témoin d’Eragon lui rétorquant sa façon de penser. C’est en silence aussi, mais accompagné d’un léger sursaut puis d’un net recul, qu’elle s’était faite surprendre par le rire et la chute de Ninon. Et en silence, toujours qu’elle avait écouté Carmen puis Matthis demander à tout le monde de se calmer. Pourtant, sans être accompagné de paroles, le regard qu’elle avait posé sur Lui n’avait rien de silencieux. Cette cérémonie, si c’en était encore une, n’était plus la leur. Même les rappels à l’ordre n’étaient pas de leur fait. Mais elle ne bougerait pas. Pas question qu’elle exprime sa colère. S’ils n’étaient pas capables de comprendre rapidement, alors elle partirait. Un mariage, ça se réorganise, plus tard, plus loin. Un mariage à eux, sans commentaires ni remontrances… Mais ce regard ricoche dans celui de son promis et revient sur le reste de l’assemblée, suffisamment explicite pour que le silence se fasse autour d’eux cette fois. En quelques mots qu’elle n’entend pas, en quelques gestes qu’elle ne comprend pas il a fait revenir le calme et apporter les alliances.

D’un pas silencieux elle reprend alors sa place devant le diacre prête à écouter la suite des sermons lorsque qu’une petite quille de trois ans vient faire des commentaires sur sa tenue. Après avoir pris quelques secondes pour essayer de se souvenir à qui elle appartient et surtout comment elle s’appelle, Thea se baisse et lui murmure :
merci Patience, quand vous serez grande, si vous la voulez, je vous la donnerai pour votre mariage.

Debout, à nouveau, elle écoute d’une oreille distraite la bénédiction des alliances que le poitevin a fait apporter à Rick par les enfants. Elle sait à quelle vie elle s’engage en s’unissant à Eragon. Ils s’y sont essayés pendant des mois avant de ne plus avoir le droit de se revoir. De toute façon elle est une Licorneuse et elle ne deviendra pas une dame patronnesse parce qu’elle est mariée. Le passage sur les enfants qu’elle est censée lui donner, en revanche, lui tire un léger, très léger soupire de crainte qu’elle éteint dans le regard du brun qui lui fait face. Avec un peu de chance et le peu de fois où ils arrivent à se voir, ce ne sera pas pour tout de suite mais si ça doit arriver alors, de toute façon, elle n’a pas envie que ce soit avec un autre.

D’une voix posée et claire elle prononce enfin :


Je le veux.

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Dernière édition par Alethea de Saint Yriex le Mar 14 Déc - 7:58, édité 1 fois (Raison : un mot manquant et une répétition)
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Carmen_Esmée.
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MessageSujet: Re: Mariage d'Alethea et d'Eragon - 3 décembre 1458   Mar 14 Déc - 6:21

Mathis prit à son tour la parole, il s'adressa aux futurs époux puis ils ramassa les objets qui étaient tombé de l'Autel... Carmen souriait en voyant tous ses cousins œuvrait ensemble, ils étaient tous si mignon... les observant ainsi elle se rappela qu'elle leur avait promis que lorsqu'elle rentrerait à Cournon, elle leur expliquerait comment l'on fait les bébés... Aucune explication autre que la vérité ne lui était encore venu à l'idée... Il faudra pourtant mystifier quelque peu la version qu'elle connaissait...

Rick sortit la jeune fille de ses songes...
Merci à vous les enfants ! Merci Matthis, Timothée, Alexandre, Patience et Esteban, mes enfants de choeur ! Merci à toi Carmen ! Malgré votre jeune âge

Rick appuya un peu trop sur le "jeune" selon Carmen... elle comprit le message mais fit comme si de rien, l'adolescente n'avait pas fini de jouer avec les pauvres nerfs de son cousin... Elle lui réservait bien des surprises !


Vous avez su montrer plus de qualités morales que les adultes ici présents. Vous êtes la joie de vivre dans cette chapelle et je suis heureux de vous voir à mes côtés. Vos parents doivent être heureux comme je le suis


Le sourire de Carmen Esmée s'effaça... Elle eut une pensée toute particulière pour son père qui ne put épouser sa mère comme prévu, faisant d'elle au yeux du monde, une bâtarde... C'est en repensant à cela qu'elle suivait des yeux les alliances remonter une partie de la nef grâce à ses petits cousins et être soulevées vers le ciel pour qu'elles soient bénies.


Ces deux alliances en tout point identiques sont la volonté de ce couple de ne vouloir faire qu’un. Ils tendent l’un comme l’autre à se retrouver, conjuguant les verbes à la première personne du pluriel plutôt que du singulier. Pour certains, ce ne sont que des vulgaires bouts de métal mais pour eux, c’est le signe de leur amour éternel où on ne voit plus ni le début ni la fin. La fin n’existe pas quand on aime vraiment. On aime au-delà de la mort et celle-ci ne sépare que deux corps et non pas deux âmes.

Vous vous rendrez vite compte que le mariage n’est pas une route droite qui vous-même de l’Eglise jusqu’au Soleil. Sur votre chemin, vous aurez des embûches, des difficultés à surmonter. Vous connaîtrez sûrement la maladie, peut-être la pauvreté et qui sait, les revers de médailles. Vous croiserez de nombreuses fois la Bête Sans Nom sur votre chemin qui prendra tour à tour des visages différents pour vous faire peur. Mais le pire pour vous, c’est que vous aurez à supporter l’éloignement et la séparation vu l’engagement que vous avez pris à travers l’Ordre de la Licorne. Mais parce que vous avez compris que le Très-Haut était votre allié dans cette quête du paradis solaire et parce que vous avez choisi d’unir votre amour à travers son regard, alors vous ne serez plus tout seul pour affronter ces embûches, vous serez trois grâce à l’aide bienveillante de Notre Seigneur.


Chaque mot prononçait la rappeler à un souvenir particulier, ancien ou plus récent, ici l'éloignement lui rappela son ami William qu'elle avait laissé au Béarn... Le "oui" tant attendu de Théa fut prononcé...enfin ! Il ne manquait plus que l'approbation d'Eragon !
Carmen essayait d'être attentive aux visages des deux futurs époux quand elle fut interpellée par un homme, elle le reconnu... pour l'avoir jugé un peu plus tôt avec d'autres personnes de gâcher la cérémonie. Elle s'approcha de lui, elle l'observa un instant curieuse de savoir ce qu'il lui voulait... Elle aperçue une canne à terre, elle la saisit puis dans un sourire sincère, elle chuchota.


C'est la votre mon Père ?

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leello
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MessageSujet: Re: Mariage d'Alethea et d'Eragon - 3 décembre 1458   Mar 14 Déc - 9:13

Leello regarda Jehan, elle avait entendu Era prononcé les bons mots et c'était l'important.

Oui en effet amour.

Elle avait tout de même un peu de mal avec ce qui se déroulait mais bon il fallait s'y faire. Le Poitou la surprendrait toujours ...
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Apolonie
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MessageSujet: Re: Mariage d'Alethea et d'Eragon - 3 décembre 1458   Mar 14 Déc - 9:30

Par le clocher l'ectoplasme se faufile, de quoi gagner la chapelle, et se poser, sans vergogne aucune, en tailleur sur une poutre au dessus de l'autel. Tranquille, basile. Faut dire que ça fait un petit bail maintenant qu'elle n'est pas repassée par ici. La dernière fois, elle s'en souvient bien, sa dépouille reposait dans un cercueil un peu par ... là... là où se tient aujourd'hui sa filleule adorée. Apolonie a reçu les derniers hommages dans cette chapelle qui reçoit aujourd'hui le... cirque ? souk ? enfin le bordel qui tient lieu de cérémonie de mariage...

Elle n's'en offusque pas, la Sentinelle. Limite elle en rigole doucement. Après tout, telle marraine telle filleule. Elle se souvient l'Apo de ses propres noces, à Lignières, et d'un colosse qui avait bien fichu le bazar, en sortant au milieu de la célébration. 'Fin là, c'est pas l'même genre. Alethea a toujours moins donné dans le mélo que feue notre libertadienne. On croirait pas comme ça, mais l'Apo c'tait une grande sentimentale. L'aurait essayé d'arranger les choses, après avoir menacé Rick d'une dague s'il terminait pas son taff, gueulant un bon coup dans le lieu saint pour rétablir l'ordre, et serrant à la briser la main du futur époux.

Mais non... La Licorneuse a vach'ment plus de classe que la Nerra. Espérons qu'elle a aussi plus de gout, et qu'elle n'a pas choisi un mari qui s'en ira crever d'un coma éthylique derrière une taverne à peine quelques mois plus tard, laissant la jeune épousée avec un bide prêt à exploser. Apo ne peut plus rien faire, d'toute façon, même si Eragon décidait de jouer aux cons. Encore qu'elle trouverait surement un moyen... Seulement pour l'instant, à part picoler ectoplasmiquement et pester contre ces cons de gens qui s'évertuent à vivre connement sous ces cons de nuages, elle fout pas grand chose, mais elle observe quand même le futur marié. L'a l'air potable. Licorneux, comme de par hasard... Amoureux. 'Fin qui ne l'serait pas. L'ex-vicomtesse, comme toujours supeeeer objective en c'qui concerne ses protégés, considère qu'ils devraient tous baver aux pieds de Thea, mais que c'est surement pour des questions pratiques qu'ils ne le font pas (à savoir, éviter des inondations, et de gêner sa filleule pendant ses manoeuvres ou promenades à pied)

Soupir. Diantre de foutrecul, c'qu'elle est belle sa tribun. Positivement et juste magnifique. Apo vire mégalo avec le temps (non, elle l'était pas !) et se félicite d'avoir choisi cette jeune femme y'a quelques années pour l'accompagner, la former à peine c'qu'il faut pour la voir s'épanouir. Soupir, qui se transforme en rire tonitruant que personne n'entendra. Le fantome se bidonne en remarquant que la brune se balade sans chaussures. Un truc à attraper la mort, ça !

Quant aux témoins sur l'autel... Enfin... Ce que Thea veut, Apo le veut. Ou presque. Alors au final, ça donne une 'tite touche originale, et c'est loin de déplaire à la brune et ectoplasmique mercenaire. Qui évite soigneus'ment de regarder l'assemblée. Un peu trop d'souvenirs dans cette chapelle. D'ailleurs l'est temps d's'échapper. De toute façon, sa filleule est bien plus forte qu'avant. Elle a énormément gagné en présence, en charisme, en personnalité, en tout, en fait. Alethea, qu'elle suit toujours, d'une façon ou d'une autre, construit sa vie, et ça lui va bien au teint.

Apolonie s'laisse couler jusqu'à sa filleule, et se sachant hors de leur monde, se permet de glisser un "Meilleurs voeux, démerde toi pour être heureuse" des plus normaux. Puis rejoint la porte, la passe sans l'ouvrir, et sur le parvis apercevoir une silhouette agitée à l'orée du bois. Battement de coeur qui se rate alors même que le palpitant ne bat plus depuis longtemps. Doucement flotter jusqu'à lui, un sourire en coin, la mirette rieuse. Passer une main dans ses cheveux en bataille, posant ses lèvres au coin des siennes. "Toujours pas moyen de te faire rentrer dans une église hein ? Change pas, t'es parfait, mon Espoir." Et la brune fantomatique de disparaitre vers d'autres Horizons. Jamais loin. Jamais vraiment là.
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MessageSujet: Re: Mariage d'Alethea et d'Eragon - 3 décembre 1458   

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Mariage d'Alethea et d'Eragon - 3 décembre 1458
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