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 1.9 [Juillet] Quand la plume et l'encrier vous démangent...

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Korydwen
Baronne
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Messages : 9112
Date d'inscription : 28/04/2008

MessageSujet: 1.9 [Juillet] Quand la plume et l'encrier vous démangent...   Sam 13 Juil - 22:25

Korydwen

Il faut parfois se faire violence et écrire. Mais écrire quoi ? Elle se sentait si vide depuis ses blessures de guerre. Elle avait l'impression de n'être plus que son nombre, observant chaque matin cette cicatrice dans son ventre. Tous les jours elle espère se réveiller en la voyant disparaitre comme par enchantement. Cette cicatrice qui peut-être lui a retiré ce qui faisait d'elle une femme, ce qui faisait d'elle une mère... Déjà trois enfants, bien grands, des menstrues toujours présentes et cette envie commune depuis plusieurs mois maintenant, mais la guerre étant faite... Elle n'avait que repoussé l'envie et l'idée. Elle ne voulait se faire à cette idée et espérait trouver du réconfort auprès d'Aiguemarine, l'une des rares médecins dont elle avait confiance. Après tout, sur les campements, ils étaient habitués à soigner des hommes et non des femmes. Elle demanderait donc conseil à Aiguemarine en lui écrivant.

Citation :
A Timothée de Toggenburg-Marigny,
De Korydwen de Toggenburg-Marigny,
le 6 juillet 1461.

Le bon jour te va mon fils.

Je suis heureuse de voir que tu n'as pas débarqué à Muret et que tu es resté en Bourbonnais-Auvergne et ce malgré la missive que ton frère t'a envoyé.
Mes blessures ne sont qu'un vieux souvenir, je me remets peu à peu. Bientôt je serai en pleine forme et pourrai rejoindre les autres, mais pour l'heure, il me faut encore du repos.
Tu connais ton père, si jamais je venais à ne pas écouter les médecins, il m'accrocherai avec des cordes pour que je ne puisse quitter le lit.
Raconte-moi ce qu'il se passe dans notre duché. Bien peu de nouvelles nous parviennent. En fait, nous ne savons rien du tout.
Comment se portent les Serna ?
Et la bibliothèque, as-tu pu régler ton problème d'étagères ?

Je t'embrasse.


Citation :
A Aiguemarine de Meyran,
De Korydwen de Toggenburg-Marigny,
le 6 juillet 1461.

Le bon jour te va.

J'ignore où tu te trouves en ce moment, je me rappelle d'une bref discussion au sujet d'un projet de voyage en Périgord. Bref, mon volatile te trouvera sans crainte.
Puisque non, cette fois tu n'auras pas le droit à mon hibou, celui étant parti voir mon fils Timothée.
Tu auras le plaisir et l'honneur de... Recevoir ce pli via mon faucon  hobereau, il ne se mange pas.
Je suis en convalescence à Muret en Armagnac jusque récemment, mais visiblement à Toulouse maintenant. Cela s'est passé quand je fus chez les soeurs, donc je ne pourrai te dire le pourquoi du comment.
Toujours est-il que je vais très bien. C'est dommage vous allez devoir me supporter encore une paire d'année.
Cependant, te sachant médecin, bien plus qualifié qu'un médecin de bas étage de l'armée, j'aurai besoin de faire appelle à tes services.
Voilà, j'ai eu l'extrême chance de me prendre un coup d'épée dans le ventre, et je crains... Hélas ô grand hélas de ne plus pouvoir enfanter et autant dire que cela m'ennuie...
Avant cette levée de ban, nous parlions avec Althiof de cette envie commune d'un quatrième héritier, sauf que... Avant de lui annoncer définitivement, j'aimerai un autre avis.
Sinon, ce projet de mécénat me trotte toujours dans la tête, je ne l'oublie pas. C'est pourquoi dès que le ban sera terminé, je compte faire une petite réunion à Montfort l'Amaury et je t'y convierai avec Sun. Ainsi je pourrai profiter de mon Comté, mais surtout nous serons justes à côté des ateliers parisiens.
Je tâcherai de vous tenir au courant le plus vite possible.

Je t'embrasse, ainsi que Nictail et vos enfants si ils sont dans les parages.


PS : bon anniversaire de mariage.

Citation :
A Cerise de Bonnemaison Bellcastel Plantagenet,
de Korydwen de Toggenburg-Marigny,
le 6 juillet 1461.

le bon jour te va.

Je fus ravie de nos retrouvailles parisiennes, même si il faut l'avouer, le pourquoi de notre présence n'était pas joyeux du tout.
J'espère que tu vas bien. Sache que je pense souvent à toi et que je regrette terriblement de ne point être à Montbrison pour le moment. J'espère que nous pourrons rentrer prochainement. Mais là, je pense que nous sommes partis pour rester un petit moment loin du duché.
Enfin peut-être pourrai-je te croiser quelque part, un petit moment. Je ne sais pas ce qui pourra te plaire.
Une visite de cave peut-être ? Un petit tour chez un atelier de couture ? Ou une promenade dans les rues parisiennes ?
Je te laisse décider et choisir, nous pourrons ainsi bavarder plus aisément que par missive.
Si j'ai d'autres idées je te les ferai parvenir.

Je t'embrasse,


Citation :
A Sunburn de Noihlac,
De Korydwen de Toggenburg-Marigny,
le 6 juillet 1461.

le bon jour te va !

Bon sans doute as tu eu vent de mes nouvelles prouesses guerrières. Je n'ai guère eu de chance et j'ai été blessé assez grièvement, mais je me soigne et maintenant cela va beaucoup mieux.
J'espère que tout va bien pour toi en Bourbonnais-Auvergne. Parait que je ne donne pas assez de nouvelles et que cela fait râler une certaine Algue Marine, de ce qu'en disait mon fils Timothée.
Il parait aussi que nous avons à parler affaire pour un mécénat, aussi je pensais te retrouver ainsi qu'Aiguemarine à Montfort l'Amaury dès que le ban me le permettra.
Ainsi nous pourrons discuter dans les caves d'Althiof. Caves bien plus grandes que celles de sa Baronnie.
Bien sur, tu pourras repartir avec un échantillonnage de tonneaux !

Je t'embrasse,


Ses diverses missives écrites, Korydwen releva la tête et trouva Basile devant elle.

Hé bien Basile ! On dirait que tu viens de faire un marathon !
Je viens de la mine !
Ah ! Tu as donc pu gagner quelques écus pour les offrir à l'armée ?
Oui mais, j'avais prévu de miner pendant une heure durant les heures chaudes et voilà qu'après une courte pause je ne puis y retourner !
Que s'est-il passé ? Un éboulement ?
Non, ma Dame ! La mine est complète ! Il me faut faire la queue pour y entrer plus tard !
Comment ça pleine ? Comment ça faire la queue ?
J'vous jure !
Bon... Alors attend un peu à l'ombre et vois si tu peux y retourner.


Korydwen regarda Basile s'éloigner en secouant la tête. De sa courte vie, jamais elle n'avait vu autant de monde à la mine. Enfin, cela faisait partie de sa vie du moment et elle allait encore rester plusieurs jours ici. Elle fréquentait les tavernes et puis elle espérait voir le temps passer bien vite pour retrouver son époux. C'est qu'il lui manquait et puis, elle avait bien des idées en tête pour leur anniversaire de rencontre... Bien des années, loin, très loin quand ils étaient encore jeunes, sans titres, sans enfants, juste eux et leur liberté. Parfois Korydwen se prenait à rêver à cet autre temps.[
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Korydwen
Baronne
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MessageSujet: Re: 1.9 [Juillet] Quand la plume et l'encrier vous démangent...   Mer 14 Aoû - 8:58

Korydwen

Finalement, Basile avait fait la queue à la mine et il avait réussi à rapporter quelques écus pour la Comtesse, elle ne serait pas obligée de mendier. Gloire à la mine et Basile, sauf qu'un matin, alors qu'elle avait décidé d'envoyer Basile une fois de plus à la mine, voilà qu'il était de retour tout aussi rapidement. La mine était fermée. Bien soit, elle étudierait donc l'anatomie, elle pourrait comme cela se soigner s'ausculter sans avoir besoin de faire appel à d'autres. Quoi que, plusieurs avis étaient souvent nécessaires. Alors qu'elle sortait son grimoire d'anatomie, voilà qu'un oiseau arriva portant un message.

Citation :
A ma Reine-Suze, Korydwen de Toggenburg-Marigny,
D'Aiguemarine De Meyran,


Le bon jour ma Reine-Suzette,

Je suis heureuse de te lire car cela signifie que tu arrives à tenir une plume, donc, que potentiellement, tu te remets peu à peu de tes blessures.
Après Orléans qui se trouve être en Orléanais, voilà que tu m'annonces Murêt en Toulousain.
A notre prochaine rencontre, que j'espère prochaine, promis, je t'offre une nouvelle carte géographique.
Saches que pour ton souci, je me ferai un plaisir de te rassurer. Le plus vite possible, cela va de soit.
Toutefois, il faut que tu saches que le Bourbonnais-Auvergne semble m'aimer plus que de raison.
Je t'explique & évites de rire, je te prie. Si, si, c'est véridique !
Figures toi que lors de notre passage à Bourbon, la veille, le village a été pris par une bande de malandrins. Jusque là, tu me diras : c'est habituel !
Bien entendu, nous...enfin, j'ai répondue favorablement à la demande de Thib pour les révoltes. Oué, l'en a fallu plusieurs.
Sauf, qu'entretemps... L'usurpatrice assise sur le fauteuil éjectable de Bourgmestre s'est amusée à me mettre en procès pour, je la cite : « Acte d'accusation
A troublé le sommeil de la mairesse-brigande Sélène d'Hambers en tapant à coups de poing sur la porte de la mairie toute la nuit et en gueulant son nom à tue-tête comme si cela allait donner une raison de lui ouvrir ! »

En plus, semble t'il, j'ai été la seule. Pas d'bol ! Bref, comme dirais Pépin, je voulais régler cela en lice, mais pour des raisons que j'ignore, je n'ai jamais eue aucune nouvelles.
Ici, tout le monde me rabâche que ce procès n'est pas valide, etc, etc...mais le Pôle Justice ne classe pas cette affaire.
Si t'y comprends quelque chose, toi, tu m'expliqueras. Moi, j'y renonce.

Par cette missive, & puisque nous ne comptons plus nous éterniser dans le coin, je te confie le soin d'être ma voix ici en BA pour que justice se fasse ...un jour.
Tu sais être plus diplomate que moi quand il le faut, & j'ai toute confiance en vous 2. 'fin, si vous le voulez bien, il va de soi.

Je prends note de l'invitation à Montfort-L'Amaury & t'en remercie.
Entre nous, on va avoir du « boulot » pour convaincre la Blonde Harpie.
J'ai l'impression qu'en vieillissant, cette vieille carne s'endurcit.

Toutes nos pensées vous accompagnent.
Nic & moi vous embrassons...

Rédigé le 10ème Jour de Juillet Mil Quatre Cent Soixante & Un, sous un soleil de plomb, à Moulins, dicte « la ville du Sans-Nom »





A.D.M.
Ah ! Parfait !

Citation :
A Aiguemarine de Meyran,
de moi Korydwen de Toggenburg-Marigny !
le 27 juillet 1461

Salut !

Excuse-moi de te demander pardon, mais Muret a appartenu à Toulouse ! D'Armagnac, elle est passée Ville Franche, avant de passer à Toulouse et de repasser à Armagnac. Bref, les aléas de la guerre et les "je te pique ta ville" et les "je récupère ma ville". Bref, on s'amuse, enfin ils s'amusent comme ils peuvent avec les jouets à leur disposition. A savoir nous et les armes. Un échiquier géant avec les vies des autres.

Je commence à croire que vous puissiez être de mêches avec les brigands, tant cela arrive souvent lorsque vous êtes en vadrouille par chez moi. Bref, voyagez peut-être plus discrètement, cela serait bien pour nous et... Bien pour nous. En tous les cas, pour te représenter en BA je vais avoir du mal, parce que je vais te raconter une chose qui va te faire rire ou pas. Il y a de cela plusieurs semaines maintenant, lorsque je fus rétablie et prête à reprendre les armes et bien... L'armée était pleine, j'ai donc été laissé sur place l'air de rien, comme ça. Un vulgaire pion dont on n'avait plus besoin. Il est vrai que je n'ai rien dis au QG, mais ensuite je les ai tous insulté dans la maison du Très-Haut ! Fort divertissant, tu devrais le faire ! Je les ai maudis jusqu'à la quatrième génération... Mais je mettrai un mot à Althiof qui à ce jour doit se trouver en BA, puisque l'armée est remontée là-haut et que la démobilisation à sonner.

Je prendrai la route prochainement, mais pour l'heure je suis encore missionnée à Muret. Je vais attendre Dame Thally, la cousine de Cerise. Cerise est une amie très chère et je lui ai promis de revenir avec sa cousine. Alors je tiendrai parole. De ce fait, autant que je demande à Althiof de te représenter ou alors à l'un de mes enfants. Eléa, Matthis ou Timothée. Matthis sera sans doute le plus adapté, il a les clés de la chambre des nobles et est celui qui ira le plus volontier à la prévôté... En tout les cas, tout est noté dans un coin de ma tête et sera envoyé à qui de droit.

Une vieille carne Sun ? Je ne saurai dire. J'espère pouvoir mettre à profit le plus rapidement possible cette réunion. Je n'ai aucune nouvelle de Sun. J'espère que ma missive lui sera parvenue, parfois le courrier s'égare.

Sinon et bien je crois que j'ai fait le tour.
Sur ce je vous embrasse tous deux.

Korydwen roula le parchemin, le cacheta avec sa cire verte, c'est qu'à force d'utiliser la rouge pour l'armée, elle n'en avait plus et en bonne auvergnate hors de question d'en acheter alors qu'elle en avait en réserve chez elle. Son faucon Hobereau fut expédiée vers Aiguemarine et Nictail. Elle se plongea ensuite dans un livre fort intéressant l'anatomie ! Histoire de ne pas oublier et de se perfectionner, à force de faire la guerre, c'est la médecine qu'elle aurait du choisir et non pas l'état. Surtout vu les déconfitures qui allaient arriver. Diantre, certains personnages avaient les dents si longues, qu'ils creusaient avant l'heure leurs propres tombes... Qu'ils aillent au diable, perfides qu'ils sont !
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