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 Le château de ma mère

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Korydwen
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MessageSujet: Le château de ma mère   Sam 2 Mar - 22:22

Matthis



Matthis s’était absenté du duché depuis quelques mois maintenant, son père lui avait trouvé un campement de chevaliers un peu plus dans le sud du royaume pour qu’il y fasse ses classes. Depuis maintenant quatre ans il voyageait entre son campement et son duché, celui où il était né. Il avait maintenant 14 ans et était considéré comme un homme aux yeux du monde, mais aux yeux de ses parents l’était-il devenu ? Avait-il réussi à les rendre fiers ? Il n’en doutait pas plus que cela. Mais aujourd’hui il avait rendez-vous avec son petit frère, Timothée, il devait le retrouver à Mirefleurs, Seigneurie que leur mère avait reçu en remerciement de la part du duché.

Le chemin ne fut guère long et contrairement à sa sœur, Matthis ne se faisait jamais agresser, il n’était pas aussi joli et charmant que sa sœur sans doute. Arrivé devant Mirefleurs, Matthis ne put retenir un léger soupire, depuis combien de temps n’avait-il vu sa mère ? Depuis combien de temps les sœurs la gardaient prisonnière ? Quel mal s’était abattu sur sa mère ? Rien n’avait filtré, son père devait sans doute le savoir. Son père qu’il n’avait que très peu vu depuis quelques mois, tellement occupé à apprendre à se battre, manier l’épée, se défendre, se battre à cheval, se défendre à cheval, les stratégies. Matthis se doutait que son père avait du souffrir de cette absence, puisqu’il était parti au devant des sœurs pour tenter de retrouver une épouse bien trop absente depuis longtemps.

Il remonta à travers les champs en jachère à cette époque de l’année, juché sur son étalon, son cheval adoré. Ce demi thessalien, montait tel son père, il n’avait qu’une hâte lui montrer ses derniers progrès. Matthis arriva au château, il laissa sa monture au palefrenier, lui souriant au passage. Ravi de voir que les gens de sa mère et de son père soient toujours là. Matthis monta les quelques marches et pénétra dans le hall du château, cela sentait la poussière, le renfermé, le château ne semblait plus vivre depuis le départ de sa mère. Comme si la vie était partie avec Korydwen. Elle était l’âme de ce château. Son château, celui que sa mère avait eu de part ses propres moyens, ses propres actions.


Le château de ma mère…

Levant les yeux au plafond, admirant les peintures.

Et de mon père… Finit-il par souffler. Ce qui était à l’un était à l’autre et vice versa. Il traversa le hall et ouvrit les portes les unes après les autres, les meubles, les fauteuils, les tableaux étaient recouvert de grands tissus blancs, les pièces n’étaient pas chauffées, les bougies complètement fondues. Ce domaine si vivant, si houleux dans les souvenirs du jeune homme, les révoltes, les rébellions des villageois… Le voir ainsi le rendait triste. Les serviteurs semblaient vivre uniquement dans les dépendances leur ayant été octroyées.

Il monta les escaliers d’une des tours, passa devant la chambre de sa sœur vide, elle était partie avec son père. Devant sa propre chambre de petit garçon, la dernière fois qu’il y avait mis les pieds il n’était qu’un petit garçon rêvant de devenir chevalier, un garçon qui ne quittait pas les talons de sa mère, un garçon qui faisait les quatre cents coups avec son frère. Ses pieds laissaient des marques dans la poussière, il se dirigea dans la chambre conjugale, celle de ses parents. Il posa sa main sur la poignée. Combien de fois était-il entré en trombe avec son frère et sa sœur, combien de fois s’était-il jeté avec eux sur le lit où se trouvaient leurs parents endormis. Combien de dimanche matin avaient-ils passé à petit déjeuner les brioches qu’Elise fabriquait dès poltron minet. Le lit était recouvert d’un large drap blanc. Il s’approcha de l’armoire, grande armoire et l’ouvrit, les robes de sa mère étaient là intactes, elles côtoyaient les tenues de maréchal que son père aimait à porter. Il resta un moment, plongé dans ses souvenirs, il attendait son petit frère, il attendait Timothée.
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Korydwen
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MessageSujet: Re: Le château de ma mère   Sam 2 Mar - 22:23

Timothée



Timothée résidait dans l’appartement que son père avait acheté à Clermont, il y a de cela quelques mois alors qu’il était de garde à Clermont et trop fortuné n’avait pas osé rentrer à Montbrison de peur de se faire brigander. Pourtant il n’était pas avec Eléa, Timothée esquissa un sourire à cette pensée. Sa pauvre sœur se faisait pratiquement toujours brigander sur les routes. Contrairement à sa sœur qui aimait voyager et se battre avec ses parents et son frère qui aimait apprendre à devenir chevalier, Timothée préférait les livres. Il étudiait le grec, il avait envie de montrer à son père qu’il était capable de le lire correctement, cependant en ce qui concernait les contes et légendes il avait besoin de son père, tradition orale obligeait et comme il râlait sur les livres d’histoire, il n’y en avait aucun chez eux.

Il avait reçu une lettre de la part de son frère, Matthis revenait, il rentrait pour les festes de fin d’année, mais surtout, il n’était pas assez fort et entrainer pour participer à la guerre et à la levée de ban, c’est ce qu’il avait écrit dans la missive à son frère. Timothée était ravi de revoir son frère, même si jamais il n’avouerait devant lui qu’il lui manquait terriblement. Cependant, il n’avait pas le droit de voyager seul, son père lui avait collé une sorte de gardien, un soldat enfin une chose qui s’en approchait. Mais Timothée montait à cheval et ce très bien. Il avait profité des gardes de son père à Clermont pour apprendre à monter son étalon. Althiof lui avait offert pour ses douze ans un magnifique frison, noir profond. Timothée en était fier et cela lui permettait un instant d’oublier l’absence de sa mère. Il prenait grand soin de son cheval. Nyx qu’il l’avait nommé, déesse de la nuit ou une chose assez similaire chez les grecs.

Il voyagea sans trop de problème, si ce n’est ce gardien qui dès qu’il partait trop au galop le rappelait et le rattrapait. Timothée n’avait qu’une hâte arrivée à destination. Ce qui ne tarda pas trop, il se dirigea vers les écuries et vit avec joie que le cheval de son frère était là, blanc, comme celui de leur père, un bel étalon blanc dont il avait oublié le nom, il se précipita en courant à l’intérieur du château. Mais ce qu’il trouva le repoussa quelque peu l’odeur d’enfermé était insupportable, se pinçant le nez il avança cherchant Matthis, mais rapidement en bon fils d’anciens prévôts et grand prévôt de France, il pencha le regard à la recherche d’informations et trouva des traces de pas qu’il suivit pour se retrouver dans la chambre de ses parents, son frère fixait l’armoire. Timothée fronça le nez quelque peu intrigué.


Matthis ? Qu’est-ce que tu fais ? T’as vu un fantôme dans l’armoire ? Pourquoi m’as-tu fait venir ici ? Pourquoi venir ici… Alors que Maman n’est pas là… Qu’elle n’est plus là… Que ce domaine est sans vie, que ce domaine dont Maman s’occupait tant s’est endormi, comme dans les contes pour enfants… Tu as eu des nouvelles de Papa ? D’Eléa ? Papa a-t-il retrouvé Maman ?
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Korydwen
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MessageSujet: Re: Le château de ma mère   Sam 2 Mar - 22:23

Matthis



Perdu dans ses pensées il n'avait entendu son frère entrer dans la pièce, ce n'est qu'en entendant le flot de questions de Timothée s'abattre sur lui qu'il opéra un demi-tour pour se retrouver face à son frère et dans une attitude typiquement althiofienne, il répondit à son frère.

Nope.

Matthis était le digne fils de son père, ce digne fils qui aurait pu entrer à la prévôté, prévôté qu'il avait fréquenté dès plus jeune âge, il y était presque nez. La moitié de son patrimoine génétique venait d'un prévôt et pas n'importe lequel... C'est qu'à force de penser à sa prime enfance qu'une idée lui était venue, mais il souhaitait en discuter avec son père à défaut d'avoir sa mère sous la main. Il ignorait si son père avait réussi son attaque de couvent, il faudrait qu'il se renseigne, même si au fond de lui, au plus profond de son être et de son coeur, il savait que son père ne pouvait que réussir.

Ce que je fais ici ? Et bien... Maman n'aurait pas aimé voir son château comme ça. Bien qu'il soit agréable de voir que les révoltes ont cessé et que les serfs n'en veulent plus à la vie de Maman.

Il y en avait eu des moments assez tendus dans la seigneurie, mais à chaque fois sa mère avait réussi à s'en sortir. Et là était bien l'essentiel.

Je comptais leurs écrire en fait. J'avais une demande à formuler à Papa, ou du moins une idée à lui soumettre en ce qui concerne mon baptême. Et Eléa parce que cela fait longtemps que l'on ne l'a pas embêté. Mais à la prochaine guerre je pourrai partir avec elle et Papa.

Matthis se doutait que cette possibilité n'allait pas plaire à Timothée, mais ainsi était faite la vie. Tout comme le fait de savoir sa soeur à la guerre ne le réjouissait pas plus que cela. Et puis Matthis avait surtout une question à poser à Timothée, lui qui était en Bourbonnais-Auvergne devait en savoir plus que lui.

Timothée, as-tu eu vent du décès de Pierre de Roanne ? Le filleul de Maman. Je doute qu'elle en ait eu vent jusque dans le couvent où elle est. Et je pense qu'elle aimerait savoir le plus de choses à ce sujet... Quand elle reviendra.

Avisant son frère, espérant une réponse de sa part là dessus. Sinon, un plan B, il en avait bien un, écrire à la prévôté, généralement les maréchaux voyaient beaucoup de choses. Matthis se souvenait d'une chose, lorsque sa mère annonçait quelque chose à son père, son père répondait toujours par un "je le savais déjà"... Et comme son père était terriblement impliqué dans la prévôté, il devait en être de même pour tous les maréchaux qu'il avait formé au fil du temps.
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Korydwen
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MessageSujet: Re: Le château de ma mère   Sam 2 Mar - 22:24

Timothée



[rp]L'effet de surprise, Timothée semblait maîtriser. Le "nope" de son frère le fit mourir de rire, il avait l'impression de se retrouver devant son père, un peu plus jeune et une couleur de cheveux différente.

Tu comptes faire le ménage ?

Timothée était certes téméraire, mais quand il s'agissait de ranger quoi que cela soit, il ne répondait plus présent et préférait faire le mort à ce moment là. Il trouvait cela trop ennuyant, lui ce qu'il préférait c'était courir après une soule, crier, hurler, sauter. Il avait du mal à tenir en place.

Ecrire. Je te laisse faire. Tu sais mieux faire que moi.

Timothée fronça les sourcils avant d'ouvrir grand sa bouche de surprise, il ne s'attendait pas à cela maintenant. Plus tard oui, mais maintenant, non. Aussi n'était-il pas plus étonné que cela, depuis toujours Matthis avait été attiré par la voie de la chevalerie. Plus jeune Timothée lui avait servi d'écuyer. Il ne moucha pas et se contenta de se tordre les lèvres.

J'vais demander à Maman de faire un petit frère ou une petite soeur pour que je ne sois pas tout seul quand tu partiras avec eux.

Haussement d'épaule, là était bien la tragédie du dernier né, quand les aînés partaient à la guerre parce qu'ils étaient en âge, lui restait au domaine et s'ennuyait.

Timothée, as-tu eu vent du décès de Pierre de Roanne ? Le filleul de Maman. Je doute qu'elle en ait eu vent jusque dans le couvent où elle est. Et je pense qu'elle aimerait savoir le plus de choses à ce sujet... Quand elle reviendra.

Timothée fronça de nouveau les sourcils et essaya de se souvenir.

J'ai bien entendu des gens qui colportaient la nouvelle. Mais Papa et Maman m'ayant toujours dit de ne pas forcément faire attention à ce qui pouvait être colporté... Donc je n'y ai pas fait attention et je n'ai pas vu d'annonces officielles à ce sujet... J'suis désolé, mais là je peux pas répondre...

Il haussa les sourcils, puis fouilla dans sa poche.

Si tu écris à Papa, pourrais-tu lui dire que Zézé et Sandino ont écris à Maman et qu'elle a aussi eu une invitation pour Albine. Mais c'est vieux, ça date de septembre...

Timothée tendit les parchemins à Matthis pour qu'il les joigne à la missive.



Pour en revenir à Pierre de Roanne, enfin feu Pierre de Roanne visiblement, on devrait écrire à la prévôté. Ils ont peut-être des informations eux. Surtout que le prévôt est également Auvergne. Enfin je crois.

Timothée alla s'asseoir sur le grand lit et posa ses coudes sur ses jambes, la tête au creux de ses mains.

Finalement, quand Papa était prévôt du duché, ce n'était pas si dur que ça. Il était à la maison. Parce que maintenant, dès que le Roy appelle il doit partir. En plus, je sais pas si t'as remarqué, mais les roy et les reyne, ils ne sont pas vraiment solides. Ils meurent beaucoup...

Sur cette note hautement philosophique, Timothée regarda son frère.

On va partager les tâches, tu écris et moi je m'occupe d'aller voir les serviteurs et autres gens pour remettre de l'ordre de ce château.
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Korydwen
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MessageSujet: Re: Le château de ma mère   Sam 2 Mar - 22:25

Matthis



[rp]Matthis attendait, se tournant les mains, les phrases se bousculaient dans son esprit, ses méninges écrivaient déjà la lettre à son père et lui n'attendait qu'une chose pouvoir coucher sur le papier ses mots. Cependant, il manquait de s'étouffer en entendant Timothée.

Toi ? Tu n'veux plus être le dernier né ? Hé bein ! Je ne pensais pas que tu dirais ça un jour.

Et d'éclater de rire en regardant Timothée, Timothée qui n'allait sans aucun doute pas trop tarder à bouder en digne fils de leur mère. Et puis la petite ou grosse farce passée, Timothée lui donna la réponse qu'il craignait d'avoir, cependant, les grands esprits semblaient s'être rencontrés puisqu'il lui proposait également d'écrire à la prévôté. Il saisit également les parchemins qui attendaient depuis une éternité leur mère. Matthis avait de son côté récupéré une lettre de Carmen_Esmée qu'il comptait bien envoyer avec leur reste à leur père.

Très bien, j'écris à tout ce petit monde et toi tu t'occupes de réveiller les serviteurs. Pis pour la fragilité des roy et des reynes, j'ai toujours pensé que le pouvoir pouvait tuer. Ce n'est pas digeste à boire et bien trop nombreux sont ceux qui en ont soif.

Il éclata de rire, imaginant bien des gens boire ce pouvoir qui pouvait se transformer en véritable poison si il n'était pas utilisé à bon escient. Il laissa Timothée partir au combat contre la poussière et s'approcha du bureau de son père. Il tira d'un coup sec sur le drap blanc et laissa s'envoler tout un tas de poussière qui le fit tousser. Il attrapa parchemin, plume et encrier et commença à rédiger.

Citation :
De Matthis de Toggenburg-Marigny,
A Althiof de Toggenburg-Marigny, ma grandeur de père.

Salut !

Si jamais tu es avec Maman, essaye de lui faire faire autre chose pendant que tu liras cette lettre, c'est important, tu verras pourquoi plus bas.

Je ne saurai pas trop par quoi commencer ma missive. Je suis revenu dans notre beau duché depuis quelques jours maintenant, pour les festes de la nativité que je compte passer avec Timothée. Mon apprentissage dans ce campement de chevalier dans le Sud du royaume approche maintenant à sa fin et mes progrès dans le maniements des armes et des boucliers est presque parfait. Je n'ai plus grand chose à apprendre. Concernant les cheveux, j'ai toujours été classé à part et je pense qu'en grande partie, je te le dois. Tu as su m'apprendre dans ma prime enfance à monter comme les cavaliers de Thessalie. J'espère pouvoir te montrer très prochainement mes progrès.

Je ne sais pas à qui je le dois, mon instinct où le Très-Haut, mais je suis parti deux ou trois jours avant que le navire en provenance d'Alexandrie ne revienne. As-tu eu vent de cette expédition ? Je ne sais pas trop de quoi cela parle, néanmoins il semble possible d'apprendre une nouvelle langue maintenant : l'Arabe. Toujours est-il que ce bateau a été touché vraisemblablement par une épidémie de peste. J'espère avoir mis assez de distance entre l'épidémie et moi, seul le temps nous le dira.

As-tu retrouvé Maman ? L'as-tu libéré de cet affreux couvent ? Est-elle avec toi ?
J'ai retrouvé Timothée à Mirefleurs, nous allons essayer de réveiller son domaine, comme nous tu sais combien elle tient à sa seigneurie, bien que la déception puisse se lire parfois dans ses yeux au vue de certains anoblissements.
Nous avons reçu plusieurs courriers pour elle. Un de la part de Zézé et Sandino que je vais te glisser avec cette missive.
Une invitation à l'anoblissement d'Albine... En septembre, je pense que pour s'y rendre cela risque d'être un peu tard.
Ainsi qu'un mot de Carmen_Esmée qui demandait de l'aide ou un conseil, je ne sais plus très bien.
Nous avons également eu vent... Je ne sais guère si tu es au courant, mais c'est l'affaire dont je te parlais plus haut... Il semblerait que Pierre de Roanne, le filleul de Maman ne soit plus... Cependant ni Timothée ni moi n'en avons eu vent. Je ne sais pas si tu as entendu quelque chose à ce propos, toi qui as toujours tout su et entendu. Nous avons donc décidé d'écrire à la prévôté, nous verrons bien si quelqu'un sait quelque chose.
Je ne sais pas si tu comptes le lui annoncer maintenant ou pas. De nous tous, c'est toi qui connais le plus Maman et c'est toi qui saura trouver les mots et le bon moment pour le lui annoncer. Si tu as d'autres idées pour venir à bout de cette affaire et de cette enquête n'hésites pas à nous en faire part. Avec Timothée nous serons dans le duché.

Comment va Eléa ? Personne ne lui fait de mal j'espère ? Se bat elle correctement ? Embrasse la pour nous cette chipie !
Et Aiguemarine est-elle avec vous finalement ?

Je t'écrivais aussi pour te faire part d'une requête ou plutôt d'une idée. Tu sais comme moi que malheureusement mes parrains, marraines ne sont plus de ce monde de puis des années bien... Durant mes séjours dans ce campement de chevaliers, j'ai réfléchi, beaucoup réfléchi et un nom m'est venu en tête. J'ai durant mon enfance beaucoup traîné dans les couloirs de la prévôté, l'on se demande encore pourquoi et à cause de qui surtout. Te souviens-tu de cette fois où j'avais passé un avis de recherche avec l'aide de Bettym ? Que j'avais fait un magnifique dessin d'une personne et qu'elle m'avait aidé à faire l'affiche et qu'elle avait posté l'affiche ensuite ? Et bien, je pense que cette personne recherchée, il y a de cela plusieurs années serait la marraine idéale, elle est sans doute ce qui se rapproche le plus d'une soeur pour toi. Je te laisse méditer et trouver le nom de cette personne. Je pense que Maman sera d'accord.

Je t'embrasse fort, Timothée se joint à moi.
Matthis de Toggenburg-Marigny, ex-Petit Roy des bacs à sable, qui un jour apposa son sceaux pour que tu puisses gagner un défi dans l'aile ouest du château de Clermont.

Matthis satisfait de sa missive, la posa sur le côté, plus tard, il la roulerait et l'attacherait aux pattes d'Agathe, la fidèle mouette de son père. Maintenant il était temps de s'occuper de la missive à la prévôté.

Citation :
A la prévôté du duché, que vous soyez ; prévôt, adjoint, maréchal, aspirant maréchal ou douanier !
De Matthis et Timothée de Toggenburg-Marigny, fils de sa Grandeur le Maréchal Althiof.

Salut !

Avant toute chose, tout ce qui concernera cette affaire ne devra en aucun cas être ébruitée aux oreilles de notre mère. En aucun cas, elle ne doit savoir ni apprendre quoi que cela soit avant que notre grandeur de père ne trouve le bon moment et les bons mots pour lui annoncer !

Nous avons eu vent, il y a de cela quelques jours de la mort de Pierre de Roanne. Il se trouvait qu'il était le filleul de notre mère. Cependant nous ne savons guère si il s'agit d'une rumeur fondée ou infondée. Et nous aimerions en savoir plus afin d'en informer notre père qui ne se trouvent actuellement pas en nos Terres. Si vous aviez la moindre information concernant cette affaire, nous serons tout disposés à vous recevoir à Mirefleurs, Seigneurie de notre mère et de notre père pour en discuter avec vous. Nous prenons aussi les lettres si vous préférez écrire.

Dans l'attente d'une réponse de votre part.
Bien à vous,
Qu'Aristote vous protège,
Bonnes festes de la nativité,
Matthis et Timothée de Toggenburg-Marigny.

Les deux missives écrites Matthis les expédia, une vers son père avec Agathe, l'autre vers la prévôté avec le hibou de sa mère. Pourvu qu'il y arrive.
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Korydwen
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MessageSujet: Re: Le château de ma mère   Sam 2 Mar - 22:26

Thibantik

Kory et Al lui ont dit : "Ait un œil sur les garçons lorsqu'ils seront en BA. Ils sont encore jeune, et même s'ils sont fort et volontaires, on ne sait jamais"

Donc, Thib, envoie souvent ses valets, soit sur Clermont, soit surveiller Mirefleurs. Octave est rentré l'autre jour, en lui disant que les garçons étaient au Château, c'est donc là qu'elle va envoyer son courrier, courrier qu'elle aurait aimé n'avoir pas a écrire d'ailleurs.


Citation :
A Matthis et Timothée

Bonjour les garçons,

Je suis une vieille amie de vos parents et nous nous sommes croisés dans les couloirs du Château lorsque vous étiez encore petit.

Je vous écrit ce jour, non pour vous donner des nouvelles de Pierre de Roanne, je cherche toujours, mais pour vous annoncer une nouvelle concernant votre sœur.
J'ai appris qu'elle avait été gravement blessée sur les remparts en Anjou.
Aiguemarine est là bas et pourras donc s'occuper de la soigner.
Je vous ferez part des autres nouvelles lorsque j'en aurais.
Restez en BA. Si jamais il fallait aller la chercher nous serons prévenus.
N'hésitez pas a me contacter si vous avez besoin de quelques chose, et pensez a continuer vos études.
A bientôt,

Thib
Dame de Cerilly,
Maire de Bourbon,
Maréchale,
Co-Rectrice

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MessageSujet: Re: Le château de ma mère   Sam 2 Mar - 22:27

Timothée



Timothée se remémorait la phrase de son grand frère, celle qu'il avait dit à propos des roys et des reynes, il avait vu ses parents boire, beaucoup boire, aussi espérait il qu'il ne s'agissait pas de pouvoir mais plutôt de bon vin. En parlant de vin, il lui faudrait vérifier les comptes des diverses caves de son père. Sans doute voudrait-il savoir où en était son stock de vivre. Il laissa Matthis se concentrer sur la rédaction des missives.

Il descendit du donjon et prit la direction des dépendances des serviteurs. Il poussa la porte nom sans prendre le malin plaisir de s'annoncer.


Serviteurs de Mirefleurs ! Laissez-moi vous introduire : le grand, l'unique, le merveilleux, le fils adoré de son père et de sa mère, Timothée de Toggenburg-Marigny !

Malheureusement Timothée n'avait pas de tambour, sinon son entrée fut encore plus triomphale. Il ne put cependant retenir un rire en pénétrant dans la salle commune. Elise était affairé à préparer le repas, un doux fumet sortait de la cuisine du domaine. Théodon assit à la grande table s'occupait des stocks du garde manger, Grind l'Intendant n'était pas bien loin, il faisait la comptabilité du domaine et Klaus co-intendant vérifiait les calculs de Grind. Grind fut le premier à se lever et s'approcha de sa Mini-Grandeur Timothée.

- Messire Timothée ! Ainsi vous voilà enfin arrivé au domaine !
- Oui ! Matthis avait du te prévenir !
- C'est exact, messire votre frère m'a écris il y a de cela plusieurs jours maintenant.


Hochement de tête de la part de Timothée, il était là pour parler affaire, même si aux yeux de la hérauderie il n'était qu'un gamin, du haut de ses douze ans, il se sentait fier d'honorer et de représenter ses parents.

- Mon père a répondu à la levé de ban royal. Vous savez pour le Comté de Montfort l'Amaury. Et avant de partir il est parti à la conquête du couvent où repose ma mère depuis bien des mois, de nombreux mois. Connaissant mon père depuis douze ans maintenant. Il aura réussi dans sa quête du Saint Graal.

Timothée vit que Grind se mordait la lèvre pour ne pas rire à ses propos, en même temps, c'était vrai, même si la phrase était pour le moins étrange.

- Avez-vous eu des nouvelles de votre père suite à cette quête ?
- Point encore, point encore, mais Matthis écrit...


Timothée se garda bien de dire à Grind qu'il avait donné le sale boulot à son frère, parce que toute mini-grandeur fut-il, Grind avait quelques consignes données par sa grande-grandeur et Timothée le savait parfaitement.

- En fait, je venais te voir pour transmettre des ordres à toutes les petites fourmis qui ont fait jadis la grandeur de cette seigneurie et qui aujourd'hui sont endormies.

Par petites fourmis Timothée entendait les petites et grandes mains des divers serviteurs. Les petites pages chargés d'annoncer la venue de visiteur, les dames chargées d'allumer les nombreuses cheminées du châteaux, celle de changer les bougies, d'ouvrir les rideaux, de balayer. Les petites mains et les grandes mains que les maîtres ne croisaient que trop rarement, mais qui faisaient beaucoup plus qu'eux pour le domaine.

- Et... Je pense qu'il serait bon de leur annoncer que quelques écus de plus leurs seront données vu la tâche du travail à accomplir.

Se tournant vers Klaus.

- Matthis m'a dit que tu lui avais écris que les moissons avaient été particulièrement bonnes cette année et les caisses plus que bien remplie depuis la première fois...

Première fois depuis que la châtelaine possédait Mirefleurs.

- Tout cela est exact. Grind, je pense effectivement qu'un petit bonus pourra être ajouté aux salaires des petites fourmis comme les appelle Messire Timothée.

Timothée observa l'échange entre l'intendant et le co-intendant.

- Bien, nous allons donc leurs accorder 2 écus supplémentaires par jour de travail.
- Je vais donc faire l'inventaire de nos forces endormies en me rendant directement chez les concernés. Et au besoin nous recruterons pour atteindre notre quota d'employés pour que la seigneurie tourne correctement.
- Très bien Klaus.


Klaus se retira en s'inclinant devant Timothée et Timothée fut ravi de voir qu'il n'avait pas oublié que les employés pour la plupart ne savait guère lire. Se tournant vers Grind.

- Est-ce que tu as des nouvelles des intendants de Cournon d'Auvergne, Neschers et Montfort l'Amaury ?
- Pas pour le moment jeune messire, mais les missives sont parties hier avec les coursiers comme me l'avait demandé messire votre frère dans sa dernière missive.
- Alors nous attendrons réponse.


Timothée quitta les serviteurs ravi de voir que le château allait se réveiller.


Quelques jours plus tard.


Alors que les petites fourmis s'affairaient dans le domaine sous le regard critique de Grind et Klaus, Timothée se dirigeait comme chaque jour au pigeonnier pour récupérer missives. Pour le moment personne ne s'était présenté au domaine concernant l'affaire et pas une missive reçue, aussi c'est un peu dénué d'espoir que Timothée s'y rendait, mais ce jour-là, une missive attendait. Il délivra l'oiseau et lui offrit des graines en remerciement, il regarda le sceau, point celui de son père. Mais sans doute que le voyage pour Agathe était long, il ne doutait pas de la vaillance de la mouette de son père, il était juste impatient.

Il la décacheta et commença à la lire sur le chemin du retour, c'était Thibantik, ainsi Papa avait demandé à quelques amis de veiller sur eux de loin, sans doute avait-il peur de leur grande capacité à faire des bêtises... Il fronça cependant les sourcils et s'arrêta dans la neige, debout, il secoua la tête. Première réponse à une question Aiguemarine semblait avec leur père. Aucune mention de leur mère. Refroncement de sourcils, son père n'avait-il pas réussi ou deuxième possibilité, tenait-il à leur annonce de vive-voix par missive. Pas de nouvelles concernant l'affaire mais concernant Eléa... Blessée ? Comment cela blessée ?

C'est pour ça que Papa n'a pas encore écris...

Il se mit à courir dans la neige, le froid fouettant ses joues, ne maîtrisant plus la peine de son coeur, il laissa ses larmes coulées, il était comme sa mère complètement désarmé face à ses sentiments, il grimpa quatre à quatre les marches du donjon et poussa violemment la porte du bureau de leur père. Essouflé, la main gauche sur la poignée de la porte, dans l'autre la missive, le buste en avant.

Eléa, elle est... ELLE est...

Respirant fortement, essuyant son nez et ses larmes d'un revers de la manche, il fixait son frère. Tendant son bras pour donner la missive, il ne put achever sa phrase, ses forces l'abandonnèrent et le petit Toggenburg-Marigny se retrouva par terre sur les genoux et acheva sa phrase dans un étranglement de sanglot.

... Gravement blessée en Anjou...
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MessageSujet: Re: Le château de ma mère   Sam 2 Mar - 22:28

Matthis



Quelques jours plus tard.


Timothée avait réveillé les fourmis comme il disait, l'image était bien trouvé, les fourmis travaillaient dans le noir, dans leur fourmilière, personne ne les voyait, sauf quand elles allaient se chercher à manger. Les serviteurs de Mirefleurs travaillaient pour leur reyne, bien que sa mère ne soit pas une reyne, si ce n'est la reyne du coeur de son père. Matthis avait pris l'habitude de passer la plupart de ses journées dans le bureau de son père, si il voulait se montrer responsable, il devait se soucier des domaines de ses parents et de leurs gestions, son père et sa mère ; parce qu'il était lui aussi persuadé que rien ne pouvait résister à son père, ou tout du moins à la détermination de son père à défoncer la porte de ce couvent de malheur, étaient occupés à guerroyer pour le roy.

Grind avait prévenu les autres intendants des domaines et les missives étaient revenus. Matthis les éplucha avec le plus grand soin.


Childebert a écrit:
De Childebert, Intendant de Cournon d'Auvergne,
A Matthis de Tiggenburg-Marigny, fils aîné de la famille.

Le bon jour vous va.

Comme demandez dans la missive de l'Intendant de Mirefleurs, Grind, voici, un rapide état des lieux de la Baronnie de Cournon d'Auvergne.

Aucune réclamation n'a été rapporté par le représentant des Cournonnais. Les récoltes et les élevages ont bien donné cette année, nos greniers sont plein et les gens de vos parents pourront manger à leur faim.

Le moulin a du être réparé, la foudre ayant frappé ses ailes, ce dernier ne fonctionnait plus. Maintenant tout est rentré dans l'ordre, la production de farine n'a cependant souffert d'aucun retard.

La cave de Sa Grandeur votre père est pleine. Et l'installation de la distillerie poursuit son cours. Les villageois sont très heureux de ce projet. En effet, cela donne du travail à nos artisans. Je pense que d'ici le printemps, elle pourra être inaugurée. Bien entendu, cela a été caché de la meilleure façon qu'il soit à votre père. Afin que vous puissiez lui faire cette surprise. Nous songeons à ouvrir le recrutement, nous réfléchissons aux modalités.

Très cordialement,
Childebert, Intendant de Cournon d'Auvergne.

Parfait songea Matthis, son cadeau serait bientôt prêt et son père ne semblait pas au courant, voilà qui était très bien. Il n'y avait donc aucun problème du côté de Cournon d'Auvergne, il s'y rendrait cependant prochainement afin de remercier les Cournonnais pour le travail accompli.

Matthis décacheta la missive de l'Intendant de Neschers.

Hugues a écrit:

D'Hugues, Intendant de la Seigneurie de Neschers, Seigneurie de la Baronnie d'Usson,
A Matthis de Toggenburg-Marigny, fils de nos Seigneurs.

Salut !

Les vents nous sont toujours propices et les moulins tournent à plein régime, nous avons ainsi accueilli le temps des travaux les grains de blé de la Baronnie de Cournon d'Auvergne. Childebert a du vous en avertir.
Nous avons pu exporter nombreuses de nos farines et nous sommes ravis qu'elles plaisent particulièrement aux boulangers.

La construction du nouveau moulin est presque achevée.

La cave est pleine. Nous sommes en train de procéder à l'inventaire afin de fournir à votre père la liste la plus complète qui soit.

Très cordialement,
Hugues, Intendant de Neschers.

Matthis était satisfait, cette seigneurie, ses parents y tenaient particulièrement, la première de leurs Terres, Azdrine, parrain d'Eléa qui avait anobli leur père, mettant leur mère dans la confidence.

Il attrapa la lettre de l'Intendant de Montfort l'Amaury, jamais il n'avait été là-haut, son père préférant les savoir en leurs Terres du Bourbonnais-Auvergne.

Jehan a écrit:

De Jehan, Intendant du Comté de Montfort l'Amaury,
A Matthis de Toggenburg-Marigny, fils de Ses Grandeurs.

Bonjour,

Le ban royal étant levé, nous travaillons à fournir en pain et maïs les forces du Roy. Nous pouvons gérer et partager nos ressources entre la demande du ban et les Montfortois. Pour le moment, ils n'ont pas l'air de manquer, aucun assaut n'a été donné contre le château. Cependant, je ne sais combien de temps nous pourrons tenir, il serait peut-être bon de faire venir de la farine de Neschers et des fruits et légumes de Mirefleurs.

Sinon la production de fromage continue, qu'il soit de brebis, de chèvre ou de vache. Les autres terres de vos parents ont-elles besoin de fromages ? Car nos animaux ont été très productifs cette année.

Sinon il faudrait prévenir votre père que ses forêts regorgent de gibiers, ils seraient peut-être intéressants d'organiser des chasses.

Cordialement,
Jehan, Intendant de Montfort l'Amaury.

Je n'aurai qu'à demander à Neschers d'envoyer de la farine à Montfort, simplement par précaution, il ne faudrait pas que les gens ne meurent de faim.

C'est sur cette réflexion que Matthis se tourna en entendant la porte s'ouvrir violemment, Timothée était là, pâle, essoufflé.

Eléa, elle est... ELLE est...

Oui ?

Matthis se leva pour récupérer le parchemin que tendait son frère avant que celui-ci ne s'effondre et ne finisse sa phrase étranglé par un sanglot. Matthis s'approcha de lui, attrapa le parchemin et le parcourut. Il venait de Thibantik, une amie de la famille, elle s'occupait de chercher pour Pierre, mais ce n'était pas là le sujet principal, la missive disait qu'il était arrivé malheur à Eléa. Matthis sentit son coeur se serré, d'une part à cause de leur soeur, d'autre part devant la détresse de son petit frère. Il glissa la missive dans sa poche, il s'approcha de son frère et l'aida à se relever.

Relève-toi. Ce n'est pas la première fois qu'Eléa se retrouve blessée, tu sais bien qu'elle est poursuivie par la malchance, à chaque fois qu'elle voyage un brigand lui tombe dessus. Elle est solide et elle s'en remettra bien vite.

Timothée était comme leur mère, il ne savait pas maîtriser ses sentiments et encore moins se battre contre. Il passait du rire aux larmes en un quart de seconde.

Ca ira tu verras. Je vais répondre à Thibantik et je suis que nous aurons d'autres nouvelles très vite.

Matthis accompagna son frère jusqu'au fauteuil, où il pourrait se remettre tranquillement de ses émotions et s'installa au bureau pour rédiger une réponse à Thibantik.

Citation :
De Matthis et Timothée de Toggenburg-Marigny,
A Thibantik, Dame de Cerilly,

Bonjour,

Nous nous souvenons de toi. Enfin, Timothée moins que moi (Matthis). Nous sommes ravis d'avoir de tes nouvelles et nous souhaitons te féliciter pour ta co-direction de l'université du Duché.

Merci de nous aider pour Pierre de Roanne, nous cherchons aussi dans les parchemins de nos parents, peut-être qu'une missive a été égarée. Cela peut arriver si vite.

Eléa est forte et il lui en faudra plus pour ne pas s'en remettre. Il est vrai que la nouvelle nous a quelque peu ébranlée, Timothée particulièrement.
Nous sommes contents de savoir Aiguemarine sur place, elle pourra s'occuper de soigner notre soeur et la remettre sur pied bien rapidement.
Nous avons envoyé une missive à Papa, il ne nous a pas encore répondu, j'imagine que le temps lui manque et qu'il s'occupe surtout de Maman et d'Eléa.
Nous ne comptons pas quitter le duché, nous devons nous occuper des terres de nos parents.

Pour le moment nous ne manquons de rien. Et nous te remercions pour ton offre. Tu pourras dire à Octave qu'il n'est pas très discret et que si il veut la prochaine fois il pourra venir se restaurer avant de repartir.

A bientôt ,
Nous t'embrassons et ne manquerons pas de t'informer si des nouvelles nous parvenait concernant Eléa.

Matthis et Timothée de Toggenburg-Marigny.

Matthis plia le parchemin, se leva et s'adressa à son frère.

Tu viens avec moi ? Je dois envoyer cette missive à Thib et puis aller voir Grind pour organiser la livraison de farine de Neschers à Montfort l'Amaury.
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