Sibella
Petit à petit tout le monde s'en allait et e manoir redevenait de plus en plus calme. Sib regardait ce petit être dans ses bras, ayant dû mal à réaliser que c'était son fils, son enfant. Le fait de l'avoir porté durant 9 mois, ne lui avait pas procuré la même sensation. Elle savait qu'un enfant allait arriver, le fruit de son amour avec Azdrine, le départ d'une autre vie, la création d'une famille, mais à présent, il était là et c'était trop beau pour y croire.
Elle commençait à être fatiguée ne s'étant pas beaucoup reposée depuis l'accouchement, mais elle était tellement heureuse d'avoir vu tous ses amis petits et grands, la joie de chacun, la gentillesse, et puis son époux qui paraissait si heureux d'avoir un fils.
Elle pensait tout en regardant dormir Audric. Quel serait son avenir ? serait-il heureux ? il bougeait doucement en dormant , suçait son poing, bougeait sa tête et se mit à pleurer
Ouuuuuiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnn
Cette fois-ci il devait avoir très faim. Sib détacha les rubans de sa chemise de soie, rapprocha son fils de sa poitrine et lui donna le sein à téter après l'avoir essuyé. Le bébé se régalait apparemment, il mangeait comme un petit ogre. Quelqu'un frappe à la porte. Sibella répondit d'entrer. Clémence ouvrit la porte doucement et pénétra dans la pièce
Oh pardon Ma Dame, je vais revenir plus tard
Sibella sourit à Clémence,
Non Clémence, restez je vais avoir besoin de vous. Le petit de Vissac avait grande faim voyez-vous, ensuite nous allons le coucher et je vais prendre également du repos, je suis assez fatiguée à présent.
Audric n'avait plus faim. Même en lui proposant à nouveau le sein, il s'endormait et ne voulait plus manger. La jeune mère le berça doucement dans ses bras et l'embrassa très fort.
Bonsoir mon petit ange, que la nuit te soit agréable. Maman veille sur toi. Tu es beau tu sais. Je t'aime mon fils
Sib tendit l'enfant à Clémence
Voulez-vous changer Audric et le coucher Clémence, puis approcher son berceau près de mon lit, ainsi je le verrai dormir.
Puis demain, il faudra remonter le lit dans ma suite afin que le salon reprenne un aspect rangé et ordonné. Mon époux a très bien agit et rapidement. Cette décision était la bonne et cela le représente bien.
Par contre, nous laisserons le berceau dans le salon, afin que le bébé puisse dormir sous surveillance, puisque dans sa chambre il y a un autre berceau.
Clémence avait tout compris en acquiesçant de la tête et se contentant de répondre : oui Ma Dame, comme Ma Dame voudra.
Sibella était fatiguée. Elle suivait les gestes de Clémence s'occupant avec beaucoup de douceur et de gentillesse du bébé.
Elle aurait bien souhaité revoir son époux avant de s'endormir, l'embrasser encore une fois, mais il devait être occupé par ailleurs, rentrant de voyage il avait certainement beaucoup de choses à faire et de plus, il avait passé une journée chargée d'émotions, il devait être fatigué.
Clémence fit exactement ce que Sibella lui avait demandé. Audric avait bien mangé, il était au propre, bien couché et le berceau contre le lit de sa maman.
Bonsoir Ma Dame essayez de dormir un peu. Ne vous souciez de rien, je serai dans le fauteuil là bas, ainsi s'il y a quoi que ce soit, je pourrai intervenir et je vous réveillerai dans la nuit pour vous donner votre fils pour l'allaiter.
Décidément, elle pensait à tout cette bonne Clémence. C'est vrai il fallait nourrir le bébé dans la nuit. Heureusement, qu'elle ne serait pas loin afin de lui passer l'enfant, ainsi elle n'aurait pas à se lever.
D'accord Clémence, je vous remercie, mais vous ne serez pas très bien pour vous reposer. Voyant que Clémence aurait bougonné si la jeune femme avait contesté sa décision, elle accepta cette solution et durant le peu d'heures que Sibella se reposerait, elle n'aurait aucun souci, son fils serait surveillé.
Sibella s'allongea dans son lit, remonta la couverture et le drap de soie sur elle et posa son bras sur le berceau. Elle ferma les yeux et aussitôt s'endormi calmement en rêvant à ses deux amours.