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 3.9 [Mi-Octobre] "Rendez à César ce qui appartient à César..

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Alexandre
Famille "de La Serna"


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MessageSujet: 3.9 [Mi-Octobre] "Rendez à César ce qui appartient à César..   Mar 13 Jan - 12:16

Martin.castel.vilar

..et à Dieu ce qui appartient à Dieu."


Certains s'en moquent royalement, certains ne me connaissent même pas et pour d'autres.. peut-être se demandent-ils pourquoi l'on ne voit plus, l'on n'entend plus Martin le Castelin ? Est-ce un fait anodin ?
Pas si sûr que cela. Mais pour mieux comprendre, laissez-moy vous conter ... :

[Bien des jours plus tôt...]


Je venais de quitter Clermont à mon grand regret pour rejoindre Montbrisson car mon champs qui s'y trouve là-bas, était fin prêt pour la récolte et la vente de celle-ci me permettrait de récupérer quelques écus pour le "grand voyage" prévu dans les semaines à venir : le retour du fils prodigue parmi sa famille en Armagnac.

Ce matin-là, où tout bascula, je m'étais levé du bon pied et de très bonne humeur comme à mes habitudes.
Je m'étais mêsme offert un sacré festin en guise de petit-déjeuner à m'en exploser la panse !
La jeune servante au service de la maison où j'y ai élu résidence secondaire en B-A, doit sans nul doute pester à mon encontre en nettoyant la table et le sol couvert d'une multitude de miettes et de gelée suite à mon passage !
La pauvre n'est poinct au bout de ses peines, puisque quelques heures plus tard, la voici de nouveau obligée de passer après moi à la salle d'eau suite à ma toilette matinale : j'suis pire qu'un vrai tsunami ! A faire déborder le baquet et bientôt l'on fabriquera un écriteau : "Attention chaussée glissante" en mon honneur..

Bref ! Une matinée des plus classiques pour l'innocent gamin de huit ans que je suis.
Lorsque le calme semble être revenu à la résidence, c'est tout simplement que je suis retourné dans ma chambre.
Là, sagement installé à ma table de travail, je m'exécute à réussir mes devoirs du jour.
Bah oui, j'ai beau être un petit sacripant, je sais garder ma part de sérieux et m'atteler à la tâche sans rechigner.
'Parait mêsme que je suis bon élève et assidu qu'on dit.. faudra que je demande la signification de ce mot à l'occasion !

Alors que je suis penché à environ 20 cm au dessus de mon parchemin (bah vi.. mon précepteur souhaite que je mesure à chaque fois la distance entre le papier et ma figure avec une règle pour éviter de m'abimer les yeux qu'il dit ), à gratter mes lignes avec grand soin pour éviter les tâches et gros pâtés à l'aide de ma belle plume d'oie, on frappe à ma porte et on m'interrompe dans mes travaux :


- Mes Respects petit seigneur. Vous avez reçu une missive de Madame vostre Mère, la Comtessa..

Je penche légèrement le chef sur le côté, le regard interrogatif. Que me vaut cette soudaine correspondance ?
Une réprimande suite à des impairs commis ? Mais je ne vois vraiment pas lesquels.. et pis elle passera l'éponge ma nouvelle môman ! J'le sais !
Ou alors... Bon sang mais c'est bien sûr ! Évident ! Clair comme de l'eau de roche ! Eurêka ! Lumière ! Lumière ! Oui Je suis ta Lumière ! et resterais Lumière au travers de la voie qu'à tracer ton nom au sein de la Lumière..
Môman me demande pour aller faire les boutiques avec elle ! Elle me l'avait promis ! Depuis le temps que j'attends ça ! Attention Christiano nous voilààààààààà !

Je repose la plume dans l'encrier, puis fait face au coursier en croisant les bras sur ma poitrine.


Et bien vas-y ! Qu'attends-tu ? Lis-moi donc ce pli !

- Êtes-vous sûr Monsieur ? Il s'agit d'un pli sous sceau privé..

Et bien ? Nous ne sommes que tous les deux ! Lisez-ceci et que rien ne sorte d'ici..

Le coursier opine du chef et ouvre avec soin le pli puis commence à le lire une première fois silencieusement.
Au fur et à mesure qu'il parcourt la lettre, son visage se durci. Son teint blêmit. Ses mains tremblotent légèrement.  Il s'arrête, me regarde avec une profonde tristesse.
Spectateur devant cette mine déconfite, mon enthousiasme s'atténue soudainement et laisse place à une profonde inquiétude.


Il se passe quoi ? Demandais-je.

Il reste cloitré dans son silence. Impossible de me fournir un brin d'explications. C'est comme si le ciel venait de lui tomber sur la tête.
L'angoisse me gagne cette fois. C'est grave. Très grave. Trop grave.
Ça en devient lourd, tellement que j'explose et demande une dernière fois :


BON SANG ! IL SE PASSE QUOI ??!!!!! RÉPONDEZ !

J'avance et lui tambourine sur le torse. Je dois savoir ce qu'il s'y cache derrière cette lettre ..

- C'est... délicat.. il faut vous armer de courage mon jeune sire.. L'homme déglutit et prend une profonde inspiration :

- Vostre père, le Comte Caesar Milandor de Castel Vilar.. vient de nous quitter et rejoindre nostre Créateur au Paradis Solaire suite à une mortelle chute de cheval..

Un terrible coup de poignarde me frappe en plein coeur. Je n'ose y croire. C'est une très mauvaise plaisanterie. Je pointe le coursier du doigt, l'air menaçant et les larmes aux yeux :

Toi.. t'es qu'un sale menteur ! C'est pas bien de .. de faire ce genre de plaisanteries à un enfant qui a déjà perdu sa môman petit ! Tu... seras pendu ! les viscères à l'air ! Lâche ! Faquin !

L'homme baisse le chef et ne se défend pas, comprenant ma douleur qui me consume et me remplit de rage.
A cet instant, le jeune Martin que vous connaissez si enjoué, si rieur, si farceur si.... se consume et meurt à son tour. Laissant place à un petit garçon méconnaissable, le visage dur et haineux. Les larmes se déversant telle une cascade abondante.


Non ! Non ! NOOOOOOOOOOON ! ...

Je tourne les talons et m'enfuie ne laissant aucune chance à l'homme de me rattraper.

Pleurant comme jamais je n'ai pleuré, déversant toutes les larmes de mon corps et plus encore, je cours, les poings serrés, à en perdre haleine, à en perdre mon souffle, je quitte la résidence et cours droit devant.
Je ne sais où, je ne sais jusqu'à quand. Jusqu'à épuisement certainement. Mais je concentre tellement de rage en moi que cela peut durer bien plus longtemps que mon jeune corps ne peut endurer à la normale.

Les passants s'arrêtent et me dévisagent dans ma course folle alors que je continue de courir en exprimant toute ma douleur à travers mes cris :


Non ! Non ! NOOOOOOOOOON ! Papa !  Tu n'as pas le droit !

...

..

Certains s'en moquent royalement, certains ne me connaissent même pas et pour d'autres.. peut-être se demandent-ils pourquoi l'on ne voit plus, l'on n'entend plus Martin le Castelin ? Est-ce un fait anodin ?
A présent vous détenez la réponse : Martin, l'Orphelin...


En ce jour maudit..

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Alexandre
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MessageSujet: Re: 3.9 [Mi-Octobre] "Rendez à César ce qui appartient à César..   Mar 13 Jan - 12:16

Alexandre_serna

Les démons des ténèbres...

Alexandre avait envoyé Maestro à Montbrison, il s'inquiétait énormément, il n'avait plus de nouvelle de son ami Martin et cela le peinait grandement, il lui avait envoyé une lettre, mais de réponse il n'eut pas.
Sans doute que le coursier était un idiot, cette fois il n'avait pas fait attention et n'était pas passé par les oiseaux de chez In Gratibus, aussi, peut-être que Martin n'avait jamais vu la couleur de la missive.
Il tournait et faisait les cent pas dans l'hostel, les mains dans le dos, quelque chose n'allait pas.
Il ne comprenait pas, il devait forcément y avoir une explication, sa main gauche vint rejoindre son petit menton et l'Althiesse tout en marchant devisait à voix haute.


Pourtant nous ne nous sommes pas disputés.
Il est vrai que l'une des dernières fois que je vis Martin en taverne ce fut ce jour où, nous étions passés pour des "cons".
Enfin, que nous fûmes insultés alors que nous n'avions strictement rien fait de mal.
Hum... Et puis la dernière soirée en taverne à boire jusqu'à plus soif et à voir flou s'était plutôt très bien déroulée.


Alexandre était perplexe. Et dans sa longue marche, il avait fini par convoquer Maestro et l'avait donc envoyé explorer à Montbrison.
Et il attendait la venue de Maestro, tournant encore et encore dans le salon de l'hostel, pire qu'un petit ballet, un rat d'opéra ?
Non rien, un Alexandre qui ne comprenait guère ce silence et qui pourtant cherchait encore et toujours la raison.
Pour une fois il était sage, et ne parlait pas à tue-tête, il se tenait à carreaux, espérant une bonne nouvelle.
Après tout Martin préparait peut-être un coup de maître, de géant et il lui faisait la surprise.

Le temps était terriblement long, il fallut deux jours à Maestro pour rallier Montbrison, il logerait dans la maison du bord du lac, la maison des parents d'Alexandre.
Et le temps que Maestro se renseigne en ville...
Il faudrait compter deux jours et sans doute qu'il ne voudrait pas annoncer mauvaise nouvelle par écrit, alors il faudrait encore attendre deux jours.
Soit une attente d'une semaine approximativement.
Et... Ce jour Maestro venait tout juste de partir et de soupirer en pensant à cette longue attente...

Quelques jours plus tard, Maestro se promenait en ville, il enquêtait discrètement comme Alexandre lui avait demandé, il se contentait d'agir comme le pecnot du coin, en un peu plus civilisé.
Lenaville était calme, enfin le calme était relatif, puisque dans une rue, un petit garçon passa en hurlant, Maestro l'observa passer et après plusieurs minutes vit avec une certaine perplexité que le garçon ressemblait à la description fournie par Alexandre.
Un petit garçon blond, pas bien plus haut que lui, au visage rond et fort bien vêtu.
Il murmurait ou plutôt hurlait contre son père ?
Maestro s'arrêta un instant avant de suivre au loin le petit Castellain, enfin, celui qu'il juge être le castellain.
Il écoute et entend encore et encore des hurlements, alors il finit par comprendre éventuellement ce qui se passait...
Ou ce qui ne se passait pas.
La nouvelle semblait fort triste et le garçon semblait porter toute la douleur du monde sur épaules.
Maestro n'avait qu'une seule chose à faire maintenant, retourner auprès d'Alexandre à Clermont pour lui raconter son enquête.
Et deux jours plus tard, c'est un Alexandre que nous retrouvons au détour d'une rue.
Ou d'une porte.
Un Alexandre qui fait sa douane tranquillement, qui récupère le nom des personnes que les gardes ont noté.

Alexandre vit le nom de Germain.
Il se tourna vers le garde.


Quand Maestro Germain est-il arrivé ?
Tôt dans la mâtinée votre Althiesse.
Merci, il doit être à l'hostel. Pouvez-vous porter cela à la Prévôté pour moi ?
Volontiers, mais pourquoi donc n'y allez-vous pas jeune douanier.


Alexandre mit ses mains sur les hanches et prenant le regard le plus noir possible il fixa le garde.

Parce que Maestro m'apporte une nouvelle importante, j'en suis certains.
Plus importante que la sécurité de la capitale ?
Grrrrrrrrrrrrrr !


Et Alexandre commença à piétiner le sol juste en face du garde qui n'était même pas foutu de lui rendre un misérable service.
Il arracha donc la feuille qu'il avait donné au garde.


Abruti ! Allez voir quand j'vais l'dire à mon père.
C'qui ton père ?
AL-THI-OF de MA-RI-GNY ! Tu connais ?
Ah le plouc qui est dans son monastère et qui en a rien à faire de son fils ?!


Cette fois s'en était trop pour Alexandre, il balança sa jambe gauche en arrière, puis en avant et le pointe de son pied tapa contre la cheville du garde.
Il recommença plusieurs fois jusqu'à ce que le garde sautille en se tenant la cheville.


Aie ! aie ! Aie ! Garnement ! Mal élevé en plus !!! Attends que je t'attrape.

Alexandre lui tira la langue avant de reprendre.

Mon père est un Comte et là tu viens de lui manquer de respect, je vais te poursuivre à la justice tu vas voir.
Je ne faisais qu'énoncer la vérité, il n'est pas là votre père.


Alexandre s'approcha à nouveau de cet idiot de garde et lui pinça de toutes ses forces les fesses avant de lui mordre le bras.

Alors ? Tu continues de l'insulter ou tu te tais ?
Mais il est complètement enragé ce môme ! Abattez-le !! Sauvez la capitale !

Alexandre plia le parchemin et le glissa dans sa poche avant de se frotter les mains en restant toujours face au garde.

Menace de mort contre moi ? Alors là je vais vraiment te mettre un procès ! Tu t'excuses ou ?
Ou quoi ? T'crois qu'ils vont croire un gosse de 7 ans ?
7 ans et demi !!

Alexandre finit par tourner les talons, cela restait un garde après tout, mais, il ne fallait surtout pas insulter son père.
Parce que son père s'était son modèle, sa réussite, c'était tout pour lui et parce qu'il lui manquait énormément, il y avait Jazon, mais Jazon ne remplacerait jamais Althiof, il était pourtant si gentil, mais pour Alexandre, Althiof restait son sauveur, il restait celui qui l'avait accueilli à bras ouvert, celui qui l'avait aimé comme un fils alors que Rick n'avait fait que rejeter cet enfant.
Il se dirigea vers la Prévôté se demandant si le garde irait se plaindre ici ou là et surtout à qui.
Il grimpa les marches quatre à quatre déposa son rapport et en quittant la Prévôté, il tomba sur Maestro.


Maestro !
Alexandre...


Maestro avait la mine grave, la mine des mauvais jours.
Il se mit à la hauteur du petit garçon et ployant le genou, les mains sur les frêles épaules d'Alexandre il reprit la parole, Alexandre le regardait avec son air le plus surpris qui soit.


Martin a des ennuis.
Des ennuis ? Comment cela ?


Alexandre était très intrigué et si son ami était dans le pétrin il fallait l'aider.

Mais il faut l'aider le sauver Maestro ! Il faut aller à Montbrison !
Alexandre...
Maestro, tu m'fais peur, là, vraiment très peur.
Alexandre...
MAESTROOOOO !!!!!!!!!!
Calme toi Alexandre...
NAAAAAAAAAN !!! PARLE !!!
Je ne parlerai pas avant que tu te sois calmé.
MAESTRO !!! LA JE SUIS CALME !!
Dit Alexandre en tapant du pied contre le sol.
Alexandre... Calme toi, je t'en conjure.

Il faudrait une confirmation, mais j'ai vu ton ami courir dans les rues de Montbrison en hurlant... Il semblerait que son père ait rejoint le Très-Haut.
Non !!! Tu mens !! Son père n'est pas mort ! Son père envoie une escorte pour venir le chercher ! Son père va le former pour qu'il devienne Comte ! Il lui a donné les clés du parti Politique ! Maestro tu mens ! Et tu te moques de moi !
Alexandre... Je ne dis que la vérité, ce que j'ai entendu.


Maestro attrapa la main d'Alexandre, il fallait le ramener à l'Hostel.
Alexandre se débattit et donna un large coup de main sur le bras de Maestro.


Laisse-moi ! Vil menteur.

Et Alexandre de partir en sens inverse... Essayant de se délivrer d'un Maestro le ramenant à l'Hostel Marigny.

De plus j'ai appris en arrivant à la Prévôté que tu as été un gredin avec le garde de Clermont. Tu l'aurais tapé, mordu et pincé. Est-ce vrai ?

Maestro tenait le bras d'Alexandre qui commençait à avoir fort mal.

Non ! Il ment !
Hum ? Alexandre...


Maestro lui faisait les gros yeux.

Bon... Je l'ai un peu secoué parce qu'il avait insulté mon père.
Bien, j'en parlerai avec Jazon et Gypsie, pour le moment en route vers l'hostel, ta correction viendra en temps voulu.

Alexandre suivit bon gré mal gré Maestro jusqu'à l'Hostel Marigny.
Il poussa la porte et attendit dans le hall avec Maestro.


Gypsie ?! Jazon ?!

Le visage rougit par la tristesse, Maestro lui tenant toujours le bras, il attendait là, se demandant à quelle sauce il serait mangé...

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Alexandre
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MessageSujet: Re: 3.9 [Mi-Octobre] "Rendez à César ce qui appartient à César..   Mar 13 Jan - 12:17

Gypsie

Les Duchesne tranquilles à la maison.
Les enfants partis là où il était convenu.
Seule règle à respecter impérativement, être de retour au trois rue des Carmes, quand les cloches de l'église sonnent les dix neuf heures.
La règle était toujours respectée.

Jazon dans son bureau, à lire son courrier dont il peut enfin prendre connaissance, bien qu'il soit rentré de cette tournée ducale depuis des jours,
Gypsie pas loin sert deux verres de vin, avant de s'assoir en face de lui, à penser à Alexandre, Al et Kory.
Ils étaient heureux tous les deux, d'avoir accueilli Alexandre chez eux.
Pas la moindre interrogation. Ils n'en avaient même pas parlé.
On ne laisse pas un Marigny en détresse. C'est ainsi.
C'est la famille, ce cercle qui protège tous ses membres.

Tranquilles chez eux, le feu crépite, l'instant est rare, chacun profite et fait le plein de la présence de l'autre.
Oui, l'instant est toujours rare.


Gypsie ?! Jazon ?!

Ah, c'est Alexandre, laisse, j'y vais.

Porte ouverte, sur étrange spectacle.
Alexandre tenu par le bras par un inconnu.
La première chose relevée, l'air si malheureux, triste de ce garçon aux joues rougies par... des larmes ? Et fermement tenu.


Alexandre !! Mais que se passe-t-il ?
Monsieur ? Voulez-vous lâcher le bras de ce garçon ?
Qui êtes vous ?


Déjà Gypsie se précipitait pour libérer le Marigny.
Elle prit la main de l'étranger, essaya de libérer Alexandre.


Lâchez le je vous dis ! Il est ici chez lui !!
Et vous, que faites vous ici ?


Qu'on traine Alexandre comme un malpropre jusque chez lui, voilà qui dépassait l'entendement !
Un garçon de sept ans ! Traité de la sorte ! Mais où va le monde ?

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MessageSujet: Re: 3.9 [Mi-Octobre] "Rendez à César ce qui appartient à César..   Mar 13 Jan - 12:17

Jazon

Des bruits de voix parvinrent dans le bureau.
Duchesne leva le regard ainsi qu'un sourcil. Il resta quelques secondes à écouter et il reconnut Gypsie qui levait le ton.
Que se passait il chez lui ?

Il lâcha le courrier qu'il venait de lire et se leva de sa table de travail.
Il traversa la pièce et sortit pour prendre le couloir qui l'amena dans le hall.
Ils s'y trouvaient Gypsie en compagnie d''Alexandre et d'un homme inconnu.

Au ton de sa voix, Gypsie était plus que mécontente.
Jazon les rejoignit. Jaugeant la scène, il se dit que l'homme devait avoir quelques griefs contre le jeune garçon le tenant ainsi par le bras.


Bonjour sieur !
Je me nomme Duchesne de Marigny. Pouvez vous me dire ce qu'il se passe ?


Jazon se plaça au côté de Gypsie et dévisagea Alexandre. Le gamin avait pleuré.
Une inquiétude l'envahit, son cousin étant plutôt un enfant affable et heureux d'un rien.


Ca va Alexandre ? rajouta t'il en regardant Alexandre avec sollicitude.

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MessageSujet: Re: 3.9 [Mi-Octobre] "Rendez à César ce qui appartient à César..   Mar 13 Jan - 12:18

Alexandre_serna

Alexandre se tenait avec Maestro, Gypsie arriva la première et puis elle réagit comme une Maman.
A ce moment là, Alexandre lui sourit, la confiance il l'avait pleinement en ses cousins, mais à ce moment-là, c'était au delà de la confiance, c'était un sentiment de bien-être qui l'avait quitté dès lors que Germain était revenu et qu'il avait agressé ce pauvre garde qui n'y était pour rien.


Bi...

Germain laissa la tornade-Mama s'abattre sur lui et lâcha Alexandre, par quoi commencer ?
Il ne savait pas vraiment, aussi se présenta-t-il en regardant le jeune Alexandre.


Je suis Germain, le Maestro Germain-Précepteur d'Alexandre du temps où il apprenait à lire et à écrire.
Il m'a rappelé à lui pour une affaire assez... Délicate.

Germain se pencha vers Alexandre, l'encourageant à ouvrir la bouche et surtout à confirmer les propos de Germain.

Oui, c'est Germain, mon ancien précepteur, je lui ai demandé un service.
Je l'ai envoyé à Montbrison pour une enquête...
En effet... Je...


Alexandre renifla, passa sa manche sous son nez et fixa ses cousins-parents.

Oui ça va Jazon...

Cela allait, pas tant que cela, mais tout venait à point.
Alexandre se tenait debout face à ses cousins.


J'ai écris à Martin et je n'avais pas de réponse...
Comme je savais qu'il était à Montbrison, j'ai envoyé Germain là-bas pour savoir si tout allait bien...
Et Germain est revenu ce matin... Je l'ai vu à la douane et j'ai demandé au garde de...


Alexandre baissa la tête, n'osant continuer, cependant Germain ne l'entendait pas de cette façon.
La main se posa sur l'épaule du garçon, l'autre étant occupée à remonter son museau.


Aller... tu peux leur dire ou je peux leur dire...
A toi de voir ce que tu choisis, mon garçon.


Germain parlait d'une voix douce et il savait qu'Alexandre comprendrait que son geste n'avait pas été le bon à ce moment-là.
Alexandre releva le nez et fixa ses cousins, ses mains se tortillèrent et de longues minutes passèrent.


J'ai voulu demander au garde d'apporter mon parchemin à la Prévôté et il a refusé...
Je lui ai dit pourtant que c'était urgent...
Mais il a dit que la sécurité du Duché passait avant...
Alors...


Alexandre marqua une pause, ravalant sa salive au passage.
Il sentait le regard de Germain sur lui, prenant une bouffée d'air, il reprit son histoire.


J'ai donné des coups de pied dans la jambe du garde...
Enfin, avant je lui ai dit que mon Père ne serait pas content qu'il ne m'aide pas et...
Il a dit... Que... Papa était un plouc dans son monastère et qui n'en avait rien à faire de moi, alors j'ai donné des coups de pied, parce que c'est méchant de me dire ça.
Après j'ai tiré la langue et comme il a continué je lui ai pincé les fesses et mordu le bras.
Mais lui il a cherché que je fasse ça.


Alexandre essayait de se justifier, bien qu'il savait que son geste n'était pas forcément le meilleur, mais il s'était tellement inquiété pour son ami, alors quand il avait appris le retour de Germain...
Il avait foncé et en avait oublié les bonnes manières.


Germain est venu me chercher à la Prévôté et bien sur ce garde à cafter à lui.

Alexandre poussa un long soupire en haussant les épaules.
Comment dire ce qu'il savait sur Martin ?
Il partit en courant se réfugier dans les jambes de Jazon, attrapant la main de Gypsie et d'une seule traite leur annonça la terrible nouvelle.

Martin il a perdu son père.
Le Comte d'Armagnec est mort.
Martin est un orphelin.
Le père de Martin est mort.
C'est injuste !
Injuste !
Il faut l'aider !
Il est tout seul !
Sa famille est si loin !


Perclus de sanglots, il se tenait là, sous le regard ébahi, mais néanmoins compatissant de Germain qui finit par avouer.

Je l'ai ramené de "force", ou plutôt afin d'éviter qu'il ne fasse une grosse bêtise.

Il ne ramena pas sur le tapis les propos qu'Alexandre avait pu lui tenir, il était encore si jeune, la tristesse, la fatigue avaient visiblement eu raison du gamin.

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MessageSujet: Re: 3.9 [Mi-Octobre] "Rendez à César ce qui appartient à César..   Mar 13 Jan - 12:19

Gypsie

Jaon ne tarda pas, sans doute alerté par le ton de voix de son épouse.
Les Duchesne prirent immédiatement la défense d'Alexandre à ma mine totalement défaite.
Il s'essuya le nez dans sa manche, faudrait penser à lui donner des mouchoirs d'ailleurs se dit Gypsie en attendant la suite ; debout devant eux, il les les regardait tour à tout.

Il commença par présenter Germain dont Gypsie ignorait totalement l'eixtence, puis il continua avec Martin, son inquiétude pour lui.
Et signe guère encourageant pour la suite, il baissa la tête.
Pas longtemps, car le Maestro lui releva le menton, en lui proposant de parler à sa place.

Gypsie croisa le regarde de son époux, soudain inquiète.
Qu'avait fait Alexandre pour être dans cet état là, et qu'on le ramène manu militari chez lui ?

L'Althiesse n'en menait pas large, à les fixer ainsi en se triturant les doigts.
Un silence s'installa avant qu'il poursuive son récit.

Ah ben oui, les gardes ne sont pas des porteurs Alexandre !
Il ravale sa salive et le coeur de Gypsie se serra en le voyant dans cet état.
Elle l'aurait de suite pris dans ses bras, l'aurait couvert de baisers, juste pour le voir sourire.

Mais à l'écoute de la suite, elle lui aurait mis de suite une bonne fessée.
Ce petit garçon avait donné des coups de pieds, tiré la langue, pincé les fesses et mordu un garde ?
Qui était d'ailleurs ce garde sans défense, à se laisser maltraiter par un gamin ?

Alexandre était tellement retourné qu'il en retournait les mots.
La Duchesne allait intervenir, mais il n'avait pas terminé, et c'est en ce jetant contre les jambes de Jazon, en tenant la main de Gypsie qu'éclata la triste réalité, toute mouillée de larmes.
Il était meurtri et s'inquiétait pour son ami Martin dont le père était décédé.

Gypsie s'accroupit, attira Alexandre à elle, le serra fort dans ses bras, en l'embrassant tendrement.
Elle sortit un mouchoir de sa poche, lui essuya les joues.
Il n'était qu'un enfant peiné.
Un enfant qui prenait des leçons de vie au quotidien.
Un garçon qui ne savait pas encore maitriser ses impulsions, maitriser ses sentiments.

Elle s'inquiéta à la dernière phrase de Germain à qui Jazon parlait déjà.
Gypsie l'entendait sans vraiment écouter.
Mille pensées traversaient son esprit, mais pour l'instant il fallait rassurer Alexandre.
Chaque chose en son temps, un temps pour chaque chose.
Maintenant c'était la consolation, la punition viendrait plus tard, mais elle viendrait.


Un dernier baiser appuyé sur la joue, un sourire au garçon,

Ne pleure pas Alexandre.
C'est bien triste ce qui arrive à Martin, mais nous allons l'aider,
et même le chercher à Montbrison si tu veux.
Il ne va pas rester tout seul là bas.

Sanglots apaisés, Gypsie se releva en gardant la main d'Alexandre dans la sienne.

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Alexandre
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MessageSujet: Re: 3.9 [Mi-Octobre] "Rendez à César ce qui appartient à César..   Mar 13 Jan - 12:19

Jazon

Jazon écouta l'homme se présenter.
Son regard changea en l'entendant dire qu'il était le précepteur d'Alexandre et ce dernier confirmer.

Il enchaina avec l'aide du petit garçon sur sa mission et sur la mauvaise nouvelle : Le petit copain d'Alexandre venait de perdre son père.
Duchesne aurait presque souri à l'évocation de ses difficultés avec la garde mais la tristesse du petit garçon faisait peine à voir.

L'enfant s'était agrippé en pleurs à ses jambes et Jazon posa une main protectrice sur son épaule. L'instant suivant, Gypsie, accroupie, le serrait dans ses bras.

Alors qu'elle l'entrainait vers la cuisine pour le réconforter, Jazon continua de discuter avec le précepteur.

Que pouvons nous faire ?
Allez le chercher à Montbrison et le ramener ici avec nous ?
A moins qu'il ne souhaite retourner auprès de sa famille pour enterrer son père ?
Il faudrait peut-être savoir quels seraient ses souhaits.
Peut-être Maestro Germain pourriez vous lui écrire pour en savoir plus ....


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Alexandre
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MessageSujet: Re: 3.9 [Mi-Octobre] "Rendez à César ce qui appartient à César..   Mar 13 Jan - 12:20

Alexandre_serna

Tout était allé si vite, Alexandre reprenait peu à peu ses esprits, il n'avait pas l'habitude d'être confronté à temps de choses, tant de sensations si différentes.
Il était heureux de savoir son ami sain et sauf à Montbrison, mais il était peiné pour lui et le décès qui le frappait.
Il sentait lui heureux, même si ses parents lui manquaient, mais ils étaient vivants au moins eux.
Il était triste de ne pas avoir ses parents avec lui en ce moment, même si Gypsie et Jazon étaient formidable, tout un tas de choses vraiment très différentes, tout ceci se bousculait en lui.
Il avait encore terriblement à apprendre de la vie, il s'en rendait tous les jours compte.
Parfois lorsqu'un problème se présentait à lui, il ne voyait qu'un côté alors qu'il y en avait plusieurs et les adultes en taverne le lui expliquant.
Il les remerciait à chaque fois.
La vie terrible cycle, mais parfois heureuse, il fallait juste savoir profiter du temps qu'ils avaient.
Cependant, il savait qu'il allait se faire punir, parce que son comportement n'avait pas été le bon et il fallait apprendre.
Il y avait des limites à ne pas franchir et quand on les franchissait, il y avait la sentence qui tombait.
C'était normal, les enfants jouaient, faisaient des bêtises et la punition arrivait à la hauteur de la bêtise.
Mais déjà il n'avait pas menti, il s'était simplement confesser, voilà qui convenait parfaitement à la situation.
Il releva la tête, les yeux encore rougis, passa sa manche sous son nez, renifla un long moment avant de sourire à Gypsie.


Je vais lui écrire une lettre pour lui dire tout cela.
On verra ce qu'il répond et ce dont il aura besoin.


Alexandre espérait qu'il aurait su trouver à Montbrison un peu de réconfort grâce à Lena et Any, les jumelles de Cerise.
Cela serait bien, déjà il connaissait du monde à Clermont et peut-être qu'il croiserait de nouveau Papy Hervé en taverne.
Pendant qu'il devisait tranquillement avec Gypsie, il écoutait d'une oreille distraite Maestro Germain qui discutait avec Jazon.


Hum... Voilà une décision qui est difficile à prendre.
Je pense que le plus sage pour le moment est de laisser Alexandre lui écrire.
Il aura peut-être moins d'appréhension si c'est son ami qui lui écrit plutôt qu'un inconnu.
Sans doute que sa famille aura prévu quelque chose pour lui, pour le faire revenir en Armagnac.


Germain souriait gravement à Jazon.
D'ailleurs il semblait que ce dernier fût demander illico presto par un moine ? Garde ?
Germain ne savait pas trop.
Il laissa cependant Jazon à son occupation avec la personne.


Je vais vous laisser Sir, il semblerait que vous soyez mandé.

Et sans demander son reste, Maestro rejoignit le petit groupe.

Après discussion fort rapide avec Sir Duchesne de Marigny, la chose la plus sage serait qu'Alexandre écrive à son ami, en lui proposant d'aller le chercher à Montbrison.
Il semblerait qu'un coursier, moine ou je ne sais quel personnage soit en ce moment même en discussion avec le Sir.
Bien, j'ai déjà trop abusé de votre temps et Alexandre est entre de très bonnes mains.

Germain salua Gypsie et Alexandre et attendit un peu avant de prendre congé.
Pendant ce temps-là, Alexandre s'était déjà occupé à écrire sa missive.
Il grattait doucement la plume, essayant de ne pas faire de tâche d'encre.


Citation :
Martin, mon amie le Castellain,
de moi Alexandre, l'Althiesse,

J'ai appris la terrible nouvelle, je suis désolé pour toi.
Je te donne mon soutien, mes pensées et mes condoléances.
Je suis à Clermont, mais si il faut on peut venir te chercher à Montbrison si tu ne veux pas être tout seul.
Sinon tu peux venir tout seul avec ton escorte de la dernière fois si tu veux.
Sache que l'on est là, avec Jazon et Gypsie si tu as besoin de quoi que ce soit, tu nous fais signe.
N'hésite vraiment pas, c'est important et c'est ça l'amitié, toujours là même dans les moments durs.
J'espère qu'à Montbrison tu auras trouvé des gens sympathiques pour t'épauler.
J'espère que ta famille sera bientôt auprès de toi.

A bientôt mon ami.
Alexandre.

Alexandre tendit la missive à Gypsie.

Elle est bien ma lettre ?

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MessageSujet: Re: 3.9 [Mi-Octobre] "Rendez à César ce qui appartient à César..   Mar 13 Jan - 12:20

Gypsie

Feu dans l'âtre, soupe qui bout, pommes, pain, fromage, ambiance rassurante de la cuisine.
Gypsie se désolait de l'attitude d'Alexandre.
Avec Jazon, ils lui avaient dit maintes fois pouvoir compter sur eux.
Pouvoir faire appel à eux, qu'ils l'aideraient toujours.
Les cousins savaient bien combien ses parents manquaient à Alexandre.
Rien de plus normal.
Mais il continuait de faire des choses tout seul.
Et pas les moindres choses, qui le menaient aux erreurs.
Erreurs toujours utiles dans la vie ; malgré tout, certains éléments ne pouvaient être menés par un petit homme de sept ans, et demi, il fallait le rajouter, à lui tout seul.
La preuve, il se tenait là, assis en face de Gypsie, la tête baissée.

La Duchesne le laissa se calmer, penser, réfléchir.
Encore une fois, sa manche servit de mouchoir.
Mais, il releva la tête.
Gypsie lui sourit, et l'encouragea à écrire à Martin.

Et comme lui, elle entendait Germain et Jazon discuter, des bruits de pas,
et le Maestro entre à la cuisine, fait annonce de la décision de Jazon, totalement approuvée par son épouse.


Oui, Alexandre s'y attèle déjà.


Et pendant que le gamin continuait sa lettre, Gypsie se leva vers Germain en partance.


Monsieur Germain, je suis vraiment désolée de mon comportement tout à l'heure.
Vous êtes arrivé ici, en tenant Alexandre comme un criminel.
Je n'avais pas la moindre connaissance de votre existence, et encore moins des faits.
Acceptez mes excuses, comme Alexandre acceptera sa punition.
Car il s'est mal comporté.


Elle adressa un large sourire à Germain,

Je suis néanmoins ravie, dirons-nous, de cet incident, ainsi j'ai pu faire la connaissance du précepteur d'Alexandre.
Et... quand vous reviendrez de Montbrisson, si jamais, mais j'en suis déjà persuadée, considérez votre diner comme servit,
ici, au trois rue des Carmes.
Vous y êtes déjà invité, et je me réjouis de ce que vous pourrez me raconter sur les jeunes années de ce garçon.


Gypsie retourna à Alexandre, tout appliqué à écrire sa lettre à son ami Martin.
Lettre tendue à la cousine deux minutes plus tard.
Envie de rajouter " Jazon et Gypsie partagent ta peine ", ou autre mot de consolation, mais le mieux était de l'envoyer ainsi,
lettre écrite avec autant de sincérité, de franchise, une missive comme un ami l'écrit.


Elle est bien ma lettre ?


Elle est très bien ta lettre. Il ne reste plus qu'à la confier à Germain.
A moins que tu veuilles la confier à un pigeon ?


Gypsie attendrait avec autant d'impatience la réponse de Martin.
Se demandant quel sort était réservé à ce si sympathique et enjoué garçon.
Allait-il repartir en Armagnac ?
Sa famille allait certainement vernir le chercher.
Ou l'envoyer chercher.

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MessageSujet: Re: 3.9 [Mi-Octobre] "Rendez à César ce qui appartient à César..   Mar 13 Jan - 12:21

Alexandre_serna

Que faire après la missive ?
Alexandre attendit le verdict de Gypsie, verdict qui ne tarda guère et c'est donc fort heureux qu'il apprit qu'elle était vraiment très belle, pendant ce temps-là, Maestro avait discuté avec Gypsie, Alexandre les observait tous les deux.
Il se sentait un petit peu fautif de ne pas avoir averti Gypsie qu'il y avait eu Maestro...
Maestro prit d'ailleurs la parole, Alexandre l'écouta.


Ce n'est rien Dame Duchesne de Marigny, vous ne pouviez deviner et vous tenez à cet enfant.
Le cœur d'une mère qui a du parler.
Vos excuses sont acceptés et je viendrai avec plaisir partager un dîner avec vous.
Concernant la punition...

Maestro regarda Alexandre qui le regardait.
Alexandre savait pertinemment ce qui allait se passer maintenant et ce que Maestro allait dire.
Il avait reçu cet ordre de la Comtesse sa mère.
Alexandre déglutit en imaginant déjà la sentence.


Le Comte et la Comtesse ont pour habitude « d'enfermer » leurs enfants dans le cabinet de travail.
Ils le nomment le cabinet de pénitence.
Alexandre le connaît assez bien à ce propos...


Maestro laissa sa phrase en suspend.
L'éducation du dernier des Comtes avaient été parfois un peu rude et riche en punition, mais il marchait dans les pas de ses frères et de sa sœur.


Une simple chaise, un bureau, un plumier, de l'encre et du parchemin, avec l'interdiction de sortir de cette pièce tant qu'il n'a pas écris et médité sur ses actes.
Il n'est pas privé de nourriture naturellement, mais tant qu'aucun mot n'est couché sur le parchemin, coincé dans ce cabinet il est, sauf pour dormir, il va de soi.


La méthode était douce, loin des coups.
Et il ne doutait pas que la dame Duchesne avait elle aussi des méthodes de punitions douces, mais plutôt efficace, et il ne mentionna guère les petits travaux qui allaient avec la visite au cabinet de pénitence...
Il s'excusa ensuite et laissa à Alexandre le champ libre pour sa lettre.


Je vais demander à Germain d'aller la porter.

Alexandre la tendit à Germain, le remerciant grandement pour l'aide pour la missive, mais pas pour l'idée de punition.
Pourquoi avait-il été donné les méthodes de punitions des parents à Gypsie.
Ce se trouve, elle trouverait l'idée génial et lui se retrouverait à écrire et à méditer sur ses propres pensées.
L'idée n'avait rien pour plaire, mais si il fallait passer par là.

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MessageSujet: Re: 3.9 [Mi-Octobre] "Rendez à César ce qui appartient à César..   Mer 14 Jan - 7:03

Gypsie

Amusée intérieurement, à voir le visage d'Alexandre changer d'expression ainsi.
Ils échangèrent un regard, le garçon avala sa salive quand Germain annonça la punition d'usage à Cournon,
Excellente idée. Parfait.
S'assoir, réfléchir, penser, écrire.
Pas de coups, pas de cris. Comme chez les Duchesne.
Pas de privations, pas de jérémiades.


Gypsie se rappela le jour où Gandelin avait désobéit à son père.
Il n'avait pas le droit de sortir seul dans Clermont sur son poney qu'il montait depuis quelques jours.
Il pouvait le monter seul, mais seulement dans la cour de l'hôtel.
Profitant de l'absence de son père, il était sorti en douce, était parti direction le marché, où le cheval, effrayé par un chien, parti au grand galop, renversant tout sur son passage, les étals, les gens ; une grand mère en eut la jambe cassée...
Gypsie l'avait puni, en le privant de son poney durant une semaine.
Et durant une semaine, le garnement lui avait mené la vie dure.
Réclamant son animal des dizaines de fois par jour.


Monsieur Germain, je vais continuer la tradition.
C'est une excellente idée d'Al, enfin... du comte et de la comtesse.
Il n'y a pas de cabinet de travail ici.
Seulement le bureau de mon époux, où Alexandre trouverait sans
doute de quoi se distraire.
Mais je sais déjà où l'installer.


Alexandre donna la lettre pour Martin à Germain.
Mieux qu'un pigeon, et surtout la certitude que le pli serait remis à la bonne personne.


Mais avant cela jeune homme, tu vas aller présenter tes excuses à ce garde, et cela même s'il t'a taquiné au sujet de ton père.

Monsieur Germain, pourriez vous l'accompagner, veiller à ce que cela soit fait, et bien fait, et me le ramener ?
Pendant ce temps je vais préparer le cabinet de travail.


Et aussi voir ce que manigançait Jazon.
Sans doute préparait-il encore une petite escapade Aristote sait où.

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MessageSujet: Re: 3.9 [Mi-Octobre] "Rendez à César ce qui appartient à César..   Mer 14 Jan - 7:04

Alexandre_serna

Alexandre attendait la suite des événements, la pointe de son pied contre le sol de la cuisine.
Alexandre le faisait bouger signe de grande nervosité et d'angoisse à l'idée de se faire punir et surtout de se retrouver dans ce cabinet.
Il n'avait pas pu se taire ce Germain plutôt que de donner des idées de malheur.
Si on ne pouvait plus faire confiance au petit personnel, où est-ce qu'il allait ?
Il secoua la tête et attendit encore et encore, que le temps semblait long, pourtant, il ne s'agissait que de quelques minutes, mais dans ces cas-là, les minutes étaient bien trop longues.
La torture était là.
Germain lui parlait avec Gypsie et Alexandre espérait qu'il ne rajouterait rien de plus.
Alexandre priait dans sa tête encore et encore.
Il espérait vraiment que cela s'arrêterait là.


Bien dame Duchesne de Marigny.
Je vous laisse juge de ce qui sera bon pour cet enfant.
Qu'il reste dans le droit chemin et qu'il apprenne à maîtriser ses émotions.


Fort bien, je vais l'emmener et vous le ramener afin de vous faire un contre rendu complet de la scène.

Et Germain, attrapa Alexandre qui poussa un soupire de soulagement.
Il était content, finalement ce n'était pas si terrible que cela, Alexandre suivit Germain, mais avant cela, il fit une bise à Gypsie et retourna attraper la main de Maestro Germain.
Et le duo repartit en direction de la porte où Alexandre avait fait son esclandre.
Ils marchèrent longuement et Alexandre pendant ce temps-là réfléchissait à ce qu'il allait dire.
Il fallait pardonner, c'était Onc' Rick qui disait cela.
Puis arrivés à la hauteur du garde, Alexandre délaissa Germain pour s'approcher du messire.


Je m'excuse messire de vous avoir tapé, mordu et pincé.
J'aurai pas du faire parler la colère c'est pas bien du tout.
Je vais faire la pénitence.
Oh c'est vous !
Merci pour vos excuses je les accepte, et vous présente à mon tour les miennes.
Vous n'êtes pas un mauvais bougre.


Et le garde lui tendit la main, qu'Alexandre attrapa et serra fortement.
Le pardon était ainsi scellé et Alexandre pouvait retourner à l'hostel.
Germain laissa Alexandre à Gypsie, lui contant toute l'histoire et s'eclipsa afin de rejoindre au plus vite Montbrison où logeait le jeune Castellain.


Germain frappa à la porte de la maison secondaire de Martin pour délivrer son message.
Pendant ce temps, Alexandre attendrait sa punition et la réponse à la missive.

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MessageSujet: Re: 3.9 [Mi-Octobre] "Rendez à César ce qui appartient à César..   Mer 14 Jan - 7:04

Gypsie

Celui la savait y faire, à biser Gypsie avant de partir présenter ses excuses au garde.
Elle en fut tout attendrie.

Pendant ce temps, elle eut juste le temps de rattraper Jazon, déjà prêt à partir.
En colère la Duchesne, mais son époux savait y faire, et surtout la faire taire de la plus belle manière, en l'embrassant tendrement.
Et quand elle ouvrit la bouche pour protester, lui faire savoir son mécontentement qu'il savait déjà, il posa son index sur sa bouche, en murmurant à son oreille
" Il faut que j'y aille.
Ma jambe me fait souffrir, j'ai besoin de repos complet.
Et non, tu ne me fatigues pas.
Je t'aime ma douce, tu sais que je vais revenir. Ne t'inquiètes pas ".
Ainsi il partit, encore, une fois de plus.
Poings serrés, lèvres serrées, tout ce qui pouvait être serré l'était.
Profond soupir. Un instant à rester là, à réaliser, et voilà.
Il était parti, une fois de plus.
En attendant son retour, il y avait à faire.

Gypsie s'occupa d'aménager un cabinet de travail, Antoine l'aida à y allumer le feu.
Pour que la punition se passe dans le meilleur climat, température possible.

Quand le gamin revint raccompagné par Germain, Gypsie le félicita.


Bien Alexandre, voilà une bonne chose de faite.
Quand on s'appelle Marigny Serna, on sait reconnaitre ses erreurs, et tout faire pour les réparer.
Viens, je t'emmène dans ton cabinet de travail personnel.

Elle l'entraina dans la grande salle à manger de l'hôtel, réservée pour les grandes réceptions, la salle où personne n'avait jamais mis les pieds, sauf pour accrocher des tapisseries, ou Lucie, pour poser de grands draps blancs sur tout le mobilier.
Il n'y avait rien ici.
Une longue table escortée par des chaises au haut dossiers, tout cela recouvert de blanc.
Une pièce sans la moindre vie.
Gypsie avait relevé le drap au bout de la table, posé un nécessaire à écrire et à côté, un verre d'eau.
Elle tira la chaise, invita Alexandre à s'y assoir.


Voilà, c'est ton cabinet de travail, à toi de faire maintenant.
Et fais le correctement.


Elle quitta la grande pièce, en fermant la porte doucement.

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MessageSujet: Re: 3.9 [Mi-Octobre] "Rendez à César ce qui appartient à César..   Mer 14 Jan - 7:05

Martin.castel.vilar

Les jours passent, les paroles s'envolent mais les écrits restent.


A Montbrisson...

Le chagrin est toujours présent.
Mon petit cœur meurtri aussi. Il m'arrive de pleurer bien des nuits encore. Je le confesse. Seul dans ma petite chambre sans que personne ne le sache.
Car le jour, j'offre désormais un tout autre visage : plus souriant, plus apaisé. Je me dois de continuer à mener ma jeune vie et de cesser petit à petit de broyer du noir.
Le chagrin est toujours présent.
Mais la colère s'estompe et je prend conscience que je dois faire mon deuil avec plus de flegme. Comme un grand garçon.
Car je suis l'homme de la maison à présent. Mes actes rejailliront désormais sur le nom des Castel Vilar. Je suis l'Héritier.
Cela signifierait-il mettre un terme à mon insouciance d'enfant ? Fini les bêtises ?
Hum.. il y aura toujours moyen d'en faire mais il faudra redoubler de vigilance pour ne pas se faire "piquer" et éviter de sévères retombées.

Mais avant de se plonger complètement dans la vie des "Grands", l'on vient me déposer une lettre : celle de mon ami Alexandre.
Il est au courant visiblement. Comment ? Je ne saurais dire. Mais sa présence, mêsme au travers de ses lignes écrites, me fait du bien.
C'est un ami. Un véritable. De ceux que l'on garde toute une vie. Chic & Choc faux-rêveur ! Ouh Yeah !

Je remercie le coursier en lui donnant la pièce et me hâte à répondre à sa lettre :


Citation :
Alexandre son Althiesse qui me surveille comme l'ombre de mes fesses.. (oui bon la rime hein !),

Je te remercie pour tes mots. Je te remercie d'être là. Je remercie la vie d'avoir un ami comme toi.
Tu sais, j'ai vraiment cru que le monde s'écroulait les premiers jours. J'en ai voulu à la terre entière et à nostre Créateur.. (bon je lui en veux toujours mais je le crie moins sur les toits !).
J'ai parlé avec Jacques en taverne. Ça m'a fait du bien. Pis tu sais quoi ? La Comtesse fruitée m'a gentiment racheté mon champs !
Je suis fin prêt pour mon grand départ. Ma sœur Kenny et mon oncle Titi m'ont faict savoir qu'ils ne sont plus très loin de Montbrisson.
C'est une question de jours maintenant..

Je n'oublierais jamais mon super-hyper-top séjour en BA et mes rencontres, et la nostre. La plus belle qui soit.
Je m'éloigne géogra.. cartogra.. géocartographiquement qu'on dit ?
Bref je m'éloigne vers un autre Comté mais je resterais toujours prêt de toi par la pensée et la solide amitié qui nous unie. Puis j'viendrais te rendre visite et toi z'aussi !
Je n'oublierais jamais nos supers moments et la notoriété de didjiés qu'on s'est forgés ensemble !
Ni nos promesses d'ailleurs. Je lirais tous les jours les dépêches pour voir apparaitre un jour : Alexandre Serna de Marigny, élu Duc du Bourbonnais-Auvergne. Je suivrais tes prouesses !
En parlant de ça je te félicite d'avoir intégrer la Prévôté et les douaniers !
Ma part du marché sera respectée. Je serais Comte. Mais je ne voulais pô le devenir comme ça..
Je compte bien le devenir tout de mêsme par moy-mêsme et comme ça je serais Comte par deux-fois et nah !
On grandira ensemble, on réussira ensemble ! Croix d'bois Croix d'fer !

Continue à m'écrire. Garde une pensée pour moi. Pour nous.
Pis, si tu manques à ta parole, un jour tu verras débarquer chez toi mes futurs Bannerets qui viendront te mettre une raclée ! A la hauteur de ma déception !
En gros, tu pourras plus t’assoir avant Mathusalem !

Portes-toi bien, toi & ta famille. Merci pour tout.
Merci le B-A pour ta joie et ton hospitalité.
Jamais je n'oublierais..

Amitiés, ad vitam aeternam.

Martin, le Castelain.

D'attacher le vélin à la patte d'un petit oiseau et de le lâcher par la fenêtre..

Vole ! Vole !

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MessageSujet: Re: 3.9 [Mi-Octobre] "Rendez à César ce qui appartient à César..   Mer 14 Jan - 7:06

Kenny.castel.vilar

    Car j'étais sur la route...

Toutes ces saintes journées, un petit groupe de trois personnes, comprenant un curé bedonnant, une femme gracieuse mais au caractère piquant et une gamine blonde sur le dos d'une mule, était sur les routes depuis bien des jours.
La mini blonde aurait bien put marcher comme tout le monde au lieu de charger encore plus la mule qui faisait parfois bien sa tête de mule!
Sauf que la gamine était fatiguée par ces longues journées de marches, ses pieds lui étaient douloureux à la minette.

"C'est quand qu'on arrive?" était sa phrase culte tout les jours que Dieu faisait. Ou encore "On arrive bientôt, dîtes?"
Imaginez la tête du tonton Titoan à répondre de temps en temps "On est encore loin Kenny" ou alors un "Bientôt..." désespéré pour qu'elle arrête de posé cette question!
Ou sinon, le silence, aucune réponse et là...


On est encore loin? Hein tonton? On va bientôt arrivé dit?... Tonton....? Toooonnntoooonnn!... Tonton? Tontoooon? TONTON??

Et là... soit elle se faisait engueuler, soit le tonton en question mangeait son poing pour ne pas succomber à la tentation de lui coller une soufflante.
C'est qu'elle pouvait être pénible la gamine quand elle s'y mettait.

Le voyage continua donc, avec quelques retards... Ben oui, une fois s'était la mule qui ne voulait pas se laisser faire.
L'autre fois, s'était son tonton qui l'avait semé sur la route alors qu'elle cueillait des fleurs... A croire qu'il l'avait fait exprès!
Pour enfin arrivé à Aurillac dans le Bourbonnais-Auvergnate, enfiiiin!
Il restait encore quelques jours de marche, mais la mini Castel-Vilar était surexcité d'enfin retrouvé son twin-twin!

Alors qu'ils s'arrêtèrent à l'auberge pour se reposer, Kenny s'empara d'un parchemin, d'une plume et d'un encrier.
Elle posa le tout sur une table et s'attela à écrire à son frère.


Citation :
A Martin de Castel Vilar,
De sa sœur adorée!

Mon frère, tonton, Helenya et moi on est bientôt arrivé!
Là Tonton a dit qu'on était à Aurillac.
J'ai hâte de te voir!

J'espère que tu vas bien en tous cas?
Je te fais plein de gros petoux et te dis à très bientôt!

Kenny.

Enroulé et cacheté, Kenny confia sa lettre à un coursier qui parti aussitôt vers Montbrisson pour délivrer le courrier.
En attendant de reprendre la route, elle alla faire une petite sieste. C'est que c'est fatiguant ses longs voyages.

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MessageSujet: Re: 3.9 [Mi-Octobre] "Rendez à César ce qui appartient à César..   Mer 14 Jan - 7:06

Alexandre_serna

Alexandre remercia Germain et observa Gypsie.
Y plus qu'à, comme on dit.
Il la suivit dans son cabinet de travail personnel comme elle le disait.
Il s'installa à une chaise, se cala correctement et commença à penser et réfléchir.
Que mettre ?
Qu'écrire ?
Il ne savait pas.
Et avait du mal à se concentrer, qu'il n'aimait pas ce genre de punition, vraiment pas.
Il laissa libre court à sa plume, à son imagination et à sa tête.
Quoi que la tête et l'imagination étant la même chose.


Citation :
Je ne dois pas m'emporter.
Je dois faire comme si je n'avais strictement rien entendu de ma vie.
Je dois garder la tête haute.
C'est méchant de faire du mal aux autres.
Si je sais pas quoi faire je dois demander l'avis à Jazon et Gypsie.

Amen.

Alexandre reposa délicatement la plume dans le nécessaire à écrire, reboucha le pot d'encre et remit le tout dans la boîte de bois.
Il n'avait plus qu'à...
A quoi d'ailleurs ?
A aller voir Gypsie avec son parchemin, il termina son verre d'eau.
Reposa le verre sur la table et quitta la pièce en fermant la porte délicatement.
Il aurait bien crié, mais la dernière fois il s'était fait gronder et ne voulait pas retourner au cabinet de travail personnel.
Il descendit à la cuisine et d'une douce voix lança un :


Gypsie ?

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MessageSujet: Re: 3.9 [Mi-Octobre] "Rendez à César ce qui appartient à César..   Mer 14 Jan - 7:07

Gypsie

La Duchesne souriait en pensant à Kory et Al.
Curieuse de voir l'effet de cette punition.
Vraiment rien de méchant, mais difficile pour un gamin.
Elle l'imagina, le pauvre, tout seul à cette grande table.
M'enfin, il fallait y passer.
Taper et mordre un garde quand même, fallait de faire
Le respect, c'est comme tout, ça s'apprend.

Et ? L'effet punition déjà ?
Il n'avait même pas couru dans le couloir.
Tout juste elle l'avait entendu entrer.
Petite voix toute mignonne qui l'interpelle,


Gypsie ?

Oui mon petit ? Tu as terminé ? Fais moi voir ça !

Gypsie prit la lettre tendue, lu les quelques lignes avec la plus grande attention.

C’est bien ; il faut toujours garder son calme, même quand c’est difficile.
Attendre un peu avant de parler ou d’agir.
Tu aurais pu rajouter, " si je suis énervé, je fais trois fois le tour de mon champ en courant " .
Ainsi tu seras calmé, et en même temps tu vas distraire tes vaches.
Et oui, c’est méchant de faire du mal aux autres.
Toi non plus tu n’aimes pas qu’on te fasse mal.
Alors ne le fais pas aux autres.

Et oui, Amen, ainsi soit-il.


Bien, tu peux aller maintenant, à moins que tu veuilles me tenir compagnie.
Je suppose que tu as sans doute mille choses à faire.


Petite bise sur la joue d’Alexandre, et Gypsie plie le petit mot pour le mettre
dans sa poche ; elle aurait peut être un jour l’occasion de le montrer à
Kory ou Al, ou aux deux.

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MessageSujet: Re: 3.9 [Mi-Octobre] "Rendez à César ce qui appartient à César..   Mer 14 Jan - 7:08

Martin.castel.vilar

Ce matin-là au marché de Montbrisson...


Sous un kiosque où sont entreposés des centaines de sacs de maïs, je discute, marchande devrais-je plutôt dire, avec des acheteurs potentiels :

- Allez gamin ! 3 écus le sac et je t'en prend une bonne dizaine !

Nan !

- 3 écus et 5 deniers ?

Nan Nan !

- Tu es difficile !

Moi difficile ? laisse-moi rire ! Je les vends 3.10 écus pièce picétou !
Atta, c'est jà un très bon prix surtout que je paye la taxe dessus et en plus j'offre des salaires de pas moins de 20 écus ! Alors ? Qui dit mieux ? hein ? hein ?
Si t'a pô les moyens va voir un autre mais je douterais de la qualité..


- Hum... tu es un p'tit malin et tu sais bien parler pour ton âge toi !

L'homme farfouille dans sa bourse et s'acquitte du prix demandé.

- Bon je t'en prend 5 sacs alors. Mais si la récolte est pourrie j'te retrouverais !

Oui, oui ! Répondis-je d'un air peu attentif en épiant par dessus les épaules de l'homme.

Bon, laisse ta place y a une p'tite file qui attends derrière toi !

Effectivement c'est une très bonne journée pour les affaires.
En deux jours j'écoulerais tout mon stock. Le dernier avant de prendre la route pour rentrer en Armagnac.
Je prends mon carnet des comptes et y inscrits mes ventes :


Citation :
22/10/1462 08:50 : Vous avez vendu à **** 5 sacs de maïs pour 3,10 écus.
22/10/1462 02:20 : Vous avez vendu à **** 1 sac de maïs pour 3,10 écus.
21/10/1462 23:50 : Vous avez vendu à **** 1 sac de maïs pour 3,10 écus.
21/10/1462 23:30 : Vous avez vendu à **** 2 sacs de maïs pour 3,10 écus.
21/10/1462 23:20 : Vous avez vendu à **** 1 sac de maïs pour 3,10 écus.
21/10/1462 23:00 : Vous avez vendu à **** 1 sac de maïs pour 3,10 écus.
21/10/1462 21:50 : Vous avez vendu à **** 2 sacs de maïs pour 3,10 écus.

Un air satisfait se dessine sur mon visage, je range mon carnet dans ma besace avec ma bourse pleine d'écus.
Je quitte le marché d'un pas dansant et pour ne pas changer en entamant une chansonnette de ma composition :


Un max ! vendre du maïs, c'est eeeeeeeeasy !

En arrivant à la chaumière que je n'occuperai plus d'ici quelques jours, j'aperçois un pli accroché à la porte.
Tiens ? Un p'tit mot d'amour d'un de mes admirateurs secrets encore ? En ce moment ça pullule ! Huhuhu.
J'entre à l'intérieur, débarrasse mes affaires et m'assoie tranquillement pour prendre connaissance du contenu de la lettre... C'est Kenny !
Kenny m'a écrit ! ma Twin-Twin ! Comme elle me manque ! Et elle est en B-A avec tonton & tata ! ils z'arrivent !!!
Quelle merveilleuse journée décidément ! Avec toutes ces bonnes nouvelles, je balance la lettre en l'air et je saute sur la table pour y danser ma "gigue en délire".

Sauf que, dans cette bicoque qui me sert de logement temporaire, les meubles datent d'avant Christos à mon avis et ce qui devait arriver, arriva : Patatraaaaac cric crac BOUM !


Aiie !

Me retrouve à terre, la table tenue plus que par deux pieds. Voyez l'tableau !
Je peste en me relevant,me secouant et me massant le dos.


Grmblblblb ! Hérétiques ! Bicoque d'hérétiques ! Sales bestioles ! J'vous traquerais !..... J'vous assiègerais ! .... J'vous brûlerais ! ....

Et à partir de là, j'ai trouvé une nouvelle occupation pour le reste de la journée : traquer les termites et autres bestioles mangeuses de bois !

SOS Termites à vot' service !

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Alexandre
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MessageSujet: Re: 3.9 [Mi-Octobre] "Rendez à César ce qui appartient à César..   Mer 14 Jan - 7:09

Alexandre_serna

Et d'attendre la réponse de Gypsie qui devait sans doute lire le parchemin qu'il venait de lui tendre.
Il écouta avec attention, ne désirant pas causer plus de grabuge que nécessaire.
Trois fois le tour du champ ?
Mouarf !
Quelle drôle d'idée elle avait la cousine.
Comme si lui courait ?
Il courait déjà drôlement vite à travers tout le village de Clermont.
Il opina du chef et ne coupa pas la parole, c'était impoli et comme il ne voulait pas plus de punition, il se garda de le faire.


Je vais aller voir mes vaches.
Merci Gypsie à tout à l'heure pour le souper.


Alexandre serait bien à l'heure pour le souper, hors de question pour aujourd'hui de se retrouver dans ce cabinet de pénitence, il préférait l'air libre de Clermont et la douceur du vent dans ses cheveux.
Les jours passèrent, sans qu'aucune lettre ne leur parvint, mais ce matin là, c'était tout autre chose.
Alexandre trouva à côté de sa place du petit déjeuner, une lettre.
Il l'attrapa et la déplia très rapidement.


Gypsie !
Isabella !
Des nouvelles de Martin !!


Il manqua d'envoyer la tranche de pain au plafond dans son élan, il était tellement heureux d'avoir de ses nouvelles.
Voilà qui lui faisait plaisir à l'instar de Martin qui quelques jours plus tard monta sur un meuble datant de la pré-histoire de Christos, Alexandre se mit debout sur le banc !
Sauf qu'à s'agiter comme une andouille ce dernier glissa et tomba par terre sur les fesses.


AIiiiiiiiiie ! Hurla-t-il avant de se relever en se frottant les fesses, sans doute que sa soeur-cousine allait en rigoler.

Humpf ! Alalala !

Il remonta sur le banc, les fesses posées dessus cette fois et entreprit d'informer la famille qui devait être pendue à ses lèvres.

Il va bien.
Sa soeur arrive avec son oncle.
La Comtesse fruitée lui a racheté son champs !
Je suis content pour lui il va retrouver sa famille, mais je suis triste qu'il parte.
Je vais lui répondre après le petit déjeuner.


Il posa la lettre sur la table si jamais sa famille voulait lire.

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MessageSujet: Re: 3.9 [Mi-Octobre] "Rendez à César ce qui appartient à César..   Mer 14 Jan - 7:09

Gypsie

Gypsie espérait que la leçon serait retenue ; personne n'aimait les punitions.
Mais avant tout, personne n'aimait les donner.
Surtout à un enfant qui n'était pas le sien.
A se demander d'ailleurs de quel droit elle le faisait.
Juste parce que cousine ?
Parce qu'il habitait chez elle ?
L'avait-il seulement demandé ?
Il n'avait rien demandé du tout.
Elle était juste allée le chercher avec Jn dans ce trou de Dié.
L'avait sorti de là, avec son ami Hadrien.
Rien de plus.
De droit, elle n'en avait aucun sur lui, sauf un devoir.
Dicté par l'instinct familial.
Alexandre était un Marigny. Il était aussi un Serna.
Qu'importe, il était là, sa mère n'avait pas mis de veto au fait qu'il vivait trois rue des Carmes.
Enfin bref.

Alexandre revint ce jour là, heureux d'avoir des nouvelles de son ami Martin.


En voilà de bonnes nouvelles !
Je suis vraiment contente que sa famille vienne le chercher.
Et oui, il va partir, mais rien ne t'empêchera d'aller le voir, quand tu seras plus grand, ou avant, si tu trouves des gens pour t'accompagner là bas.

Tu sais Alexandre, l'amitié, c'est un lien très fort.
Les amis sont très rares, et très précieux.
Si à la fin d'une vie, on peut les compter sur les doigts d'une seule main, on est heureux, tellement c'est rare.

Gypsie aurait continué sur sa lancée, mais bon, il était jeune Alexandre, et devait faire ses expériences comme tout le monde.
Serait blessé comme tout le monde, et ainsi il apprendrait la vie, comme chaque jour, comme tout un chacun le faisait.
Il était jeune, on aurait envie de le protéger ; il se protégerait lui même dans quelques années, avec l'expérience des choses de la vie.

Petit déjeuner servit, gouté ; Gypsie resta un long moment devant sa tasse, à penser à Jazon ; tellement il manquait un homme à la maison, un mari, un ami, un cousin, un père.

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MessageSujet: Re: 3.9 [Mi-Octobre] "Rendez à César ce qui appartient à César..   Mer 14 Jan - 7:10

Alexandre_serna

Alexandre écoutait Gypsie en souriant, bon conseil elle donnait.
Pas qu'un seul d'ailleurs, mais ce jour c'était un.
Le temps pour le gamin de s'en souvenir, pas toujours évident d'avoir la mémoire pensa-t-il.
Y avait-il vraiment besoin d'être grand ?
Lui il se rêvait aventurier et peut-être que...
Le temps le dirait pour l'heure, il n'était "que" le douanier et le héros apprenti.
Voilà déjà pas mal d'occupations pour un si "jeune" garçon, ça c'est ce que pensait les adultes.
Il gratifia Gypsie d'une bise et partit vite répondre à son ami Martin.
Alexandre s'installa à son bureau, il lui fallait maintenant réfléchir à une réponse.
Cette fois-ci il ne mâchouilla pas la plume et ne se retrouva donc pas avec des poils de plume sur la langue.
Il réfléchit et finalement comme bien souvent voir toujours il laissa son imagination faire le reste.


Citation :
Martin son Castellain qui est surveillé comme l'ombre de ses fesses par un ami,

Je remercie aussi la vie de m'avoir permis de te rencontrer ce jour-là alors que je revenais de Dié.
Alors que je rentrais chez moi auprès des miens, comme tu feras dans quelques jours.
Concernant le Créateur, je crois qu'il rappelle auprès de lui les meilleurs, sans doute ou alors peut-être qu'il était un peu jaloux de toi.
J'espère qu'ils seront arrivés quand tu auras cette lettre en main mon ami.

Concernant ton super séjour ici, je pense que l'on pourra le remettre que cela soit ici en BA ou chez toi à Armagnac, le tout est d'être tous les deux dans les bons comme dans les mauvais coups.
Mauvais pour les autres bien sur.
Hum je ne sais pas, mais géocartographiquement j'aime beaucoup.

Les didjiés devraient faire le tour du Royaume pour faire connaître cette belle musique qu'est la nôtre !
Ah oui, la promesse.
Mais je pense que je deviendrai un Héraut avec d'être un Duc.
Mais ça n'est pas grave, je n'oublie pas le challenge.

Oui prouvez que tu es capable par toi-même est l'idéal, tout comme moi je veux prouver par moi-même.
Cher Martin, nous serons toujours unis par la pensée du Didjié Martalex !
Hum, je n'ai pas très envie de rencontrer tes Bannerets.
Je me contenterai de t'écrire cela me parait plus simple.

D'ailleurs si jamais avant de partir en Armagnac, tu passes par Clermont, dis le moi que je prépare les fûts.

Porte toi bien aussi !
Merci l'Armagnac pour ta joie et ta future hospitalité.

Amitiées, ad vitam aeternam.

Alexandre, l'Althiesse.

Et de courir trouver un coursier pour qu'il aille porter la missive à son ami.
Son très cher ami.
Voilà une amitié naissante, sans doute une des plus fortes.
Unis dans l'adversité.

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MessageSujet: Re: 3.9 [Mi-Octobre] "Rendez à César ce qui appartient à César..   Mer 14 Jan - 7:11

Martin.castel.vilar

Voyage Voyage ! Plus loin que la nuit & le jour !


Quelques jours après avoir envoyé ma missive à mon très cher ami son Althiesse, ma famille pointe enfin le bout de son nez à Montbrisson !
Mon oncle, ma Tante et ma soeur jumelle ont fait tout ce chemin depuis nos terres d'Armagnac pour venir me chercher et me ramener à la maison !
Le soir du premier départ de Montbrisson, je dis premier car vous comprendrez par la suite, les adieux furent très difficile.
Tellement, que la Comtesse fruitée qui a accepté de devenir ma marraine, a insisté pour nous accompagner jusqu'aux frontières du B-A avec sa fille Anyel, mon 'ti soleil.
Comme j'suis trop heureux ! Surtout que j'voulais pô les quitter si tôt et éviter les crises de larmes..
Le groupe se transforme en lance, on s'agrandit et nous voilà donc partis !

..

[Thiers ! - Dix minutes d'arrêt ! - Tchouuuuuuuuu ! ]

Sauf qu'une fois à Thiers, c'est là et uniquement là que je m'aperçois que j'ai oublié de prendre mes affaires rassemblées et restées à la maison de Montbrisson...
La blaaaaaaague ! Enfin... c'est la vérité-vrai. Ça m'a valu des regards noirs et des railleries mais qu'importe ! Vaut mieux que ce soit maintenant que plus loin hein ?
Bref ! Nous voilà à rebrousser chemin, l'air bredouille... ou plutot brocouille comme on dit dans le bouchonnois..
Retour à la case départ, je récupère mes écus et... NON PAS MON DOUDOU ! j'en ai pô ! J'suis grand ! Faut pô écouter les mauvaises langues ! Je .. n'en... ai ...pô ! Taratata !
Et au soir, second départ. Pis le bon cette fois ! Mais avant, on a fêté ça dignement et on s'en est mis une belle ! Ou la Boulaaaaaaaasse !
Hey toi l'pivert ! sort de ma tête ! Pis après une fois dans la charrette, black-out total ! Me rappelle plus de rien. Enfin si, j'ai dormi avec Anyel.
Dès mon réveil - 'tin le coq sort de ma tête aussi !!! - je constate que nous sommes revenus à..... Thiers !

...

[Thiers ! - deux minutes d'arrêt ! Pause-pipi ! Tchouuuuuuu !]

Oui, enfin.. on y passe la journée quoi et on repart ce soir direction.. Clermont ! J'ai hâte !
D'une part, car je vais y retrouver mon meilleur ami Alexandre et on va s'taper un gueuleton de Rois et une méga boulasse d'enfer.
D'autre part, j'ai pô envi d'trainer davantage à Thiers, la ville où l'on dort pas qu'à moitié ! ... Z'avez compris mon jeu de mots subtiiiiiile ? Thiers... moitié... hum. Bref.
Pis surtout on a refusé de me servir à boire ! C'est pô comme ça qu'ils vont s'attirer des clients les ronflants !
L'principal dans tout ça, c'est que j'ai eu le fin mot de l'histoire et gain de cause après une terrible bataille verbale acharnée (et l'autorisation de tonton Titi aussi..) puis la tavernière m'a cédé la chope de bière !
Hip Hip ! Hourra ! Il est vraimeeeeeent ! Il est vraimeeeeent ! Il est vraiment phé-no-mé_nal ! la la la la la !
Il est vraiment chieur quand il s'y met aussi et comment qu'elle a dit déjà la tavernière ? Canaille ? Fripon ?
J'ai gagné. C'est tout ce qui compte. C'est chouette d'avoir huit ans.

Alors que mes compagnons de route rassemblent leurs affaires pour reprendre la route d'ici quelques heures, de mon côté j'attrape un bout de parchemin, de l'encre et une plume.
Avec tout cela, je griffonne en deux-deux un message clair et concis, futur ancêtre du télégraphe et du texto dans les siècles à venir ... :


Citation :
Thiers - Le 29 Octobre - Stop.

Althiesse mon ami - mon frère - Stop.

Sommes à côté - Stop - Arrivons demain - Stop.

Toi savoir - Stop - Ce que doit faire - Stop.

A Très vite - Stop.

Amitiés.



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MessageSujet: Re: 3.9 [Mi-Octobre] "Rendez à César ce qui appartient à César..   Mer 14 Jan - 7:11

Alexandre_serna

Et le parchemin fut récupéré avec une grande joie.
Il n'y avait plus qu'à préparer la taverne pour l'arrivée de Martin et des siens.
Les fûts seraient là, la nourriture aussi.
S'échauffer la voix, voilà tout ceci serait fait en temps et en heure pour recevoir comme il se doit les voyageurs dans la Capitale Clermontoise.
Voilà qui ferait rêver n'importe quel visiteur.
Impensable de traverser le Bourbonnais-Auvergne sans un arrêt en la Capitale.
D'ailleurs, Alexandre avait encore fort à faire dans ses préparatifs, la bimonade et tout un tas de truc.
La missive dans sa poche, il exécuta son petit plan diabolique, d'ailleurs Marine serait rassuré de la savoir à Clermont.
Qu'il resterait à Clermont, surtout au vue de la future convocation qu'il allait se manger et de...
Comment déjà ?
Futur procès vue la tournure que prendrait la soirée.
Enfin pour l'heure c'est trépignant qu'il attendait son copain, passant en taverne, clamant haut et fort, bramant presque même.
Et puis le lendemain, questionnant de taverne en taverne qui avait vu son copain.
Il profiterait ainsi de quelques jours en taverne.
Ou pas...

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MessageSujet: Re: 3.9 [Mi-Octobre] "Rendez à César ce qui appartient à César..   Aujourd'hui à 17:39

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3.9 [Mi-Octobre] "Rendez à César ce qui appartient à César..
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