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 3.5 [21 Octobre] Quand tout repose entre les mains du Très-Haut...

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Korydwen
Baronne
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MessageSujet: 3.5 [21 Octobre] Quand tout repose entre les mains du Très-Haut...    Ven 21 Oct - 10:48

Diane



La Trémouille.

Diane, jeune damoiselle entrée depuis peu au service de Korydwen. Devant d’abord assurer l’intendance de l’appartement clermontois. Sauf qu’il arrivait parfois qu’Aristote décide de contrarier des plans établis de longue date. Elle devait suivre la Comtesse, à la guerre, faire partie de l’arrière, restée au campement, c’était risqué, mais c’était les ordres. Veiller au bon ravitaillement de la Comtesse qui vivait sans son époux depuis de nombreux jours maintenant.

Le 20 octobre, l’armée avait quitté le campement de la Trémouille pour partir en direction de Poitiers, un assaut devait être donné, Diane avait en bonne servante préparé le paquetage de Korydwen, les paquets du cheval contenaient quelques miches de pain pour tenir.

Seulement, au matin du 21 octobre, Thessalie, la monture de Korydwen fut de retour avec un pied accroché dans l’étriller. Diane s’approcha alors que Thessalie hennissait énormément et semblait très nerveuse, Diane tourna autour de la monture tout en maintenant les rênes. Korydwen était là, accrochée, trainée par la jument jusqu’au campement, une flèche plantée dans le ventre. Sans doute ce qui avait du la désarçonner de sa monture. Diane lâcha les rênes de Thessalie, horrifiée par la scène et poussa un cri.


Oh mon Dieu ! Par Aristote ! Aristote vient nous en aide !


Diane dégagea le pied de la Comtesse et le posa délicatement par terre. Elle partit en courant dans le campement pour chercher de l’aide. Soudain, avisant deux gardes, elle se jeta sur eux.

Messire ! La garde ! Venez m’aider ! La Comtesse ! Elle est…

Ni une ni deux, les deux gardes suivirent Diane qui les conduisit jusqu’à la Comtesse. Chacun à l’extrémité de la Comtesse, Diane les observa tout en essayant de calmer la jument. Trainant Thessalie jusqu’à la tente, la laissant aux soins d’un palefrenier. Diane s’engouffra dans la tente, hurlant aux deux gardes de trouver un médecin.

Posant son oreille contre la bouche de Korydwen, elle sentit un faible souffle, la Comtesse n’était pas morte, mais il fallait faire vite et se hâter. Diane laissa la flèche, il ne fallait pas toucher, c’est ce qu’elle avait appris. Elle entreprit de fouiller dans la besace de la Comtesse, elle avait vu que des lettres y trainaient. Gypsie, Rick ! Deux noms ! Des personnes intimes puisqu’elle semblait entretenir une correspondance assez régulière. Et le Comte ? Comment lui dire et lui annoncer ?  Tremblante, elle attrapa un vélin et écrivit à Dame Gypsie et Messire Rick.


Citation :
Dame Gypsie, Messire Rick,

Pardonnez mon écriture tremblante et mon audace. Mais un grand malheur est arrivé. Je m’appelle Diane, je suis la servante de Korydwen.
Olalala ! Elle est revenue ! Trainée par sa jument, le pied dans l’étriller sur trente lieux.
Son armée ayant quitté La Trémouille est arrivée à Poitiers, seulement la bataille fut semble-t-il rude… Elle a reçu une flèche, plantée dans le ventre. Je ne sais pas exactement comment elle s’est retrouvée dans cette position. Peut-être qu’elle a chuté après avoir reçue la flèche.
Je suis si inquiète… J’attends la venue d’un médecin, mais les royalistes sont peu nombreux à La Trémouille. Priez ! Je vous en conjure priez pour elle.
Dites… Pourriez-vous m’aider… Je ne sais comment l’annoncer à Monsieur le Comte…

Aristotéliciennement,
Diane.


Diane roula le parchemin et l’expédia en Bourbonnais-Auvergne, dans cette tente. Elle espérait maintenant que le médecin ne tarderait pas… Elle retourna auprès de la Comtesse et avec de l'eau fraîche tentait de la maintenir parmi eux.
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Korydwen
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MessageSujet: Re: 3.5 [21 Octobre] Quand tout repose entre les mains du Très-Haut...    Dim 23 Oct - 4:10

Korydwen

Que dire ? Ou plutôt que pensez de cette guerre ? Elle n'y croyait plus depuis un moment, elle perdait chaque jour un peu plus confiance en la Reyne, la souveraine laissait son royaume se mettre sur la tronche. Quand au Ponant, c'était illogique, mais cela ne semblait pas perturber grand monde. La Bretagne voulait son indépendance et ne rien avoir à faire avec le Royaume de France et voilà qu'il réclamait une alliance avec des duchés et comtés du Royaume de France. Korydwen n'avait absolument pas la même, voir la bonne logique. Tant de chose lui échappait. Cela faisait presque deux mois qu'ils avaient répondu à la levé de ban royale, après tout, ils étaient vassaux directs de la Reyne. Rejoignant les hospitaliers dans l'armée des lions du ruthénois dirigée par Alexandre.

Les jours étaient parfois longs, d'autre fois moins, parfois ils avaient ordre de charger. Ces derniers jours, c'était régulier, premier assaut, elle n'avait rien eu et surtout touché personne, par contre... Le second fut tragique pour la Comtesse. Juchée sur sa jument, sa frison. Cheval de guerre qui n'hésitait pas à taper des sabots pour faire peur. Balançant une patte devant l'autre en avançant, n'hésitant pas à envoyer balader les personnes pouvant s'approcher. Cependant, comme tout être humain, Korydwen n'avait pas tout prévu. Après tout, si tout était prévisible, la vie ne vaudrait pas le coup d'être vécue...

Elle n'avait pas enfilé sa cotte de maille, un oubli ? Ou peut-être qu'elle n'en avait simplement pas. Toujours est-il que son épée et bouclier ne purent rien contre une flèche, flèche qui vint se planter dans son ventre. Surprise, elle poussa un simplement soufflement rauque, sentant cette petite pointe de métal déchiqueter sa chair et son être, un liquide chaud et rouge commença à teinter ses vêtements, faiblissant et se sentant partir à mesure que la douleur s'imposait à elle, Korydwen bascula sur le côté gauche, gardant malheureusement le pied gauche coincé dans l'étrier. La jument effrayée par le feu, les cris, les hurlements, les bruits de pas, se cabra avant de quitter le lieu de la bataille, traînant dans sa fuite sa cavalière au pied coincé.

L'esprit de Korydwen commençait à quitter son enveloppe charnelle, laissant là les douleurs physiques dues aux frottements du corps de Korydwen sur le sol durant la course folle de la monture. Thessalie savait où elle devait aller, puisqu'elle arriva rapidement aux campements. La tête de Korydwen balançait de droite à gauche. Une lutte entre le corps et l'esprit. Ce qu'elle voulait ? Simplement revoir son époux avant de partir définitivement, si cela devait être le cas. L'ennui ? Parce que forcément il y en avait un. C'est que le cher et tendre époux se trouvait à Limoges, coincé par ordre du médecin.

Du bruit et de l'affolement, c'est tout ce que Korydwen réussissait à percevoir en ce instant, si ce n'est que sa jambe retrouva la terre ferme, soulagement ? La douleur semblait juste un peu moins forte. Restait à savoir si elle pourrait toujours marcher. Beaucoup de si et rien de bien sûr et certain. De l'eau fraîche sur son visage alors qu'elle était aux portes du paradis solaire. La voix du Très-Haut résonnait dans la tête de Korydwen. Réalité ? Délire ? Rêve ?

- "Pourquoi devrais-je vous renvoyer sur Terre ?"
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Korydwen
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MessageSujet: Re: 3.5 [21 Octobre] Quand tout repose entre les mains du Très-Haut...    Dim 23 Oct - 4:10

Hadrien



Deux gardes arrivèrent jusqu'à la tente du médecin de Montfort-l'Amaury, avec un nom pareil, il se préservait, en effet, les Montfort étant une grande famille bretonne, lorsqu'il disait venir du Comté de Montfort, cela adoucissait certains, il avait donc pu faire un stock de simple.

- " Messire ! Messire !
- Reprenez vos souffles mes braves. Et expliquez-moi.
- C'est la Baronne !
- Enfin la Comtesse !
- La Comtesse ?" Hadrien était pour le moins perplexe, la Comtesse avait quitté La Trémouille voilà quelques jours pour rejoindre le front aux alentours de Poitiers.
- "Oui, elle est revenue, au petit matin ! Mais... Elle a besoin d'un médecin de toute urgence ! C'est Diane qui nous envoie.
- Diane ? La servante ! Partez devant et dites lui que j'arrive, je rassemble quelques instruments et simples.
- Euh... Elle a une flêche dans le ventre et sans doute a-t-elle chuté !
- Bien, merci"

Avec ces information, Hadrien put prendre les bons instruments et les bonnes simples. Les deux gardes étaient repartis en direction de la tente de la Comtesse. Quelle riche idée avait eu le Comte que de faire venir tant de monde pour veiller sur son épouse.
Pauvre monsieur le Comte, coincé à Limoges. Quel inquiétude pour lui.
Sa besace en main, Hadrien quitta sa tente et partit au pas de course en direction de la tente de la Comtesse.


Il pénétra sans se faire annoncer, il connaissait la jeune Diane pour avoir discuter avec elle.
Jeune damoiselle.


- "Diane ! J'ai fait aussi vite que j'ai pu !"

Hadrien se mit à genoux et commença à observer la Comtesse, il fut ravi de voir que Diane essayait tant bien que mal à la garder parmi eux, lui rafraîchissant le visage. Il se leva brusquement et s'adressa aux deux gardes.

- "Faites, chauffer de l'eau dans une grande marmite et mettez-moi une de vos dagues dans les braises ! Nous avons besoin d'une lame bien chaude pour cautériser la plaie !"

Puis retournant à l'intérieur de la tente il commença à fouiller dans ses plantes. Pour le moment, il ne pouvait retirer la flèche puisqu'il devait d'abord faire absorber à la Comtesse plusieurs sortes d'infusions. Il attrapa un bol en bois et y versa un peu de feuilles de cerfeuil qu'il broya longuement. Le cerfeuil était connu pour purifier le sang, ainsi, si la flèche était sale, le sang serait lavé. Il posa le bol sur le côté attendant l'eau chaude des gardes.

Il sortit ensuite des feuilles de soucis séchées, qu'il déposa dans un autre bol en bois. Ajoutant un peu d'eau et un peu de beurre, il commença avec sa main à mélanger le tout pour préparer une pommade qui serait déposée sur la cicatrice quelques heures après la cautérisation. Cela permettrait à la plaie de bien cicatriser.

Il avait fini se préparation, il se tourna vers Diane.


- "Diane, peux-tu retirer les vêtements de la Comtesse ? Ensuite, il faudrait que tu lui tiennes bien les bras afin qu'ils ne bougent pas lorsque je retirerai la flèche."
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Korydwen
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MessageSujet: Re: 3.5 [21 Octobre] Quand tout repose entre les mains du Très-Haut...    Dim 23 Oct - 4:11

Diane



Que faire ! Que faire ! Diane paniquait tout en rafraîchissant le visage de la Comtesse.
L'angoisse montait terriblement, accompagné d'une pointe d'adrénaline dont elle ne savait que faire.
Il ne lui restait qu'une seule chose à faire, implorer le Seigneur, l'implorer et lui demander d'épargner la Comtesse.

Elle plia délicatement le tissu qu'elle utilisait pour rafraichir la Comtesse, le gorgea d'eau fraîche avant de le poser délicatement sur le front de la Comtesse.


Elle se plaça ensuite à genoux, les deux mains jointes, la tête baissée, les yeux clos. Elle commença à réciter le Credo Aristotélicien.

Je crois en Dieu, le Trés-Haut tout puissant,
Créateur du Ciel et de la Terre,
Des Enfers et du Paradis,
Juge de notre âme à l'heure de la mort.

Et en Aristote, son prophète,
le fils de Nicomaque et de Phaetis,
envoyé pour enseigner la sagesse
et les lois divines de l'Univers aux hommes égarés.

Je crois aussi en Christos,
Né de Maria et de Giosep.
Il a voué sa vie à nous montrer le chemin du Paradis.
C'est ainsi qu'aprés avoir souffert sous Ponce,
Il est mort dans le martyr pour nous sauver.
Il a rejoint le Soleil où l'attendait Aristote à la droite du Trés-Haut.

Je crois en l'Action Divine;
En la Sainte Eglise Aristotelicienne Romaine, Une et Indivisible;
En la communion des Saints;
En la rémission des péchés
En la Vie Eternelle.

AMEN


Tout bas, la hauteur de la voix ne changeait rien, le tout était de prier le Très-Haut avec son coeur et de lui envoyer tout son amour.
Elle avait appris à connaître la Comtesse au fil des jours.
Une épouse aimante, une mère aimante, une soeur aimante, une tante, une amie, une suzeraine...

Relevant la tête, elle regarda l'entrée de la tente, toujours personnes, le temps lui paraissait interminable. Elle vérifia que le tissu était toujours frais, versant de nouveau un peu d'eau et se plongeant une nouvelle fois dans les prières. Saint Michel... Des paroles fortes...


Ô toi, saint Michel, Archange de la Justice
Aide-nous, tiens nous éloignés du vice
Qu'est le mensonge et la fourberie
Qui n'entrainent que haine et tueries

Protège nous pour que sur le droit chemin
Nous avancions, aujourd'hui et demain
Pour que les lois des hommes
Restent en accord avec le dogme

Guide nos pas dans la vérité
De la langue de bois garde nous protégé
Qu'auprès du Sans Nom retournent les menteurs
Que la justice règne dans toute sa splendeur.


Intense moment de prière, les mains serrées comme rarement elle les avait eu. Imploré le Très-Haut et ses Saints. Saint Michel, guide des soldats.

Et puis, de l'espoir, encore de l'espoir, quelques paroles de Saint François que Diane appréciait particulièrement entendre lors des diverses messes, elle les connaissait par coeur.

Mon Dieu, donnez-moi la sérénité d’accepter les choses que je ne peux pas changer.
Le courage de changer les choses que je peux changer et sagesse de faire la différence.


Les paroles étaient fortes, Diane voulait avoir le courage de changer la donne, le courage et la possibilité de pouvoir voir la Comtesse ouvrir les yeux. La voir sourire, la voir vivre tout simplement. Elle ne voulait se résigner pour le moment. Le médecin allait arriver. Des bruits de pas. Diane releva la tête, il s'agissait de Paul, le coursier de la Comtesse.

Paul ! Que fais-tu donc là ?
J'ai une invitation de la part de Beths de Montfort-Balmyr.
Une invitation ?
Oui pour la Comtesse, un anoblissement ! Celui d'un homme.
Mais la Comtesse...
OH MON DIEU !


Le jeune Paul n'en crut pas ses yeux et esquissa un mouvement de recul, lâchant l'invitation qui tomba au sol. Après un court instant il se baissa pour la ramasser la tendit en tremblant.

Elle ne pourra s'y rendre.
Effectivement Paul ! Sauf si un miracle arrive !
Elle va s'en sortir... Hein Diane ? Dis... Elle va s'en sortir.
Je le souhaite Paul, je le souhaite...
Il faut répondre...
Nous allons envoyer un de ses enfants, il va la représenter.
Qui ? La jeune Eléa est avec son père.
Et Matthis poserait trop de questions.
Timothée, il ne reste que lui.
Paul, donne moi l'écritoire qui est là-bas !


Et tout en attendant que Paul lui apporte le nécessaire à écriture, Diane plongea de nouveau le morceau de tissu dans la bassine d'eau froide et le posa sur le front de la Comtesse. Le matériel d'écriture, Diane s'adressa à Paul.

Merci Paul. Nous avons une tente pas loin, installe-toi. Repose toi. Quelqu'un d'autre portera la missive pour Timothée.

Diane salua Paul et le laissa partir pour qu'il se repose, il avait du courir si vite depuis le Bourbonnais-Auvergne. Elle se pencha sur le vélin et commença à rédiger.

Citation :
A l'attention de Timothée de Toggenburg-Marigny,

Bonjour,

votre mère a reçu ce jour une invitation de la part de la Duchesse de Billy. Cependant, elle ne pourra s'y rendre.
Elle est actuellement en mouvement avec son armée, armée qu'elle ne peut quitter.
Elle a pensé à vous pour la représenter auprès de Dame Beths, sa vassale et amie.
Elle compte sur vous pour honorer la tâche qui vous est confiée ce jour.
Montrez-vous en digne.
Je vous joints au courrier l'invitation.

Aristotéliciennement,
Diane.

Diane roula le parchemin et manda un coursier frais et dispos, l'envoyant en Bourbonnais-Auvergne, à Clermont plus précisément.
Elle retourna auprès de la Comtesse, de nouveau à genoux, les mains jointes, elle entama un cantique au Très-Haut, parce qu'elle le trouvait magnifique, une douce mélodie presque apaisante...


Rendons grâce au Très-Haut

en Lui, tout fut créé, dans le ciel et sur terre.
Car le moteur du monde écartant le néant
de la Sainte Parole, nous faisant légataire
nous a prédestinés a être ses enfants

Le peuple d’Oanylone céda à la folie,
Et tous renonçant à l'amour d'eux-mêmes,
Impies jusqu'à mourir à force d’acédie
Aux côtés du Sans Nom reçurent l’anathème
Alors
Sa colère est venue et Il leur a offert
Par la voie du Pardon de trouver le salut
Epargnant les Vertueux dans un destin solaire
Jetant les corrompus dans la lune, reclus

mais Son Amour s'étend de royaume en royaume
Dieu a su éveiller nos esprits sous nos heaumes
comme Il nous l’a promis depuis les temps anciens
au travers du prophète, par la bouche des saints

Dispersant les ténèbres au dessus d’Oanylone
renversant les imbus de leurs superbes trônes
En déployant la force de son bras divin
il élève les humbles, comble les crève-la-faim,
renvoie les riches impies repartir les mains vides
Et secours la vertu dont la force impavide
à la face des peuples chante pour qu’on bénisse
Aristote le Sage, qui fût notre Prophète
Lumière qui nous révèle à sa pensée parfaite
et, qu'au nom de Christos tout les genoux fléchissent.


A croire que le cantique avait eu le don d'amener le médecin sous la tente. Elle sursauta légèrement en l'entendant crier son prénom.

Aristote soit loué ! Tu es là ! Oh Hadrien ! C'est terrible !

Diane se leva et laissa la place à Hadrien. Elle l'écoutait donner les ordres et se trouvait être rassurée, si avec toutes ses prières et les compétences d'Hadrien la Comtesse ne revenait pas parmi eux... Ils risquaient la colère du Comte. Hadrien préparait des mixtures et demanda à Diane de retirer le surplus de vêtement de la Comtesse. Diane s'exécuta, retirant comme elle le pouvait le chemisier de la baronne, mais en voyant l'arrière tâché de sang, elle esquissa une grimace.

Je n'ose imaginer l'état de son dos, de ses fesses, de sa tête, de ses jambes après cette longue route. De l'onguent, nous en aurons besoin.

La poitrine de la Comtesse était bandée, une habitude qu'elle avait, plus pratique pour les courses à cheval qu'elle disait. Diane la croyait, ne voyageant pas à cheval, elle ne pouvait donc savoir.

Ce fut délicat de ne pas trop faire bouger la flèche, mais ainsi Hadrien pouvait mieux voir. Diane se mit derrière la tête de la Comtesse et lui plaqua les bras sur la paillasse, ainsi ils ne pourraient bouger.

Voilà Hadrien ! Je suis prête ! Quand tu veux !
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Korydwen
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MessageSujet: Re: 3.5 [21 Octobre] Quand tout repose entre les mains du Très-Haut...    Dim 23 Oct - 4:11

Korydwen

Dans la religion aristotélicienne, au moment de la mort, chaque Homme rencontre le Très-Haut, ce dernier leur pose une ultime question. La pesée des actions ou le retour sur Terre pour finir d'accomplir certaines choses et c'est ce qui justement arrivait à Korydwen en ce 21 octobre 1459...

- "Pourquoi devrais-je vous renvoyer sur Terre ?"

La phrase résonnait dans le coeur de Korydwen, il battait à la chamade, enfin si un esprit était muni d'un corps. Le Très-Haut pesait quelque chose avant de permettre l'entrée au Paradis Solaire, était-ce le coeur ? Chaque action était-elle répertoriée dans ce coeur. Bonne ou mauvaise action ?

Elle s'était d'abord vue du dessus, une étape pour le moins classique chez les mourants. Elle les voyait s'affairer autour d'elle, priant, chantant, la déshabillant, la flèche. Elle semblait si petite vue de là-haut et puis l'arrivée, au bout d'un long tunnel, une lumière.

Elle était là devant lui, cependant il était si grand, elle ne voyait que le bas de son corps, son torse et son visage se trouvant dans les nuages. Atmosphère étrange, il n'y avait plus de froid, plus d'odeur de sang et surtout plus de douleur.

Pourquoi me renvoyer sur Terre ? J'ai acheté deux robes que je n'ai pas eu l'occasion de porter encore...

De l'humour ? Ou bien était-ce la férue de robes qui parlait, la voix du Très-Haut se fit imposante.

- "Je connais votre sens de l'humour, étant donné que c'est moi qui ai choisi de vous en faire don. J'espère cependant que vous n'êtes pas sérieuse. Approchez ma fille et asseyez-vous. N'y a-t-il rien de plus important que deux robes ?"

Surprise, Korydwen commença à reculer, elle usait et abusait de son humour à deux écus dès qu'elle se sentait en difficulté et surtout en grande panique, discuter et rencontre le Très-Haut n'était pas une chose commune. Elle s'installa à côté de lui, il ne fallait pas le contredire.

Si... Mais vous devez savoir comment je fonctionne, après tout, nous sommes vos enfants... Vous avez toujours un oeil fixé sur nous.

- "C'est exact... Mes enfants me déçoivent en ce moment. Comme tout père de famille, il m'est douloureux de les voir se déchirer entre eux, pour des idioties. Mais ainsi va la vie des hommes. "

L'âme de Korydwen se gratta la tête.

Égoïstes oui... Idiots... Si vous m'accordiez le droit de retourner sur Terre... Uniquement pour revoir mon époux et mes enfants. Vous savez mon époux est formidable. Mes enfants aussi. Ils grandissent et nous représentent à merveille en Bourbonnais-Auvergne. Ils ont besoin de moi, plus que je n'ai besoin d'eux...

- "Ma fille, voilà des paroles bien sages... Combien de gens m'auraient suppliés de leur permettre ce retour uniquement pour les satisfaire ? Vous pensez d'abord aux vôtres à ceux qui pourraient vous pleurer."

Ma servante prie sans relâche pour moi... Suis-je une bonne souveraine ? Est-ce que je suis juste avec mon peuple ?

- "Ma fille, je crois que vous avez la preuve devant vous. Regardez les. Penchez-vous un peu plus, ils s'activent pour vous ramener parmi eux. Croyez-vous qu'ils le feraient si vous n'étiez pas juste ?"

Korydwen se pencha un peu plus, pour les observer depuis le paradis solaire. Confortée, elle avait progressé depuis les affaires de Mirefleurs.

Vous avez raison... Me permettez-vous alors de retourner sur Terre ?
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Korydwen
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MessageSujet: Re: 3.5 [21 Octobre] Quand tout repose entre les mains du Très-Haut...    Dim 23 Oct - 4:12

Hadrien



Diane avait fait une découverte, ainsi il faudrait vérifier le côté pile de la Comtesse. Mais pour l'heure le plus important était le côté face. Celui avec la flèche.
Diane tenait fermement les bras de la Comtesse, donnant ainsi le signe de départ à Hadrien.
Cependant, il devait attendre l'eau chaude pour préparer une infusion. Hadrien passa la tête hors de la tente, la marmite commençait à fumer.
Le bol de bois en main, il quitta un instant la tente pour aller chercher de l'eau chaude. En même temps il observa la dague dont la lame commençait à rougir cela serait parfait.
Seulement avant la cautérisation, il faudrait droguer la Comtesse pour qu'elle ne sente pas grand chose.
Son bol en bois en main, de retour sous la tente, il entreprit de trouver des morceau de tissus sur propre, le temps que le tout infuse. Il les plia délicatement avant de les tremper dans l'infusion de cerfeuil.
Il déposa les tissus imbibés de cerfeuil tout autour de la flèche, ainsi le sang sera un peu nettoyé.


- "Bien. Diane, plaque bien ses bras, je commence à retirer la flèche."

Délicatement Hadrien se saisit de la flèche et commença à la tirer doucement, par moment la flèche se coinçait un peu dans les chairs de la Comtesse. Il fallait de ce fait la faire tourner délicatement tout en la tirant. Aristote seul connaissait les dégât que cette flèche avait causé dans le ventre de la Comtesse.
Après plusieurs longues minutes, la flèche fut retirée. Un sentiment de soulagement chez Hadrien.
Finalement ce fut moins compliqué qu'il ne le pensait. La flèche n'était pas trop emmêlée.
Il la posa sur le côté avant de décaler les tissus complètement sur la plaie. Ils devenaient rouge, mais ce n'était pas trop grave, ainsi le sang remplaçait l'infusion qui pouvait couler dans la plaie.


- "Une bonne chose de faite ! Je retourne chercher de l'eau chaude, lui préparer quelque chose qui devrait éviter qu'elle ne s'agite durant la cautérisation."

Hadrien attrapa un autre bol en bois et alla chercher de l'eau chaude au dehors, les gardes le regardaient d'une drôle de façon, mais pour l'heure Hadrien ne pouvait rien dire sur l'état de santé de la Comtesse.

Une fois à l'intérieur, il jeta quelques feuilles de menthe poivrée, un anesthésiant plutôt faible, mais c'est tout ce qu'il avait, alors autant l'utiliser et mettre toutes les chances de son côté. Il ajouta également des feuilles de mélisse pour leurs propriétés relaxantes et des feuilles de houblon pour leurs propriétés calmante.

Il fallait laisser infuser quelques minutes, durant ces quelques minutes Hadrien plongea de nouveau son nez dans sa besace pour en sortir de l'huile rouge de millepertuis, ainsi que quelque compresse, huile utilisée en cas de brûlure, il pourrait en déposer quelques minutes après la cautérisation et avant la pommade.

Une douce odeur de menthe commençait à emplir la tente. Cela serait bientôt prêt. Il sortit son pilon et quelques feuilles de bardane qu'il commença à écraser les feuilles, cela ferait un cataplasme ainsi important pour le côté pile de la Comtesse.

L'infusion terminée, Hadrien saisit le bol et avec l'aide de Diane commença à le faire boire à la Comtesse qui était toujours aussi absente.


- "Pouvez-vous nous apporter la dague ? Diane tiens toi prête !"
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MessageSujet: Re: 3.5 [21 Octobre] Quand tout repose entre les mains du Très-Haut...    Dim 23 Oct - 4:12

Diane



Diane tenait fermement les bras de la Comtesse, mais quelque chose la surprit grandement, la Comtesse ne bougeait plus. Du moins ne semblait pas bouger les bras.
Diane était inquiète, se pourrait-il que la Comtesse les ait quitté avant même qu'ils aient pu commencer à la soigner ?
Diane se pencha et mit son oreille non loin de la bouche de la Comtesse, fort heureusement, elle sentit un fin, très fin, presque inexistant filet d'air.
Rassurée, Diane se releva et fixait Hadrien. Diane observait le médecin, ce dernier avait de grandes connaissances, du moins, c'est ce que Diane pensait.
En même temps elle apprenait comme ça, si un jour elle avait besoin de retirer une flèche, elle pourrait le faire sans problème.

Au signal d'Hadrien, Diane serra bien fort les bras de la Comtesse et observa Hadrien avant de détourner le regard lorsque la flèche fut retirer, la vue du sang et de la flèche n'était pas des plus agréable, aussi préféra-t-elle l’occulter. D'ailleurs, elle fut ravie de voir qu'Hadrien avait déplacé les linges sur la plaie de la Comtesse, ainsi mis à part le sang qui colorait les tissus, elle ne voyait rien et surtout pas les chairs déchiquetées par le métal.

L'infusion qu'avait préparé Hadrien sentait bon la menthe. Cela donnerait presque envie de la boire. Cependant ce n'était pas pour elle. Elle releva légèrement la Comtesse pour laisser Hadrien faire boire cette infusion à la Comtesse.

Que d'émotion ! Et Diane continuait de prier pour que la Comtesse s'en remette pour qu'elle revienne parmi eux. Tout en priant pour que la missive arrive auprès de Dame Gypsie et Messire Rick.

Et d'entendre de nouveau le signal d'Hadrien, il appelait les gardes. Gardes qui ne tardèrent pas à arriver avec la dague à la lame rougit. Diane saisit de nouveau les bras de la Comtesse et les plaqua bien contre la paillasse.


Bien. Ca va sentir le cochon grillé, mais je suis prête. Hadrien, c'est quand tu veux ! Je la maintiens bien.

Diane prit une grande bouffée d'air encore pur et sans odeur et regarda Hadrien.

Sans vouloir te mettre la pression, tous nos espoirs sont entre tes mains. Sois digne de la Comtesse et surtout du Comte.

Oui... Diane n'avait qu'une peur, devoir annoncer la mort de la Comtesse au Comte. Tout simplement parce que le Comte serait dévasté par cette pensée...
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MessageSujet: Re: 3.5 [21 Octobre] Quand tout repose entre les mains du Très-Haut...    Dim 23 Oct - 4:13

Korydwen

Alors que sur Terre cela s'activait grandement, Korydwen était toujours en tête à tête avec le Très-Haut. Mais cette fois, c'était à lui de répondre à sa question. Les sentiments se mélangeaient les uns aux autres, Korydwen ne savait plus réellement où elle se trouvait. Si ce n'est la voix du Très-Haut qui résonna une fois de plus.

- "Ce n'est pas à moi de choisir, c'est à vous. A vous de voir ce que votre coeur souhaite réellement."

Voilà de quoi convaincre un peu plus Korydwen que la religion et la foi étaient réellement des chemins très personnels, guidés par le Très-Haut certes, mais finalement, ils avaient toujours leur mot à dire.

Mon coeur voudrait revoir une dernière fois mon cher et tendre époux. Il voudrait lui dire combien je l'aime et combien j'ai été heureuse et honorée d'être son épouse durant toutes ces années... Quant à ma tête...

- "Votre tête ?"

Voilà qu'elle semblait troubler le Très-Haut, autant qu'elle se troublait elle-même.

Ma tête me dirait de rester parmi vous, simplement pour éviter la douleur que je devrai affronter une fois mon enveloppe charnelle retrouvée...

- "Ne serait-ce pas là, une solution de facilité ? La vie n'a rien de facile. La souffrance fait partie intégrante de cette dernière. Regardez... Christos. La douleur est là pour vous rappeler que vous êtes mortel. Elle sert également à ce que vous appreniez à profiter des belles choses."

Des belles paroles, forcément c'était le Très-Haut et alors qu'elle s'était amusée à épiloguer sur certains points avec le curé, là elle ne se permettait pas de contredire les paroles du Très-Haut, parce qu'au fond d'elle, elle voulait retrouver cette Terre. Pourtant des morts, elle en connaissait plein, mais elle trouvait qu'il était trop tôt.

Il faut toujours écouter son coeur. C'est que Rick mon frère me disait. Il est curé maintenant. D'ailleurs, si vous pouviez être gentil avec lui et lui permettre de retrouver ses enfants... Je pense qu'il vous sert plutôt bien...

- "Je me pencherai sur son cas, quand j'en aurai fini avec vous. Avez-vous d'autres choses à me dire ?"


Korydwen leva les yeux jusqu'à la masse de nuage qui masquait le torse et le visage du Très-Haut, bien dommage qu'elle ne puisse voir sa tête, sinon elle l'aurait raconté à Rick. Elle aurait même pu le dessiner...

Non. Enfin. Vous savez pour l'histoire de robes. C'est uniquement pour plaire à mon époux. L'honorer et...

Pas le temps de finir sa phrase que le Très-Haut l'interrompit.

- "Je le sais. Et même si parfois je vous entendais râler contre le travail de votre époux, je sais combien il est important pour vous d'être une épouse parfaite. L'honorer, le servir et... Lui donner nombreuse descendance."

La bouche formant un "o", Korydwen ne put répondre, le Très-Haut lisait dans ses pensées. Il finit par reprendre.

- "Korydwen née de la Serna-Harispe, épouse de Toggenburg-Marigny, levez-vous et placez vous devant moi."

La voix du Très-Haut ne laissait place à aucune discussion possible. Elle se leva et se plaça devant lui, prenant pour repère les pieds.

- "Je vais vous poser une ultime question, à laquelle vous répondrez, après... "

Korydwen fixait toujours le beau nuage d'où sortait quelques rayons du soleil. Souriante.

- "Souhaitez-vous retourner sur Terre ?"
OUI ! Je le veux !


Des mots sortis tout droit du coeur de l'âme de Korydwen.

- "Qu'il en soit ainsi..."

Le Très-Haut allait la réexpédier dans son enveloppe charnelle, mais Korydwen le coupa dans son élan.

Pouvez-vous passer le bonjour à mes ancêtres ? Ainsi qu'à ceux de mon époux et à mes nombreux amis ?

Le Très-Haut éclata de rire avant de lui répondre.

- "Ainsi il en sera fait."
Dites ? Tout ceci se passe dans ma tête ou bien est-ce réel ?


Le Très-Haut rigola de nouveau avant de répondre un simple.

- "Qui sait..."


Un claquement de doigts s'en suivit et Korydwen eut l'impression de faire le voyage inverse, s'éloignant de cette lumière se voyant de nouveau de haut avant de finalement retourner dans ce corps meurtris par la guerre.

Les douleurs réapparaissaient les unes après les autres. Mais elles étaient différentes, la fraîcheur de la pointe de la flèche avait disparu. Un léger goût de menthe ne quittait plus sa gorge et l'odeur envahissait ses narines, un souffle d'air un peu plus puissant sortit de sa bouche.

Le Très-Haut était taquin, il l'avait renvoyé juste avant la cautérisation... Mais elle était prête, le Très-Haut lui permettait de revoir son époux.
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MessageSujet: Re: 3.5 [21 Octobre] Quand tout repose entre les mains du Très-Haut...    Dim 23 Oct - 9:03

Hadrien



Voilà que Diane lui mettait la pression, c'est pas comme si ils n'avaient déjà pas tous les épées, l'épée de Damoclès du Comte au dessus de la tête.
Hadrien n'osait même pas imaginer la colère du Comte si celui-ci apprenait qu'en tant que médecin il n'avait pu sauver la Comtesse, sauf que... Un médecin ne peut pas sauver tout le monde et même si ils ont quelques menus pouvoirs entre les mains, le gros oeuvre, c'est plutôt du côté du Très-Haut, c'est lui qui autorise ou non qu'un miracle ait lieu.


- "Ah ! Mes braves ! Merci pour la dague ! Ne t'inquiète pas Diane ! Nous la sauverons !"

Et nous sauverons par la même occasion nos têtes, se garda-t-il d'avouer. Hadrien poussa les linges sur le côté, il faudrait ensuite les brûler pour détruire toute contamination. Il saisit la dague et la posa sur la plaie. La lame chaude sur le corps frais de la Comtesse laissa entendre un léger.

Pssssssssshhhhhhhh ! Avant qu'un fin filet de fumée ne s'élève et vienne embaumer la pièce de ce doux parfum de cochon grillé. Après une courte application Hadrien releva la dague et la rendit au garde qui pourrait ainsi l'éloigner de la tente et éviter qu'un accident arrive.

- "Bien... Très bien ! Voyons voir."

Hadrien se pencha sur la plaie, la chair s'était resserré et le sang ne coulait plus. Voilà qui était fait. Il ne lui restait plus qu'à mettre la main sur l'huile rouge de millepertuis. Mais avant cela il récupéra les linges sales et quitta une nouvelle fois la tente, il les jeta dans le feu qui gardait l'eau au chaud. Voilà, comme cela c'était détruit.

- "Bouchez-vous un peu l'nez mes braves ! Ca n'va pas sentir la rose ! Mais on m'a toujours dis de détruire les linges après utilisation ! C'est contre les épidémies !"

Hadrien les regarda en souriant et s'en alla en direction de la tente, mais à mi-chemin il se tourna et s'adressa aux gardes.

- "Ah oui ! Au besoin ! Humidifier un linge propre avec de l'eau et mettez le vous devant le nez et la bouche !"

Et le voilà qu'il s'engouffrait de nouveau dans la tente à l'odeur de cochon grillé. Il plia délicatement un linge propre et l'imbiba d'huile rouge. Il tapota ensuite délicatement la plaie refermée et regardait en direction du visage de la Comtesse voir si quelque chose se passait. Mais rien. Soupire de la part du médecin.

Une fois cela fait, il demanda à Diane de l'aider à tourner la Comtesse sur le côté pour observer l'arrière. Ses braies lui furent retirer et ce qu'il vit ne put que l’horrifier. Des longs traits rouges, des griffures, la peau avait été abîmée durant la course de Thessalie.

Il attrapa ses feuilles de bardane écrasée et déposa le cataplasme sur les épaules, le dos, les fesses, les jambes de la Comtesse. Il attrapa ensuite un long tissu dans lequel après plusieurs acrobaties ils enroulèrent la Comtesse, le cataplasme pourrait agir.

Il n'y avait plus qu'à attendre et à veiller la Comtesse.


- "Diane, je vais t'écrire ce qu'il faut faire. Nous prendrons des tours de garde à tour de rôle. Toutes les trois heures environ, jour et nuit."

Il n'y avait que cela à faire de toute façon. Hadrien sortit une plume et un parchemin.

Citation :
- Cataplasme à la Bardane : 3 fois par jour. Soit un au levé, un lorsque le soleil est à son zénith et un au moment du couché.
- Huile rouge de millepertuis : durant le premier jour, si la Comtesse se plaint de brûlures
- Infusion de menthe poivrée, de mélisse et de houblon : uniquement si la Comtesse s'agite
- Onguent de consoude : appliquer régulièrement dès le lendemain de la cautérisation
- Infusion de cerfeuil : 3 fois par jour. Soit un au levé, un lorsque le soleil est à son zénith et un au moment du couché.

Il tendit le parchemin à Diane. Elle prendrait les premières trois heures, ensuite lui viendrait prendre la relève. Il laissa ses bocaux à disposition de Diane et entreprit d'aller laver les bols qu'il avait utilisé.

- "Je te laisse Diane, mais au besoin, je serai dans ma tente, n'hésite pas à envoyer les gardes en cas de besoin."
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MessageSujet: Re: 3.5 [21 Octobre] Quand tout repose entre les mains du Très-Haut...    Dim 23 Oct - 9:03

Diane



Diane laissait Hadrien faire, observant toujours avec le plus grand intérêt ce qui pouvait se dérouler. L'odeur de cochon grillé lui piqua légèrement les yeux, elle eut plusieurs fois envie de se frotter les yeux, mais elle ne pouvait lâcher les bras de la Comtesse.
Mais cette dernière ne semblait pas gigoter plus que cela.

Le médecin appliquait des mixtures qui ne sentaient pas forcément mauvaise, mais avec cette odeur de cochon grillé qui flottait dans l'atmosphère. Et puis vint le moment de tourner la Comtesse sur le côté.
Elle n'est pas bien grosse, pourtant, il est difficile de bouger quelqu'un qui se laisse complètement aller.
Après une lutte acrobatique digne des lutteurs grecs, la Comtesse est sur le côté, il peut appliquer le cataplasme. Un simple drap enveloppe maintenant la Comtesse qui repose sur sa couche de paille.
Diane se leva et sortit du coffre une couverture qu'elle déplia sur la Comtesse.
Pendant ce temps Hadrien lui expliquait qu'ils prendraient des tours de garde, le parchemin en main, elle le regarda avec un sourire.


Va donc te reposer, tu en as besoin. Tu as fait tout ce que tu pouvais.

Elle regarda l'homme quitter la tente et s'installa dans le petit fauteuil de bois et ne quitta pas la Comtesse des yeux. Et recommença à prier, implorant la pitié du Seigneur. Priant pour que cette guerre se termine au plus vite, trop de morts, trop de blessés.
Et pourquoi au final ?
Pour qui ?
Au nom de quoi ?
Elle n'était que servante et ne comprenait rien à ce conflit. Absolument rien, si ce n'est que la famille qu'elle servait vivait un tournant plus qu'important.
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MessageSujet: Re: 3.5 [21 Octobre] Quand tout repose entre les mains du Très-Haut...    Dim 23 Oct - 9:04

Korydwen

Tranquillisée par la potion que lui avait fait prendre Hadrien, elle ne bougeait plus et pourtant, les douleurs se faisaient vives, son dos lui brûlait, tout comme ses épaules, ses fesses et ses jambes. Elle voulait crier, hurler qu'elle avait mal, mais non rien. A Dieu le moment de répits en tête à tête avec le Très-Haut, a Dieu l'absence de douleur. Mais non, le Très-Haut ne rigolait pas, il offrait une seconde vie, mais pas dans la douceur. Il fallait mériter de vivre, s'en montrer digne.

La cautérisation, elle en avait vécu plusieurs, ce n'était pas la première. Elle était sereine et savait que ce n'était qu'une simple formalité, puisqu'elle avait rencontré le Très Haut qui lui offrait une seconde chance. Cela brûlait la chair, c'était chaud le métal, mais au point où elle souffrait, cela ne lui ferait rien. La lame se posa sur sa plaie, les mains de Diane serrait beaucoup plus fort ses bras, elle ne pouvait bouger, elle était tétanisée par la douleur de la brûlure, sa mâchoire se crispait, ses dents se serraient, rien, aucun son ne put sortir. Elle finit par simplement s'abandonner complètement, sombrant légèrement dans un état second.

Et puis, la lame se décolla et une sorte de brise légère calma un instant la brûlure, mais à peine, quelques secondes, avant que la douleur ne revienne, plus forte que jamais, elle en aurait presque eu des sueurs froides. Mais le médecin était doué, il lui appliqua quelque chose qui la soulagea un peu, même si la douleur de la brûlure restait dans le fond, ce liquide frais avait le don de la diminuer, ce qui n'était pas négligeable.

Et puis, elle se sentit tourner, et là, quelque chose de froid apaisa ses brûlures, ravie, un faible sourire sur le visage, n'importe qui rêverait d'avoir des gens aussi attentionnés. Et puis, enveloppée dans un drap propre, doux qui sentait bon, elle finit par abandonner la lutte et s'endormit d'un sommeil réparateur.

Un très long sommeil, puisque ce n'est qu'au matin du 23 octobre qu'elle se réveilla. Elle les avait senti changer les cataplasmes et lui appliquer tout ce qu'il fallait pour les soins, lui faisant boire quelques tisanes lorsqu'elle s'agitait trop. Ils s'étaient relayés les journées et les nuits.

Ses yeux avaient du mal à s'ouvrir, trop longtemps à la pénombre, ses paupières papillonnèrent un long moment avant que son regard ne se fixe la toile de temps. Elle étira ses bras doucement, sentant une large bande de tissu sur son ventre. Elle tourna le regard et tomba sur Diane qui attendait dans le fauteuil en bois.

Diane ? Raconte-moi... Raconte-moi tout ce qui m'est arrivé... Mon époux a-t-il été prévenu ?
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MessageSujet: Re: 3.5 [21 Octobre] Quand tout repose entre les mains du Très-Haut...    Dim 23 Oct - 9:04

Diane



Rien n'était pire que l'attente, elle avait beau prié encore et encore, rien n'arrivait, aucune missive, ni un réveil de la Comtesse, elle prenait les gardes après Hadrien. Soupirant à chaque fois, posant les mêmes questions encore et encore. Et toujours la même réponse, rien... Toujours rien.

Ils avaient retiré l'oriflamme de la Comtesse, ne souhaitant pas attirer les regards des ponantais, des poitevins. Des fois qu'ils aient l'idée d'enlever l'épouse de l'ancien Grand Prévôt de France, vassale de la Reyne pour lui réclamer aller savoir quoi.
Tout comme il aurait été bien de prendre une chambre dans une auberge, mais ils n'étaient pas les bienvenus en Poitou, la Comtesse avait gardé la lettre du douanier, reçu dès son arrivée avec le fils Varthak.

Mais au matin du 23 octobre, quelque chose se déroula sous les yeux médusés de Diane. Les paupières de la Comtesse s'agitait.
Et ses yeux finirent par s'ouvrir, Diane allait partir en courant pour prévenir le médecin, cependant, la Comtesse n'avait durant son long pas perdu sa langue.


Comtesse... Vous voir en vie. Tout ?

Et bien, voilà qui ne serait pas une mince affaire pour la demoiselle.
Mais avant, il lui fallait retrouver ses esprits, la joie de l'entendre. Effusion et profusion de sentiments.


Votre époux n'a pas été prévenu... Nous ne savions comment lui dire. J'ai simplement écris à Dame Gypsie et Messire Rick pour leur demander de l'aide pour l'annoncer à votre époux.
Vous avez également reçu une invitation de la part de Dame Beths.
Hadrien, le médecin et moi-même avons écris à votre fils Timothée.
Le jugeant moins curieux que vos aînés. Ainsi il vous représenterai.
Nous lui avons simplement dit que vous étiez occupée à faire la guerre.

Concernant votre état...


Diane regarda la dame, ne sachant par quel bout commencer.

Je vous ai trouvé au campement. Vous aviez une flèche dans le ventre, vous étiez simplement tenue par votre pied gauche coincé dans l'étrier de votre monture.
C'est Thessalie qui vous a guidé jusqu'ici. J'ai donc libéré votre pied. Et envoyez deux gardes chercher le médecin.
Et puis nous avons prié, encore et encore.
Vous retirant la flèche du ventre, cautérisant la plaie et couvrant votre côté pile de cataplasme, il était tout brûlé à cause des frottements.
Et puis vous avez dormi durant deux longs jours.


Diane ne lui fit pas part de ses sentiments, ni de ses angoisses, elle n'était que servante.
Et en aucun cas, elle ne devait s'étendre sur le sujet. Préférant lui raconter succinctement la journée du 21octobre 1459.
Ce n'était guère des choses que l'on souhaitait garder en mémoire.


Hadrien a fait retirer vos couleurs de la tente, préférant ainsi la discrétion.
Votre époux, l'aurait sans doute voulu.


Qu'il était bon, la journée commençait sous les meilleurs hospices, Diane irait déposer un bouquet de fleur dans l'Eglise de La Trémouille. Remerciant le Très-Haut de sa clémence.

Avez-vous faim ? Soif ? Vous n'avez rien mangé pendant trois longues journées.
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MessageSujet: Re: 3.5 [21 Octobre] Quand tout repose entre les mains du Très-Haut...    Dim 23 Oct - 9:05

Korydwen

Le temps de reprendre ses esprits, forcément que son époux n'avait pas été prévenu, il n'était pas là. Et pourtant, qu'est-ce qu'elle avait besoin de le voir. Simplement, juste une fois, lui dire qu'elle l'aimait, que chaque jour elle pensait à lui.

Diane était la douceur incarnée, elle était restée auprès d'elle et répondait à toutes ses questions, sans doute ne s'attendait-elle pas à cela. Mais ainsi était Korydwen, besoin de savoir, de comprendre ce qui lui était arrivée. Elle se souvenait simplement de cette flèche lui transperçant le ventre et de sa chute. Sans doute s'était-elle cognée la tête, parce qu'elle ne gardait aucun souvenir entre sa chute et son réveil.

Si ce n'est cette sensation étrange, cette rencontre avec le Très-Haut, était-ce réel ? Ou simplement le fruit de son imagination, ou bien encore un délire comme elle pouvait en avoir en cas de fièvre. Sa main se posa sur son front, il était froid.

J'ai faim... Et soif.

Elle se redressa légèrement et tendit le bras jusqu'à l'écritoire, cependant, il était trop loin. Diane l'aida et lui apporta, ainsi que du vélin, un encrier et une plume.

Korydwen ne voulait laisser à personne la chance d'écrire à son époux et même si son écriture devait être tordue et tremblante, elle tenait à lui annoncer tout ce qui s'était passé.

Citation :
A mon autre, ma raison d'être, à mon Althiof.

Pardonne-moi, pardonne-moi mes longs silences et surtout mon écriture tremblante.
Je sais ce que tu vas dire et penser.
Tu vas dire que tu n'as pas été à la hauteur, que tu n'étais pas là pour me protéger.
Ce que je vais te raconter ne sera pas très joyeux. Mais, je me rappelle la dernière fois, quand je ne t'avais pas tout raconté et qu'Elégie avait rapporté.
Puisqu'un couple ne doit pas avoir de secret, du moins, de ce côté là...
Le 20 octobre au soir, nous avons croisé des armées ennemie, et j'ai manqué de chance ce jour-là. Si la veille j'ai pu éviter les coups. Ce jour-là, je n'ai pu éviter la flèche ennemie qui se planta dans mon ventre.
Me faisant chuter. Ma tête a du cogner au sol, parce que je n'en garde aucun souvenir.
C'est Thessalie, c'est elle qui m'a ramené à La Trémouille, ce n'était pas volontaire... Mon pied gauche étant resté coincé après ma chute dans l'étrier.
Après Diane, c'est ma servante m'a trouvé et a fait mander le médecin. Ils ont retiré la flèche plantée dans mon ventre. Après ils ont cautérisé la plaie.
Mais ne t'en fais pas, j'ai été forte, ce n'est pas la première fois que cela m'arrive.
Aujourd'hui, le 23 octobre, après deux longs jours de repos et de sommeil je vais mieux.
Mon dos, mes épaules, mes fesses et mes jambes me font moins souffrir.
Toutes ces parties de mon corps ont frotté contre le sol.
J'ai de nombreux cataplasmes pour cicatriser. Cela ne me brûle plus, tu vois bien, je vais mieux. Enfin, tu ne vois pas, tu ne peux que me croire sur parole.

J'en ai bu des potions.

Sinon... Tu vas me prendre pour une folle. Mais j'ai vu le Très-Haut, c'était particulier.
Je n'avais plus mal, cependant, je ne sais pas si c'était simplement dans ma tête ou si c'était vrai.
Il m'a demandé pourquoi je voulais rester en vie.
Bon au départ, comme j'avais un peu peur je lui ai dit que je voulais voir les dernières robes.
Mais il a bien vu que je disais des bêtises.
Alors après, je lui ai dit que c'était pour te revoir, au moins une dernière fois. Parce que j'avais tellement de chance d'avoir un époux si formidable...
Alors après avoir discuté avec lui. Il m'a finalement renvoyé sur Terre.

Tu me crois ?

Dans tous les cas, tu me manques terriblement. Quand j'ai ouvert les yeux, j'aurai aimé te voir, cependant, Diane et Hadrien ne savaient pas comment te l'annoncer, alors ils n'ont pas encore écrit.
Et là... J'ai préféré le faire moi-même.

Ce que je tire de cette guerre. C'est que je n'ai jamais cessé de t'aimer et ce malgré l'éloignement. Un amour grandissant. Je suis tombée le jour des huit ans de Matthis.
Du coup, je n'ai pas pu lui souhaiter son anniversaire.
C'est vraiment bête. Il faut que je me rattrape... Mais je ne sais comment.

J'ai reçu une invitation de la part de Beths, mais Diane et Hadrien, c'est le médecin ont jugé bon d'envoyer Timothée.
Parce qu'il est moins curieux que Matthis.
Eléa étant avec toi.
Matthis aurait demandé pourquoi la missive ne venait pas de moi.
Alors que Timothée a toujours son côté naïf de petit garçon.
Donc il a du y aller. Tu y étais aussi ? Peut-être l'as-tu croisé.

Et comment vas-tu ? Le médecin te demande de rester tranquille encore combien de temps ? Pour ma part il me reste ?? jours. Ce n'est pas beaucoup.

Ils ont enlevé mes couleurs, ils disaient que c'était dangereux, parce que j'étais ton joyau et qu'il ne fallait pas que l'on m'enlève, vu l'accueil chaleureux que j'avais eu à mon arrivée...

Pareil, je ne peux pas aller dans une auberge, alors je me contente de la paille de la couche. Je suis une vilaine royaliste dans un duché ponantais.
Bouh... Que je suis vilaine. Bouh lalala.

Enfin. Voilà mes dernières aventures. Maintenant je me repose et je n'ai qu'une hâte te retrouver. Donc pour être très vite sur pied, je me repose encore et toujours.

Mon ventre me tire un peu, mais ce n'est rien. Pis t'inquiètes pas, j'ai même pas peur, je te donnerai encore plein d'enfants. Peut-être pas des milliers. Mais le Très-Haut ne peut pas être si méchant.

Mais ne t'inquiètes pas ! Je vais bien ! Je suis forte ! Très forte ! L'est pas né celui qui m'arrachera à toi.

Je t'aime plus que tout au monde.
Je t'embrasse,
Kory.

PS : pour notre anniversaire de mariage... Hum je serai en forme.
PS 2 : L'himation, y a rien de mieux quand on est blessé. C'est si doux et si confortable.

Korydwen plia la missive, et la tendit à Diane pour qu'elle aille la porter au coursier. Elle en profita pour se lever et avancer avec quelques difficultés jusqu'au coffre. Elle sortit son himation et entreprit et de l'enfiler, sachant parfaitement bien le nouer. Cela lui prit simplement un peu plus de temps que d'habitude.



C'était sans doute bien idiot de penser comme cela, mais le fait de porter cette tenue lui faisait penser que son époux était là, à côté d'elle, juste là, souriant, les bras autour d'elle. Lui posant mille et une questions sur son état et elle de lui répondre que tout allait bien. S'installant de nouveau sur sa paillasse, elle attendit son repas, son ventre gargouillait, c'était plutôt bon signe.
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