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 1.1 [Nuit du 15-16 Janvier] Pour un banquet avec moi, vous feriez n'importe quoi...

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Korydwen
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MessageSujet: 1.1 [Nuit du 15-16 Janvier] Pour un banquet avec moi, vous feriez n'importe quoi...   Jeu 24 Jan - 11:13

Harry_stote.



Qu'il était dur de vivre pour Harry Stote. Voilà des mois, des semaines, des jours que ses enfants se déchiraient sous ses yeux.
Où était passé l'amitié aristotélicienne ?
Où était passé les valeurs ?
La bonté ? L'amour de son prochain ?
L'aide ?
Le soutien ?
L'humanité ?
Qu'avait donc fait son jumeau maléfique ?
Qu'avait-il envoyé sur Terre pour changer ainsi les esprits ?
La maladie ? La soif ? L'envie de pouvoir ? Le contrôle ?

Harry Stote comptait les points. Une missive d'un côté, une réponse de l'autre.
Que pouvait-il bien faire ? A part regarder et attendre que la raison ne reviennent aux Hommes.
Au dessus de l'Anjou son regard était attiré.
Alors que les uns se battaient contre les autres qui les avaient envahi un peu plus tôt.
Que d'autres voulaient excomunier les uns pour des fautes faites par le passé.
Avaient-ils oublié l'amitié et le pardon ? Harry Stote était peiné de voir que parfois ses représentants, le représentait fort mal.
Malheureusement il n'y pouvait pas grand chose. Si les esprits étaient fréquentés par son jumeau maléfique.
Triste histoire.
Triste siècle.

Fumant sa pipe, il fut attiré par une ombre qui s'approchait, ombre qui devint silhouette.
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Korydwen
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MessageSujet: Re: 1.1 [Nuit du 15-16 Janvier] Pour un banquet avec moi, vous feriez n'importe quoi...   Jeu 24 Jan - 11:14

Korydwen

Faire la guerre en étant malade, voilà une innovation. Korydwen avait fait beaucoup de choses durant sa vie, mais elle aimait innover, ne pas tomber dans une certaine routine. Cependant, avec un mal de tête, des yeux brûlant et tombant de fatigue, sa vue et ses réflexes s'en trouvèrent diminué. Elle essayait de compenser tant bien que mal, mais le mal préféra s'abattre sur elle. Elle n'avait pourtant pas quitté son époux d'une seule semelle, il lui avait dit et répété de rester près de lui. Avant, elle ne l'écoutait que rarement, mais ça c'était avant. Maintenant, elle était sage, elle avait grandi et avait compris bien des choses.
Elle n'avait rien pu faire, elle n'avait rien vu.

L'homme s'était jeté sur elle et lui avait transpercé chacune de ses cuisses. Elle avait senti la lame déchirer ses braies, pénétrer dans sa peau et ouvrir. Le sang chaud coula et colora ses braies, elle en perdait beaucoup et sa tête tourna. Elle porta sa main gauche à son front, releva quelques mèches de cheveux avant de fermer les yeux. La gravité attira son corps et elle tomba sur le côté droit, son poignet tenait encore fermement son épée, malheureusement brisée. Sa tête heurta violemment le sol. Elle n'ouvrit pas les yeux. Son bouclier était déchiré, un sifflement s'échappa de sa bouche. Faible soupire d'une vie qui commence à s'éteindre.

Sans jamais lâcher son épée, la lame brisée en deux, cette épée, elle y tenait, ultime cadeau de son jeune frère maintenant mort depuis plusieurs années. Sa devise gravée sur la lame. La douleur envahissait et se répandait dans son corps. Elle pensait à son époux, à Al, son cher et tendre Al. Ses enfants, Eléa, Matthis et Timothée. Mais hélas, elle ne pouvait rien faire. Elle se sentait partir...

Quand soudain, elle eut une drôle d'impression. Elle se voyait, elle voyait son propre corps, étendu, là devant elle, dans la boue, dans une flaque brunit et rougit. Et puis soudain, une lumière intense et une impression de déjà vu, une lumière attirante. Et des souvenirs qui se mêlent et se démêlent, sa naissance, sa mère, son arrivée à Montbrison, sa rencontre avec Al, son baptême, son mariage, son frère, sa sœur, son demi-frère, la naissance de ses enfants, les anoblissements... Tout, elle revoyait tout.

Elle était debout, elle marchait, elle n'avait plus mal. Sans même ouvrir la bouche, une douce sonorité s'échappa.

Aristote... Me voilà... Pourquoi t'évertues-tu à rivaliser avec mon époux ?


Son corps était en bas, elle ne savait trop où sur ce qui devait être un spectacle bien macabre, son époux... Comment réagirait-il ? Mal... Quelle question. Elle était là, par terre, dans son sang, laissée pour morte.
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Korydwen
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MessageSujet: Re: 1.1 [Nuit du 15-16 Janvier] Pour un banquet avec moi, vous feriez n'importe quoi...   Jeu 24 Jan - 11:16

Harry_Stote.



Harry Stote se tenait debout, droit, dans le halo de lumière blanche.
La silhouette approchait doucement.
Vêtue d'un simple tissu blanc.
De la pureté.
De toute façon, si l'esprit n'était pas bon il allait directement chez son jumeau maléfique.
Grimace d'Harry Stote en reconnaissant le visage de la silhouette.

Encore toi ?

Harry Stote ne vouvoie pas.
Il ne parle pas non plus.
Des mots qui s'abattent simplement sur la silhouette.
Glissent par les oreilles.
C'était bien la quatrième ou cinquième fois qu'ils se rencontraient.


Aristote... Me voilà... Pourquoi t'évertues-tu à rivaliser avec mon époux ?

Quant un homme se targue d'avoir la plus belle perle du royaume, il faut bien que je vérifie.


Et d'attendre qu'elle s'approche un peu plus.
Attendre et écouter les raisons de sa venue.
Négocier son retour sur Terre.
Rescuciter était permis, mais en aucun cas obligatoire.
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Korydwen
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MessageSujet: Re: 1.1 [Nuit du 15-16 Janvier] Pour un banquet avec moi, vous feriez n'importe quoi...   Jeu 24 Jan - 11:17

Korydwen

Le corps de la Comtesse était toujours à la même place, elle n'avait pas encore été retrouvé par ses comparses de guerre, forcément, le terrain était vaste et sans doute ne savaient-ils pas encore qu'elle manquait à l'appel. Il faudrait attendre la fin des combats et le petit jour. Surtout qu'elle ne savait absolument pas à quel moment de la journée elle se trouvait. Thessalie, sa jument cependant avait échappé à un triste sort. Une fois sa cavalière tombée, elle avait pu échapper aux divers coups d'épée et autres armées pointues et coupantes.

Au fil des jours, des mois, des années, une relation de complicité entre la cavalière et sa monture était née. C'est donc tout naturellement que Thessalie chercha à la retrouver. Baissant le museau au sol de temps à autre pour sentir les corps laissés par terre. La jument mit quelques instants à la retrouver, c'est qu'elle avait trotté entre la chute de Korydwen et là où elle avait vraiment pu se mettre en sécurité.

La jument s'était approchée doucement et ses naseaux parcouraient le visage éteind de sa cavalière, reniflant ça et là, envoyant un peu d'air pour espérer la voir ouvrir les yeux, mais non rien ne se passa. Ses naseaux passèrent dans les longs cheveux bruns de sa cavalière et là aussi aucune réaction de la cavalière. Se plaçant sur le côté, la jument donna de doux coup de naseau dans l'épaule gauche de Korydwen afin de voir si quelque chose se passait, mais rien, absolument rien.

Tapant des sabots sur le sol, hénissant, la jument était nerveuse. Se relevant pour n'être que sur ses pattes arrière et retomber dans un fracas impressionnant. Thessalie signalait sa position et que Pégase, il avait intérêt à se pointer sinon la jument lui pincerait la croupe. Foi de Thessalie ! Le beau mâle blanc avait tout intérêt à bien se tenir et surtout à vite se pointer !

Pendant ce temps-là, dans la tête de Korydwen, ou sur le Soleil, l'on ne sait pas trop où cela pouvait se situer, étant donné la grande et sans frontière imagination de Korydwen. Encore plus quand elle était droguée à la potion magique, fiévreuse et tombée sur la tête... Allez savoir si tout ceci se passait vraiment.

Faisant face à Harry Stote, elle sentit ce flot de parole la toucher en plein coeur et lui fit regarder en arrière. L'on sait toujours ce que l'on perd, mais jamais ce que l'on gagne.

Quant un homme se targue d'avoir la plus belle perle du royaume, il faut bien que je vérifie.


Une fois de plus sa bouche s'ouvrit mais aucun son n'en sortit, simplement de ses pensées.

C'est dommage alors... Je ne suis guère à mon avantage aujourd'hui. La plus belle perle à ses yeux... Ca il n'y a aucun doute à avoir. Cependant... On pourrait remettre cette petite discussion à plus tard.
J'ai accepté par erreur ton invitation.
J'ai du me gourer dans l'heure.
J'ai du m'planter dans la saison.*


Sentant son coeur se serrer. Son regard se porta par "terre", pouvait-elle voir quelque chose ?

* Louise Attaque, Ton invitation.
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Korydwen
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MessageSujet: Re: 1.1 [Nuit du 15-16 Janvier] Pour un banquet avec moi, vous feriez n'importe quoi...   Jeu 24 Jan - 11:19

Harry_Stote.



Harry porta ses bras à ses hanches et adopta une mine quelque peu agacé.
Il était le chef là-haut. Toute Comtesse fut-elle !
Il avait vu. Il avait entendu. Il avait écouté.
Et là, à nouveau un flot de paroles allaient s'abattre sur elle.

Cette discussion ne peut être remise à plus tard.
Tu es ici. Tu n'en repartiras que si je le désire.


Harry posa son noble derrière sur un banc de bois blanc.
Tapotant la place à côté, il invita Korydwen à faire de même.

Viens donc t'asseoir ici.
Il est maintenant l'heure de discuter de ton retour.
Pourquoi devrais-je te permettre de retourner en bas ?


Le regard scintillant du bonhomme se posa sur la Comtesse.
Harry questionnait et il attendait des réponses.

N'essaye pas de m'avoir comme la dernière fois avec cette histoire de robes.

D'un claquement de doigts, Harry fit apparaitre un banquet un peu plus loin.
Libre à elle de choisir.
Le banquet et la vie éternelle auprès de lui.
Ou.
Le retour sur Terre et la vie non éternelle auprès de celui qu'elle nomme "son thessalien".
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Korydwen
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MessageSujet: Re: 1.1 [Nuit du 15-16 Janvier] Pour un banquet avec moi, vous feriez n'importe quoi...   Jeu 24 Jan - 11:21

Aiguemarine

[ & pendant que M'dame fait causette avec 'Stote... ]


En bas, tout en bas. Non, j'ai dis plus bas, voyons...
Bref, sur la terre ferme, un groupe s'affaire à rechercher le corps - pour l'instant sans vie - de la Comtesse.
Une brune médecin, un roux un peu à l'Ouest - qui a dit beaucoup ?! - & 2 pitits gardes Comtaux de Montfort.

L'avancée est périlleuse & délicate.
La prise d'Angers en aura laissé quelques uns sur le carreau.
Le quatuor retourna au dernier lieu dont le Suzerain se souvenait avant d'avoir "perdu" son épouse...dans la bataille.

C'est donc là, dans une mare de sang, & un frison renâclant d'impatience qu'ils la retrouvèrent.
Azurs virant à l'acier qui suivent du regard le corps dont la vie semble s'échapper lentement mais sûrement...
Le corps est déposé doucement sur une charrette de fortune puis ramené fissa dans une bâtisse réquisitionnée par Althiof.
Quel est donc l'être immonde qui s'est autant acharné sur elle ?! C'est la seule question qui vient à l'esprit d'Aiguemarine durant tout le trajet.

De son côté, Althiof ne pipe mot.
Abasourdi certainement !
Mais sa "pire" vassale le réveillera en temps & en heure. Là, il n'est guère d'utilité.
Au médecin qu'elle est d'entrer en scène ; sur la paillasse de fortune, l'armure, le heaume sont retirés, non sans grande difficulté.

2 blessures attirent le plus son attention.
Les jambes ont pris & pas qu'un peu...
Le diagnostic mental est pessimiste.
Mais Aiguemarine ne peut se résoudre & y croit encore tandis qu'elle lave, panse & pose un garrot pour que sa Reine-Suze cesse de saigner.
Toujours inconsciente, Kory n'émet aucun cris...D'un côté, tant mieux. Cela risquerait d'affoler encore plus Althiof. De l'autre, ça aurait été le signe d'un retour à la vie pour le médecin qu'elle est.

Mais les voix du Seigneur sont impénétrables.
& c'est désormais à Kory de s'accrocher...oupas.

Quelques heures après, les soins terminés, il ne reste plus grand chose à faire qu'à la surveiller, espérer que sa Suzeraine daigne ouvrir, ne serais ce qu'un oeil, prier & râler...


"Cagna di vita ! Andate, ti appendi, per favore !*"



Citation :
*Chienne de vie ! Allez, accroches toi, s'il te plaît !
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MessageSujet: Re: 1.1 [Nuit du 15-16 Janvier] Pour un banquet avec moi, vous feriez n'importe quoi...   Jeu 24 Jan - 11:24

Sunburn

[Bourbonnais-Auvergne - Détente ondine]

Se prélasser dans un bain bien chaud et parfumé était un luxe qu'elle ne se refusait pas et dont elle abusait à outrance, sûrement, mais peu lui importait, il fallait profiter du confort tant qu'il était à portée.
Rêvassant, comme bien souvent, quand son corps était plongée dans ce bienfait, ses yeux s'abaissèrent, fixant l'ondulation de l'eau et sans s'en rendre compte, elle sombra dans le sommeil.


[Songe ou hallucination ? Tapez 1 ou 2]

Une caresse sur la joue, un souffle d'air plus frais, peut-être même une tape sur son visage, elle ne sut ce dont il s'agissait mais ses yeux s'écarquillèrent en découvrant ou elle se trouvait car justement, le néant l'enveloppait.
Elle baissa son visage afin de se regarder, toute vêtue de rouge, la couleur qu'elle affectionnait particulièrement mais sans se souvenir qu'elle avait revêtu cette robe de mousseline, particulièrement douce sur le corps et au décolleté relativement discret, qui ne dissimulait en rien ses formes épanouies.
Le front barré d'un pli soucieux, elle s'examina afin d'être certaine que rien ne manquait, même pas sa dague, mieux valait être prudente.
Un pas, puis un autre, sa longue tresse balayant son dos en un mouvement régulier, elle cherchait une éventuelle issue.
Nul besoin d'hurler, personne ne l'entendrait et mieux valait préserver sa voix, en cas d'extrême urgence.
Les lourds jupons bruissaient contre ses jambes, ses pieds étaient nus mais le sol ne lui paraissait pas froid pourtant, il lui semblait même qu'elle marchait d'une allure légère, bien plus légère que de coutume et que le rythme de son coeur ne changeait pas, alors qu'au vu de son état, il avait tendance à s'affoler très vite.
Sa main passa contre son ventre affectueusement, caressant l'arrondi qui se dessinait de jour en jour, un peu plus.
Tendant l'oreille, elle cru percevoir des sons ténus et avec la légèreté qui était sienne, se dirigea naturellement vers eux, ne ralentissant l'allure qu'une fois qu'elle put distinguer nettement une voix féminine et une voix masculine.
Ne désirant point manifester sa présence, elle hésita sur la manoeuvre suivante mais rien ne pouvait la cacher véritablement, aucun recoin sombre, nulle ombre naturelle pour s'y terrer et agir quand le moment serait venu.
Un sourire se plaqua sur les lèvres fraiches, à la limite d'un sourire niais et étant blonde, cela passerait sûrement puis son adresse ferait le reste ainsi que son instinct, le cas échéant.
Mais alors qu'elle s'avançait d'un pas plus vif, son sourcil se haussa et une lueur de profonde surprise traversa le clair de ses prunelles.
La bouche s'ouvrit puis se referma à la vue de son ex-Suzerainette, aucun son ne sortit alors qu'elle avait préparé une phrase qui irait fort bien avec son air niais.
Profonde inspiration puis expiration et encore inspiration, elle était certes heureuse de la revoir mais l'endroit était... inhabituel, tout autant que sa tenue.
Son regard obliqua vers l'homme, une fugace lueur de perplexité se logea dans son regard avant de reprendre contenance, bien que l'effet de flottement, n'avait en définitive, pas duré.
Reniflant, des effluves parvenaient à ses narines, faisant gronder la faim en elle mais s'en détourna, elle aurait bien le loisir de rassasier son appétit plus tard et dans son état, c'en était que plus difficile à surmonter mais une autre odeur venait de la perturber, et ses lèvres se plissèrent brièvement en découvrant la pipe.
La démarche gracieuse, après un signe de tête envers l'homme, elle se posta devant la Comtesse et s'inclina quelque peu, un sourire malicieux sur les lèvres.


Que vois je... ? Ne serait-ce point une inestimable Comtesse auvergnate ? Je suis heureuse de te voir mais... oui, y a un mais... nous sommes ou là ? Je n'ai jamais eut un sens réel de l'orientation mais là je crois que je viens de battre le record... Baissant le ton de la voix. C'est qui ? Il a une allure vraiment... étrange... Il veut t'intimider n'est-ce pas ? Tu veux que je lui règle son compte ?
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MessageSujet: Re: 1.1 [Nuit du 15-16 Janvier] Pour un banquet avec moi, vous feriez n'importe quoi...   Jeu 24 Jan - 11:25

Korydwen

Avant que son corps ne soit déplacé. Là-haut.

Intrigant et pourtant si attirant cet Aristote. La douceur bien loin de la douleur d'en bas, mais il fallait résister, en aurait-elle la force ? Puisée une certaine force dans les fins fonds de son caractère, son entêtement, elle était têtue comme une mule. Il devenait terriblement entreprenant et sans même qu'elle ne puisse choisir, ses pieds avancèrent d'eux-mêmes jusqu'au banc blanc, symbole de pureté... Son noble fessier se posa doucement dessus et elle fut bien forcée d'admettre qu'elle devenait le pantin d'Aristote...

Quelle histoire de robe... De quoi est-ce que tu me parles... Je ne vois pas...

Bien sur qu'elle voyait, fin 1459, la guerre encore elle. Et elle avait gagné un voyage chez Aristote, et la première chose qu'elle lui ait dite était à peu de choses près "renvoie-moi en bas, j'ai des nouvelles robes à essayer". De toute façon, les choses ne se produisaient jamais deux fois de la même façon...

Un bruit de claquement suivit d'une douce odeur de banquet, des plats plus attirants les uns que les autres. Que dire, que faire ? Le régime pain sec et eau avec un peu de maïs ne lui plaisait plus vraiment, mais là...

Elle se leva et laissa son estomac parler... Mais alors que sa main s'approcha d'un délicieux gâteau, une chanson lui vint en tête, c'est comme si quelqu'un chantait ses désirs et ses envies les plus profondes pour l'arrêter et l'empêcher de manger le gâteau interdit...


Il est des mots qu'on peut penser
Mais à pas dire en royauté
moi je me fou de la royauté
et de sa prétendue moralité
j'aimerais simplement faire l'amour avec Al
j'aimerais simplement faire l'amour avec Al
ohohoh oh oh oh ohoh

Bien sur moi je pourrais te dire
Que je n'vis que par ton sourire
Que tes yeux sont de tous les yeux les plus bleus
Nanana na na na nana
Moi je veux faire l'amour avec Al
Moi je veux faire l'amour avec Al

D'aucun diront "on ne peut pas
parler à un jeune homme comme ça"
Ceux là le font mais ne le disent pas
Moi c'est un rêve, et ce soir c'est pour ça
Que moi je veux faire l'amour avec Al
Que moi je veux faire l'amour avec Al
ohohoh oh oh oh ohoh *


Ah ces femmes ! D'abord Eve et sa pomme et maintenant Korydwen et son gâteau. Mais non, son coeur ne cessait de battre et bondissait dans sa poitrine en entendant cette petite voix dans sa tête. Alors qu'elle s'apprêtait à demander son retour sur Terre, plus bas, auprès de celui qui faisait battre ce coeur presque mort, une voix se fit entendre plus nettement.

Ecarquillant ses grands yeux marron, la Comtesse regarda cette dame s'incliner devant elle. Clignotant des yeux, essayant de voir qu'elle ne rêvait pas... Seulement, elle semblait déjà rêver cette rencontre avec Aristote, mais rêvait-elle dans un rêve ? Où faisait-elle un rêve où l'on a l'impression que l'autre personne fait le même que vous, durant la même nuit, qu'il semble si réel, que vous pourriez presque le toucher du bout des doigts. Elle avait bien évidemment reconnu Sun, mais elle n'était pas bien sûre de comprendre sa présence ici. Etait-elle sur le champ de bataille ? Ou rêvait-elle simplement des gens qu'elle aimait et Sun semblait être la première à venir ? Un peu comme ce conte de Noël avec les fantômes des Noëls passés, présent et à venir...

Sa mâchoire menaçait de tomber au sol en l'entendant. Elle pouvait parler ? Alors qu'elle aucun son ne semblait franchir ses lèvres. Se tournant vers Aristote... Il était toujours là assit et la balle semblait plus que dans son camp.


Euh... Je ne sais pas... Dans ma tête je crois... Ou Là-Haut. Qu'est-ce que tu fais là ? 'Fin t'es morte ? T'étais à la guerre ? Il faut que je le convainque qu'il faut me renvoyer en bas... Ou que je sorte de ma tête... C'est Harry Stote... Mais faut pas manger le banquet, sinon... Couic... 'Fin si tu pouvais m'aider à sortir de là... Ca m'arrangerait...

Citation :
* Michel Polnareff
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MessageSujet: Re: 1.1 [Nuit du 15-16 Janvier] Pour un banquet avec moi, vous feriez n'importe quoi...   Lun 4 Mar - 11:43

Elea_themis


Cheveux en ebourrifade, la course avait été de quelques jours. Un coursier ..

Kory est au plus mal.

Ventre saint gris ! Kory .. M'man .. La jeune Elea avait sauté sur la première monture venue, pris la dernière carne qu'on avait bien voulu lui céder en ces temps guerriers et talonné la monture jusqu'à la crever aux portes d'Angers.

Sa mère était mourante.. Qui se soucie d'une guerre quand on va perdre sa mère ? .. Qui se soucie des conflits quand celle qui vous a portée est agonisante ?


Place ! Place ! je suis Elea de Toggenburg de Marigny ! Faites place !

Un coup d'oeil à celles qui l'entourent .. 'soir .. 'jour .. j'sais plus .. comment va t elle ?

Au chevet de sa mère, des pleureuses voilà qui ne présage rien de bon. Pourtant ..

Un sourire sur les lèvres maternelles, quelque chose d'indescriptible .. que connaissait bien la jeune femme.. Sa mère avait pourtant les yeux clos et le visage translucide. Mais ..

Elea fronca le nez, qu'elle avait fort joli d'ailleurs, et se pencha vers l'oreille maternelle, tenant sa main serrée contre la sienne.


M'man .. Va y avoir une nouvelle collection de robes à Paris .. on ne va pas manquer ça hein ? ... Me lâche pas hein ..

J'ai repéré une robe de mariée ..
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MessageSujet: Re: 1.1 [Nuit du 15-16 Janvier] Pour un banquet avec moi, vous feriez n'importe quoi...   Lun 4 Mar - 11:44

Sunburn


[Dans la tête d'une Comtesse, soyez pas jaloux !]

Se redressant lentement, elle n'en avait pas moins observé l'écarquillement des prunelles automnales, une chose était sûre, la Comtesse était aussi surprise qu'elle même.
Les traits de son visage révélèrent la perplexité qui était sienne lorsqu'elle entendit Kory sans voir les lèvres bouger, comme si elle était là sans être là et que les mots débités ne lui appartenaient pas mais il s'agissait bien du son de sa voix.
Quant aux propos eux mêmes, ils la firent déglutir un instant et son sourcil blond se haussa.
Morte ?! Un frisson parcourut son échine, désagréable en tout point, lui amenant même un gout métallique dans la bouche ainsi qu'un accès de sueur froide.
Instinctivement, ses mains se portèrent contre son ventre au délicat arrondi afin de constater si la vie y régnait encore car si elle était effectivement morte, nulle chaleur ne serait ressentie et un profond soupir de soulagement vint franchir ses lèvres.
Par mesure de sûreté, ses doigts longèrent son buste pour tâter l'emplacement de son coeur, qui battait normalement, bien que non sujet à un vif mouvement suite à ses craintes, comme si certaines sensations étaient inexistantes.
A son étonnement, sa voix ne laissait pas déceler sa peur précédente et d'une voix douce, fit réponse.


Euh non... je ne suis pas morte encore, certains le regretteront assurément.
Je ne sais ce que je fais là... à vrai dire, je cherchais une issue quand j'ai entendu des voix et en reconnaissant la tienne, je me suis avancée... Pas de guerre non plus, la dernière remontant au Berry, j'étais... je ne sais même pas ou j'étais avant d'atterrir ici.
S'il faut que tu sortes de ta tête et que moi j'y sois... ça risque d'être problématique... Fin tant que je suis là, je vais bien évidemment t'aider. Je sais me montrer extrêmement persuasive quand je l'ai décidé, puis... qui pourrait bien résister à mon charme n'est-ce pas ?
Quel dommage pour le banquet... j'ai terriblement faim. User de ce subterfuge pour appâter, quel horrible procédé. Bon, sinon, as tu songé à quelques manoeuvres pour ce vieillard ? Si c'est négatif, je vais m'en charger.


N'a absolument aucune véritable idée en tête mais avisera le moment venu, l'instinct jouera et jouera bien, un éclat de détermination brillant au fond de ses prunelles.
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MessageSujet: Re: 1.1 [Nuit du 15-16 Janvier] Pour un banquet avec moi, vous feriez n'importe quoi...   Lun 4 Mar - 11:44

Harry_Stote




Harry Stote selon les croyants maitrisait beaucoup de choses.
Il donnait de temps à autre des coups de pouce.
Aidait celui qui avait mérité.
Mettait un peu plus de trouble sur la destiné d'un autre.
Mais là...
Il n'était plus maître de rien.
L'audience ne se déroulait pas de la façon dont il l'avait prévu.
Mais avec cette Comtesse que pouvait-il attendre de plus ?
Une bourrique.
Un sang chaud du père. "Alejandro, ta fille est bien ta fille"
Un sang tout aussi chaud de la mère. "Aliénor, la volonté de ta fille est digne de la tienne"
Et de lever les yeux bien haut. "La prochaine fois qu'elle se pointe, j'vous convoque. Que vous puissiez voir le fruit de vos entrailles."

Posant ses mains sur la table.
Une dame avait fait son entrée.
Que faisait-elle ici ? Elle ne sentait pas la mort.
Alors que ce doux parfum embaumait et s'échappait de Korydwen.
Cette chaleur contrastait avec la fraîcheur de la Comtesse.
Ce visage si coloré contre ce visage si blanc, si pâle...

Un nouveau flot de paroles s'abattit sur la Comtesse.
La faire revenir à lui. Afin de pouvoir aller foudroyer quelques uns de ses représentants...
Quelle honte...

C'est par ici que cela se passe... Alors j'attends...
Pourquoi devrais-je te laisser retourner en bas, avec ton amie la vivante ?
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MessageSujet: Re: 1.1 [Nuit du 15-16 Janvier] Pour un banquet avec moi, vous feriez n'importe quoi...   Lun 4 Mar - 11:45

Aiguemarine

[ & pendant ce temps...Chez les vivants, dans Angers la dévastée ! ]


Ce qu'il y a de bien avec les « morts-vivants » c'est :
- qu'ils ne vous contrarient pas lorsque vous leur parlez.
- qu'ils ne hurlent pas lors des soins.
Ce qu'il y a de moins bien, en revanche, c'est qu'à force, cela tourne un peu au monologue.

Aiguemarine avait donc « facilement » pu recoudre les chairs des 2 jambes de sa Suzeraine.
Les blessures guériraient. Il y aurait peut-être quelques séquelles : seul l'avenir le dirait.
&, tous les jours, la brune s'appliquait à lui changer ses bandages afin d'éviter une infection, lui racontait la « vie d'en bas », tout ce qu'elle ratait - en gros, pas grand chose - mais Kory n'était pas censée le savoir, hein.

De temps en temps, entre 2 monologues, la Brune poussait même la chansonnette...
Personne ne pouvait l'entendre, alors autant en profiter !
Depuis quelques jours, le même air lui revenait sans cesse en tête. Autant en faire profiter la « morte-vivante ».
Puis, si d'aventure, ça pouvait décider Kory à rouvrir ne serais ce qu'un oeil, ce serait déjà ça de gagné.



Kory, revienssss,
Koryyyy reviens,
Kory revienssssssssssssss parmi les tiens !*



Tous les jours aussi à guetter l'arrivée de missives...
C'est dingue ce qu'un petit bout de parchemin peut faire.
Donner de l'espoir, même infime, à une femme qui n'a plus envie de rien.
Tout autour d'elle n'est que désolation. Rien de bien fameux donc...
& le « mirâcle » eut lieu.
Quel jour ?! Aiguemarine ne saurait le dire exactement. Entre ses journées à veiller sur Kory & ses courtes nuits, l'Italienne avait quelque peu perdue la notion du temps.

Mais là n'est pas le plus important.
Ce qui la surprit plus que tout, c'était plus la tronche du volatile.
Aiguemarine n'en avait encore jamais vu des comme ça. Un oiseau avec un plumage rouge/orangé & un bec à n'en plus finir, mais visiblement peu résistant au froid.
En effet, ce dernier avait rendu l'âme quelques heures après la délivrance du message...

& de relire une dernière fois les nouvelles ensoleillées de la « Reyne d'Alexandrie » avant de lui faire réponse.


Lady_eden a écrit:
De la Reyne d'Alexandrie, future Impératrice de Constantinople, dicte Eden
A la plus fameuse ou fumeuse (rayé) Médecin du Royaume de France, dicte Aiguemarine

A toi fière Italienne des champs de batailles,

J'ai bien reçu ta lettre mais je dois t'informer de la mort accidentelle de ton pigeon qui à malencontreusement rencontré le sol très aride de ce pays, après une tentative de noyade avortée...
Oui! je me doute qu'en cet instant tu te demandes si mon ami Ragnok ne m'a pas fait fumer du pavot ou que le soleil à eu raison du peu de neurones qu'il me restent!
Mais non!
Tout ce que je te raconte est presque (rayé aussi) vrai!

Bien sur je suis navrée te devoir t'apprendre aussi brutalement une si terrible nouvelle ..alors pour tenter de te consoler je t'envoie ce message avec un majestueux Ibis, très commun ici, mais qui ferra surement sensation au près de tes copines.
Il te faudra par contre lui parler en égyptien ancien...mais avec ta grande culture je ne doute pas un instant que tu le pratiques couramment, même a jeun.
Au pire ton ami Sindbad qui est fort érudit ..et pas que.. pourra t'aider je pense.

Sinon je te rassure! je n'ai point encore trouvé l'Homme, enfin je veux dire le fou... qui voudrait me prendre pour épouse, et NON! n'écris pas a mon parrain et NON ne comptes pas encore me présenter tous les boutonneux de ton entourage!
D'ailleurs je compte prendre la mer bientôt, tu comprendras que ce n'est pas très pratique pour fixer des rendez vous galants.
Et ça m'arrange pas mal ...(gribouillé)

J'espère que ce petit mot te trouvera toujours en bonne forme, que personne ne t'a assommée, parce que quand tu perds la mémoire tu es quand même très pénible faut bien l'avouer, et je compte sur toi pour me faire partager l'effet sensationnel que tu ferras aux soirées de l'ambassadeur avec ton nouvel Ibis en laisse.

Affectueusement

Eden**

Citation :
De moi, Aiguemarine De Meyran,
Fière Italienne, médecin & piètre « bon pitit soldat »
A toi, Eden, Dame parmi les Dames,

Le bon jour te va toujours aussi bien ma chère Eden,

Cette courte missive d'Angers, dicte la cité ravagée, tombée il y a quelques jours sous le joug Royaliste.
De mon côté, tout va bien. Pas de bobos, & encore moins de blessure.
En revanche, ma Suzeraine semble avoir pris pour tous les nôtres.
Je reste à son chevet, bien évidemment.
J'ai fait mon maximum pour soigner ses blessures. Le reste ne dépend plus de moi.

Navrée aussi pour ton Ibis. Ce dernier n'a, semble t'il pas supporté du tout, du tout, le choc thermique entre le froid Angevin & la douceur relative d'Alexandrie.
Ceci explique donc la présence à tes côtés d'un Pigeon Royal. Fais en sorte de le bichonner celui-là ! C'est que la Couronne a déjà du mal à nous distribuer pitance, alors imagines bien les pigeons.

Je n'ai aucune nouvelles de mon ami Sindbad depuis quelques semaines déjà &, pour ton information, j'ai démissionnée de mon poste à l'Ambassade Royale courant décembre dernier.
Mais revenons au cas qui me préoccupe, à savoir le tien.
Si tu ne souhaites pas que j'écrive à Sandino, je te saurai gré de m'expliquer ce que tu trames dans ta prochaine missive. Sinon...

Quoi ?! Qui a dit que c'était des menaces ?! Que nenni ! Je me préoccupe de ton « bien ».

Je te remercie de n'évoquer ma pénibilité que les jours où je perds la mémoire.
Saches que je suis trèssssssss agréable à vivre le reste du temps !
Bon, sur ce, on se retrouve donc à Bordeaux d'ici quelques semaines, c'est ça ?!
Je m'en réjouis d'avance.
Fais attention lorsque tu seras sur le bâteau. J'en connais qui sont passés par-dessus le bastinguage.

Allez, sois prudente, & qu'Ari – Oué, c'est mon pote – veille sur toi & tes amis.
Je t'embrasse,






A.D.M.

Tandis qu'Aiguemarine finissait d'accrocher sa missive à son super volatile & de confier l'Ibis mort aux pitits Gardes de Montfort afin qu'ils l'empaillent, une voix s'éleva dans la bâtisse.
Yeux qui se plissent en reconnaissant la voix. Ayé, la tornade Rousse – aka Elea - était arrivée...


Place ! Place ! je suis Elea de Toggenburg de Marigny ! Faites place !


Délaissant son écritoire, Aiguemarine rejoignit l'héritière.
Mais avant qu'elle n'eût pu ouvrir la bouche afin de lui signifier qu'ici ce n'était pas la foire à Papy & Mamie, cette dernière était au chevet de sa mère, lui serrant une main.
Ce geste ne pût qu'émouvoir la Brune Italienne qui la laissa quelques minutes à ses “retrouvailles”.

S'avançant un peu plus vers la couche, elle posa une main sur l'épaule de la jeune fille.


“Bonjour Elea ! J'ai fais tout ce que j'ai pu. Le reste ne dépend plus de moi...mais d'elle !”

Voilà, tout était dit. Il ne restait plus qu'à écouter la réaction d'Elea & là, plusieurs scénarios s'offraient à elle, ne connaissant que peu la progéniture des Suzerains.
Soit ça passe, soit ça casse !
Faites vos jeux !





Citation :
*« Jesus, reviens parmi les tiens » - La vie est un long fleuve tranquille
** RP toujours visible ici
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MessageSujet: Re: 1.1 [Nuit du 15-16 Janvier] Pour un banquet avec moi, vous feriez n'importe quoi...   Lun 4 Mar - 11:46

Elea_themis

Citation :
“Bonjour Elea ! J'ai fais tout ce que j'ai pu. Le reste ne dépend plus de moi...mais d'elle !”

Une bouche en "chose" de poule, Elea regarda Aigumarine.

Mais .. z'avez pas abandonné quand même ?? M'enfin !! Cà dépend de nous aussi !! Pas question d'abandonner !! M'man !!

Un coup d'oeil vers le ciel.. rancunier ..


Et toi !! la haut !! fait quelque chose !! Aide moi et je te promets .. euh ..

La jeune femme réfléchit .. n'allait quand même pas lui promettre d'être nonne .. ça c'etait hors de question .. je te promets de ..

Plissement d'un nez volontaire. qu'allait elle promettre qu'elle puisse tenir ?. Regardant Aiguemarine une idée lui vint.

Je te promets d'accepter enfin d'être vassale de mes parents .. ainsi on pourra faire des blagues au Duc ensemble .. hein ..

Ouf .. elle s'en était sortie sans mal.

Tenant toujours la main de sa mère contre la sienne, elle la serra et lui chuchota à nouveau ..


Une t'ite soif M'man ??

Une autre idée venait de germer à son esprit. Claquant de la langue en direction du valet, elle ordonna ..

Un entonnoir !! une barrique de vin !! vite !! M'man rêve de partir la tête sous le robinet !! Et la tête contre le sein de mon père.. Va saisir mon Père et dis lui que son épouse est mourante ! Ne reviens pas sans lui ou je te tue de mes propres mains entends tu ??

Un nouveau chuchotement à l'oreille maternelle ..

Tu l'auras ta seconde fille M'man .. foi d'Elea .. sauf si tu ne te réveille pas .. J'suis là moi .. et tu comptes pour moi et je ne vais pas te laisser me leguer ta garde robe .. d'ailleurs .. j'ai d'autres modèles en vue .. plus moderne . si tu vois ce que je veux dire ..

Cà c'etait la phrase ultime .. Korydwenn ne pouvait que se réveiller à une telle provocation.
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MessageSujet: Re: 1.1 [Nuit du 15-16 Janvier] Pour un banquet avec moi, vous feriez n'importe quoi...   Lun 4 Mar - 11:47

Aiguemarine

Ahhhh, la fougue de la jeunesse, que c'est beau à voir.
A écouter, en revanche, c'est autre chose...
Sourcils qui se froncent quand Elea la soupçonne d'avoir abandonnée.
C'est bien là la pire chose qu'on pouvait lui sortir.
Azurs figés dans les prunelles d'Elea, serrant les poings, la réponse sort d'elle même, comme une délivrance...


 « Jamais je n'ai abandonnée l'espoir que votre mère se réveille, sachez le, jeune fille ! Sinon...je serai déjà bien loin d'ici.
Je suis médecin, & non faiseuse de miracles, tenez vous le pour dit ! J'ai soignée ses blessures, surveille que ça ne vire pas à l'infection. Ses organes vitaux semblent fonctionner correctement. Après...je ne suis plus « maître » du reste, je n'ai aucune honte à l'avouer !
Nul ne peut se battre à la place de votre Mère... »


Remise en place, gentiment, mais sûrement : check

Elle écouta sans mot dire la suite, c'est à dire, la « conversation » d'Elea avec le Très-Haut & la promesse de la jeune fille lui arracha un sourire à peine perceptible.
Aiguemarine posa son regard sur le pauvre valet qui fût le troisième à subir les foudres de la jeunesse.

Se dirigeant vers le bout de table qui faisait office de bureau, elle attrapa la bouteille d'alcool de prune qui traînait là & la tendit à la jeune Marigny.

« S'ennivrer ou faire boire votre mère n'est pas la solution - bien au contraire - mais en attendant le retour du valet... »

Une lueur de défi dans les azurs.
Osera, osera pas ?!
Au final, Aiguemarine n'en savait pas plus qu'au début de la discussion, mais elle aimait les paris osés.


« En revanche, ce sera sans moi sur ce coup là ! »
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MessageSujet: Re: 1.1 [Nuit du 15-16 Janvier] Pour un banquet avec moi, vous feriez n'importe quoi...   Lun 4 Mar - 11:48

Junie

Des jours et des jours que Junie n'était pas sortie.. et pour cause.. soignée de façon sommaire par une nonne qui avait fait ce qu'elle avait pu, la blessure de la jeune normande s'était ré ouverte et infectée.

Elle avait passé un temps indéterminé dans sa piaule, entre délires et montées de fièvres, sa jambe atrocement douloureuse qu'elle tentait désespérément de nettoyer. Mais faute de soins, l'infection la gagnait de jours en jours, embaumant sa chambre d'une puanteur qui ne présageait rien de bon.

Seule.. terriblement seule.. elle se sentait abandonnée et livrée à elle même. Elle en venait presque à regretter de s'être enfuie de son couvent-prison quelques mois auparavant. Au moins là-bas, elle avait du monde pour s'occuper d'elle... Non, ne pas regretter... elle n'en avait pas le droit, après tous ses efforts pour se sentir libre.
Mais elle n'avait pas calculé le prix de cette liberté, car après tout, du haut de ses 17 ans, la jeune femme restait d'une insouciance et d'une naïveté dont les jeunes se dotent le plus souvent.

Nuits agitées, jours sombres et douloureux, la sueur lui perlant au front, le corps sale et le ventre quasi vide, voilà le prix de sa liberté tant convoitée. La guerre contre l'Anjou était en train de l'achever.

Non.. elle devait tenir.. elle devait trouver de l'aide et des soins...

C'est en pensant à Asti, Johane et le petit Adhemar que la brunette trouva un élan d'énergie, puisé dans son instinct de survie.

S'assoir lui demanda déjà un effort considérable, quant à se lever, elle dut s'y prendre à plusieurs fois, chaque geste réveillant la douleur qui ne cessait d'augmenter, lui arrachant des grimaces et des râles à chaque mouvement.

Et c'est difficilement qu'elle parvint à sortir de sa chambrette et de l'auberge, chaotiquement qu'elle arriva dans la rue, reconnaissant à peine la ville.
C'est fatalement qu'elle s'écroula sur le bas côté de la rue, lâchant avec peine un cri de désespoir.

A..... à ... l'ai.. de ..

Et puis.. trou noir.

    [Ombre de lumière]


Les ombres qui la hantaient depuis sa plus tendre enfance étaient revenues lorsqu'elle était alitée, la harcelant chaque jour davantage, s'approchant de plus en plus près, la frôlant de volutes glaciales. Et là, elles semblaient la porter, l'envolant dans une lumière froide et aveuglante, jusqu'à ce que, dans son délire, elle aperçut une silhouette, une sorte d'ombre lumineuse avec une grande barbe blanche, que Junie n'avait jamais vue.

Tiens ? mais c'est qui celui là ?

Se surprit-elle à dire ou à penser, si tant soit peu qu'elle ait pu prononcer ou même rêver ses dires.
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MessageSujet: Re: 1.1 [Nuit du 15-16 Janvier] Pour un banquet avec moi, vous feriez n'importe quoi...   Lun 4 Mar - 11:49

Elea_themis

Citation :
« S'ennivrer ou faire boire votre mère n'est pas la solution - bien au contraire - mais en attendant le retour du valet... »

Et bien voilà .. on y était .. le pauvre valet avait dû se prendre les pieds dans tous les tapis angevins, s'etait sans doute aussi fourvoyé dans toutes les tavernes de la ville .. et n'arrivait pas.. Elle allait lui botter le train avec joie s'il revenait bredouille celui ci ..

Un sourire du clair matin vers l'azur. C'etait quand même l'amie de sa mère. Il fallait la ménager.. check saison deux.

Une fiole tendue en sa direction et un sourire. .. Fille de ses parents, Elea sait parfaitement qu'on ne refuse pas une fiole offerte !


M'ennivrer à la place de ma mère ? surtout pas ! Serait capable de se réveiller si elle voyait que je bois !!

Un coup d'oeil vers Aiguemarine, un autre vers sa mère ..

Prend une goulée bien franche de l'alcool offert ce qui lui tire quelques larmes ..


Cà date de quelle guerre ça ? parait qu'à la derniere certains en sont devenus aveugles et que ça a fait des histoires . ..

Hips .. C'est une boisson d'homme ça ! C'est du brutal ou j'm'y connais pas ! Hips ..

Z'êtes médicastre disiez vous ? Ca réveilerait un mort un truc pareil !


Nouveau sourire un peu plus brillant en direction de l'azur médecin.
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MessageSujet: Re: 1.1 [Nuit du 15-16 Janvier] Pour un banquet avec moi, vous feriez n'importe quoi...   Lun 4 Mar - 11:50

Korydwen

Citation :
4 mains + 2 claviers = ce post.
Jd Althiof & Jd Korydwen. :wink:

Discuter avec Harry Stote était un passe temps sympathique, un échappatoire bien charmant et puis croiser une de ses amies, Sunburn n’était pas moins intéressant et surprenant. Et d’écouter, froncement de sourcils, si elle n’était pas morte comment pouvait-elle être là ? Sa tête avait sérieusement pris un coup, instinctivement sa main se porta sur sa joue et remonta, inspection fut fait, mais non, rien. Pas la moindre égratinure, Korydwen n’avait pas pris de coup… Hélas, elle n’avait pas regardé derrière sa tête, en même temps ne possédant pas d’yeux, elle aurait eu bien du mal.

Korydwen s’approcha de Sun et la serra dans ses bras, elle serrait la vie, elle avait envie de l’embrasser cette lueur de vie qui s’offrait à elle. Et là, elle comprit, elle savait ce qu’elle devait faire.

Oh Sun ! Merci ! Merci !

Et d’entendre gronder en elle, la voix d’Harry.


C'est par ici que cela se passe... Alors j'attends...
Pourquoi devrais-je te laisser retourner en bas, avec ton amie la vivante ?


Et de se tourner directement et de se planter devant Harry.

Parce que… J’aime mon époux et qu’il a besoin de moi encore. Il a besoin de moi à ses côtés, il est plus fort avec moi. Parce que ma fille m’attend. Parce que mes fils m’attendent. Parce que je veux vivre. Parce que je veux encore porter les enfants de mon époux. Parce que… Parce que… Parce que…


Sa voix se fit plus faible, cette vision se troubla et d’être aspirer et expulser de cette lumière par la volonté d’Harry Stote ? Ou par sa propre volonté à vivre ? Ou tout simplement parce qu’il était là ? Parce que son thessalien était là et qu’il lui tenait la main. Parce que jamais il ne l’avait abandonné et jamais loin il n’avait été.

Les yeux clos, la voix de sa fille, cette voix, cette douce voix, qu’elle avait changé au fil des années. Eléa, son Eléa, cette damoiselle a qui elle avait donné la vie dans d’affreuse souffrance, mais cette fille, son unique fille… Elle la comblait terriblement. Des mots… Seconde fille… Robe… Paris… Mariée… Des mots qui avaient une douce sonorité. Des muscles qui se tendent peu à peu, des orteils qui bougent doucement, un cœur qui bat un peu plus vite. Une Eléa qui lui tient une main et un Althiof qui lui tient l’autre. Un Althiof qui avait récupéré son épée, un Althiof qui n’avait jamais été loin, un Althiof qui n’attendait qu’une chose pouvoir s’occuper de son épouse.

Certains pensaient qu’il avait disparu, mais non, il avait simplement récupéré ce qui comptait pour son épouse, cette épée, brisée en deux, un bout de lame et le manche, le travail de Kenrui, son petit frère. La dernière trace, le dernier cadeau d’un petit frère à sa grande sœur. La famille, rien de plus important aux yeux d’Althiof. Les yeux de Korydwen frétillèrent et commencèrent à s’ouvrir bien doucement, il ne cessait de la fixer, son regard fixant le sien, il l’encourageait, il savait qu’elle en était capable et il n’avait jamais cessé de le croire. Il savait qu’elle se battait pour lui revenir. « Doucement… Reviens-moi… Je suis là » des mots simples. Et finalement, les grands yeux de la Comtesse s’ouvrirent, deux grosses billes fixèrent Althiof.

Où-suis-je ?

Il ne répondit pas, il se contenta de simplement caresser sa joue et de l’observer, un sourire s’imprimant sur son visage. Eléa ne serait pas en reste. Elle serait heureuse et ravie de voir sa mère se réveiller. Son pouce ne quittait pas la joue de son épouse et Korydwen bien que sentait la douleur dans ses cuisses ne put retenir rire, un doux rire qui résonna dans le cœur d’Althiof comme une victoire. Il l’avait récupéré et ça… Levant les yeux au plafond, lançant un regard. Défiant Aristote.

J’ai encore gagné !

Fier. Et puis se tournant vers Aiguemarine.

C’est bon… Je veille sur elle. Merci.

Il venait de la libérer. La libérer de son serment vassalique, elle pourrait retourner en Guyenne, elle pourrait cesser de veiller sur Korydwen. Il allait le faire. Et il le ferait avec l’aide de sa fille. Il ne voulait la retenir plus longtemps, il savait qu’elle n’avait qu’une envie, retrouver les siens, retrouver son époux. La vie sans sa propre moitié est bien dure et fade. Après tout, il était bien placé pour le savoir.
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MessageSujet: Re: 1.1 [Nuit du 15-16 Janvier] Pour un banquet avec moi, vous feriez n'importe quoi...   Lun 4 Mar - 11:51

Harry_Stote



Harry Stote avait l'attention de la Comtesse.
Il attendait et écoutait.
Il espérait la garder pour lui.
Depuis des années il rivalisait avec cet autre homme.
Malheureusement pour lui, le coeur de Korydwen battait trop.
Un bruit qui sonnait de plus en plus fort aux oreilles d'Harry Stote.

Alors il attendait.
Il écouta et dans un dernier sourire à la Comtesse.
Il lui tendit sa main pour lui montrer le chemin.
Et dans un souffle fit apparaitre un bateau de fumée.
Ce bateau qui raccompagnerait l'esprit de Korydwen dans son corps.
Et de voir la Comtesse disparaitre de la lumière...

Mais qu'aurait donc cet autre que je n'ai ?
Ne le saurai-je jamais*

Les dernières pensées d'Harry Stote avant qu'une nouvelle âme se présente à lui.

Tiens ? mais c'est qui celui là ?

Et la voix de lui répondre.

Harry Stote. Que puis-je pour vous, noble âme ?

Combien attendait encore ?
Les désavantages de la guerre et des épidémies : cela se bousculait toujours au portillon.



Citation :
* P. Fiori / J.J. Goldman / C.Ricol - 4 Mots Sur Un Piano
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MessageSujet: Re: 1.1 [Nuit du 15-16 Janvier] Pour un banquet avec moi, vous feriez n'importe quoi...   Lun 4 Mar - 11:52

Aiguemarine

[ Un peu avant le réveil de Kory ]


La raison l'avait emporté cette fois...
Aiguemarine observait la Rouquine.
De qui tenait'elle le plus ?! Pas facile à déterminer...
En tous les cas, côté Taquineries, Eléa avait héritée de son père.



M'ennivrer à la place de ma mère ? surtout pas ! Serait capable de se réveiller si elle voyait que je bois !!
Cà date de quelle guerre ça ? parait qu'à la derniere certains en sont devenus aveugles et que ça a fait des histoires . ..

Hips .. C'est une boisson d'homme ça ! C'est du brutal ou j'm'y connais pas ! Hips ..

Z'êtes médicastre disiez vous ? Ca réveilerait un mort un truc pareil !


& de répondre aux questions en rafale de la jeune Marigny, un sourire sur les lèvres.
Cette "petite" lui plaisait...


Tua madre non potrebbe troppo niente dire, tu ne non fa. Se l'avessi conosciuta nella sua premio gioventù.
Un giorno, chiedigli di raccontarti la nostra scappatella in Borgogna alla ricerca di mio figlioccio. Ma io doûte che lo faccia...*


Léger secouage de tête, & de reprendre en Français...

 « *Ta mère ne pourrait trop rien dire, t'en fais pas. Si tu l'avais connue dans sa prime jeunesse.
Un jour, demande lui de te raconter notre escapade en Bourgogne à la recherche de mon filleul. Mais je doûte qu'elle le fasse... »


Léger sourire...Elea la prenait t'elle pour une vieille ?!

 « C'est de l'alcool de prune fabriqué en Guyenne. Et ça ne date pas de la dernière guerre, nanméo !
& je suis médecin, non médicastre. La différence ?! »
Se grattant la joue...Comment expliquer à part par l'exemple ?!
 « Un médecin est celui ou celle qui a choisi dès le début de ses études cette voie.
Exemple : moi, je suis médecin. En revanche, Sunburn la Baronne, tu vois qui c'est ?! Ben, elle... c'est un médicastre. Ou un charlatan si tu préfères...
Même en étudiant, elle ne saurait pas soigner correctement. »
Aiguemarine évita de rajouter... « toute façon, l'es blonde autant à l'intérieur qu'à l'extérieur, elle ! »


A peine le temps de finir qu'Althiof faisait son entrée auprès de son épouse, sans bruit, sans mot.
Elle le comprenait parfaitement & ne lui en tenait pas rigueur.
Bientôt il serait temps pour elle de les laisser dans l'intimité & de s'éclipser.
Aiguemarine ne serait jamais loin en cas de complication de l'état de santé de sa Reine Suze.

Elle commençait donc à battre en retraite, quand tout à coup le miracle qu'ils attendaient depuis des jours se produisit.
Kory se réveillait enfin.
Aiguemarine sentit un poids se dégager d'elle, pour le coup & ne pût s'empêcher de parler à voix basse, en Italien, de nouveau...


 « Hey, tu lassù ! Grazie. »**


La voix jusqu'ici muette d'Althiof lui fit relever la tête.
Un sourire sincère & la voilà qui quitte la pièce, les laissant à des retrouvailles en famille.


J’ai encore gagné !
C’est bon… Je veille sur elle. Merci.


La brune sortit de la bâtisse & s'accola quelques instants contre le mur de celle-çi quand son regard se releva vers la ruelle.
Une masse difforme gisait un peu plus loin.
Tête qui se penche sur le côté ?! Y aller or not ?! La question ne se posa qu'une fraction de seconde dans la tête de la Brune.
Elle se dirigea donc vers Junie d'un pas alerte.
S'agenouillant devant la jeune femme qui semblait - très - mal en point, elle passa sa main sous la tête de la blessée, inconsciente.
Une odeur de putréfaction l'enveloppait. Un haut le coeur fût contenu & réprimé.
Aiguemarine ne pouvait pas abandonner cette jeune femme !

Elle s'en éloigna quelques minutes pour aller chercher du renfort.
Le corps de Junie fût transporté dans la bâtisse réquisitionnée par son Suzerain.
Au moins, Kory aurait une « voisine » de chambrée, tout du moins quand Junie serait revenue des limbes.

Aiguemarine fit chauffer de l'eau, & tandis qu'elle préparait tout son attirail, elle se tourna vers Elea.


« Pourrais tu la déshabiller & brûler ses vêtements en attendant que tout soit prêt ?! 
Ensuite, couvres la mais juste avec ce drap. Merci Elea. »


Oué, c 'était un peu radical comme solution !
Mais n'ayant pas encore examinée de plus près la jeune femme, Aiguemarine préférait éviter toutes mauvaises surprises.




Citation :
** Hey, toi "là-haut" ! Merci.
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MessageSujet: Re: 1.1 [Nuit du 15-16 Janvier] Pour un banquet avec moi, vous feriez n'importe quoi...   Lun 4 Mar - 11:53

Sunburn


[Fin des réjouissances, faites place !]

L'ombre d'un sourire sadique s'ébaucha sur ses lèvres alors qu'elle attendait la réponse de Kory, devinant aisément qu'Harry perdait du terrain et qu'elle même en gagnait.
Avait-il donc peur de perdre le contrôle de ce qu'il se passait ?
S'il s'agissait de cela, elle en était hautement satisfaite, sa voix douce et chaude avait semble-t-il, impactée sur la Comtesse et cela était bien l'essentiel, même si elle songeait à l'aider d'une manière fort différente, quelques idées naissant en son esprit.
Ses prunelles se détournèrent un bref instant de Kory quand les mots d'Harry retentirent mais garda le silence, bien qu'ayant tant de raisons à donner mais ce n'était pas de son ressort et elle n'avait aucun doute que Kory s'en tirerait seule, tant l'envie de vivre émanait d'elle, Harry ne pourrait la retenir, sinon la Blonde en ferait son affaire, quitte à étriper le vieillard.
Ses réflexions et son plan à mettre en place furent perturbés par des sons, qui d'inaudibles, commencèrent à s'imprimer en elle.
Elle se concentra, tentant de les reconnaitre car tout était flou et un vrai bordel, tant l'enchevêtrement paraissait épais et qu'il fallait que la clarté se fasse, pour une compréhension facilitée.
Ses lèvres se plissèrent, elle se les humecta, les tempes bourdonnantes et l'ouïe sollicitée plus qu'il ne le fallait.
Se frotta machinalement les oreilles, les timbres de voix se firent plus distinctifs, plus nets, plus percutants et alors, un sourire large étira ses lèvres, elle venait de mettre des visages dessus.
L'Algue-Marine, la jeune Elea et Al, dont elle ressentait l'inévitable présence.
Une profonde plénitude vint alors envahir son corps, la chaleur de ces êtres chers la traversant, que cette sensation était étrange et merveilleuse.
Elle rendit l'étreinte de Kory avec une joie non dissimulée, enlaçant avec douceur sa taille, glissant un baiser léger sur sa joue puis elle l'écouta, alors qu'elle même paraissait s'étioler et disparaitre mais avant sa disparition effective, les propos de l'Algue la choquèrent et un sourire carnassier se ficha sur ses lèvres.
Si jamais elle gardait trace de cela, elle lui ferait payer !


[Froid, froid devant !]

Elle se redressa en sursaut, le corps transie par le froid de l'eau du bain, ce n'était pas glaciale certes, mais pas de quoi s'y attarder plus qu'il ne fallait.
Un profond soupir se fit entendre, elle se massa la nuque, un peu douloureuse, sans doute dû à la posture dans le bain.
S'enveloppant rapidement dans une épaisse serviette chaude et moelleuse, elle traina des pieds jusqu'à la cheminée ronronnante afin de réchauffer plus rapidement son corps.
Elle avait la sensation d'avoir voyagé dans un endroit inconnu, peut-être les restes d'un songe et la vision de Kory vint se loger en son esprit, elle ne savait pourquoi et levant les yeux, l'esprit dubitatif, elle espéra que cette dernière aille bien, la sachant sur le front angevin.
Pourvu qu'il ne s'agisse pas d'un sombre présage...
Se morigéna de cette pensée négative puis le sourire aux lèvres, regagna sa chambre.
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Korydwen
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MessageSujet: Re: 1.1 [Nuit du 15-16 Janvier] Pour un banquet avec moi, vous feriez n'importe quoi...   Lun 4 Mar - 11:54

Junie

    [ Là haut, devant le grand barbu]


La question que lâcha la brunette fut vite comblée d'une réponse simple et claire.

Harry Stote. Que puis-je pour vous, noble âme ?

P.. P... Pardon ? Harry.. Stote ?

Non, elle devait rêver, ce n'était pas possible ! Les yeux écarquillés et la bouche entrouverte, la jeune femme regardait la silhouette blanche l'air interdit.

Mais qu'est-ce que je fais là ?


Et oui, elle n'arrivait pas à s'imaginer partie vers le Ciel, et pourtant, elle devait bien le reconnaître, plus aucune douleur ne la tiraillait, elle semblait voler parmi les nuages et la lumière, une sérénité générale se dégageant de cet endroit. Junie regardait tout autour d'elle, oubliant sa jambe presque morte, son mal de tête constant, ses malaises...
Elle devait bien l'avouer, elle se sentait bien ici, comme enveloppée dans du coton, imprégnée d'un bonheur indescriptible jamais ressenti auparavant.

Est-ce à dire que.. je.. suis... m...morte ?

Question somme toute importante, malgré la sérénité qu'il l'envahissait, elle devait ouvrir les yeux et s'avouer qu'elle était aux portes du Ciel.

Et puis... non ! Après l'incrédulité, après la prise de conscience, vint l'inacceptation de cette fatalité.


Mais ce n'est pas possible ! je suis trop jeune ! J'ai encore des tas de choses à vivre !

Son regard se détourna du grand barbu lumineux pour regarder en bas. Mais elle ne parvint pas à voir le monde des vivants, impossible pour elle de constater qu'une dame de couleur marine avait transporté son corps dans une bâtisse pour la soigner. Impossible pour elle de savoir s'il restait un espoir ou non d'être sauvée.

Les yeux implorants, elle se tourna à nouveau vers le grand barbu.

S'il vous plait monsieur Stote.. Renvoyez moi en bas... Je ne veux pas mourir..
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MessageSujet: Re: 1.1 [Nuit du 15-16 Janvier] Pour un banquet avec moi, vous feriez n'importe quoi...   Lun 4 Mar - 11:55

Harry_Stote



Cette tête.
Il ne se souvenait pas l'avoir déjà vu auparavant.
Contrairement à la dingue précédente.
P'tre que cette dame ne se faisait pas "tuer" à chaque guerre.
Il l'écouta. Elle semblait perdue, surprise, contrairement au grand "K" précédent.
La voix intérieur d'Harry Stote arriva jusqu'aux pensées de la dame.

Tu as bien entendu. Harry Stote.

Et de deux questions qui en entrainent une troisième et tant d'autres...

A priori il semblerait que tu sois "morte" d'une certaine façon.
Généralement l'on vient me voir quand en bas l'on a trop mal.


Sourire en coin. Il l'invita à s'asseoir à côté de lui.

Beaucoup à vivre ?
Raconte-moi tout cela.
Quant à ton retour en bas, il ne tient qu'à toi d'en décider.
Tu as plus à te convaincre qu'à me convaincre.


La volonté. Il suffisait simplement d'une véritable volonté.
Certains l'avaient et plutôt deux fois qu'une.
D'autres décidaient de découvrir la vie sur le Soleil.
Ou la Lune, mais ça...
C'était après que cela se décidait.
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MessageSujet: Re: 1.1 [Nuit du 15-16 Janvier] Pour un banquet avec moi, vous feriez n'importe quoi...   Lun 4 Mar - 11:55

Elea_themis

Pourrais tu la déshabiller & brûler ses vêtements en attendant que tout soit prêt ?!
Ensuite, couvres la mais juste avec ce drap. Merci Elea. »


Et bien voilà .. se retrouvait à côté d'une inconnue qu'on lui demandait de deshabiller ..

Un regard horrifié figea le visage de la jeune fille. Elle était venue veiller sa mère .. pas déshabiller les moribonds !! Prenant un air un peu dégoûté Elea deshabilla la femme de manière malhabile, peu habituée à ce qu'on lui demande ce genre de choses.

Se saisissant du premier tissus à portée de main elle en recouvrit la femme mourante afin qu'elle n'ait plus froid, puis retournant au chevet de sa mère lui prit la main.


On s'en va m'man ? A présent vous allez mieux.. on va retrouver notre maison
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MessageSujet: Re: 1.1 [Nuit du 15-16 Janvier] Pour un banquet avec moi, vous feriez n'importe quoi...   Lun 4 Mar - 11:56

Elea_themis

L'air était glacial . Les frimats de mars s'annonçaient et le vent faisait claquer les oriflammes.

La jeune Marigny claquait des dents à vouloir extirper sa mère de cet endroit. Elle avait pu recueillir mille plantes pour la soigner en chemin. Le temps de l'enfance s'était terni avec cet épisode. Il lui fallait aller plus loin à présent, elle l'avait compris.


HARRY !! HARRY !!!

Donne moi une chance !!


Une pichenaude en direction de la rousse la fit basculer ..un peu ..

On joue à la marelle toi et moi ?

Un coup le Ciel, un coup l'enfer .. et entre les deux ..à cloche pied ...

Choisis ta terre ...à toi de commencer !
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MessageSujet: Re: 1.1 [Nuit du 15-16 Janvier] Pour un banquet avec moi, vous feriez n'importe quoi...   

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1.1 [Nuit du 15-16 Janvier] Pour un banquet avec moi, vous feriez n'importe quoi...
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